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 If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa

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Will Ashby

Message(#) Sujet: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 19 Juil - 23:15:20

    Presque deux semaines s’étaient écoulées depuis l’attaque à la soirée au profit de l’hôpital de Houston et je venais tout juste de retourner au travail. Les autres mécanos s’étaient d’abord montrés compatissant à tout ce qui m’était arrivé dans les dernières semaines mais ils n’avaient eu besoin que de quelques heures pour recommencer à lancer des blagues et à se moquer de moi de manière amicale. Cet événement me perturbait encore aujourd’hui. Je commençais à me dire que je devrais me barricader à la maison et ne voir personne, vu tout ce qui m’était arrivé ces derniers temps. Une attaque de métamorphe et une attaque perpétrée par des extrémistes. Je m’étais sortit de la dernière avec beaucoup de confusion, un mal de crâne intense et une certaine crainte des événements publics. Je me tenais loin des endroits fermés contenant une foule, c’était mieux pour moi de me tenir à l’écart.

    « Hé Will ! Je peux apporter mon chien demain ? Je te promets qu’il n’essaiera pas de te tuer ! » J’étais en train de changer les freins d’une voiture et je tournais la tête vers le mécanicien qui m’avait interpellé. D’une main je maintenais mon travail en place et de l’autre je montrais mon majeur à l’homme, accompagné de mon sourire le plus sarcastique. « Laisse ton clébard à la maison, il n’en sera que plus heureux. Je ne crois pas qu’il ait envie de me rencontrer. » Dis-je avant de retourner à mon travail. L’homme éclata de rire avant de repartir je ne sais où. Je secouais lentement la tête. Je n’avais pas de problème à ce qu’on se moque de moi de la sorte, tant qu’on suivait mes exigences et qu’on continuait de me respecter. Il y avait une limite à ne pas transgresser par contre. Lorsque j’eu terminé de poser les freins, je m’essuyais les mains contre mon pantalon de travail et me relevais. Je vérifiais si tout était en place, me grattant l’arrière de la tête. Puis on m’interpella de nouveau.

    « Tu sais le tas de ferraille qu’on nous a envoyé l’autre jour ? Le propriétaire vient d’arriver et il dit te connaitre. »

    Je fronçais les sourcils, intrigué de savoir qui était le propriétaire de cette voiture complètement détruite qu’on nous avait apporté. Elle trainait à l’arrière du garage et je me demandais vraiment ce que nous étions supposés en faire. J’attendais justement de rencontrer le propriétaire avant de faire quoi que ce soit mais selon moi cette voiture finirait à la ferraille. Elle avait été vandalisée mais ça ne ressemblait pas à ce qu’un vandale faisait normalement. La tôle de la voiture avait été perforée un peu partout et ça me rappelait étrangement des griffes… Je ne savais pas ce qui se passait dans cette ville par les temps qui courent mais les animaux semblaient se faire une joie de s’en prendre à tout ce qui se présentait à eux. J’avais la forte impression que le cas de cette voiture était lié au métamorphe. Mais ça je ne pouvais pas en parler ouvertement. Je me dirigeais vers le bureau où devait m’attendre le propriétaire du véhicule et m’arrêtais au pas de la porte.

    « Monsieur Foster. Alors vous êtes venu récupérer l’argent pour votre appareil que j’ai bousillé ? » Dis-je en esquissant un sourire.

    J’avais détruit son appareil photo en le percutant avec ma voiture. C’était l’événement le moins tragique des dernières semaines je dois dire. Je lui avais démontré mes talents de pilote et j’avais mit la raclée à un chauffard mais y repenser me faisait ricaner. Je repensais soudainement à ce que mon employé avait dit avant que je ne rejoigne le bureau et regardais Lincoln. Était-il le propriétaire de la voiture bousillée ? Eh merde, il était tout aussi malchanceux que moi. Et il avait gardé la carte d’affaire que je lui avais remise.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mer 20 Juil - 14:52:09

Mon véhicule était une perte totale. J’avais pu le réaliser moi-même malgré mes lacunes au niveau mécanique. Néanmoins, je n’avais pas du tout les moyens de remplacer mon tas de ferraille. J’avais tenté de me battre avec les assurances, mais après des heures de musique d’ascenseur on m’avait rappelé que j’avais changé ma police pour les dommages causés à autrui seulement, prétextant que ma voiture était en fin de course de toute façon. Je n’aurais aucune indemnité pour l’acte de vandalisme dont j’étais victime. Ça m’apprendra à être radin. Il ne me restait plus qu’une seule option : prier pour qu’un garage accepte de payer pour la tôle. Je ne me faisais pas d’illusion quant à la réparation. Ma voiture était vieille, mais pas suffisamment antique pour justifier le coût exorbitant de la remise à neuf. Je patientais dans le bureau, préparant mentalement mes tactiques de négociations qui, je le savais d’avance, allaient échouer. Jamais je ne tirerais plus que quelques dizaines de dollars de la carcasse de ma Jeep. On l’avait perforée, éventrée, trucidée… Je n’arrivais toujours pas à comprendre à l’aide de quel outil d’ailleurs. C’était comme si une horde de dinosaures étaient venu s’y faire les griffes. Les policiers ne comprenaient pas plus que moi et je doutais que ma plainte ne me permette d’obtenir justice dans ces circonstances.

Will se montra enfin dans l’encadrement de la porte, me demandant si j’étais venu réclamer le remboursement pour mon appareil photo. Il s’agissait d’une autre raison pourquoi j’avais choisi ce garage. Je connaissais légèrement l’homme (celui-là même qui avait endommagé mon appareil) et j’espérais qu’il serait plus enclin à faire preuve de clémence envers moi, malgré le fait que notre relation se limitait à copilotes lors d’une seule et unique course poursuite. « Entre autres Monsieur Ashby, entre autres », dis-je en sortant la copie de la facture de ma poche. Je m’approchai pour lui tendre le bout de papier. « J’aurais un autre service à vous demander du même coup. J’ai fait remorquer ici une Jeep en très mauvais état. Je ne sais pas trop ce qui a pu l’endommager ainsi… Je voudrais avoir votre avis sur son cas. Devrais-je débrancher le respirateur ou reste-t-il encore quelque chose à faire pour elle ? » Je commençai à lui expliquer que l’incident s’était produit lors de ma soirée au Moonlight Circle (bar où je ne mettrai plus jamais les pieds, ayant également été victime d’une agression dans ses toilettes) et que j’avais retrouvé ma bagnole dans cet état en sortant de l’endroit. « C’était juste avant ce merveilleux gala de charité où nous avons failli y passer. » Une autre soirée à marquer sur le calendrier celle-là…

J’avais eu de la chance de sortir vivant de cet événement. Nous avions été attaqués par une bande d’extrémistes pour je ne sais quelle raison, encore aujourd’hui. Pas que les terroristes aient besoin de raison pour perturber la soirée de financement d’un hôpital pour enfants et y faire des meurtres, loin de là. Néanmoins, je ne savais toujours pas quel regroupement avait revendiqué cette attaque. Le lendemain, je m’étais levé courbaturé, les bras plein d’ecchymoses, épuisé comme si j’avais couru un demi-marathon. Mes souvenirs de la veille étaient flous, effet secondaire de la panique qui m’avait assaillit. Ma gorge portait de profondes marques de dents, cadeau d’un autre genre de folle furieuse, celui qui préférait passer directement aux choses sérieuses en public avant de savoir si l’autre était intéressé. J’avais passé la semaine suivante en congé de maladie, encore perturbé de cet événement. Ce genre de drames était en augmentation partout aux USA depuis les dernières années, mais jamais je ne me serais attendu à ce que sois pris au cœur d’une telle violence. Après une semaine à déambuler en rond dans ma maison, j’avais graduellement commencé à affronter le monde extérieur : le supermarché, les transports en commun, le commissariat… Je ne comprenais pas comment les gens faisaient pour agir normalement une semaine seulement après l’attaque. Certains sont plus forts mentalement que d’autres… ou alors ils s’aveuglent volontairement. Chassant ces réflexions, je concentrai mon attention sur Will en attente de sa réaction.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mer 20 Juil - 19:21:49

« Bonjour messieurs, je cherche Will. » J’avais débarqué comme une fleur au beau milieu du garage. Après avoir balayé les lieux du regard sans trouver celui que j’étais venue chercher, j’avais décidé de m’enquérir de sa présence auprès de ses collègues. Ces derniers avaient relevé la tête au son de ma voix et j’en surpris deux en train d’échanger un sourire en coin. Je me contentai de hausser les sourcils en leur lançant un regard glacial. Je n’étais absolument pas d’humeur badine ces derniers temps.

J’étais venue chercher les papiers de ma voiture oubliés au garage lorsque j’étais venue récupérer mon véhicule une quinzaine de jours auparavant. J’étais censée m’en occuper bien plus tôt mais j’avais été quelque peu distraite suite à la funeste soirée de charité qui avait terminé en bain de sang. Les fédéraux n’avaient pas tardé à s’accaparer l’enquête. Si j’avais été gracieusement autorisée à rentrer me reposer le soir-même, j’avais été soumise à de longues heures d’interrogatoire dès le lendemain matin. Nous avions heureusement eu le temps de nous mettre au diapason avec Mackenzie afin que nos déclarations concordent. J’avais ensuite eu droit à plusieurs séances avec un psychiatre afin d’évaluer ma capacité à retourner sur le terrain. J’avais écopé pour seule peine d’une semaine de congés forcés.

J’avais passé les sept jours suivants dans le noir, enfermée dans mon appartement. J’avais recouvert mes murs de photographies, de dizaines de post-it, de coupures de journaux. J’avais lu, lu et relu les livres de John. Je m’étais plongée des heures durant dans mes anciens dossiers, analysant la moindre ligne, la moindre annotation, le moindre détail. Les vampires existaient. Accepter cette information que j’avais encore d’énormes difficultés à qualifier de vérité permettait au tableau de s’éclairer, au puzzle de s’assembler de manière bien plus complète. Les vols de matériel médical, le sang, l’amnésie, les plaies punctiformes, la force surhumaine, ma propre expérience dans cette fichue maison où Cruz était mort, tout paraissait presque logique.  Restait à trouver quel rôle jouait mon père dans tout cela.

J’étais allée voir Spencer. Il m’avait reçue dans son vieux bureau poussiéreux, à l’université. Lorsque je lui avais dit de manière laconique que John était mort, il avait simplement fini de remplir ma tasse de thé tout en fronçant ses sourcils blancs, prenant un air pénétré tout en gardant son flegme. Il m’avait présenté de cordiales condoléances et, malgré mes questions, je n’avais rien pu tirer d’autre de lui. Je sentais néanmoins qu’il en savait beaucoup plus que ce qu’il prétendait. Affaire à suivre, m’étais-je dit.

