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 If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Ven 5 Aoû - 15:59:40

    Lincoln me dit de laisser tomber pour la portière de la voiture. J’aurais bien aimé l’aider mais sa voiture ne valait plus rien, encore moins maintenant si c’était possible. J’espérais bien qu’ils attrapent Billy et qu’il paye pour ce qu’il avait fait. C’était impensable qu’un humain, bien que très fort, ait pu accomplir ce genre de dégâts. L’état de la voiture était pitoyable et je repensais à ce que Billy avait dit plus tôt. Une scie et une barre de métal pour faire ce genre de travail ? Non. Je regardais la voiture et n’arrivais même pas à m’imaginer cela. Une scie faisait un travail plus droit et une barre de métal pour percer de la sorte ? Oubliez ça. C’était complètement insensé. J’avais beau réfléchir sur le cas de cet engin, pour l’instant rien ne me venait à l’esprit. J’étais encore subjugué par ce qui venait de nous arriver. Et Lisa qui était sortit dehors, probablement à la recherche du trouble fête. Je ne savais pas ce qu’elle pourrait faire contre lui si elle arrivait à le rattraper. Et ce chien, était-il partit avec l’homme ? Si c’était un métamorphe comme je commençais à me douter, il allait probablement perdre sa forme animale pour discuter un peu avec Billy, sauf bien sûr s’il était plus fort en chien.

    J’acquiesçais lorsque Lincoln me prévenu qu’il allait téléphoner à la casse. J’aurais pu le faire moi-même mais s’il y tenait je n’allais pas m’interposer. J’avais l’habitude d’envoyer des véhicules à la casse, ce n’était pas au propriétaire du véhicule à le faire mais bon… J’observais encore la voiture, n’y pensant plus vraiment à vrai dire. J’étais perdu dans mes pensées. Entre le métamorphe qui squattait le stationnement du garage depuis une semaine et Billy qui venait de nous faire une scène, je ne savais plus où me mettre. Pourquoi un métamorphe trainerait ici ? Qu’est-ce que ça lui rapportait ? Je n’arrivais pas à faire de lien. Peut être voulait-il entrer en contact avec Elena ? Mais si c’était le cas, il aurait pu tout simplement venir me parler. Non, ça ne devait pas être ça. Je ne poussais pas plus loin ma réflexion. Lisa venait de me rejoindre et elle semblait énervée. Et à l’entendre, elle avait bel et bien essayé de rattraper Billy. Puis elle se demanda quel était le problème du chien. J’affichais un air de compréhension et haussais les épaules.

    « Il traine devant le garage depuis le début de la semaine. Personne n’est venu le chercher et la fourrière n’arrive pas à l’attraper. J’ai bien essayé de le faire partir mais rien ne fait. Pourtant ce n’est pas comme si on le nourrissait, il n’y a rien ici pour lui. »

    Même si s’était un métamorphe, il n’y avait aucune explication. En fait, il devait bien y en avoir une, mais je ne la connaissais pas. Je me grattais le bras, essayant de mettre les pièces du puzzle ensemble. Billy, le métamorphe, mon attaque. Tout ça n’avait pas nécessairement de lien, mais parfois mon cerveau voulait que tout concorde. Puis Lisa nous demanda à moi et Lincoln si ça allait. J’haussais les sourcils, me demandant quoi lui répondre.

    « Ça irait mieux si les événements bizarres et dangereux arrêtaient de se produire. J’aimerais souffler deux minutes. » Et pouvoir réfléchir tranquillement à tout ça.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Sam 6 Aoû - 11:26:22

