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 Who Is Gonna Save Us? - Milton Green

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Jeu 20 Aoû - 18:53:19

Il s’agissait d’un de ces édifices à logements plutôt courants à Houston. Pas le genre d’HLM où l’on entendait le voisin chanter dans sa douche deux étages plus haut, ça non. L’immeuble semblait solide du dehors, les fenêtres étaient hautes et intactes, et la porte d’entrée tenait toujours sur ses gonds. Un exploit relativement à ce que plusieurs autres habitations communes avaient subi. En arrivant sur les lieux, un détail avait attiré mon œil et m’avait confirmé que les gens qui vivaient dans ces appartements étaient plutôt brillants. L’escalier d’accès au premier étage avait été démoli, une façon judicieuse d’empêcher les rôdeurs d’atteindre les planchers supérieurs. L’immeuble était désormais une forteresse pour ses habitants. S’il y en a toujours.

Je ne désirais pas servir de cible pour des survivants trop protecteurs. Craignant la bâtisse toujours peuplée, je m’étais adossé derrière le comptoir du concierge et j’avais attendu près d’un quart d’heure dans le plus grand silence, tentant de percevoir un écho de musique, des bruits de pas, un éclat de rire… Rien. Puis, en dernier recours, j’avais jeté une pierre contre le mur du premier étage et patienté, m’attendant à voir apparaître un éclaireur subtil sur le palier. Toujours rien. Détendu, je me préparais maintenant à explorer les lieux. Après avoir récupéré mon échelle pliable dans le coffre de la Jeep stationnée quelques rues plus bas, celle-là même qui m’avait permis de me mettre en sureté lors du déclenchement de l’épidémie, j’avais atteint l’étage supérieur où je déambulais le plus discrètement possible, arme au poing. Le premier appartement était vaste et épuré, mais peu éclairé. Les grandes fenêtres avaient été barricadées de planches ou de lourds rideaux, façon de camoufler tous les habitants à la vue des rôdeurs en contrebas ou pire encore, à celle des brigands. Pas le genre de fouineurs dans mon genre, non, ceux qui préféraient voler les autres plutôt que de chercher toute une journée pour une simple boîte de maïs en conserve.

Plus je m’éloignais de l’entrée, plus une horrible odeur me serrait à la gorge. Mon instinct me criait qu’il ne s’agissait pas de nourriture corrompue dans le garde-manger, ainsi je me dirigeai directement vers le fond de l’appartement. Le nez recouvert de mon col de t-shirt, j’entrebâillai la porte de la chambre des maîtres… pour la refermer aussitôt. Je me jetai vers la cuisine et je vomi dans la poubelle à proximité. Cette puanteur… sans parler du spectacle! Les habitants de ces lieux étaient morts depuis une belle lurette. Un suicide collectif ou encore une exécution par un membre désespéré, je n’en savais rien, mais le cerveau derrière le massacre avait une idée bien précise : ne pas se réveiller sous forme de zombie. Chaque cadavre avait un trou exactement entre les deux yeux.

J’avais l’habitude de côtoyer les rôdeurs et les signes évidents de leur putréfaction m’importunaient de moins en moins. Toutefois, cette odeur concentrée m’avait retourné l’estomac… Il y avait aussi le désespoir derrière ce geste qui m’avait frappé. Peut-être que ce groupe avait manqué de nourriture et refusé d’affronter le monde extérieur. Peut-être ces gens avaient-ils réalisé que peu importe combien de temps ils attendraient, jamais l’armée ne viendrait les sortir de là. Peut-être un type avait-il simplement pété les plombs à force d’entendre les zombies gémir et avait flingué tout le monde aux alentours avant de retourner l’arme contre lui. Dans tous les cas, on avait préféré la mort à la vie au-dehors. N’étant pas novice en matière de tentative de suicide, j’avais eu devant moi une vision de ce que j’aurais pu devenir si la corde n’avait pas cédée. Non, si tu avais réussi ta pendaison, tu serais un zombie battant des pieds dans le vide. Je me ressaisis et secouai la tête avant de quitter au plus vite cet endroit.

Pour me prouver que je n’étais pas une âme sensible, je poursuivi mes recherches de provisions dans l’appartement voisin. Une fouille sommaire me confirma qu’il n’y avait jamais eu d’exécution en ces lieux. Pas de nourriture non plus, pensai-je après avoir ouvert tous les panneaux de la cuisine. Déprimé par ces deux échecs de suite, j’écartai les rideaux et observai la ville en contrebas, me questionnant quant à la marche à suivre pour le reste de ma journée. Mes pensées furent interrompues quand je vis une silhouette humaine accourir dans la rue qui faisait face à l’immeuble. Derrière, une vague de zombies inondait la voie, un véritable mur de morts-vivants impossible à éviter. On m’avait recommandé d’être prudent lorsque je rencontrais mes semblables et j’avais appliqué cet adage depuis quelques temps déjà. Néanmoins, je ne pouvais me permettre d’analyses plus poussées pour l’instant, la vie de ce survivant ou de cette survivante étant menacée dans l’immédiat.

Je soulevai la fenêtre à guillotine qui heureusement était toujours fonctionnelle. Sortant mon buste par l’ouverture ainsi créée, je gesticulai des bras en direction de l’individu. « Hey! Vous là! Il y a un refuge sécurisé ici! » Je rentrai mon corps à l’intérieur et, sans vérifier si on m’avait aperçu en bas, je couru en direction du palier. L’échelle que j’avais utilisée avait été remontée derrière moi et appuyée contre le mur, voulant éviter que de probables suiveurs ne s’en prennent à moi par surprise. Je la redescendis vers le rez-de-chaussée et, le cœur battant la chamade, j’attendis que s’ouvre la porte d’entrée, espérant que cet autre être humain épargné par l’infection avait eu assez confiance pour venir s’abriter dans l’immeuble.