J’avais repris le travail trois jours auparavant. J’effectuais les tâches qui m’incombaient sans guère réfléchir, à la manière d’un automate. Néanmoins, je ne pouvais pas faire abstraction de ce sentiment d’étrangeté qui me suivait constamment. Je ne vivais plus dans le même monde que ceux qui ne savaient pas, je prenais en compte des paramètres dont j’étais la seule à avoir conscience. J’avais l’impression de mettre mon unité en danger en ne les informant pas. Nous avions fait une descente  la veille chez un membre des Uptown Moths. J’avais été distraite pendant toute l’intervention, occupée à surveiller assidument les arrières de mes collègues au cas où un vampire se mêlerait à la partie. Comment étais-je censée faire mon boulot dans ces conditions ? Je ne pouvais pas aller au travail jour après jour en me demandant qui serait le prochain Cruz. Comment se défendre face à un vampire sans être au courant de leur existence, des spécificités de leur espèce, des moyens de les neutraliser ? Si un de mes partenaires venait à perdre la vie attaqué par un suceur de sang par méconnaissance alors qu'une révélation préalable aurait pu le sauver, je ne pourrais jamais me le pardonner.

Les membres de mon unité n’étaient pas les seuls à ne pas savoir. Il y avait Lincoln, il y avait Will, il y avait toutes ces personnes à qui des souvenirs avaient été dérobés et qui se retrouvaient dépossédés de leur propre histoire. Je trouvais cette pratique totalement révoltante. Je n’étais en aucun cas responsable de la manipulation psychique dont la majorité des humains présents le soir du drame avait été victime mais j’avais tout de même l’impression de détenir quelque chose qui ne m’appartenait pas. C’était probablement la raison pour laquelle j’avais tant tardé à venir récupérer mes papiers au garage. Je ne voulais pas affronter Will. Je savais mentir. En tant qu'agent de terrain travaillant régulièrement sous couverture, cela faisait partie de mon boulot. Ce n’en était pas pour autant une partie de plaisir et d'autant plus dans ce contexte. Garder ce putain secret comme intimé par les Birmingham me posait un énorme souci et il était hors de question pour moi de les laisser me dicter ma conduite comme si je n’étais qu’un pantin dans l’histoire. Je n’étais néanmoins pas du genre à agir avec précipitation d’autant plus que ces êtres avaient la capacité de jouer avec mon cerveau. J’avais besoin de davantage d'éléments, de davantage de réflexion et il fallait que je discute avec Mackenzie. Pour le moment, j’avais donc décidé de me taire.

On m’informa que Will était occupé avec un client et on m’invita à patienter. L’un des employés me proposa même de m’assoir. J’esquissai un petit sourire, tentant peut-être mécaniquement de me rattraper pour la froideur dont j’avais fait preuve quelques instants plus tôt. « C’est bon, merci, je préfère rester debout. » Je fis quelques pas en regardant autour de moi, par réflexe. Je m’attardai quelques instants sur un véhicule sévèrement amoché au fond du garage. Si ma voiture finissait dans un tel état, je n’aurais aucun scrupule à l’envoyer à la casse et à m’en acheter une autre. C’était dingue à quel point certaines personnes pouvaient s’attacher à des tas de ferraille.

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Jeu 21 Juil - 23:22:00

    Il était vite en affaire. Aussitôt dit aussitôt fait. Je pris la facture en main, observais le montant qui y était inscrit et n’eus le temps que de hausser les sourcils avant qu’il ne change de sujet. Tout ça pour un appareil photo ? Il fallait croire que je m’étais trompé de métier et que si je voulais faire de l’argent dans la vie, il aurait été préférable que je vende de l’électronique. Mon attention se tourna de nouveau sur l’homme alors qu’il m’expliquait de long en large ce qui était arrivé à sa voiture. Je m’avançais vers le bureau et y déposais la facture, me disant qu’on s’occuperait de cela plus tard. En l’entendant parler de la soirée désastreuse que nous avions vécu, je grimaçais, me souvenant encore d’à quel point ça avait été horrible. La terreur absolue.

    « C’était horrible. Et étrangement… j’ai l’impression de ne pas me rappeler certains moments. » Mais ce n’était pas la raison pour laquelle il était venu ici. Et comme je n’avais pas vraiment envie de discuter de cet événement qui n’était que mauvais souvenirs, je relançais la discussion sur la voiture. « Je vais être franc avec vous, votre Jeep n’est plus bonne que pour la ferraille. Ça vous coûterait beaucoup plus cher de la faire réparer qu’acheter un autre véhicule en meilleur état. Je vous conseil de la déclarer perte totale et de commencer à économiser en vu d’acheter autre chose. »

    Changer le pare brise ainsi que la tôle, plus les pneus, c’était déjà plusieurs milliers de dollars. Cette voiture ne valait plus rien. Elle traînait au fond du garage et tout le monde me demandait quand elle disparaîtrait du champ de vision. Ce n’était pas comme si elle gâchait le paysage, nous n’étions pas dans une galerie d’art, mais elle prenait de l’espace de travail.

    « Allons y jeter un coup d’œil et voir s’il n’y aurait pas des choses que vous aimeriez récupérer à l’intérieur. Je dois avouer que je n’ai pas eu le temps de regarder les dégâts à l’intérieur. » Dis-je en grattant par réflexe mon bras droit.

    Heureusement, ma blessure avait guérit sans autre pépin. Malheureusement elle avait laissé une horrible cicatrice sur mon bras, légèrement boursoufflé et rose. Je commençais à m’y habituer mais elle me démangeait par moment. Comme si on voulait que je me rappelle toujours de cette attaque. Et comme il faisait trop chaud pour porter une veste manche longue dans le garage, il arrivait souvent que les regards se tournent sur cette balafre. Ça ne me gênait pas autant que je l’aurais cru, mais c’était déstabilisant au début. En sortant du bureau, je vis Lisa qui semblait attendre, regardant en direction de la Jeep détruite de Lincoln. Je devais l’avouer, les dommages étaient impressionnants. Mais… pourquoi Lisa était-elle au garage ?

    « Salut Lisa ! Avais-tu besoin de quelque chose ? Un pneu à changer ? » Dis-je en faisant allusion à cette étrange soirée où quelqu’un avait éclaté le pneu de sa voiture avec un couteau.

    J’avais dit cela en blague, mais j’espérais que ce n’était pas ça. J’imagine que si elle avait eu besoin de faire remorquer sa voiture, j’aurais été avertit avant qu’elle n’arrive ici. Les yeux rivés sur Lisa, je me souvenais alors que nous ne nous étions pas vraiment reparlé depuis la soirée de charité où tout avait mal tourné et aussi suite à mon autre incident impliquant un supposé loup sauvage. J’avais été absent du garage jusqu’à ma guérison alors nous ne nous étions pas recroisés depuis un bon moment. Peut-être que l’enquête sur son père avait avancée depuis tout ce temps.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Sam 23 Juil - 0:36:00

Will ne semblait pas vouloir revenir sur le gala de charité, préférant embrayer directement sur le sujet de ma voiture, et bien franchement je ne pouvais pas lui en vouloir. J’étais moi-même ambivalent face à cette tragédie, désireux d’en parler pour en tirer un sens et passer à autre chose, mais également craintif de replonger dans mes souvenirs avec toutes les horreurs qu’ils contenaient. L’homme avait toutefois soulevé un point que j’aurais aimé approfondir avec lui : cette impression de ne pas se remémorer certains passages. Je blâmais le stress que nous avions vécu cette soirée-là. Sans nécessairement être un expert en psychologie, il était naturel que le cerveau nous protège en oblitérant le pire lors d’événements éprouvants, non ? Je savais ce qui s’était produit cette nuit et je pouvais la résumer sans hésitation (une intrusion de terroristes dans la pièce, un meurtre, la panique et la fuite des autres invités, notre petit groupe pris en otage, des bagarres… Vous en voulez plus encore ?) Quant à en reconstituer le déroulement précis... Les événements semblaient se fondre les uns dans les autres quand je m’y essayais. Je n’avais jamais considéré cela comme anormal, et à vrai dire j’évitais de repenser trop souvent à cette soirée, car le flot de panique et de terreur revenait me serrer à la gorge comme si je me trouvais encore sous cette nappe, cherchant désespérément à reprendre mon souffle au centre de la bataille.

Espoirs avortés. Comme je l’avais craint, c’était la fin du parcours pour ma Jeep. Je savais bien que je n’aurais pas dû m’attendre à un quelconque dédommagement, mais je ne pus empêcher la déception de se pointer le nez une fois que Will me confirma que même la tôle ne valait pas un clou. Le mécano proposa d’aller jeter un coup d’œil à l’intérieur pour récupérer tout ce que j’aurais pu y avoir laissé et je le suivis hors du bureau, sentant que les regards se tournaient vers moi. Eh oui les gars, c’est moi l’imbécile qui vous a apporté cette immondice irrécupérable. Comme excuse pour cette décision insensée, je n’avais que mon état d’ébriété avancé quand j’avais découvert le carnage. Will disait ne pas avoir inspecté l’ensemble de la voiture. Se pouvait-il que quelques pièces sous le capot puissent lui servir ? Je ne pensais pas que Billy (oui, je soupçonnais toujours cet accro des stéroïdes) soit allé aussi loin dans son vandalisme. Au stade où j’en étais, même le plus petit dollar récupéré ne pourrait pas faire de tort. Je n’étais pas complètement fauché, mais je n’avais pas d’économies non plus. Ma grand-mère ne m’avait laissé que très peu d’argent en héritage, l’essentiel de sa succession se composant surtout de la maison. Elle n’avait jamais été bien riche de toute manière. Le petit pactole que j’avais reçu suite à sa mort avait servi à remettre la résidence en état, puisque Mère-Grand avait négligé l’entretien de la toiture et de la plomberie, occupée à combattre son cancer à l’hôpital des années durant. Il avait fallu prendre une nouvelle hypothèque sur la demeure pour payer l’ensemble des soins, hypothèque dont j’avais hérité avec la maison. Je pouvais faire comme Will le proposait et prendre mon mal en patience jusqu’à ce que j’aie les moyens de remplacer ma voiture, mais cela me semblait au-dessus de mes forces. Le métro était pour moi une véritable torture. Je ne pouvais supporter la proximité de ces inconnus bruyants et odorants, tout en subissant le désagrément de traîner l’ensemble de mon matériel avec moi. Quant à la ponctualité des bus, je gardais ce chapitre pour une autre fois… Il me fallait un véhicule au plus vite, mais sans argent je restais à pied.