Enfin, quelqu’un admettait l’évidence : ce clébard n’agissait pas du tout normalement. D’une certaine façon, j’avais craint que ma perception des choses ne soit amplifiée, voir déformée par mon état de panique actuel, mais les paroles de Lisa venaient confirmer que je n’étais pas en pleine psychose. Will disait que ce chien traînait autour du garage depuis plusieurs jours déjà sans que ni ses employés, ni la fourrière ne puisse remédier au problème actuel. Je passai une main dans mes cheveux, à la fois soulagé de ne pas me savoir seul à me questionner sur le chien et prudent quant à ma prochaine réponse. Je me devais de reprendre en main l’image que je projetais depuis le début de cette rencontre. Ce chien m’a carrément foutu la trouille quand je téléphonais dehors, il me fixait comme si j’étais un os géant. Inutile d’avoir l’air d’un fan de la théorie du complot en plus d’un froussard avec cette réplique. « Je suis désolé Will, je croyais avoir bien refermé la porte en revenant à l’intérieur. Je ne vois pas comment ce chien aurait pu rejoindre la fête sinon. » Gare à vos sandwichs, le cabot cambrioleur du centre-ville a désormais appris à tourner les poignées !

Blackwell s’enquit ensuite de notre état à tous les deux. Will avait admirablement résumé la situation actuelle. Pouvions-nous avoir la paix durant cinq minutes, histoire que nous puissions tous régler nos problèmes de voitures, bavarder un peu et puis repartir chacun de notre côté sans se faire agresser par un futur taulard ? « Idem pour moi. Une fois Billy assis à l’arrière d’une voiture de police, ce sera le comble du bonheur. » J’espérais ne pas avoir trop mis d’ironie dans ma réponse. Je ne voulais pas avoir l’air d’attaquer mes compagnons avec cette remarque, mais mon état d’esprit avait souvent varié en quelques minutes à peine, faisant en sorte que je ne contrôlais plus vraiment mes réactions. Autant relancer le sujet, histoire que mon côté empathique ressorte pour quelques secondes. « Et toi Lisa ? Comment tu vas ? » J’avais cru comprendre qu’elle avait tenté de poursuivre notre charmant vandale au-dehors, avant de perdre sa trace. Cela devait se révéler très frustrant pour elle. Toutefois, si Billy venait juste de sortir de la bâtisse, il n’avait pas pu aller bien loin. De plus, disons que son physique imposant le rendait facile à repérer au centre d’une foule. À moins qu’il y ait un rassemblement d’haltérophilie au centre-ville, je doutais fort que l’homme glisse encore une fois entre les mains de la justice.

Par la grande porte du garage, je vis que les policiers étaient arrivés sur les lieux. Une voiture vint se stationner près des véhicules qui attendaient leur rendez-vous et une autre poursuivit dans les rues, sûrement à la recherche Monsieur Les-Stéros-M’Ont-Grillé-Le-Cerveau. Je souris légèrement à cette pensée, me rendant compte que je recommençais à utiliser le sarcasme et les insultes qui me caractérisaient habituellement. Eh bien, on dirait que Lincoln renaît de ses cendres. Même si je n’avais pas encore revu Hamilton, le simple fait de savoir que mes problèmes étaient sur le point de se régler avaient fait en sorte de chasser pour un temps ce nuage gris qui me suivais depuis deux semaines. Un second coup d’œil au-dehors le ramena aussitôt. Plus loin dans la rue, derrière les policiers qui ouvraient leurs portières, je captai un mouvement. Le chien était allé se poster dans une ruelle, près d’un conteneur à déchets, et continuait de fixer la scène. Derrière lui, à moitié cachée par le bac, une queue touffue se balançait. Bon, maintenant Super-Clébard a un Robin pour l’aider à combattre le crime. Le regard de l’animal était toujours concentré sur le garage d’une façon que je trouvais singulière. Des voitures passaient, des passants aussi parfois, des portes s’ouvraient tout autour de lui, mais le chien ne portait attention qu’à nous. Dépêchons-nous de faire notre déposition que je puisse enfin m’éloigner de ce chien au comportement obsessionnel.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Ven 12 Aoû - 20:23:35