Dernière édition par Lincoln C. Foster le Dim 20 Sep - 16:30:05, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Sam 19 Sep - 16:56:59

J'avais laissé Joanne dans la maison que nous avions trouvé dernièrement, car nous avions choisi de ne pas passer plus de trois nuits au même endroit pour ne pas attirer inutilement l'attention sur nous. J'aurais aimé sortir en duo, mais la blessure par balle qu'elle avait eut il y a quelques temps s'était de nouveau ouverte et cela faisait deux fois. Elle devait rester tranquille si elle ne voulait pas aggraver les choses alors je l'avais contrainte à rester sur place pendant que j'allais prospecter dans les environs. Elle avait de quoi tenir quelques jours au cas où je me retrouverais dans l'incapacité de la rejoindre avant la nuit tombée.

J'entrais dans la première bâtisse qui se trouvait sur ma route. Il s'agissait d'un bar et je savais que j'avais peu de chance de trouver quoi que se soit dedans vu que la porte se trouvait totalement hors de ses gonds, mais je ne pouvais pas ne pas tenter. Les lieux sentaient le renfermé ce qui me laissais croire que personne n'avait mis les pieds dans la place depuis un long moment. La poussière recouvrait tout et cela ne me plaisais absolument pas, car les sons allaient être assourdis. J'allais donc devoir rester sur mes gardes.

Je posais ma main sur le couteau papillon que j'avais trouvé la veille. J'avais fouiller quelques mangeur de chair après avoir prit soin de les tuer avec un pieds de biche rouillé que j'avais laissé à Joanne. Le couteau était planqué sous la chemise ensanglanté du mort et se fut vraiment un coup de chance, car ce genre de couteau était vraiment solide.

Je me dirigea vers le bar, mais je ne trouvais rien d'autre que des bouteilles d'alcool vide ou dans lesquelles une grande quantité de liquide manquait. Je ne voyais pas l'intérêt de prendre des bouteilles d'alcool alors je me détournais pour me rendre dans l'arrière salle. Elle était vide en dehors d'une boite de thon. Je n'aimais pas particulièrement le poisson, mais je n'avais pas vraiment le loisir de faire la fine bouche maintenant que la nourriture était quelque chose devenu rare. Je regarda la date et un sourire se dessina sur mon visage en voyant la date. Elle était mangeable pendant encore une quinzaine de jours.

Je savais que le thon serait mangé bien avant la date de péremption. Je décida de ne pas rester plus longtemps dans le bar et retourna dans la rue. Je ne m'attendais pas à me retrouver nez à nez avec une groupe imposant de mangeur de chair fraîche comme j'aimais les appeler. Je n'hésita pas une seconde pour me mettre à courir dans la direction opposée.

j'entendais clairement les cris des créatures derrière moi et je savais que me retourner ne serait pas du tout une bonne idée alors je me contentais de courir le plus vite possible. Je finis par entendre des cris retentir non loin de moi pour me dire qu'il y avait un abris non loin de là. Je regardais dans tout les sens avant de voir un bras rentrer par la fenêtre d'un immeuble sur ma droite. Je n'étais pas certain que s'était bien là que je devais me rendre, mais je préférais de loin faire face à un ou deux mangeurs de chair plutôt que tout le troupeau qui me suivais.

Je poussa la porte rapidement avant de me planquer. Je ne voulais pas que les morts force la porte. Je repris mon souffle avant de regarder autour de moi. L'endroit avait en effet l'air sûr et un homme bien vivant se trouvait non loin de moi. Je le regardais un instant avant de prendre la parole :


Merci du coup de main.

Je ne savais pas trop quoi dire de plus et de toute façon je n'étais pas du genre bavard avec les gens que je ne connaissais pas. J'avais eus du mal à avoir une vrai conversation avec Joanne lorsque je l'avais rencontré. Bon, elle n'était pas vraiment bavarde non plus, puisqu'elle n'arrêtait pas de tomber dans les pommes à causse de sa blessure. L'homme semblait être de bonne augure, contrairement au groupe de Colombus, mais je ne savais pas si je pouvais me fier à ce que je ressentais en voyant une personne. De plus je n'étais pas très doué pour cette exercice avant l'épidémie.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Dim 20 Sep - 17:25:40

Je fus soulagé de voir le survivant apparaître dans le seuil de la porte et la refermer derrière lui. La vision de ces cadavres au premier étage avait suffi à me fragiliser l’estomac pour toute la journée. Le seul souvenir de cette horrible odeur suffisait à me mettre le cœur au bord des lèvres. Inutile d’aggraver ma nausée en voyant un inconnu se faire dévorer vivant par les abominations au dehors. L’homme devant moi semblait dans la trentaine, tout comme moi, et sa course l’avait visiblement épuisé. Je pris quelques instants pour l’observer et déterminer le degré de danger qu’il pourrait bien représenter. On m’avait maintes fois mis en garde contre les autres survivants de Houston, prétendant qu’on ne savait jamais si on allait tomber sur quelqu’un de civilisé ou encore sur un véritable brigand de l’apocalypse. J’avais ignoré ces conseils en voyant l’homme en mauvaise posture (comme la plupart du temps d’ailleurs), mais ces paroles me revinrent en tête. Du peu que je pouvais tirer de mon analyse, le type devant moi semblait plus apaisé d’avoir trouvé un refuge qu’autre chose. Il me remercia même de mon geste, bien qu’il ne s’agissait pas de grand-chose à mon avis. Ma réaction avait été impulsive et j’étais d’avis que tout être humain doté d’un minimum d’empathie aurait fait la même chose à ma place, malgré la méfiance que nous affichions tous envers nos semblables lors de rencontres aux cadres différents.