Une silhouette au fond du garage m’était familière et je reconnus l’inspectrice Blackwell bien avant que Will ne la salue. Les trois rescapées de la Maison aux Roses. Trop beau pour être une coïncidence… « Hey Blackwell ! » J’étais surpris de voir que Will et Lisa se connaissaient. Bien sûr, nous avions tous les trois été pris au centre de cette salle de bal, mais les salutations échangées semblaient trop chaleureuses pour de simples compagnons d’infortunes d’un soir. Le monde est petit il faut croire. « Quand on se compare on se console, hein ? », dis-je en faisant un signe de tête en direction de ma Jeep. Je ne savais pas les raison qui pouvaient l’amener ici, mais je savais qu’en aucun cas l’état de son véhicule ne pouvait faire compétition à celui de ma bagnole. Je me rendis compte que je me balançais d’un pied à l’autre depuis que nous étions immobilisés. La situation me rendait nerveux, notamment ce qui était implicite entre nous trois : la dernière fois que nous avions été réunis ainsi, nous avions failli en mourir. Soudainement, l’idée de passer à ce garage ne me semblait plus une si bonne idée. Je m’étais cru capable de surmonter mon traumatisme pour reprendre ma vie à la normale, mais je réalisais maintenant que j’avais plutôt recouru à l’évitement, chose que je ne pouvais plus faire en compagnie de ceux qui avaient été victimes de la même agression que moi. Je me souvenais encore de ce que j’avais ressenti quand le garagiste et moi avions été capturés par les extrémistes pour être exécutés par leur dirigeante. Je ne pouvais mettre un mot sur cette impression d’impuissance, un tête à tête avec sa mort ne pouvait tout simplement pas être décrit. Je ne voulais pas avoir à le revivre en mémoire alors que j’avais d’autres soucis à régler. Cherchant à occuper mon esprit par le mouvement, je me déplaçai vers mon véhicule et écoutai la conversation tout en fouillant dans le coffre à gants, tournant régulièrement la tête histoire de montrer que je suivais toujours ce qui se disait.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Sam 23 Juil - 20:20:46

Je lançai un bref sourire en réponse à la petite blague de Will même si, au fond, cela ne m’amusait guère. L’incident auquel il faisait allusion n’était qu’un vulgaire avant-goût, on avait tenté de me tuer à deux reprises depuis. A vrai dire, si Kaleb n'était pas intervenu, je serais morte asphyxiée avant même d’avoir eu l’occasion d’oublier ces fichus papiers au garage. L’espace d’un instant, l’image de mon corps cyanosé gisant sur le trottoir s’imposa à moi. Je fis une légère grimace, m’apprêtant à répondre à Will. C’est alors qu’un second visage connu fit son irruption dans mon champ de vision. Foster.

Je tournai la tête vers Lincoln qui venait de m'interpeller, surprise de le voir ici. Je ne l’avais pas croisé depuis les récents événements. A vrai dire, je n’avais pas passé beaucoup de temps à sociabiliser dans les parties communes ni à traîner devant le distributeur de confiseries ces derniers jours. A la réflexion qu’il venait de me lancer, je compris que le photographe était l’heureux propriétaire du véhicule qui avait attiré mon attention quelques instants plus tôt. Je le saluai d'un geste puis m’approchai du tas de ferraille et des deux hommes, observant le cadavre de la Jeep d’un air circonspect. J’avais eu l’occasion de croiser beaucoup de voitures endommagées pendant mes patrouilles, lors d’accidents de la voie publique ou suite à des faits de vandalisme mais je n’avais jamais rien vu de tel. On aurait dit qu’une bête sauvage tout droit sortie de la mythologie antique s’était acharnée sur le véhicule. C’était fort curieux. Je relevai le menton. «  Dis-moi Foster, t’as énervé une famille d’ours ou quoi ?  » Je me penchai un instant sur la carrosserie déformée et recouverte de stries avant de me retourner vers Will à qui j’avais presque oublié de répondre.

« J’ai oublié les papiers de ma voiture quand je suis venue la récupérer la dernière fois. Ton collègue m’a dit au téléphone qu’il me les mettait de côté mais c’était il y a deux semaines, juste avant… tu sais. » Je me voyais encore en panique, à moitié habillée et les cheveux mouillés en train de vider le contenu de mon sac à main par dessus les quelques robes que j’avais sélectionnées pour la soirée de charité, mon portable coincé entre l’épaule et l’oreille, espérant que quelqu’un soit encore présent au garage malgré l’heure qui commençait à se faire tardive. Je fronçai légèrement les sourcils. J’avais l’étrange impression que cette scène appartenait à une vie antérieure. Tout avait changé. Il m’arrivait encore parfois de douter, ne pas être complètement persuadée d’être dans la réalité, comme si le monde actuel et celui d’avant ne pouvaient que s’exclure l’un l’autre. Je passai ma main dans mes cheveux « Disons que j’ai été un peu distraite. » J’esquissai un rictus qui s’effaça lorsque je remarquai la cicatrice sur le bras de Will. Je ne m’en souvenais pas mais il s’était probablement blessé à la soirée. Je me sentais coupable d’avoir été aussi absente.

Je regardais Lincoln fouiller dans sa boîte à gant, pensive. Je me demandais à quoi ressemblaient leurs souvenirs de la soirée. Kaleb avait déjà joué avec mon esprit, lorsque le vampire aux yeux bleus avait tenté de m’assassiner. Je m’étais alors rappelée de quelques détails très vivaces se démarquant d’un flou artistique diffus m’empêchant de pouvoir remettre en place de manière précise la chronologie et la logique des événements. Etait-ce pareil pour Will, Lincoln et les autres ? Je me demandais si Raffael et Kaleb avaient réellement effacé toutes les incohérences, à commencer par mon propre comportement. Jamais je n’aurais réagi ainsi face à de simples extrémistes, le même raisonnement était valable pour Mackenzie. Foster le savait, Will devait bien s’en douter. Je réprimai un soupir. Je passais mon temps à me poser des questions de cet acabit, bien plus qu’à en trouver les réponses. Je croisai les bras, préférant me concentrer sur l’instant présent. « Alors, qu’est-ce qui est arrivé à cette pauvre voiture ? » Il y avait forcément une histoire digne d’intérêt derrière un tel massacre automobile.

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Dim 24 Juil - 21:27:09

    Et bien, ces deux là se connaissaient également. Je croyais me souvenir que Lincoln était photographe pour la police non ? Si je me souvenais bien du badge qu’il m’avait présenté en me faisant croire qu’il était de la police. J’avais l’impression que cet événement c’était déroulé il y avait plusieurs mois mais c’était encore plutôt récent. On dirait que tout ce qui était arrivé avant l’attaque des extrémistes était arrivé dans une autre époque. J’étais resté avec cette stupide manie de m’essuyer les mains contre les pantalons et le souvenir du sang sur mes mains me faisait encore frissonner par moment. J’avais souvent comme excuse quand je travaillais au garage d’avoir de l’huile sur les mains donc je ne me faisais pas trop de soucis, mais en dehors du garage, j’avais de la difficulté à contrôler ce tic nerveux. Je mettais mes mains dans les poches de mon pantalon en écoutant leur échange, c’était un moyen efficace de ne pas trop penser à cette mauvaise habitude. Je disais une manie, mais c’était probablement plus le moyen que j’avais trouvé pour exprimer ma nervosité suite à l’événement. Je n’étais pas très démonstratif de mes émotions mais j’avais développé un tic nerveux sans trop m’en rendre compte au début.

    Lisa m’apprit qu’elle avait oublié des papiers pour sa voiture au garage et qu’un des employés les lui avait mit de côté. Ils étaient probablement dans le bureau dans ce cas. Elle fit allusion à la soirée de charité et je serrais les poings dans mes poches. Mon sourire se crispa légèrement et je hochais la tête. « Ils sont probablement dans le bureau, je vais aller jeter un coup d’œil, je ne serai pas long. » Et puis je me tournais vers Lincoln. « Je vous laisse regarder votre véhicule et on en reparlera dans quelques minutes. Mais comme je vous ai dit, je ne crois pas qu’on puisse faire grand-chose. »

    Puis je me tournais et rejoignais le bureau, les laissant discuter. Comme je ne savais pas à qui elle avait parlé au téléphone je décidais de regarder dans les tiroirs du meuble qui servait de bureau dans la petite pièce. Je savais de quels papiers elle parlait, il suffisait de mettre les mains dessus. Je farfouillais dans les tiroirs sans rien trouver et je me grattais la tête, réfléchissant à l’endroit où il aurait pu les mettre. Peut être le classeur gris près de la fenêtre ? Je m’en approchais et commençais à fouiller les tiroirs comme je venais de faire avec le bureau. Mais quelque chose attira mon attention dehors et je refermais brusquement le tiroir. Je m’approchais de la fenêtre, fronçant les sourcils et jurais dans ma barbe. Ce sale clébard était encore là ! Il y avait ce chien qui rôdait autour du garage depuis plus d’une semaine maintenant mais personne n’arrivait à mettre la main dessus. Il n’était pas là tous les jours, mais il était suffisamment présent pour me mettre en rogne. Je refusais qu’un chien errant prenne la cour du garage comme territoire. Je sortais du bureau et m’approchais d’un mécanicien à qui j’avais donné comme tâche hier d’appeler la fourrière alors que j’étais absent.

    « Nick, je t’avais demandé hier d’appeler la fourrière. Ce foutu chien est encore dehors. » L’homme leva la tête à la mention de son nom. « Mais je les ai appelé ! Quand ils sont arrivés le chien n’était plus là ! » Et merde, est-ce qu’il allait falloir que je règle ça par moi-même ? Je n’étais pas très enclin à m’occuper de ce genre de problème moi-même mais s’ils n’étaient pas capables de faire leur boulot j’allais devoir le faire. Je sortais du garage, un air déterminé sur le visage et vis le chien entre deux voitures, comme s’il essayait de se cacher. C’était ridicule… Et ce qui était encore plus ridicule, c’est qu’en m’approchant des voitures, je vis un renard derrière le chien.

    « Dégagez ! Allez jouer ailleurs ! » Je m’approchais dangereusement des deux animaux et ils s’éloignèrent au galop, disparaissant entre les arbustes. « Je ne serai pas aussi clément la prochaine fois ! » Ajoutais-je au risque de paraitre pour un fou. Je n’oserais jamais m’attaquer à un animal, mais j’en avais marre de voir ce chien trainer dans la cour de mon garage. Et j’espérais qu’aucun de mes employés n’avait l’audace de nourrir les animaux sauvages du coin, car il passerait un mauvais quart d’heure.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Lun 25 Juil - 16:54:01

Aux travers des manuels de fonctionnement,  des factures de restos chinois et autres broutilles, je finis par mettre la main sur un stylo-plume que je n’avais jamais vu de ma vie. Marine et or, il était plutôt lourd dans ma paume. Assez intrigué pour perdre un moment le fil de la discussion, je retournai l’objet entre mes doigts, essayant de me souvenir de sa provenance. Impossible de me remémorer un tel achat. Peut-être était-ce un cadeau alors… Will s’éloigna pour chercher les documents de Lisa et me dit d’en profiter pour inspecter la Jeep. Je mis le stylo dans ma poche et fis un rapide tri des papiers, séparant ceux importants de ceux que je pouvais jeter aux ordures. Ce faisant, je tombai sur une facture d’un établissement dans lequel j’étais allé boire un coup lors de ma visite dans ma ville natale. L’endos contenait un message qui ne m’était pas familier. Retrouvez-moi demain soir à 20h00 au même endroit. SEUL. Regardant la date de la facture, je découvris qu’il s’agissait du jour précédent ma cuite. Je ne me souvenais plus du tout être allé dans ce bar deux soirs de suite, et surtout pas pour y boire un Margarita… J’avais du goût tout de même. Non, la seule chose qui me revenait en mémoire de cette journée était ma visite à la tombe familiale. J’y avais déposé des fleurs (quelle espèce déjà ?) et puis… et puis qu’avais-je bien pu faire ? Qui avais-je rencontré le lendemain soir ? Il me semblait pourtant avoir bu seul… Que se passait-il avec moi pour que mon passé soit parsemés de trous que je ne parvenais pas à combler au prix de tous mes efforts mentaux ? L’Alzheimer ne courrait pas dans ma famille, et puis je n’avais que trente-quatre ans ! Se pouvait-il que le stress des derniers jours ait des effets plus importants que je ne l’eu cru au départ ? Il n’y avait pas d’explication plus logique. Je me promis de prendre rendez-vous avec un psy pour me faire prescrire des calmants. En attendant, il me fallait focaliser mon attention sur ma tâche pour éviter à mon cerveau de dérailler.