Je lâchai un sourire en réaction aux réponses des deux hommes mais le coeur n’y était pas, je n’avais pas la conscience tranquille. Plus j’y repensais, plus j’étais persuadée qu’il y avait anguille sous roche. Le comportement et la force physique de Billy m’avaient bien évidemment interpellée mais l’image qui restait le plus profondément ancrée dans mon esprit était celle de son regard lorsqu’il faisait face au chien.  Quelques semaines plus tôt, j’aurais sans doute évoqué un trouble psychiatrique ou une consommation de psychotropes. Il fallait désormais composer avec l’éventualité que les êtres croisés sur ma route ne soient pas des humains, comme dans le cas présent. J’étais loin d’être sereine à l’idée d’avoir envoyé mes collègues flics à la poursuite d’un individu de nature indéterminée, à la force titanesque et de surcroit imprévisible. Je savais que ce cas de conscience allait être amené à se présenter régulièrement à l’avenir, du moins tant que j’acceptais de garder le secret. Je relevai les yeux vers Lincoln qui me demandait comment j’allais.  Que répondre à l’exception d’un insipide mensonge ? Entre la « deuxième mort » de mon père, les  dernières révélations concernant l’existence des vampires et des métamorphes, la prime qui semblait mise sur ma tête et le harcèlement a priori orchestré par Kaleb et qui m’ôtait toute intimité,  j’étais complètement perdue et bien évidemment, je n’avais personne à qui me confier. J’y étais habituée, certes. J’avais souvent affronté les épreuves de la vie seule. Cela n’en devenait néanmoins pas plus facile à vivre. J’allais ouvrir la bouche pour sortir une ineptie lorsque les policiers en uniforme débarquèrent dans le garage.

Je m’avançai vers mes collègues et les saluai d’un ton sérieux. Je les informai que je ferai mon rapport plus tard et les laissai s’adresser aux deux autres. Je m’avançai vers la fenêtre, pensive. A travers la vitre, encore ce foutu chien. Je n’en laissai rien paraître mais j’étais excédée, excédée de me sentir dépassée par les événements. Je n’avais pas fait une nuit correcte depuis deux semaines. Mes paupières étaient terriblement lourdes et mes yeux irrités mais je ne parvenais guère à les garder clos plus de quelques minutes d’affilée lorsque je finissais par m’allonger sur mon lit aux alentours de deux heures du matin. Je croisai les bras. Je revoyais régulièrement les images du combat qui avait eu lieu lors du gala de charité. L’homme tigre, les décapitations, le sang. Je me les imposais, même, répétant la scène en boucle dans mon esprit afin d’en décrypter le moindre élément. J’avais rédigé plusieurs rapports que je relisais quotidiennement, les agrémentant chaque jour de nouveaux commentaires, plans, schémas. Maintenant que j’étais de retour dans le monde extérieur, je réalisais que le cauchemar de cette fameuse nuit me poursuivait et me poursuivrait encore, probablement jusqu’à la fin de mes jours. Rien ne serait jamais comme avait, ce chien en était la preuve vivante.

Je me tournai vers Lincoln et Will. Un sentiment d’intense solitude s’était emparé de moi, différent de tout ce que j’avais pu ressentir auparavant. Je savais que j’allais devoir m’y accoutumer, du moins tant que j’aurais à garder ce satané secret. J’eus l’impression que mon regard s’était voilé de tristesse pendant une fraction de seconde avant de redevenir impassible. Je sortis du garage et me dirigeai vers le chien. Je mis mes mains sur mes hanches, faisant mine de surveiller les alentours. Je m’adressai en réalité à l’animal, parlant bas, le regard au loin. « Hey, Snoopy !  C’est quoi ce cinéma ? Il va falloir que vous arrêtiez de vous comporter comme si on avait pas voix au chapitre. Ca vaut aussi bien pour vous que pour vos potes vampires. » Le chien tourna la tête vers moi. Il n’avait pas réagi aussitôt au son de ma voix, il avait attendu que je finisse ma phrase. J’en étais persuadée, c’était un métamorphe