« Pas de quoi. Et si j’étais vous, je grimperais à cette échelle dès maintenant. Je ne sais pas si la porte tiendra le coup face à tous ces rôdeurs. » En effet, les grognements combinés de tous les monstres au dehors semblaient avoir grimpé en intensité à mesure qu’ils approchaient de nous. Je jetai un coup d’œil par les fenêtres du rez-de-chaussée. Elles étaient plutôt hautes, mais je pu tout de même voir les premiers corps putrides se diriger vers notre refuge, sûrement attirés par le bruit de claquement. Bien que la porte soit en bois massif, le poids combiné des zombies au dehors suffirait sûrement à la déloger de ses pentures. La seule échappatoire se situait en haut de cette échelle, les zombies étant bien trop stupides pour apprendre à grimper sans escalier. Il s’agit tout de même d’une solution temporaire. C’est bien vrai… Si les zombies, pressés les uns sur les autres, en venaient à se marcher dessus et réussissait à atteindre le pallier, nous serions en mauvaise posture. Un problème à la fois Lincoln. La première étape était de nous mettre tous les deux à l’abri en hauteur, pour que je puisse remonter l’échelle. Ensuite, nous aurions le temps de trouver une sortie de secours.

« Je me demande bien ce que vous avez pu faire pour attirer toute cette foule. Vous êtes du genre célèbre et ces types sont vos groupies? » En effet, j’avais rarement vu autant de zombies rassemblés depuis quelques temps. Il y en avait bien quelques dizaines qui approchaient comme ça. Ma dernière altercation de cette importance avait eu lieu à l’armurerie, alors que mon chien avait fait assez de bruit pour alerter toute la côte est. Je n’avais toutefois entendu aucun fracas susceptible d’attirer ces invités non désirés et je n’avais donc pas la moindre idée de ce qui avait pu mener cet homme à être poursuivi ainsi. J’essayais de casser la glace à l’aide de cette phrase, mais je n’avais pas pensé que de tourner mon questionnement de façon humoristique n’était peut-être pas la meilleure des approches. Après tout, il était très possible que ce type ait perdu un camarade ou deux aux mains de ces carnassiers au-dehors. Habitué de provoquer des malaises, je préférai attendre une confirmation de cet inconnu plutôt que de me faire mille scénarios dramatiques. Après tout, ma curiosité reste légitime.

Mon regard se dirigea vers la porte lorsque le premier bruit sourd se fit entendre. Génial, Zack et ses amis nous ont rejoints. Pour la première fois depuis le début de cette journée, je réalisai que je venais de me mettre dans le pétrin. Au lieu de sauver ce type, je venais peut-être de nous condamner tous les deux… J’essayais de chasser cette idée de mon esprit et tentai de conserver mon calme. La panique ne nous aiderait pas à trouver un moyen de fuite.
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Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Mar 22 Sep - 8:48:08

Ma respiration se calmais tout doucement maintenant que j'étais arrêté et dans ce qui ressemblait à un lieu sécurisant. L'homme qui, j'en étais pratiquement certain, m'avais guidé jusqu'ici me montra une échelle en me dit qu'il était sans doute plus raisonnable de monter en haut de celle-ci, car cela nous mettrait sans doute plus rapidement à l'abris ou tout du moins hors de porté des Mangeurs de chair fraîche s'ils parvenaient à défoncés la porte d'entrée de ce lieu calme. J'espérais vraiment que la pureté de cet endroit parviendrait à rester comme cela et que personne oserait en forcer l'accès.

Oui, je suis d'accord. Il serait préférable de se mettre hors d'atteinte en espérant que les Mangeurs de chair fassent demi-tour.

Je savais que le terme Zombie convenait bien mieux aux créatures qui m'avaient poursuivis jusqu'ici, mais je ne parvenais pas à me résoudre à les nommer de la sorte. Peut être que je restais convaincu que les Zombies étaient simplement un mythe et qu'à ce titre cela ne pouvait pas être réel. Il est vrai que par moment je ne savais pas si je rêvais ou non, mais pour moi les créatures étaient trop réelles pour que j'ose les surnommé de Zombie.

Nous restions immobile quelques instants et pendant ce temps, l'homme fit usage d'un humour étrange et j'étais convaincu que certain pensait qu'il devait être malvenue. J'avoue que pour ma part, j'étais assez mitigé entre les deux avis. Je ne pensais pas que blaguer alors que je venais de risquer ma vie était quelque chose d'incorrect et d'un autre côté savoir prendre les choses au second degré pouvait nous aider à voir les choses d'une autre couleur que le noir.

Je montais en haut de l'échelle comme il me l'avais suggéré, car je ne pensais pas qu'avoir une conversation en bas alors que les Mangeurs de chair se ressemblaient en nombre de l'autre côté de la porte d'entrée. Une fois en haut, j'avançais dans le couloir pour trouver un endroit qui ne pouvais pas être vu par les créatures mortes qui voulaient, sans le moindre doute, nous manger ou encore nous faire rejoindre leur rang. Une fois que je fus certains de l'endroit, je repris la parole :


- Non, je ne suis pas ce genre de personne. Je me suis retrouver en face de ce troupeau et j'ai pris la fuite.

J'étais ravi d'avoir été tout seul face à eux, car j'étais certain que Joanne ne serait pas parvenue à courir assez vite pour s'en échapper. La blessure qui était la sienne nous avaient pas mal ralenti durant notre voyage, mais nous nous étions toujours sortie. Je la voyais en train de se faire dévorer par les créatures marchants au dehors et cela n'était vraiment pas quelque chose de très joyeux. Je secouais lentement la tête avant de reprendre la parole :

- Vous vivez ici?