Je terminai mon ouvrage, conservant les objets inconnus, puis je sortis du véhicule pour répondre à la question de Lisa. « Tu pourrais ne pas être trop loin de la vérité avec ta famille d’ours. En réalité je ne sais pas exactement ce qui s’est produit, mais disons que j’ai ma petite idée… » Rapidement, je racontai que j’avais énervé un type au Moonlight Circle et que ce dernier avait tenté de me refaire le portrait dans les toilettes des hommes. J’enchaînai ensuite sur la rescousse du propriétaire du bar pour finalement en venir à la découverte de mon véhicule dans cet état, une fois sorti de l’établissement aux petites heures du matin. « J’ai porté plainte, mais la police n’a pas encore retrouvé ce charmant Billy. Du coup, je me demande encore avec quel outil il a pu amocher autant la tôle… » Plusieurs rayures étaient parallèles et toutes étaient très profondes. J’avais d’abord pensé à un instrument de jardinage, mais cela ne collait pas avec la gravité des dommages. Je soupirai, complètement démoralisé par tous les problèmes qui s’abattaient sur moi en peu de temps. J’étais en train de me remettre lentement d’un choc post-traumatique et je devais du même coup gratter tous mes fonds de tiroirs pour un nouveau véhicule, tandis que le vandale courrait toujours dans la nature. J’avais préféré faire confiance à la police plutôt que de laisser Leonard s’en occuper personnellement, mais je me demandais maintenant si je n’aurais pas mieux fait de confier la mission au proprio du bar. Peut-être avait-il des moyens que je ne soupçonnais pas… Cherchant à retrouver mon calme, je jetai un regard aux alentours et assistai à une scène plutôt insolite.

« Euh… mais qu’est-ce qui se passe avec Will ? », demandai-je tout en pointant l’homme du doigt à Lisa. En effet, par les fenêtres de la grande porte de garage, on apercevait l’homme en train de gesticuler dehors, entre les voitures qui attendaient leur tour dans le stationnement. Le vacarme à l’intérieur de la pièce faisait en sorte qu’il nous était impossible d’entendre ce que le mécano pouvait bien hurler. Il ne semblait y avoir personne d’autre avec lui au-dehors.  « Je ne sais pas ce qu’il y a, mais je crois que lui aussi est plutôt à cran depuis… tu-sais-quoi. » Tu-sais-quoi. Comme si le fait de taire « agression armée d’extrémistes » allait faire en sorte d’en amenuiser l’impact. Et puis quoi encore ? Comme si ça avait marché avec Voldemort… Je me retrouvais encore à penser à cette histoire, mon cerveau ne voulant pas lâcher le morceau. Lorsque je me retrouvais seul avec mes pensées, il arrivait que le sujet fasse irruption, mais il y avait toujours moyen de m’occuper l’esprit. Dans ce garage, les possibilités restaient limitées et l’angoisse me reprenait à la gorge plus souvent qu’autrement. Valait-il mieux crever l’abcès au risque de piquer une crise de panique devant Lisa et Will ? À vrai dire, ils avaient sûrement vu moins glorieux encore lorsque je m’étais terré sous la table ou quand j’avais tenté de fuir la scène sans succès. Mon égo était déjà au plus bas, il n’y avait plus rien à préserver. Je me massai le nez, puis je pris ma décision sur un coup de tête, n’attendant même pas que Will nous ait rejoints avant de plonger directement dans le sujet tabou. « Je ne sais pas pour toi, mais pour ma part je ne peux m’empêcher de repenser constamment à cette attaque terroriste depuis que nous sommes tous les trois. » Le pire qu’il pouvait arriver était qu’on me répondent qu’on ne désirait pas en discuter, mais de mon côté je préférais ne pas tourner autour du pot, exercice pénible une fois tous les sujets de small talk épuisés. J’avais joué ma balle, il ne me restait qu’à attendre leur coup. Ma voix avait tremblé légèrement en prononçant ces mots, mais une certaine nervosité avait pris son envol depuis que j’avais fait mention de l’éléphant dans la pièce.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Lun 25 Juil - 19:19:45

Je hochai la tête en esquissant un sourire à destination de Will lorsqu’il partit en quête de mes précieux papiers. J’écoutai ensuite l’histoire de Lincoln d’un air circonspect tout en continuant à analyser les dommages visibles sur la carrosserie de son véhicule. Le mobile présumé me paraissait quelque peu léger mais ce n’était pas ce qui m’interpellait le plus. Il suffisait en effet de parler dix minutes avec un médecin légiste pour réaliser que se faire planter ou défigurer pour une histoire de place de parking n’avait tristement plus rien d’exceptionnel de nos jours. C’était l’état de la voiture qui m’intriguait et je n’étais vraisemblablement pas la seule. Bizarrement, la thèse de l’attaque de plantigrade en colère semblait être celle qui collait le mieux avec les dégâts visibles.

Je jetai un oeil vers Will qui venait de sortir du bureau, de toute évidence sans mes chers documents. Je l’entendis parler à un employé d’une histoire de chien qui traînait dehors. C’était étrange, j’avais moi-même l’impression de voir des animaux partout ces derniers temps. Depuis que Kaleb m’avait clairement annoncé sur mon répondeur que j’avais été mise sous surveillance continue, il me semblait que chaque bête que je croisais était un métamorphe, et chaque ombre dans la nuit un vampire. J’étais constamment suivie, épiée, surveillée, sans aucun respect pour mon intimité ni mes volontés. C’était insupportable, il fallait que je m’occupe de ce problème de toute urgence. Je reportai mon attention sur Lincoln. « Je t’avoue que je sèche. Tu devrais montrer des photos à Walker de la scientifique pour qu’il te donne son avis. Apporte lui un muffin au caramel, il ferait n’importe quoi pour un muffin au caramel. » Et je parlais en connaissance de cause. Un discret sourire s’afficha au coin de mes lèvres.

Je tournai instinctivement la tête en direction de l’extérieur du garage où semblait naître une certaine agitation. Ashby venait de sortir dans la cour, vraisemblablement irrité. Je fronçai les sourcils en réaction à la question de Lincoln qui avait également remarqué l’attitude du garagiste et m’approchai de la vitre. Si quelqu’un causait des problèmes à mon ancien voisin, il allait rapidement entendre parler de Lisa Blackwell. Je plissai les yeux et haussai les sourcils, quelque peu stupéfaite lorsque je réalisai que les nuisibles en cause dans cette altercation n’étaient autres qu’un chien et un renard qui ne tardèrent d’ailleurs pas à disparaître dans les arbustes. Foster continuait à parler derrière moi, je serrai discrètement les dents lorsqu’il évoqua l’un des derniers sujets que j’avais envie d’aborder, la soirée de charité. Je me retournai vers lui, une certaine dureté dans le regard que je m’empressai de remplacer par l’expression douce et empathique que j’avais l’habitude de revêtir lorsque j’allais rencontrer des victimes ou des familles. Je gardai le silence quelques instants.

Le photographe avait l’air encore bouleversé, deux semaines plus tard. Sa voix trémulait à l’évocation de la soirée, comme s’il était toujours sous le coup de l’émotion. J’esquissai un sourire. « Ouai, c’est un peu comme une réunion de survivants sauf qu’il manque les cookies… » Je passai ma main dans mes cheveux. « T’as eu droit à ton rendez-vous chez Hamilton toi aussi ? » Hamilton était le fichu psychiatre qui avait insisté pour me voir en consultation trois jours de suite avant de me coller une semaine de congés forcés. Il ne m’avait pas facilité la tâche, j’avais dû mobiliser mes meilleurs talents d’actrice pour m’en tenir à la version officielle déterminée par les vampires sans éveiller ses soupçons. Hamilton avait au moins le mérite d’être consciencieux et d’avoir à coeur l’intérêt de ses patients. J’osais espérer que Foster n’avait pas été complètement lâché dans la nature après les faits et qu’on lui avait donné l’opportunité de débriefer avec un professionnel. Rien n’était moins sûr, néanmoins. L’administration publique ne crachait pas sur la moindre économie. Si payer un psychiatre pour éviter de remettre sur le terrain un flic armé capable de décompenser pendant son service paraissait être un investissement rentable, il n’en allait pas nécessairement de même pour un photographe. J'attendais la réponse de Lincoln tout en guettant le retour de Will. Quoi qu’il en soit, psychiatre ou non, j’espérais au moins qu'ils avaient tous deux pu parler à quelqu’un, extérioriser  ce qu'ils avaient vécu. Je savais de quoi je parlais. J’en avais vu, des horreurs. Les images restent. Les cris, les pleurs, les détails restent. Les odeurs aussi. Sans le soutien des membres de mon unité au quotidien, je pense qu’il me serait impossible de fermer l’oeil la nuit.

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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Lun 25 Juil - 22:25:53

    Après avoir fixé les buissons encore quelques secondes je me retournais pour entrer de nouveau dans le garage. J’avais sûrement offert un superbe spectacle pour que tout le monde me regarde de la sorte. Je me passais nerveusement les mains sur les pantalons et serrais les poings lorsque je me rendis compte que j’avais cédé. Allons, j’étais mieux que ça. Aller engueuler des animaux dehors et ne pas arriver à contrôler un tic, ce n’était pas moi. Avant de retourner à la chasse aux papiers, j’allais demander à Nick d’avertir tout le monde de ne pas nourrir les animaux et de faire attention à bien refermer le couvercle de la poubelle dehors. Puis je retournais dans le bureau, reprenant là où j’avais laissé ma recherche. Je jetais de temps à autre un regard par la fenêtre mais je ne vis plus aucun animal apparaitre dans mon champ de vision. Le temps que je trouve les papiers de Lisa je m’étais calmé. Et je me demandais également pourquoi ses papiers avaient été aussi difficiles à trouver. Je dois avouer que s’ils trainaient dans le bureau depuis avant l’événement de la soirée de charité, plusieurs autres papiers s’étaient ajoutés par-dessus. C’était un des problèmes du garage, le classement se faisait très mal et personne ne semblait vouloir s’occuper de cette tâche. Et comme mon père avant moi, je refusais d’engager quelqu’un pour s’occuper de notre paperasse.