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Ven 12 Aoû - 23:45:51

    Lincoln demanda à Lisa comment elle allait à son tour. Je n’avais écouté qu’à moitié ce qu’il avait répondu plus tôt et ne prêtais guère plus d’attention à la réaction de Lisa à cette question. Un de mes employés venait d’arracher la porte d’un véhicule et de s’enfuir à la vue d’un chien. J’essuyais inconsciemment mes mains sur mon pantalon pour ensuite les frotter énergiquement l’une contre l’autre. J’étais plus nerveux que je ne le croyais. J’en avais marre de tous ces événements qui se succédaient. On dirait qu’on ne voulait pas me laisser tranquille. Le souvenir de cette soirée de charité était encore bien ancré dans ma tête, je n’avais pas besoin du stress supplémentaire de métamorphe dans mon garage. Il allait falloir que je me remette de l’attaque du loup et de celle des extrémistes avant que quelque chose d’autre n’arrive. J’avais encore l’image du sang me recouvrant les mains et j’avais de la difficulté à me l’effacer de la tête.

    Voir les policiers arriver dans le garage c’était presque assez pour me faire péter un plomb. J’avais un peu trop souvent affaire à la police ces temps-ci et je ne m’habituais pas à leur présence. Je ne me sentais pas non plus en sécurité. Je savais qu’un métamorphe pourrait s’en prendre à eux ainsi qu’à moi et personne ne pourrait réellement les arrêter. La police n’avait pas arrêtez ce loup de me sauter dessus ni n’avait-elle empêché les extrémistes de s’en prendre à nous à cette soirée de charité. Personne ne pourrait empêcher qui que ce soit de m’attaquer de nouveau. Qui sait ce que Billy aurait fait si ce chien ne s’était pas mit au travers de son chemin. J’aurais bien aimé connaitre l’identité de ce métamorphe mais j’imagine que ça serait un secret de plus à garder. Déjà que je ne pouvais pas parler de ma sœur et de son entourage, je préférais connaitre le moins de métamorphe possible, comme ça personne ne pourrait essayer de me faire révéler qui ils étaient.

    Lorsque les policiers approchèrent pour avoir notre version des faits, je relatais ce qui était arrivé et ce que j’avais vu. Ainsi que tout ce que je savais sur Billy, donc très peu d’information. Il ne travaillait au garage que depuis quelques semaines et j’avais été absent la moitié du temps, donc je ne pouvais pas vraiment décrire comment il était. Lorsque je n’eu plus d’autre information à leur donner, je les laissais observer le véhicule de Lincoln, fouiller mon garage ou même interroger mes employés, plus rien ne me dérangerait en fait. Je sortais du garage, ayant vu Lisa en sortir un peu plus tôt. Je m’adossais contre le mur du garage et l’observais un moment. Elle semblait observer les alentours. Peut être pour retrouver la trace de Billy, mais je doutais qu’il revienne dans le coin. Le chien était encore sur place, se cachant dans une ruelle. Il était également accompagné de son ami le renard. Si le chien était revenu, alors nous étions probablement hors de danger. Il avait fait sortir Billy du garage et était revenu à son point d’observation. Je croisais les bras, me questionnant sur la présence de métamorphes ici. Mais en fait… Pourquoi Lisa était-elle aussi près du chien ? Et celui-ci la regardait. Je me faisais sûrement des idées. Je m’approchais d’elle, le regard posé sur les métamorphes. En me voyant approcher, le chien, bien assis sur son postérieur, se leva précipitamment. Avait-il peur que je lui hurle dessus comme j’avais fait un peu plus tôt ? J’aurais pu, mais j’essayais de ne pas avoir l’air d’un fou devant public. Puis je réalisais que j’avais hurlé après deux métamorphes tout à l’heure et qu’ils s’étaient peut être moqué de moi sans que je le sache… Je m’arrêtais à côté de Lisa, ne décrochant pas mon regard du chien.