J'espérais vraiment que cela n'était en aucun cas le cas, car je ne voulais pas être la personne qui avait détruit un logement et être responsable de la fuite de cette homme en dehors de chez lui. Je le regardais en silence en attendant, avec un peu d'impatience, sa réponse. J'aurais aimé visité les lieux et voir s'il était possible de trouver des choses utiles, mais pour le moment je ne bougeais pas et préférais rester adossé contre le mur du couloir. J'agirais sans doute plus facilement une fois que je serais fixé sur l'homme qui se trouvait avec moi et à qui j'étais redevable maintenant et cela n'était pas bon.

Être redevable d'une personne que nous ne connaissions pas pouvait être dangereux. Je savais que Joanne avait une dette envers moi aussi, mais nous voyageons tous les deux et à ce titre nous pouvions veiller l'un sur l'autre, mais avec lui s'était une autre paire de manche.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Mer 23 Sep - 18:46:00

Une fois l’homme sur le pallier, je remontai l’échelle derrière lui et l’appuyai contre le mur. Dépendamment de l’évolution de la situation en bas, peut-être devrais-je la laisser ici et revenir la chercher ultérieurement. Une échelle de cette taille ne trouvait pas son utilité régulièrement et je convins qu’il m’était possible de m’en passer pour les prochains jours en cas de problème. Je me retournai ensuite pour voir que l’inconnu se dirigeait vers les appartements du premier étage. J’étais sur le point de lui faire savoir qu’il ferait mieux de limiter son exploration des lieux s’il voulait garder le contenu de son estomac en place, mais il cessa ses mouvements avant d’avoir atteint la première porte. Je le rejoignis en entendant un coup plus fort que les autres sur la porte d’entrée. Les monstres sont affamés aujourd’hui. L’homme voudrait sûrement prendre le temps de retrouver son souffle avant de planifier notre évasion, mais nous avions bien une heure ou deux pour trouver une sortie, plus de temps qu’il ne lui en faudrait. Mon compagnon d’infortune répondit à ma blague vaseuse. Il n’avait selon lui rien fait de particulier pour attirer autant de zombies à sa suite. Je le croyais sans problème, étant habitué de trouver les ennuis sans même les chercher.

Le survivant me demanda ensuite si je résidais dans cet immeuble, chose qui aurait pu être logique compte-tenu du fait que je l’avais attiré ici pour qu’il puisse s’y mettre à l’abri. Il s’agissait plutôt d’un heureux hasard que nous nous soyons trouvé tous les deux dans la même zone au même moment. Une coïncidence… ou encore ma fâcheuse tendance à attirer les contrariétés. « Non, aucunement. J’ai seulement eu l’idée d’explorer les lieux en voyant que l’escalier avait été démoli. » En effet, aucun rodeur n’aurait pu effectuer un tel travail, ni de façon aussi nette. Leur façon de faire ressemblait plutôt à de l’acharnement obsessif et désordonné. Le hall d’entrée était dépourvu de débris de bois, prouvant que des survivants avaient nettoyé derrière eux et préféré ne laisser aucun matériau pour construire un accès de fortune aux étages supérieurs. S’il y avait eu autant de soins apportés pour transformer cet immeuble en forteresse, cela laissait présager des trouvailles intéressantes. Malheureusement pour moi, je semblais plutôt être tombé sur de la poussière et un amoncellement de corps. « L’endroit n’est plus habité. Malgré tout, je vous déconseille de fouiller l’appartement de gauche. Conseil d’ami. » J’hésitais à entrer dans les détails, encore choqué de ma découverte. Je ne pouvais toujours pas expliquer la réaction viscérale qui m’avait possédé en voyant ces cadavres, étant habitué à l’intrusion du gore dans mon quotidien depuis belle lurette… « Il y a eu un… un suicide collectif. » Je chassai la vision d’un geste de la main.

Il était temps de se remettre en mouvement. Je passai devant mon camarade, traversai l’autre porte et me dirigeai vers le salon pour regarder par la fenêtre que j’avais ouverte plus tôt. Les zombies formaient une masse compacte devant le bâtiment. Leur nombre posait déjà problème, mais l’attente leur laissait la chance d’en attirer encore d’autres comme eux. Fichons le camp au plus vite. « Il doit bien y avoir un escalier de secours contre la façade arrière », dis-je en me dirigeant vers le fond de l’appartement. Malchance, les fenêtres de la chambre avaient été barricadées de façon méthodique, les planches de bois étant lourdes et les clous nombreux. Je me retournai vers l’homme et lui exposai mon plan qui n’avait rien de réjouissant. « Je vous laisse le choix. On peut essayer de trouver un autre accès par les étages supérieurs ou affronter l’appartement voisin. Je me souviens très bien que les fenêtres de la chambre étaient libres, cette scène ne s’oublie pas… Si vous choisissez l’option deux, il faudra se munir de parfum pour camoufler l’odeur de décomposition. Alors, que préférez-vous, monsieur…? » Je ne connaissais même pas son nom. Quel duo de choc.
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Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Mer 30 Sep - 6:59:25

Si j'avais bien compris ce que mon sauveur venait de me dire, j'avais eus beaucoup de chance. Il ne vivait pas dans la place, donc si l'envie d'explorer les lieux ne lui était pas venu en tête, je n'aurais sans doute pas eus la chance de trouver cet abris et qui sait, j'aurais peut être fini par être attrapé par l'un des Mangeurs de chair fraîche et dévoré sans autre forme de procès.

- J'ai donc eus beaucoup de chance que vous vous êtes mis à explorer l'endroit.

J'avais bien remarqué que l'escalier permettant d'atteindre le premier étage avait été démoli et l'idée avait été bonne, mais je trouvais tout de même cela assez étrange. J'étais pratiquement certain que cela avait été fait avant que la ville soit envahit en grand nombre, car cela avait dû faire un bruit d'enfer ce qui aurait du attiré tout les Mangeurs de chair se trouvant à des kilomètres à la ronde.