    Je retournais auprès de Lisa et Lincoln, les fameux papiers en main. Je ne compris que les mots « rendez-vous » et « Hamilton » avant d’être suffisamment près et de remettre les papiers à Lisa. « Ils étaient plutôt bien cachés. » Dis-je en repensant aux tiroirs que j’avais fouillés pour les trouver. « Et désolé pour tout à l’heure. Il y a ce chien qui rôde autour du garage depuis quelques jours et personne n’arrive à mettre la main dessus. » Ce n’était même pas une raison suffisante pour ma réaction lorsque j’avais été dehors. Je m’étais adressé aux animaux presque comme s’ils étaient des humains. Comme s’ils étaient des humains… Un déclic se fit dans mon cerveau et je fronçais les sourcils. Et si ce foutu chien était un métamorphe ? Ma vie était tellement étrange ces temps-ci que je ne serais même pas surpris si c’était le cas. Je serrais les dents à cette réflexion et m’approchais du véhicule de Lincoln. Il allait falloir que je réfléchisse à tout cela et que je pose quelques questions à ma sœur sur le sujet. Elle serait sûrement en mesure de me donner des informations sur les métamorphes du coin. Par exemple, un chien et un renard…

    Je faisais le tour du véhicule, inspectant l’état des pneus ainsi que l’état général de la carcasse. Il n’y avait probablement rien à faire pour l’apparence du véhicule et au prix qu’il coutait, valait mieux le déclarer perte totale et passer à autre chose. Je ne savais pas comment ça fonctionnait en cas ‘’d’attaque animale’’ mais il devrait être capable de retirer quelque chose de ses assurances. J’ouvrais la porte conducteur et tirais la clenche me permettant d’ouvrir le capot. Le moteur semblait en bon état mais ça ne servirait à rien de tenter d’en faire quelque chose. À moins qu’il veuille vraiment se faire juste assez d’argent pour un nouvel appareil photo (bas de gamme). En arrière pensée, j’avais cette réflexion sur le chien du garage et plus j’y pensais, plus je me disais que ce chien agissait bizarrement. J’inspectais le niveau d’huile du moteur pour faire bonne mesure et laissais le capot ouvert, me retournant en direction de Lincoln. « Même si le moteur est en bon état, vous retireriez plus d’argent avec vos assurances qu’avec ce qui reste du véhicule. Ça vous couterait beaucoup plus cher de faire réparer la tôle que d’acheter un autre véhicule. » Dis-je en regardant l’homme puis le véhicule. De toute façon, il aurait fallu changer complètement la tôle car on ne pouvait rien faire avec ce qui restait. Je savais de quoi je parlais, au nombre de fois que j’avais du faire réparer ma voiture de rallye, je connaissais les prix et j’avais mal au cœur à chaque bosse qui s’y ajoutais lors d’une course. Mais c’était les risques du métier, je m’étais embarqué la dedans en connaissant très bien les points négatifs. Refaire la mécanique de ce genre de véhicule, ça coutait la peau des fesses.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 26 Juil - 22:01:12

« Hamilton m’a prescrit pour trois jours de cachets et a fait en sorte de m’affecter à des enquêtes tranquilles, du genre pas de sang, pas de balles… Mais bon, comme je n’ai pas un flingue entre les mains je ne crois pas que mon rétablissement soit la priorité dans le département. » Le psy avait été courtois et professionnel lors de notre rencontre, tout ce qu’on pouvait attendre de lui, mais on ne m’avait pas programmé de suivi. Au départ, je m’étais dit que c’était plutôt bon signe, mais je me rendais compte aujourd’hui que je me cachais la tête dans le sable depuis deux semaines. Si je voulais remédier à cela, j’allais devoir forcer la main du commissariat. Will revint porter ses papiers à Lisa et nous fournit des explications à sa réaction de toute à l’heure (un chien errant était le coupable) avant de continuer à inspecter ma voiture. Le sujet de la soirée de financement semblait avoir été clos pour aujourd’hui. Pour le mieux ou pour le pire, peu importe, j’avais de quoi m’occuper en attendant la prochaine rechute. Pendant que l’homme fouillait sous le capot, je pris mon appareil photo et pris des clichés de la Jeep sous les conseils de Blackwell. Je notai également l’astuce du muffin au caramel. Walker et moi n’étions pas des ennemis, mais depuis une certaine soirée de Noël trop arrosée où nous avions confronté nos opinions politiques un peu fermement, il y avait un certain froid qui persistait. Ce qui était bien dommage, puisque Walker et moi nous entendions plutôt bien quand il n’était pas question des élections présidentielles. Je me tournai vers le garagiste lorsqu’il me rappela qu’il n’y avait rien à faire avec la voiture et que j’aurais mieux fait de réclamer une indemnité.

« C’est justement le problème, je n’ai pas d’assurances et je n’ai pas un sou, alors je tente de tricoter un peu pour régler mon problème de transport. Mais bon, si vraiment il n’y a pas un seul dollar à tirer de ce véhicule j’irai le jeter dans un canal demain… Je blague, j’appellerai la casse et je m’achèterai une passe de métro. » Je ne me sentais pas en mesure de négocier quoi que ce soit avec Will, à voir son état tendu. J’aurais bien proposé d’adopter le chien de ruelles en échange d’un prix pour mon moteur en bon état, mais je n’étais même pas sûr que ça puisse fonctionner. Et puis moi, essayer d’éduquer un chien ? Peut-être dans une autre vie, mais dans celle-ci j’ai suffisamment de problèmes sur les bras. J’allais devoir apprendre à cohabiter avec les autres occupants des trains, ce qui était déjà pénible avant que je ne mette à soupçonner tout individu agissant quelque peu différemment de vouloir prendre d’assaut mon wagon, histoire de se reprendre pour l’attaque interrompue de la Maison aux Roses. Il y avait aussi l’offre de Leonard que je pourrais reconsidérer. L’homme m’avait proposé de m’aider à me trouver un nouveau véhicule, à ses frais, en attendant que Billy refasse surface et ne crache les billets. Non, je ne peux toujours pas accepter ça. Déjà que je me sentais un boulet pour Will en lui apportant un tas de ferraille que je savais foutu d’avance et qui ne lui serait d’aucune utilité au final… Je ne pouvais tout de même pas agir comme un parasite et profiter du sentiment de culpabilité du propriétaire de bar.

« Tu crois que si je dis à Hamilton que je suis agoraphobe depuis la soirée de financement, il me laissera emprunter une des voitures de patrouille pour éviter le bus ? », demandai-je à Lisa. Assaillit par les tracas et les mauvais souvenirs, l’humour douteux restait souvent mon moyen de défense favori, histoire de conserver toute ma tête. Reportant ensuite mon attention sur le véhicule, je pris d’autres clichés en gros plan des lacérations lorsque mon téléphone vibra entre mes mains. Faisant un signe aux deux autres que je devais répondre, je m’éloignai au dehors pour prendre l’appel. Le vacarme de l’intérieur fut assourdi une fois la porte refermée et je ne pus m’empêcher de soupirer, soulagé de cet irritant omniprésent. « Alors, tu as enfin eu du nouveau ? », demandai-je en décrochant. L’un de mes amis avait des ennuis de santé et il était censé communiquer à toute la bande ses résultats d’examen. C’est dans ce genre de situations qu’on se rend compte qu’on vieillit… Écoutant mon interlocuteur me raconter que tout allait bien pour notre pote, je remarquai quelque chose de l’autre côté de la rue. Juste à côté d’un poteau téléphonique, un chien me fixait sans bouger, assis sur le trottoir. Je l’aurais presque cru empaillé si son poitrail ne se gonflait pas à chaque respiration. Ses yeux posés sur moi me rendaient mal à l’aise, à un point tel que j’en perdis presque le fil de la conversation. « Content de savoir que tout est sous contrôle, tu lui feras le message. Oui. Oui, je lui donnerai des nouvelles ce soir, je vais aller écouter un film chez lui. D’accord. C’est ça, à plus tard. » Je coupai la ligne, toujours sous le regard du chien. Je rentrai au plus vite, conscient que mon malaise était ridicule. Un autre effet secondaire d’avoir failli mourir, la routine quoi.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 26 Juil - 22:07:33

.... et STOP!

Ah les vermisseaux! Si vous saviez à quel point j'attendais ce moment! Enfin une occasion de vous embêter TOUS LES TROIS en même temps! Pensiez-vous vraiment que j'allais laisser passer une occasion pareille? Jamais! Vous mettre des bâtons dans les roues tous en même temps, c'est encore plus amusant que de le faire en sujet de groupe!

Alors voilà comment ça va se passer: maintenant, c'est à mon tour de participer à votre sujet. Pour un seul tour ou pour plusieurs, ça va dépendre de votre façon de jouer le jeu!  Qu'est-ce que je vais bien vous préparer? A voir!

Tremblez dans vos bottes mes lapins!!

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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Jeu 28 Juil - 20:54:15

Je lançai un sourire triste à Lincoln qui venait d’exprimer tout haut la réflexion que je m’étais faite à moi-même. Je ne savais guère trop comment rebondir. J’avais l’impression de lire une certaine souffrance entre ses mots assez savamment choisis et saupoudrés d’humour. Je connaissais les grandes lignes de son histoire de vie, peut-être que les événements de la soirée de charité avaient fait écho à des souvenirs enfouis, refoulés. Je restai pensive quelques instants puis portai mon attention vers Will qui revint avec mes papiers. Je m’empressai de les mettre en lieu sûr dans mon sac tout en le remerciant d’être parvenu à mettre la main dessus. Ce dernier évoqua alors le fameux chien qui avait eu raison de sa sérénité et qui semblait traîner autour du garage depuis plusieurs jours déjà. C’était tout de même plutôt étrange. J’avais moi-même repéré un grand chien, peut-être même plutôt un loup à plusieurs reprises au travail. Et s’il s’agissait effectivement de métamorphes ? Ce n’était ni le lieu ni le moment de laisser mon esprit partir en roue libre sur un tel sujet. Je lançai un regard en coin à mon ancien voisin, comme s’il fallait absolument que je sorte une connerie pour libérer la tension qui m’habitait. « Qu’est-ce que tu veux, il a succombé à ton charme Ashby… »

Will se concentra sur le véhicule du photographe pendant que ce dernier immortalisait sous tous les angles le cadavre de sa jeep. Un silence de quelques secondes s’installa jusqu’au verdict final qui ne surprit personne : le tas de ferraille était bon pour la casse, il n’y avait rien à en tirer. J’écoutais Lincoln exposer ses soucis d’assurance en croisant les bras, quelque peu gênée. Il avait l’air dépité, c’était compréhensible. La police avait très certainement recueilli sa plainte. Je savais néanmoins que ce genre d’enquête allait rarement jusqu’au bout. Foster lança ensuite un trait d’humour à mon attention. Le ressenti qui m’avait effleurée plus tôt concernant ce qu’il dégageait s’imposa à nouveau à moi de manière plus nette. J’esquissai un sourire tout en tentant de trouver un mot d’esprit pour détendre l’atmosphère mais aucune réplique satisfaisante ne me vint en tête. C’est alors que Lincoln s’éloigna pour répondre à un appel.