    « Rox et Rouky sont de retour à ce que je peux voir. S’ils savaient parler, la police aurait pu les interroger. » Dis-je sans vraiment réfléchir. S’ils avaient voulu révéler leur vraie identité, on aurait pu en savoir plus… Mais j’allais rester dans l’ombre sur cette histoire. « Pourquoi Billy a t-il eu peur d’un chien… Il aurait pu nous tuer à mains nues, mais il s’est enfui en voyant un chien. » Ce n’était pas du tout crédible. Même si Billy savait que le chien était un métamorphe, n’était-il pas plus puissant que l’animal ?

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Sam 13 Aoû - 21:08:52

J’avais vu faire cela des dizaines, voire des centaines de fois au cours de ma carrière. Tandis que je me déplaçais aux alentours, photographiant chaque pièce à conviction étiquetée autour de la scène de crime, les inspecteurs interrogeaient les témoins près de moi, leur demandant de relater leurs histoires, posant des questions pour éclaircir certains points contradictoires ou nébuleux, rassurant les victimes encore sous le choc… Bref, toute cette situation était du déjà vu pour moi, d’une banalité telle que je n’aurais pas dû me sentir aussi anxieux. Pas que je sois coupable de cette histoire, bien au contraire. Seulement, j’avais l’impression de raconter un tissu de mensonges à tous ces agents, qui de plus est me connaissaient déjà. Un homme tellement puissant qu’il pouvait arracher la portière de ma voiture d’une seule main ? Un chien entré par une porte mal fermée (que j’étais sûr d’avoir entendue se refermer derrière moi malgré tout) qui aurait fait cesser une confrontation inévitable ? Will et moi avions l’air de mentir effrontément aux policiers dans la pièce, récitant une fable que nous aurions élaborée en deux minutes suite à l’appel d’urgence. Je voyais à leurs regards que ces derniers trouvaient toute cette histoire farfelue, pleine de trous, incohérente… Mais que pouvais-je leur raconter d’autre que la vérité ? Je ne comprenais pas plus qu’eux ce qui s’était produit entre les murs de ce garage, même si j’avais assisté de mes propres yeux à ce que je relatais. Avec un peu de chance, le témoignage de Lisa ajouterait de la crédibilité à nos déclarations, me dis-je avant de voir que les policiers en avaient terminé avec Will et discutaient à présent avec un mécanicien. Il y avait les autres employés, peut-être même des caméras de sécurité. La foule de témoins aiderait à prouver que nous n’étions pas en train de leur passer un sapin.

Qu’est-ce que les employés pouvaient bien penser de cette altercation ? Connaissaient-ils le même côté de Billy que moi, ou le voyaient-ils plutôt comme un type bien, un collègue sympathique ? Il était facile pour moi de le démoniser vu le type de rapports que nous avions entretenu dans les quelques de minutes que nous avions partagées. Cela m’arrangeait même. Je ne pouvais pas mettre le doigt sur une explication logique qui expliquerait le comportement de Billy envers moi, la folie étant la seule option valable à mes yeux. Après tout, il avait démoli mon véhicule pour un foutu verre renversé ! J’étais du genre soupe au lait, je n’aurais donc pas pris ce geste (accidentel, je le précise) de façon calme et posée, mais je n’irais tout de même pas à aller démolir le bolide du responsable pour un simple t-shirt souillé. Je ne voulais pas déclencher une crise de paranoïa et me demander si tout cela n’était pas le début d’un plan plus vaste contre moi, surtout que mon état mental actuel me rendait enclin à exacerber toute chose. Toute la pression que je ressentais pour paraître crédible réduisit ma patience à son minimum et je dus me retenir pour ne pas répondre de façon effrontée aux policiers, ne désirant pas empirer leur suspicion avec un comportent irascible. Dès qu’ils se dirigèrent vers les autres témoins, je lâchai un bruit de satisfaction. M’étirant les bras, je jetai un regard aux alentours à la recherche de Will ou de Lisa. Nulle part en vue.