Il n'était pas dur de voir que cela n'était absolument pas le cas, car les lieux étaient totalement inoccupés lorsque j'y étais entré pour retrouver l'homme qui se trouvait en ma compagnie. Ce dernier reprit la parole pour me dire que l'endroit n'était plus habité et qu'il n'était pas bon de mettre les pieds dans l'appartement de gauche. Je le regardais pendant quelques instant. Je ne sais pas s'il avait remarqué mon hésitation ou s'il avait envie de m'en parler, mais il reprit la parole pour parler d'un suicide de masse dans l'appartement en question. Je passais ma main dans mes cheveux avant d'ouvrir de nouveau la bouche pour reprendre :


- Je suppose que vous avez du y entrer pour être au courant. Beaucoup de personnes ont eus recours à cela pour ne pas avoir à faire face.

Ma fiancée m'en avait parlé peu de temps après que nous ayons quittés la maison de mes parents, mais j'avais réussi à lui sortir cette pensée de la tête en lui disant que nous devions essayer de toute nos forces et ne jamais baisser les bras. J'espérais vraiment qu'elle n'avais pas laissé tombé après que nous avions été séparé, mais je me devais de garder espoir qu'un jour je finirais par la retrouver, même si je devais retourner sur mes pas.

J'étais d'accord avec mon camarade concernant l'escalier de secours. Je ne venais pas de cette ville, mais j'avais déjà croisé ce genre d'immeuble et à chaque fois un escalier de métal rouillé se trouvait posé contre l'un des côtés de la tour.


- Je pense aussi que cela doit se trouver, mais je ne sais pas si cela est à l'arrière.

L'homme entra dans l'appartement et se dirigea vers l'une des fenêtres du salon, mais la solidité de la barricade était sans failles et je le voyais sans avoir besoin de m'en approcher de trop près. Mon camarade avait besoin de cela et je le laissais faire, car certaine personne avait grand besoin de certitude pour se convaincre des choses et je me demandais comment il avait agit lorsque tout avait commencé. Il finit par reprendre la parole pour donner le choix de ce qu'il fallait faire. Je le regardais une seconde avant de lui répondre :

- Votre conseil de tout à l'heure ne me donne pas vraiment envie de me rendre dans la chambre et de plus je pense qu'une vision d'ensemble offert par la hauteur pourrait nous être fort utile, mais pourquoi me demander de choisir?

Il était mon sauveur et à ce titre, j'étais convaincu que s'était lui qui devait prendre les choses en mains, mais quelque chose me disais qu'il ne voyait pas les choses de la même manière que moi. Nous étions différent, cela faisait aucun doute, mais je le trouvais assez agréable et cela n'était pas courant en ces temps difficiles.

- Au fait, je me nomme Milton.

Je prononçais ces quelques mots tout en lui tendant la main. Je voulais faire les présentations. Je ne savais pas trop pourquoi, mais je ressentais le besoin de savoir à qui j'avais à faire et connaître son nom était sans doute la meilleure manière d'assouvir ma curiosité.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Jeu 1 Oct - 18:47:29

« Enchanté Milton. Je suis Lincoln. » J’attrapai sa main tendue et la secouai. Connaître le nom de l’autre allait assurément nous être utile dans les minutes qui allaient suivre. Nous ne savions pas encore ce qui nous attendait là-haut. J’avais spécifié à l’homme que l’immeuble était inhabité, mais il s’agissait uniquement d’une déduction de ma part suite à mon exploration des deux seuls appartements de cet étage. Rien n’indiquait qu’il n’y avait pas là-haut des survivants préparant leur riposte au cas où nous oserions monter à leur rencontre, ou encore des rôdeurs particulièrement affamés à force d’être enfermés depuis tous ces mois sans chair fraîche à proximité. L’homme devant-moi m’avait demandé pourquoi je lui avais laissé le choix. J’étais surpris de cette interrogation à vrai dire, puisque je n’avais pas véritablement réfléchi à la question avant de parler. J’avais agis instinctivement selon ce que je croyais le mieux, ce que je tentai de lui expliquer. « À vrai dire, je suis satisfait que vous ayez choisi l’option des étages. Je proposais surtout pour ne pas décider seul d’écarter la solution la plus rapide uniquement parce que j’ai l’estomac fragile. » Nous formions un duo après tout, que nous le voulions ou non. Si nous espérions sortir d’ici en vie, nous allions devoir travailler de concert. Cela aurait pu vouloir dire passer au-dessus de ma nausée pour sortir au grand air plus rapidement. « Je dois toutefois vous avertir que je ne suis pas monté plus haut que cet étage. Quand je vous ai dit que cet immeuble était inoccupé, je n’en avais pas encore la preuve à cent pourcent. »

Si nous étions tous les deux d’accord pour monter à l’étage, il fallait toutefois que l’un d’entre nous se mette en mouvement. Je dépassai l’homme et pris les devants comme tout à l’heure. Je ne voulais pas paraître autoritaire, mais disons que j’avais plutôt hâte de quitter cet endroit de malheur. Malgré la taille de l’immeuble, je me sentais comme piégé dans un placard en pensant à tous ces rôdeurs au dehors. La porte avait l’air solide et nous avions encore plusieurs minutes (voir des heures) de sécurité devant nous, mais je ne pouvais tout de même pas chasser l’envie viscérale de ficher le camp le plus loin possible des zombies en bas. Mon comportement face à ces démons avait radicalement changé depuis que je déambulais librement à Houston. Je les prenais auparavant pour des cibles faciles, des bouc-émissaires désignés pour évacuer ma frustration. Maintenant que j’avais plus d’expérience et que je voyais à quel point ils pouvaient se montrer létaux malgré leur stupidité apparente, je préférais me tenir loin. La solitude a le don de changer un homme. Dans le couloir, le bruit de leurs poings sur le bois de la porte me fit frissonner.