Je fronçai les sourcils. Plus j’observais la voiture, plus je m’interrogeais. Les dégâts ne correspondaient à aucune arme spécifique, les mécanismes étaient multiples. Il nous manquait un élément essentiel pour comprendre. A moins qu’il ne s’agisse d’un animal. Je soupirai. « Honnêtement Will … Je ne suis pas mécano mais j’ai du mal à croire qu’un simple type aussi énervé soit-il puisse infliger de tels dégâts à une caisse comme celle-là, même armé. J’ai vu des voitures en meilleur état que ça après avoir foncé dans le fossé à 90 km/heure… » Ce n’était pas comme s’il s’agissait d’un fragile petit pot de yaourt, nous parlions d’une tout de même d’une jeep.

Mon regard se posa à nouveau sur la cicatrice de Will, tout à fait inconsciemment. « Comment tu t’es fait ça ? » Cette question quelque peu abrupte avait franchi le seuil de mes lèvres involontairement. J’y avais repensé brièvement à plusieurs reprises depuis que j’avais remarqué la balafre. J’avais supposé qu’il s’était blessé lors de la soirée de charité mais je ne m’en rappelais pas alors que j’avais passé la fin de l’attaque à ses côtés et que j’étais censée avoir conservé l’ensemble de mes souvenirs. Avait-on encore joué avec ma mémoire ? Avait-il lui aussi vécu une autre éprouvante péripétie à distance de cette fichue soirée ? J’adoucis mon regard qui paraissait peut-être légèrement trop inquisiteur, espérant qu’il me relate une histoire stupide d’accident domestique. J’avais largement dépassé mon quota d’horreurs sordides pour l’année.

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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Jeu 28 Juil - 22:25:39

Lisa, Lisa, Lisa... mon "stop" n'était pas assez gros? A ta place, j'envisagerai un examen de la vue! Parce que je suis d'une gentillesse sans pareille, je passe l'éponge, mais... c'est bien parce que c'est toi! Oui, les garçons, j'ai mon chouchou! Et je ne veux pas vous entendre vous plaindre!

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Oh mes petites choses toutes ragoûtantes! Petits vers gluants, je ne vous avais pas oubliés. Non, en fait… j’ai eu envie de m’amuser un peu et faire durer le suspense, vous voir transpirer à grosses gouttes est toujours rigolo! Alors mes dégoulinants chéris, voici venu le moment de vous annoncer la suite des choses! Vous êtes prêts? Vous avez songer à votre casque de sécurité? Vous avez souscrit à une bonne assurance vie? Oh! Peut-être que vous devriez tout de suite penser à faire votre testament et voir à vos pré-arrangements funéraires... avec moi, on sait jamais! Enfin! Vous êtes prévenus, hein! Qu'on vienne pas se plaindre après!

Lincoln, tu te souviens de Billy, pas vrai? Tu sais, ce culturiste sous stéroïdes rencontré au Moonlight? Eh bien comble de malchance pour toi, parce que notre copain Billy est un employé de Will. Il se trouve qu’il est là, il a reconnu ta voiture, évidemment! Maintenant, il te voit débarquer avec la femme flic. Hum... Tu crois qu’il apprécie la manœuvre? Je te le donne dans le mille: certainement pas! Oh, lui ne sait pas que tu n’es pas arrivé avec elle. Il ne sait pas que c’est complètement par hasard que tu te retrouves là avec Lisa. Il croit que son patron l'a vendu à la petite larve de service du bar et que l’autre a ramener le flic avec lui pour le mettre aux arrêts. Hum... pauvre petite chose toute nue et rose que tu es, petit Linc. Il n’a pas oublié que Leonard lui a brisé un bras par ta faute. Et tout ça, uniquement parce qu'il t’a fait peur.  Billy rit, un rire gras, sans aucune joie. À la limite, on dirait un psychopathe dans un de ces films d’horreur. Oui, vous savez ces films où tout le monde fini par y rester parce qu'ils sont trop cons pour se rappeler que dans les films d'horreur, celui qui pense que la voiture est le meilleur moyen de se pousser? Si vous me suivez, vous savez donc que ce type est forcément celui qui crève en premier! Bref! Billy s’est approché de vous trois, bien décidé à faire mumuse. Avec un grand sourire, il lance à Linc:

- Alors, tu as eu si peur que de moi que tu as dû te ramener avec une femme qui trimballe un flingue et un badge sur elle? C'est quoi... tu n'as pas assez de couilles, mec? 

Il va vers ta voiture, tu sais, celle qui est toute lacérée? Celle qui est bonne pour la casse?

- C’est ta voiture? 

Lincoln n'a pas le choix d’acquiescer... immanquable, il ne peut pas mentir à Billy. Ce ne serait pas drôle pour l’histoire. Et je sens, que Lisa va regretter d’avoir laisser son flingue à la maison. Mais c'est quoi cette idée de se balader sans arme quand on sait maintenant ce qui court les rues de Houston?

- Oh merde, tu dois vraiment être le pire emmerdeur de la terre pour qu’on ait voulu faire ça à ta voiture.

Bien sûr, il regarde Will, après tout, lui aussi est là et il est un expert.

- Alors patron, probablement une scie à métaux et une bonne barre de métal pour faire tous ces dégâts. Il faut être plusieurs pour faire autant de dégâts en si peu de temps et ne pas attirer la flicaille dans le coin. Pas vrai Boss? 

Billy est un ours mal léché, mais il est pas mal fier de pouvoir démontrer ses gros muscles pour faire comprendre à Linc la menace... pas si bien sous-entendue qu'il le voudrait. En ouvrant la portière de la Jeep de Lincoln, on voit a peine la veine de son bras grossir sous l’effort. Mais oups, la porte cède et tombe au sol dans un vacarme assourdissant.

- Oups! Pardon! Ces vandales l'ont vraiment bien amochée ta caisse, mon vieux!

Le sourire arrogant qu’il sert au trio n’a absolument rien de convaincant. Et pour cause, Billy n'est pas désolé du tout. Au contraire, il est tout content de lui. Après avoir lancé ses quelques vannes, notre cher Billy - qui a sans doute plus de muscles que de cervelle - retourne travailler. Quant à notre jolie fliquette, si elle veut arrêter notre ours, elle devra faire appel à ses collègues!

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Ven 29 Juil - 23:36:18

    Je regardais tristement Lincoln lorsqu’il m’informa qu’il n’avait pas d’assurances. Pourtant, c’était la moindre des choses qu’être bien assuré lorsqu’on avait une voiture. Dans ce cas, il n’y avait plus rien à faire pour lui. S’il n’avait pas d’argent pour soit faire réparer son véhicule (pire scénario) ou même se dégoter une autre voiture, je ne voyais pas quel miracle pourrait se présenter à lui. Je regardais l’homme quitter ensuite pour répondre à un appel. Je refermais le capot de la voiture en le laissant retomber brusquement et me tournais vers Lisa qui s’interrogeait sur l’état de la voiture. Elle ne croyait pas qu’un homme ait pu faire cela et je ne pouvais pas la contredire. C’était impossible à expliquer. En fait, oui c’était possible, mais je ne pouvais pas lui sortir l’hypothèse des métamorphes. Je ne devais pas en parler et ça devait rester secret. Alors je devrais jouer à celui qui ne savait pas.

    « Je ne peux pas te répondre là-dessus. Je ne connais pas vraiment l’histoire et à part un humain muni de griffes ou un animal sauvage, je ne vois pas vraiment comment cette voiture s’est retrouvée dans un état pareil. » Dis-je en me retournant pour observer la Jeep. Les marques sur les côtés étaient horriblement profondes, impossible de faire ce genre de traces avec un couteau ou même une hache. C’était vraiment d’origine animale. « Et oui, je suis bien au courant de l’état d’une voiture après être tombé dans un fossé. Ça m’est malheureusement arrivé quelques fois après un virage serré. » Répondis-je avec un sourire en coin. Terminer une course avec une voiture en morceau ou ratatiner, ça m’était arrivé en début de carrière et encore parfois aujourd’hui j’arrivais à provoquer des accidents mineurs.

    Elle me surprit en me parlant de ma cicatrice au bras et j’y portais la main par réflexe. Mon histoire toute préparée me vint immédiatement en tête et je la lui récitais : « Je ne t’avais pas parlé de ça ? J’ai été attaqué par un animal sauvage lors d’un remorquage. Un espèce de loup m’a sauté dessus sur le bord de la route alors que j’inspectais la voiture et… »

    Et qu’est-ce qu’il pouvait bien radoter celui la ? Un de mes employés c’était avancé dans notre direction et s’adressait à Lincoln qui nous avait rejoint. J’étais légèrement abasourdi par ses propos et je le regardais, les sourcils froncés et la bouche entrouverte. Si je n’avais pas été suffisamment éveillé, j’aurais demandé à quelqu’un de me pincer pour être sûr que je ne dormais pas. Est-ce que Billy était en train d’essayer d’intimider Lincoln ? Et tout ça se déroulait sous mes yeux ? Déjà que Billy n’était pas le meilleur employé du garage, il osait venir déranger de la sorte ma rencontre avec un client ? Je sentais la moutarde me monter au nez. Mon visage chauffa et si cela avait été possible, il y aurait probablement eu de la fumée me sortant du nez. Il s’adressa à moi avec une suffisance qui me fit grincer des dents. Je serrais les poings et lui jeta un regard qui lançait des éclairs. Le comble fut lorsqu’il arracha à mains nues la porte de la Jeep tout en se moquant encore de Lincoln.

    « Qu’est-ce que tu crois que tu fais espèce d’écervelé ! » Lançais-je d’une voix puissante à son intention.

    C’était totalement inacceptable et il était hors de question que je laisse passer un tel comportement. J’aurais pu être effrayé de la force qu’il avait démontrée mais j’étais trop en colère pour m’en rendre compte. Et il osait repartir travailler comme ça ? Non, non, non. Je suivais le colosse, fulminant de rage après une telle démonstration de manque de savoir vivre.