L’idée de m’enfuir comme un voleur m’alléchait. J’étais épuisé par toute cette histoire, affecté par le stress des dernières semaines et de plus je n’avais pas réglé mes problèmes de voiture. Pour les questions du remboursement de mon nouvel appareil ou pour ce que je devais à Will pour l’inspection de mon véhicule, je pourrais toujours repasser un autre jour. Je pouvais lui laisser mes coordonnées en cas de problème, mais j’avais déjà réglé le transport de la Jeep à la casse et les policiers n’avaient plus besoins de mon témoignage. Je me dirigeai vers la porte, toujours réticent à quitter ainsi sans même un merci pour Lisa qui avait appelé les policiers tandis que j’en étais incapable ni pour Will qui avait tout de même pris le temps d’inspecter pour moi l’épave dont je l’avais encombré. Pesant toujours le pour et le contre de cette solution, je découvris les deux à l’entrée de la ruelle, celle-là même où le chien et son compagnon espionnaient nos moindres faits et gestes (quand je parlais de paranoïa…) Impossible de disparaître sans passer près d’eux si je voulais atteindre l’arrêt d’autobus ou la station de métro la plus près. Cela me décida à rester le temps que la poussière retombe et que je puisse retourner chez-moi sans avoir l’air de m’enfuir. Je m’approchai, ne pouvant pas entendre clairement ce qu’ils se disaient. J’en déduisis qu’ils discutaient de ce qui venait de se passer, ne voyant pas ce qui pourraient accaparer leurs pensées sinon. « Eh, je me suis dit que je devrais remercier le chien pour avoir fait en sorte que je puisse repartir de ce garage le visage intact et les membres fonctionnels. Vous êtes ici pour la même chose ? » L’humour, toujours mon moyen pour camoufler ce que je ressens vraiment !
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 16 Aoû - 19:42:50

Je fixais l’animal des yeux, tentant de lui mettre la pression dans le but de le pousser à dévoiler sa vraie nature. C’était probablement stupide et voué à l’échec mais je ne perdais rien à essayer. J’entendis des pas derrière moi et tournai la tête pour voir Will qui venait de s’arrêter à ma hauteur. Nous partagions manifestement les mêmes interrogations suite à l’étrange altercation entre Billy et le chien, il ne comprenait absolument pas la réaction de son ancien employé. « J’espère qu’on pourra lui poser la question très vite entre les quatre murs d’une salle d’interrogatoire. » Je n’avais pas envie de briser le morale des troupes mais, à ce propos, j’avais bien plus de réserves que d’espoirs. Si Billy ne s’était pas évaporé dans la nature, le chien serait probablement encore en train de le suivre. Il était pourtant là, planté devant nous, comme au garde-à-vous. J’avais envie de sommer l’animal de déguerpir hors de ma vue, je ne supportais plus son oppressante présence. Je savais néanmoins qu’il serait très mal vu de disjoncter ainsi en public et prenais donc sur moi.

Lincoln vint nous rejoindre. Les policiers ne tardèrent pas à lui emboiter le pas et à disparaître dans leur véhicule après nous avoir salués de loin. Le photographe s’enquit sur le ton de l’humour de ce que nous faisions, nous demandant si nous souhaitions remercier ce foutu chien dont l’intervention mystérieuse avait certes permis de désamorcer un conflit imminent. J’esquissai un sourire. « Je voulais aussi lui dire que nous n’avions plus besoin de ses bons et loyaux services et qu’il pouvait maintenant disposer. Ce serait dommage qu’il fasse attendre son chef de meute… » J’avais parlé d’une voix ferme et froide, presque menaçante mais toujours accompagnée d’un sourire. Je regardais à présent l’animal avec insistance afin qu’il saisisse que j’étais au courant de l’existence des métamorphes et que je le reconnaissais comme tel. J’aurais voulu lui faire comprendre que j’avais les moyens de faire savoir à sa hiérarchie qu’il s’était franchement fait remarquer ce jour-là et qu’il ferait mieux d’acheter mon silence en se pliant à mes volontés. Le chien sembla recevoir tout ou partie du message puisqu’il quitta les lieux suivi de son ami renard. Je me tournai vers mes deux interlocuteurs tout en passant ma main dans mes cheveux. Il fallait que je trouve une justification au comportement quelque peu étrange que je venais d’avoir. « Désolée, j’aime pas les chiens, ils me rendent nerveuse. Surtout celui là, il m’a foutu les jetons. »