Une fois en bas des escaliers, je saisis mon pistolet qui n’avait pas quitté ma poche arrière depuis que nous étions tous les deux dans cet édifice. « Si vous êtes armés, il serait peut-être le temps de sortir votre joujou », chuchotai-je à Milton tout en chargeant le fusil entre mes mains. Un léger signe de tête vers l’homme et j’entrepris de gravir les marches le plus silencieusement possible. La première volée franchie, je me collai au mur et jetai un coup d’œil furtif. Rien de suspect. Je montai le reste des escaliers plus rapidement, mais toujours en tentant d’étouffer le son de mes pas. Enfin sur le pallier, je me dirigeai en direction de la porte de gauche lorsque mon pied fut soudainement retenu. Battant des bras dans l’air, je réussis à reprendre le contrôle de ma chute en m’appuyant contre le mur de façon tout sauf gracieuse. Je jetai un coup d’œil vers mes bottes et vis un fil de pêche tendu qui retenait mon pied dans le vide. Lentement, je reculai et posai ma jambe au sol. Une saleté de piège! J’avais eu de la chance de ne pas briser le fil, moi qui était tellement empressé de fuir cet endroit. Combien d’autres pièges y a-t-il comme ça? Sont-ils récents? Que se passera-t-il si je coupe le fil? Tant de questions qui rendaient notre périple plus difficile encore. Je me posai contre le mur et jetai un regard interrogateur à Milton. Devions-nous continuer? Dans ce cas, l’homme serait mieux de me remplacer en tête de la procession, sinon il apprendrait à ses dépens que les moments de chance comme celui que je venais de connaître arrivaient une fois aux mille ans. La prochaine fois, je romprais le fil assurément.
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Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Ven 2 Oct - 16:09:29

Mon camarade s'empara de ma main et la secoua avec une bonne puissance. En temps normal, j'aurais sans doute pensé que cela était du à une grande confiance, mais depuis le commencement de toute cette folie, je n'étais plus sûr de rien. Il fallait dire que personne n'aurait pu imaginer qu'une multitude de corps en décomposition se mettraient en route pour dévorer tout les survivants qu'ils croiseraient pour s'en nourrir.

Je n'avais absolument pas envie de devenir comme eux et j'avais l'intention de tout faire pour que cela n'arrive ni à Joanne ni à moi. Le prénom de l'homme qui se trouvait en ma compagnie était un détail qui était vraiment important, car je doutais fort que sans cela la communication soit simple.


- Un prénom digne d'un survivant.

Je ne savais pas vraiment si j'avais tenté de faire preuve d'humour ou si j'avais dit cela de manière naturel, mais une chose est certaine, cela ne me ressemblais pas vraiment, mais puisque cela était dit, je ne voyais pas de raison de revenir dessus sauf si Lincoln me reprenais.

Il reprit la parole pour me dire que s'il m'avais proposer de choisir, s'était simplement pour que le choix de la chambre ne soit pas simplement mi de côté à cause de son estomac. Cela me laissais penser que lorsqu'il avait mit les pieds dans la chambre il avait rendu le contenu de son estomac. J'espérais qu'il avait plus dedans que ce qu'il se trouvait dans le mien, car je n'avais pas mangé depuis le matin et à ce moment, nous avions seulement quelques biscuits à nous partager avec Joanne.


- Je conçois bien que lorsque l'odeur de corps en train de se décomposer, se retrouve dans un espace clos, n'est pas le parfum le plus agréable qui soit. Je ne sais pas si j'aurais, moi même, garder le contenu de mes intestins.

J'étais bien incapable de dire ce qui se passerait si j'entrais moi aussi dans la chambre, mais il semblait convenu que cela ne se produirait pas vu que nous avions l'intention de monter dans les étages. Lincoln m'informa également qu'il n'était pas totalement certain que l'immeuble était totalement vide de tout occupant, mais il était tout simplement impossible de sortir par la porte alors il fallait trouver une autre sortie.

- Dans ce cas, allons vérifier par nous même.

La réponse était un peu simpliste je le sais, mais que pouvais-je dire de plus sur cela. Je ne me voyais pas rouspéter après Lincoln et je ne tenais pas non plus à changer d'avis sur ce qu'il convenait, selon moi, de faire. Mon camarade sortir de l'appartement pour se diriger vers l'escalier permettant l’ascension et une fois que je fus avec lui, il me conseilla de sortir mon arme. Je savais bien que le couteau papillon n'était pas pratique lorsque j'avais des Mangeurs de chair fraîche dans mon champ de vision, mais pour le corps à corps cela était tout simplement l'arme idéal.

Je me saisi don du couteau qui se trouvait dans ma poche avant de l'ouvrir. Je devais rester concentré sur les sons qui pouvaient se faire entendre dans les appartements. Cela pouvait être des rires, des pleurs ou encore les râles des créatures qui tenaient à nous manger. Une fois que nous fûmes arrivés sur le palier du premier étage plus quelques pas, Lincoln semblait s'être pris les pieds dans un piège. Cela était source de questionnement, je me demandais surtout qui était les gens qui vivaient ici ou qui ont vécus ici.


- Il va falloir prendre notre temps si nous ne voulons pas tomber dans d'autre piège.

J'étais certain que d'autre piège se trouvait installé à cette étage à d'autre aussi. Je regardais Lincoln au même moment où il posa son regard sur moi. J'attendis quelques seconde avant de reprendre la parole :

- Les Mangeurs de chair n'entreront pas dans l'immédiat alors peut-être avons nous le temps de regarder à l'intérieur de certain de ces appartement?