    « Tu crois que tu vas où comme ça ? Retourner travailler après avoir agit en débile et détruit la voiture d’un client ? Je n’arrive pas à savoir si tu as perdu ton cerveau ou si tu es un naturel dans l’art de ne pas savoir se comporter en société ! »

    Je suis peut être colérique, mais ce qui vient d’arriver, c’est le genre de chose à laquelle je dois réagir. Je ne peux pas rester impassible devant un tel comportement, surtout d’un de mes employés.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Sam 30 Juil - 12:37:38

De retour auprès des autres, je me demandais si je devais révéler à Will que le chien se trouvait toujours à proximité. En y repensant, j’aurais plutôt dû appeler la fourrière. Eux sauraient comment s’y prendre avec la bête. Toujours dans mes pensées, je tournai la tête lorsqu’on s’adressa à moi et je figeai comme un lièvre devant les phares d’une voiture. Non, ça ne peut pas être vrai… Billy, ici ?! Je n’ai pas la langue dans ma poche, il ne suffit que de quelques secondes en ma compagnie pour le découvrir. Néanmoins, l’effet de surprise de découvrir l’homme ici combiné au sentiment de paranoïa que je ressentais depuis l’attaque fit en sorte que je ne sus quoi répondre lorsque Billy tenta d’atteindre à ma virilité avec sa réplique misogyne. En voyant les énormes biceps du type, je repensai à la poigne de l’extrémiste qui m’avait agrippé pour m’emmener au centre de la salle. J’avais alors connu une sensation d’impuissance pour la toute première fois de mon existence. J’avais une adolescence parsemée de rixes de couloirs et ce que je ne possédais pas en musculature, je pouvais le compenser en vitesse, mais jamais de la vie je n’avais réalisé qu’il y avait des situations où j’étais carrément fini d’avance face à un autre être humain. Bon, il y avait eu cette altercation aux toilettes du Moonlight, mais Billy avait eu l’avantage du territoire, me confinant dans la petite cabine. Je me concentrai sur cette idée, ne désirant pas m’aplatir devant ce crétin. Puis, il y avait Lisa et Will à mes côtés, que je savais tous les deux en mesure de me porter main forte si la confrontation devenait physique. J’acquiesçai lorsque Billy me demanda s’il s’agissait de sa voiture. J’aurais bien aimé lui répliquer qu’il devait bien le savoir puisqu’il l’avait vandalisée, mais je me contentai d’hocher la tête. Je n’étais toujours pas parvenu à accumuler assez de courage pour oser lui faire subir le traitement Foster. Ce que je pouvais faire de mieux, c’était de me montrer stoïque et de calmer le tremblement de mes mains en formant des poings.

Ma façade fut sur le point de s’écrouler en entier lorsque Billy s’adressa à Will en le surnommant « patron ». L’homme travaillait ici ? Moi qui le croyais en cavale, je découvrais qu’il se terrait des policiers ici depuis tout ce temps. Will et lui s’entendaient-ils bien, étaient-ils proches ? Pour qui le garagiste prendrait-il si je lui annonçais que je soupçonnais son employé d’avoir ravagé mon véhicule ? L’ironie de la situation me frappa en plein visage : j’avais apporté mon véhicule à l’endroit même où travaillait le coupable de sa destruction. Celui-ci poursuivit son œuvre en arrachant la portière à main nue, me rappelant du même coup qu’il pouvait en faire de même avec ma tête. Reprend-toi Lincoln, tu agis exactement comme Billy le souhaite. La réponse de Will à ce moment m’aida grandement en ce sens. À l’entendre réprimander ainsi son employé, je compris que ce dernier n’avait pas agi en sa faveur. Je me tournai vers Lisa et lui dit : « C’est lui, Billy. » Je lui avais raconté ma mésaventure quelques minutes plus tôt et je savais qu’elle serait en mesure de comprendre. Will pour sa part n’était pas présent à ce moment et il ne pouvait donc pas soupçonner que son employé était le coupable de l’état de ma Jeep. « Will… » Comment lui expliquer de façon assez rapide pour que Billy n’ait pas le temps de venir me casser les dents pour que je me taise ? Avant de savoir par où commencer, j’entendis un grognement derrière-moi. Un instant, je me retrouvai transporté dans les toilettes du Moonlight, soulevé de terre par le col de mon t-shirt et paralysé par le grondement de rage de Billy. Regardant par-dessus mon épaule, j’aperçu le chien qui traînait dehors, maintenant à l’intérieur du garage. Tous les regards des employés se tournaient vers nous depuis la petite intervention de l’armoire à glace, mais l'intrus avait réussi à les faire arrêter complètement de travailler pour épier la scène sans retenue. Comment le chien avait-il pu s’introduire dans le garage ? Je me souvenais pourtant du bruit de la porte qui se refermait derrière moi lorsque j’étais revenu de l’extérieur… Et pourquoi fixait-il ainsi Billy ? Je me tournai vers l’intéressé pour voir que ce dernier s’était durci et semblait prêt à écrabouiller la tête du canin contre le sol. À plusieurs mètres l’un de l’autre, aucun ne semblait vouloir s’avancer pour porter le premier coup. La situation avait un côté irréel qui me remit en doute un instant. Étais-je en train d’halluciner ?

[J’ai pris la liberté de faire jouer un peu Billy, comme ce n’était pas trop clair si Kill allait revenir en fin de tour pour continuer son interruption.]
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Dim 31 Juil - 19:07:30

Je fronçai les sourcils d’un air circonspect en réaction à l’anecdote de Will. Il relatait son histoire d’attaque de loup le plus naturellement du monde, comme s’il avait simplement pris une amende pour excès de vitesse. Il n’en fallait pas plus pour éveiller mes soupçons, il n’échapperait pas à un interrogatoire à la Blackwell. Lincoln venant de nous rejoindre, je me résolus à reporter cette conversation à plus tard. Je n’eus guère l’opportunité de penser plus longtemps à la question. En effet, l’un des deux énergumènes qui m’avaient reluquée d’un air malsain quelques minutes plus tôt s’approcha de nous et commença à se donner en spectacle avec en guise d’ouverture un charmant petit commentaire me réduisant à mon genre, ce qui avait le don de m’irriter particulièrement. Il semblait y avoir un certain passif entre Lincoln et lui; j’en ignorais la teneur mais quoi qu’il en soit, le bougre n’avait pas à se comporter de la sorte. Je m’avançai d’un pas vers lui tout en haussant les sourcils. « Hey ! Je vous conseille de vous calmer tout de suite. » Mon intervention n’eut guère l’effet escompté et l’abruti continua à jouer la provocation, allant jusqu’à   arracher la portière de la jeep de Lincoln. J’étais sur le point d’appeler des renforts lorsque Will se chargea de remettre son employé à sa place.

L’effronté retourna comme si de rien n’était à son poste de travail, un air insolent, victorieux et tout à fait insupportable sur le visage. C’est à ce moment là que Lincoln me dévoila son identité. Il s’agissait du dénommé Billy qui l’avait agressé au Moonlight Circle. Je me demandais ce que le photographe avait bien pu faire pour susciter en cet individu tant de rage et de violence. Je tournai mon visage vers Lincoln tout en hochant la tête afin de lui signifier que j’avais compris le message. « Il ne va pas s’en sortir comme ça, crois-moi. » Will avait l’air d’être sur la même longueur d’onde, il revenait en effet à la charge. Il fallait absolument que ce type finisse sa journée en garde à vue. Je le jaugeais quelques instants. Il s’agissait d’une véritable armoire à glace et, si j’en jugeais par l’état de la voiture qu’il aurait soi-disant détruite, il devait savoir utiliser sa force. Je fronçais les sourcils, en pleine réflexion. J’avais laissé mon arme chez moi et je me promenais rarement avec des menottes. Il n’était pas sage de tenter de l’appréhender seule, il fallait que j’appelle une patrouille avant qu’il ne file, discrètement si possible.

Je sortis mon nouveau téléphone de mon sac et m’exécutai. Alors que la tonalité d’attente résonnait dans mon oreille, mon regard fut attiré par un spectacle quelque peu inhabituel. Une espèce de bataille de regards était en train de se jouer entre Billy et le canidé qui, après avoir subi les foudres de Will, semblait s’être mystérieusement introduit à l’intérieur du garage. Le comportement de ce prétendu chien errant était tout à fait anormal. Quant à Billy, il semblait presque plus énervé par l’animal que par Lincoln. Je restai silencieuse, aux aguets, me demandant si j’avais réellement affaire à un homme et un chien. Le message d’attente défilait encore à l’autre bout du fil. Un mauvais pressentiment m’envahissait progressivement et mes doigts se crispaient autour du téléphone. Je ressentais l’envie viscérale de raccrocher mais mon obstination à vouloir que justice soit faite m’empêchait de le faire. Toujours ce message d’attente. Toujours cette sensation brûlante, cette alarme interne dont l’intensité augmentait seconde après seconde. Peut-être que je réagissais de manière excessive et sans fondement, peut-être que mon radar était brouillé par les récents événements, peut-être je sombrais dans la paranoïa. Peut-être.

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Lun 1 Aoû - 23:07:05

    J’avais l’impression de parler dans le vide. Ou plutôt, de réprimander inutilement. Alors comme ça on ne voulait pas m’écouter ? Mais avant que je n’en rajoute une couche, j’entendis un grognement derrière moi et me retournais. Ce foutu chien était encore là ? Et de plus, il était entré dans le garage ? Je ne savais plus où donner de la tête et j’avais soudainement l’impression d’être de trop. Je reculais de quelques pas, m’ôtant de la ligne invisible entre Billy et le chien. Je me tenais loin des crocs maintenant, je savais à quoi m’attendre. Est-ce que j’étais vraiment en train de vivre ce moment ? C’était vraiment étrange et j’observais la scène, les sourcils froncés. Je me calmais lentement, ma colère faisant place à de la curiosité et à un mauvais pressentiment. J’avais la forte impression que si quelque chose devait arriver, j’aurais à nettoyer par la suite. Pas ici, pas dans mon garage s’il vous plait… Je n’osais pas dire un mot, observant l’échange silencieux entre les deux. Est-ce que Billy grognait ? Est-ce que je l’entendais grogner ou j’avais l’imagination beaucoup trop fertile ? Rendu là, plus rien ne pouvait m’étonner. L’échange se poursuivit encore une dizaine de secondes, Billy semblait prit dans un dilemme intérieur, le regard fixé sur le chien. Tous mes employés s’étaient arrêtés pour observer. On m’avait avertit avant que je n’engage Billy, on me l’avait décrit comme une grosse brute mais nous avions eu besoin d’un mécano de plus le temps que je me remette de mon accident et j’avais décidé de le garder dans l’équipe malgré tout.