Je trouvais vraiment dommage de louper l'occasion de trouver des trésors, car si cette endroit était autant protégé, il y avait de forte chance que le pillage n'avait pas encore eut lieu. Je fixais Lincoln en attendant de savoir ce qu'il en pensait.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Mar 6 Oct - 18:53:11

Appuyé contre le mur, mon regard alternait entre Milton à mes côtés et la fin du couloir. Je ne savais pas quoi penser de cette situation. Les vivants étaient définitivement plus brillants et déterminé que les rôdeurs. Face à l’éventualité de leur mort, les êtres humains faisions souvent preuve d’un acharnement hors du commun pour exister ne serait-ce qu’une heure de plus. Cet entêtement à poursuivre leur vie, aussi misérable soit-elle, poussait plusieurs d’entre nous à protéger le peu qu’ils avaient farouchement. Si j’avais effectivement tranché ce fil invisible, que ce serait-il produit? Une explosion, une balle en pleine tête, un filet tombant du ciel? Et si j’avais alerté une troupe de survivants armés jusqu’aux dents? Avec mon petit pistolet et l’arme blanche de mon compagnon, nous n’aurions pas fait long feu face à des rescapés équipés comme il se fallait. Néanmoins, la voie que nous empruntions n’impliquait pas (pour l’instant) d’entrer dans une pièce suintant la décomposition. Au stade où j’en étais, je ne savais plus quelle solution était la meilleure entre braver les dangers potentiels devant nous où de retourner en bas affronter le concentré de pourriture qui m’assaillait les narines. Lincoln, un nom de survivant. La réplique de l’homme, que j’avais pris pour une blague vantant mes mérites (mérites que Milton devait extrapoler), venait de prendre un sens ironique à mes yeux. Refuser d’affronter une pièce simplement parce qu’elle contenait des morts inoffensifs, mais particulièrement pestilentiels… Jane ne m’aurais jamais regardé avec autant de mépris. Et Will aurait assurément roulé des yeux en soupirant.

Milton ne semblait pas découragé par les difficultés qui s’offraient à nous. Il nous recommandait la prudence bien sûr, mais sa détermination à continuer était palpable. Et que dire de sa proposition de fouiller les appartements… Je n’étais pas des plus enthousiasmés. À vrai dire, je rêvais d’être à des kilomètres d’ici, peu importe où, tant que je serais loin de ces foutus rôdeurs qui voulaient notre peau. Un instant, alors que j’hésitais toujours sur la suite des événements, je me vis au travers des yeux de cet homme. Quel piètre spectacle je devais faire, ainsi effrayé alors que je me trouvais dans l’un des refuges les plus sécurisé face aux rôdeurs. Un pauvre homme seul, apeuré et complètement désemparé face à une demi-douzaine de cadavres bien immobiles qui n’avaient d’autre défaut que de sentir fort (ce qui était toujours mieux que d’empester ET de chercher à me dévorer vivant). Un trouillard qui craignait les zombies même s’ils se trouvaient deux étages en dessous et sans possibilité d’ascension.

« J’accepte de fouiller les lieux. Toutefois, je crois que vous avez vu aussi bien que moi qu’il était préférable que vous preniez les devants. S’il y a une chose que vous devriez apprendre de moi tout de suite, c’est que j’attire la malchance comme un aimant. » Cette proposition avait fui mes lèvres de façon instinctive. Je commençais à trouver ma conduite d’aujourd’hui d’une complète risibilité. Peut-être était-ce les corps en contrebas qui m’avaient rappelé ma fatalité de mortel ou encore le manque de stimulation de ces derniers jours qui me rendait craintif face à toute situation hors de mon contrôle, mais il fallait que cette inquiétude futile cesse. Je n’étais peut-être pas prêt à remettre mon estomac à l’épreuve des cadavres, mais je pouvais affronter mon envie de fuir les zombies pour une petite exploration qui pourrait se révéler profitable pour nous deux. J’expirai avec détermination et indiquai à Milton le chemin du bras. « Je vous suis. Je tâcherai de suivre vos traces. » Nous allions devoir faire preuve de précautions. Ce fil pouvait être un simple signal d’alarme sensé avertir les occupants que des intrus approchaient, mais il pouvait également servir à nous amocher assez gravement pour que les survivants puisse venir nous achever sans résistance. Autant de pas prendre de chance et considérer ce filin quasi invisible comme mortel.

HJ : Désolé du délai ! Le weekend a été particulièrement chargé.
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Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Mar 20 Oct - 7:00:55

Pendant l'espace de quelques secondes, j'avais la sensation que Lincoln hésitait. Je ne savais pas trop si cela était réel ou si s'était tout simplement mon imagination qui me jouais quelques petits tours, mais je n'arrivais pas à me sortir cette idée de mon esprit. Une était certaine, il ne semblait pas être ravi de se mettre à farfouiller les lieux, mais je ne pouvais pas me permettre de passer à côté de médicament, de nourriture ou d'une arme à feu.

Bien entendu, je savais bien que rien de permettait d'être certain que ce genre de chose serait trouvé, mais si je ne prenais pas le risque, je savais qu'une fois que je serais sortie d'ici, je le regretterais amèrement. De plus, je savais aussi que Joanne m'en tiendrais rigueur et qu'elle risquait d'avoir besoin de médicament pour sa blessure par balle.

J'avais la sensation qu'il s'était passé un très long moment où le silence régnait entre moi et mon camarade, mais ce dernier fini tout de même par prendre la parole pour me dire qu'il était d'accord pour fouiller les lieux, mais qu'il était sans doute préférable que je prenne la tête des opérations. Je fis un mouvement de tête avant d'accompagner ce geste par des mots :


- Je vais prendre les choses en mains si s'est ce que vous voulez. Pour ce qui est de la malchance, je trouve que pour le moment nous ne nous en sortons pas si mal que cela. Les Mangeurs de chair se trouve toujours de l'autre côté de la porte d'entrée, même si cela est seulement temporaire, pour l'instant nous sommes à l'abri. L'escalier étant brisé vous avez réussi à nous faire monter à l'étage après m'avoir, sans aucun doute, sauvé la vie. Et maintenant, vous vous êtes arrêté avant de déclencher le piège. Je ne dirais donc pas que la malchance est actuellement au rendez-vous.

Je faisais confiance au jeune homme même si je ne le connaissait pas vraiment, car j'avais sa rencontre il y a seulement quelques minutes, mais s'il disait une chose comme cela s'était qu'il devait y avoir une raison. Le jeune homme m'informa qu'il allait tenter de rester derrière moi en se déplaçant dans mes pas. Je ne savais pas trop comment je devais prendre cela, mais j'avais envie de commencer l'exploration.

Je m'approchais de la porte se trouvant devant Lincoln et tout en restant prudent, j'entrepris d'ouvrir la porte avec douceur, car je me demandais si les portes n'étaient pas piégées comme l'était le couloir, mais je n'étais pas certain de moi puisque mon camarade était parvenu à entrer dans l'un des appartement se trouvant à l'étage du dessous.

La porte n'était, finalement, pas piégée et cela était pour moi une petite victoire. Une fois dans l'appartement, je pris la parole :


- Si tu es d'accord on partage en deux tout ce que l'on trouve?

Je trouvais important de se mettre d'accord sur la marche a suivre alors je restais immobile en attendant que le jeune homme qui se trouvait avec moi me donne une petite réponse.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Who Is Gonna Save Us? - Milton Green Jeu 22 Oct - 14:20:28

Mon partenaire avait bien vu que j’étais encore ambivalent face à notre exploration des lieux, malgré mon approbation verbale. Bien que ses paroles n’apportaient aucune nouveauté, le fait d’entendre ces réflexions de la bouche d’autrui plutôt que dans ma propre tête fit en sorte de leur donner plus de poids à mes yeux. Autrefois un tournillons de justifications brumeuses, ces arguments me semblaient à présent plus tangibles. Bien sûr que nous étions encore en relative sécurité pour un bon moment, ce qui nous laissait amplement le temps de farfouiller dans l’immeuble. Ce n’était pas parce que le premier étage était vide que le second le serait également. Quant à son commentaire qui réfutait ma malchance… Il n’a encore vu que la pointe de l’iceberg. Il avait raison sur un point, je n’avais déclenché aucun piège, mais rien n’indiquait que j’aurais plus de chance avec le prochain… Quoi qu’il en soit, Milton avait accepté de prendre les devants, ce qui me confortait dans la suite des choses. Disons que mon expérience avec les pièges se résumait à se retrouver pendu quelques mètres au-dessus du sol et retenu par une branche encore plus pourrie que les reins de ma grand-mère avant qu’elle ne décède. Bon, la comparaison est plutôt de mauvais goût, mais l’un comme l’autre pouvait lâcher à tout moment. Je ne désirais pas nécessairement revivre la même chose tout simplement parce que je ne regardais pas assez souvent où je posais les pieds.

Nous parcourûmes les mètres restants jusqu’à la porte en silence. Je tentais de calmer mes inquiétudes persistantes, qui finirent par être apaisées lorsque Milton ouvrit la porte sans que rien de particulier ne se produise. Une fois à l’intérieur, je vis que seule la déco différait des autres appartements, le format étant parfaitement le même. Bien, je savais instinctivement où je pouvais espérer trouver une sortie lorsque les fouilles seraient complétées. Une fois le seuil franchi, Milton se tourna vers moi et proposa de séparer les trouvailles cinquante-cinquante. J’hochai la tête tout en rangeant mon pistolet à ma taille, préférant utiliser une lame pour procéder à l’inspection de ce logement. « Marché conclu! Sauf si on trouve une paire de bottes, on la tirera à pile ou face dans ce cas. » J’émis un gloussement stupide face à ma blague douteuse. Je me dirigeai ensuite dans la direction opposée à mon compagnon, histoire que nous ne nous marchions pas sur les pieds dans cet appartement. Je ne fis que deux pas avant de m’arrêter net devant ma découverte. Le fil du couloir semblait traverser jusque dans cette pièce et je pu enfin comprendre son utilité. Un tas de cannes métalliques y avaient été enfilées, s’entrechoquant lorsque le fil était tendu. Un bon vieux système d’alarme maison qui indiquaient aux habitants à l’intérieur que le couloir grouillait d’intrus.

J’eu un sourire de soulagement, qui s’évapora bien vite lorsque je réalisai que je n’étais pas aussi béni que je l’avais cru. Non, il n’y avait aucun explosif de fixé au bout de cette ligne, mais nous n’étions pas tirés d’affaire pour autant. Peut-être avais-je alerté les survivants de cette maison en faisant sonner cette guirlande de malheur. Bien vite, ma lame changea de main et mon pistolet repris sa place d’origine. Je retournai vers Milton et je chuchotai une fois à proximité : « Avant d’explorer plus en profondeur, je propose qu’on s’assure qu’il n’y a personne de caché dans l’appartement. Le fil que j’ai crocheté dehors servait de système d’alarme de fortune. » Une petite reconnaissance ne coûtait rien et pouvait nous éviter bien des ennuis. Je fis un signe de tête en direction d’une porte, indiquant à Milton que je m’occupais de cette pièce, et je m’avançai à pas de loup. En chemin, comme souvent ces derniers temps, je pensai à mes anciens camarades. Auraient-ils pensé que ma réaction fût la bonne? Ou au contraire l’auraient-ils considérée comme exagérée? La ligne entre prudence et paranoïa m’était difficile à voir et je traversais allègrement dans la seconde zone aujourd’hui. J’étais un être d’extrêmes et je ne savais pas aisément modérer mes comportements. Alors qu’auparavant je demandais pratiquement à être tué en agissant sans réfléchir, je ressemblais maintenant à un évadé d’asile persuadé d’avoir été enlevé par des aliens. La clef de la survie résidait en une parfaite balance entre audace et précaution, mais cette recette m’était encore difficile à doser.
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