    Et Billy sembla décider de son sort par lui-même car je le vis baisser la tête brièvement avant de s’éloigner, quittant le garage sans un regard en arrière. J’étais soulagé de ne pas avoir eu besoin de le mettre dehors moi-même (il est 3 fois plus gros que moi quand même). Mais ce chien… Il venait d’éclaircir ce que je croyais plus tôt. C’était un métamorphe. Il n’y avait pas de question à se poser. Mais pourquoi était-il ici et comment aurait-il pu savoir que ça allait arriver ? Je baissais le regard pour me rendre compte que le chien avait déjà filé lui aussi, suivant les traces de Billy, laissant la porte grande ouverte derrière lui. C’était bien le dernier de mes soucis maintenant. J’étais bouche bé par ce qui venait d’arriver et par la brièveté de la chose. Donc Billy avait détruit la voiture de Lincoln ? Comment…

    « Donc… hmm… » Je ne savais pas par où commencer. Je me tournais vers Lisa qui avait son téléphone à l’oreille. « Est-ce que tu comptes le faire appréhender ? Si c’est lui qui a causé ça… » Dis-je en pointant la Jeep. « Il mériterait de se faire remettre à sa place. » Mais était-ce vraiment lui qui avait fait ça ? À ce que j’avais pu comprendre de la petite scène de Billy, il avait un rôle dans tout ça, sinon il ne nous aurait pas servit ce monologue.

    « Je suis désolé pour ce qui vient d’arriver. C’était vraiment déplacé de sa part. Je ne comprends toujours pas… Mais une chose est sûre, il vient de perdre son boulot ici. » Tant pis, j’aurais à passer moi-même les entrevues pour le prochain mécano. Pas question de réengager un autre Billy. Ici on réparait les voitures. On ne les détruisait pas pour ensuite essayer d’intimider le client. C’était d’un ridicule… Et ce chien métamorphe, pourquoi avait-il jugé bon de se mêler de la situation ? Je savais que Billy était un dur à cuir, mais à ce point ? J’avais l’impression que ça n’avait pas été bien nécessaire.

    « La voiture est dans un pire état que tout à l’heure. Je devrais pouvoir retenir les dégâts pour la portière de sur sa prochaine paye. » Dis-je en tâtonnant l’endroit où la portière du véhicule se trouvait avant que Billy ne l’arrache. Ça mettrait peut être un baume sur la déprime de Lincoln qui sait. Comment est-ce qu’on peut arracher une portière à main nu ? J’observais le métal arraché sans arriver à comprendre. Est-ce qu’on était dans un film de Marvel et Billy en était le méchant ?

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 2 Aoû - 19:49:13

Billy finit par ployer la tête avant de ficher le camp du garage, laissant du même coup la porte ouverte pour que le chien puisse le poursuivre. La situation s’était désamorcée d’elle-même semblait-il, mais je n’arrivais pas encore à assimiler complètement ce qui venait de se produire. Pourquoi Billy avait-il fui notre présence, alors qu’il fanfaronnait encore trente secondes auparavant ? Monsieur Muscles nous avait montré qu’il pouvait arracher une portière de voiture sans suer une seule goutte, mais ne se sentait pas en mesure d’affronter un cabot de ruelles. Quelle était l’explication la plus logique à tout cela, je ne le savais guère. Peut-être que Billy était hypocondriaque et craignait que l’animal ne soit infecté de la rage… Et le chien, comment avait-il pu se faufiler à l’intérieur du garage, mais surtout pourquoi l’avait-il fait ? J’avais souvent entendu parler du sixième sens des animaux lors de catastrophes, mais de là à penser que le canin avait ressenti la menace que représentait Billy pour nous... Toutes ces questions sont inutiles, et les réponses que tu trouves sont plus stupides les unes que les autres. Contente-toi de te réjouir de son départ. Ma conscience avait bien raison, nous n’aurions pas à nous battre aujourd’hui. Je réalisai à ce moment que j’avais encore les épaules tendues et que mes mains m’élançaient à force d’être trop serrées. Je relâchai la pression avec un soupir, quittant la porte du garage des yeux. Lisa avait appelé ses collègues, qui se chargeraient de venir cueillir le mécano en fuite pour qu’il réponde enfin de ses actes. Quant à Will, je doutais que l’envie de reprendre le type dans son garage ne le démange. Billy aurait assurément des antécédents judiciaires (si ce n’était pas déjà le cas) après son arrestation.

Je fis un petit signe de tête à Lisa pour la remercier de son aide. L’apparition soudaine de Billy m’avait complètement paralysé, me faisant craindre à tout moment une réplique violente de sa part. La seule idée de composer le numéro d’urgence ne m’avait aucunement affleuré l’esprit. Will semblait lui aussi perturbé par le comportement de Billy et nous assura que cet idiot venait de perdre son boulot. J’eu un rire nerveux lorsqu’il me dit que le coût de la portière serait retenu sur sa dernière paie. Je ne me sentais pas particulièrement rassuré par cette nouvelle. Ma voiture ne valait même plus un clou, je n’imaginais pas ce que coûterais la réparation de la portière. « Autant laisser tomber, cette voiture était déjà vouée à la casse avant son intervention. » Je regrettai un peu ces paroles par la suite, ayant en mémoire l’état de mes finances, mais à vrai dire j’étais plus préoccupé par ma situation mentale. À bien y repenser, il ne s’était rien produit de bien spectaculaire depuis l’arrivée du vandale, mais cela avait suffi à me mettre à cran pour encore plusieurs bonnes minutes. Cette réaction n’était pas habituelle de ma part, moi qui était plutôt prompt à répondre à la provocation et à afficher mon air de « j’en ai vu d’autres ». Ici, je m’étais carrément aplati face à l’ennemi, agissant docilement pour éviter de perdre le contrôle de mes moyens si l’agression dépassait le stade verbal pour devenir physique. J’avais eu peur, un sentiment qui me suivait beaucoup trop souvent depuis quelques semaines. Je dois absolument revoir Hamilton, et le plus tôt sera le mieux. « En attendant que la police arrive, je vais téléphoner à la casse pour ma voiture. Elle ne restera plus bien longtemps ici. » Et moi non plus d’ailleurs.

Je m’arrangeai pour que mon véhicule soit en direction du cimetière à voitures en fin de journée, puis je composai le numéro d’Hamilton pour me réserver un rendez-vous de toute urgence. Ma voix chevrotante dut le convaincre de me prendre au plus vite, puisque j’eu droit à une case horaire avant la fin de la semaine. Je le remerciai et je raccrochai, sentant que je reprenais enfin un semblant de contrôle sur ma vie. Il ne restait plus qu’à attendre les agents de police et voir Billy se faire passer les menottes. Je retournai vers les autres, mais je restais muet, revisitant les dernières minutes. J’essayais de ne pas replonger dans les événements, mais le mystère du chien continuait de me tarauder l’esprit. Non seulement l’animal avait eu une réaction inhabituelle, mais celle de Billy n’était pas des plus claires non plus. Et ma réaction à moi, comment les autres l’ont-elle trouvée ? Je me sentais quelque peu honteux d’être aussi couard, encore perturbé d’une attaque que les autres semblaient avoir surmontée en grande partie, si ce n’était presque entièrement, et incapable de faire face à trois contre un à une tentative d’intimidation. Je me promis de tout faire pour quitter cet état, de sorte qu’à notre prochaine rencontre je ne sois pas la créature fragile et tremblante que je présentais en ce moment même. Si Hamilton ne me prescrit pas lui-même ces foutus cachets, je suis prêt à dévaliser la réserve de pièces à convictions des Stupéfiants. J’exagérais, mais à peine.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mer 3 Aoû - 19:12:15

Je patientais toujours, les yeux rivés sur Billy. Je fus stupéfaite de voir les traits de son visage changer progressivement; son expression avait perdu de sa superbe, il semblait se soumettre. Je fus encore plus étonnée de le voir se diriger sagement vers la sortie, suivi de près par cet étrange chien. Je me décalai afin de le garder dans mon champ de vision tout en hochant la tête en direction de Will qui me demandait si je comptais le faire arrêter. La voix d’un agent résonna enfin à l’autre bout du fil. Après m’être succinctement présentée, je lui exposai les faits en précisant la description physique de l’individu. Elle m’informa de l’envoi rapide d’une patrouille. Je la remerciai et raccrochai tout en m’approchant de la porte du garage, bien résolue à suivre le malfrat jusqu’à ce qu’il se fasse appréhender. N’étant pas armée, je préférais ne pas provoquer la confrontation mais je n’allais tout de même pas le laisser filer ainsi. Je rendis au passage son sourire à Lincoln qui s’était remis à parler affaires avec Will. 

Je sortis à l’extérieur du garage, une douce brise s’était levée et rendait l’atmosphère légèrement moins lourde. L’ancien mécanicien venait de traverser la rue. J’avais encore du mal à comprendre le revirement de situation qui venait de s’opérer, je tentais de faire abstraction de ma perplexité et de me concentrer sur mon objectif immédiat. J’allais me lancer à la poursuite de l'homme lorsque ce satané chien vint me barrer le passage,  faisant des aller-retours incessants devant moi et m’empêchant ainsi d’avancer pendant quelques précieuses secondes, suffisamment pour que je perde la trace de Billy qui disparut dans une rue adjacente. Il me fut impossible de la retrouver. Je me mis à jurer puis rentrai dépitée dans l’enceinte du garage.

Je passai devant Lincoln qui était en pleine conversation téléphonique puis rejoins Will, toujours passablement énervée. « Putain de chien ! Il m’a bloqué le passage. J’ai perdu Billy. » Peut-être que les renforts envoyés par la centrale mettraient la main sur l’individu mais rien n’était moins sûr, ce dernier avait une avance non négligeable sur eux. Ils patrouilleraient certainement pendant quelques minutes dans les secteur à la recherche d’un homme correspondant à la description physique que je leur avais fournie avant d’être redirigés sur une autre intervention plus urgente. Je le tenais pourtant, je le tenais. C’était rageant. Je regardais tour à tour Ashby et Foster qui venait de nous rejoindre. « C’est quoi son problème à ce clébard ? C’est la pleine lune ou quoi ? » Je soufflai en faisant les cent pas, les mains sur la taille, tentant de me calmer. La pression finit par redescendre et je repris le contrôle de moi-même. Je me sentais toutefois tout à fait stupide et incompétente. J’aurais dû profiter du changement de comportement de Billy pour tenter de le maîtriser, il y avait bien de quoi attacher quelqu’un dans un garage. Le temps n’était néanmoins pas aux regrets ni aux remords, j’aurai toute la nuit pour y repenser.

Je me tenais immobile entre Will et Lincoln. Ce dernier semblait quelque peu perturbé par ce que nous venions de vivre, à moins que le malaise ne soit plus profond. Je relevai le menton, adoucissant ma voix. « Ca va vous ? » Je m’adressai aux deux hommes. Ce qui venait de se produire n’était pas anodin. Le photographe s’était fait agresser une seconde fois par le même individu; quant à Will, il venait de perdre un employé et de se prendre en pleine face une réalité plutôt laide. C'était sans compter les événements du gala de charité dont on ne pouvait pas clairement dire qu'ils appartenaient désormais au passé. Pour ma part, j’étais encore dans le feu de l’action et j’avais revêtu ma carapace de détective. Je me protégeais derrière ma posture professionnelle, j’envisageais la foule de questions qui fusaient dans mon esprit à travers mon prisme de flic. Je savais néanmoins qu’une fois rentrée chez moi, la donne serait tout autre.

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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa

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