Je regardai le véhicule de mes collègues démarrer et quitter le parking, contrariée. Combien de temps cette surveillance allait-elle durer ? C’était invivable. La veille encore, un homme m’avait suivie au supermarché pendant que je faisais mes courses, comme si je risquais de me faire attaquer par un gang de laitues. J’avais d’ailleurs prétendu ne pas le voir afin de mieux l’observer, intriguée par un étrange sentiment de déjà-vu. Ce souvenir me laissa pensive. Je fronçai les sourcils, absorbée par d'intense réflexions puis plongeai ma main dans mon sac et en sortit mon carnet de notes. Il s’agissait d’un petit cahier noirci d’observations diverses et variées, complètement illisibles pour tout autre que moi. Je l’ouvris et tournai précipitamment les pages jusqu’à tomber sur quelques mots écrits il y a un peu plus de deux semaines. « Curtis, videur du M.C, 1m90, 80 kg, métisse, yeux verts. Prétend n’avoir jamais vu E. mais attitude suspecte, micro-expressions de peur, rigide, cligne les yeux +++, à creuser. » J’avais rencontré le Curtis en question au Moonlight Circle, peu avant la soirée de charité. C’était mon enquête concernant Elena Ashby qui m’avait amenée jusqu’à ce club de l’ouest de la ville. Lorsque j’avais suivi la soeur de Will, je l’avais vue entrer dans l’établissement en dehors des horaires d’ouverture. J’avais attendu près de deux heures devant la porte sans la voir sortir puis avais été contrainte d’interrompre ma filature pour répondre à un appel du travail. Le lendemain soir, j’avais donc décidé de me rendre sur place afin de glaner quelques informations. Ma sortie n’avait guère été probante et je n’avais pas eu l’opportunité d’approfondir mes investigations ni d’y réfléchir posément depuis, obnubilée par les retombées des récents événements.

Cela me revenait pourtant, les souvenirs affluaient dans mon esprit. Je relis plusieurs fois de suite la description du videur, passant mon doigt sur l’encre noire. Son image apparaissait de plus en plus clairement dans ma mémoire. Ce Curtis était la copie conforme du type qui m’avait suivie la veille. Je me tournai précipitamment vers Lincoln en fronçant les sourcils, l’adrénaline au ventre. « Foster, tu m’as dit que ton altercation avec Billy avait eu lieu au Moonlight Circle, c’est bien ça ? » Je sentais que j’étais au seuil d’une avancée capitale, que deux pièces du puzzle étaient sur le point de s’assembler. J’adorais la sensation excitante qui m’envahissait à cet instant précis, c’était ce qui me faisait vibrer dans mon métier. Je rangeai mon carnet, fixant Lincoln avec insistance, sachant pourtant qu’il allait répondre par l’affirmative.

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 16 Aoû - 23:17:09

    J’espérais aussi que Billy se fasse attraper. Il avait assez causé de problèmes. Et dire que moi je l’avais engagé. Pour ma défense, je ne savais pas ce qu’il avait fait. Maintenant que j’étais au courant, je serais bien plus prudent à l’avenir. Se fier à la première impression qu’on a de quelqu’un n’est pas toujours la meilleure manière de s’en faire une opinion.

    Lincoln nous rejoint, rigolant sur le fait qu’il s’en était sortit sans encombre grâce au chien. Malheureusement il avait bien raison. Si ce chien n’avait pas fait apparition dans le garage, nous aurions probablement eu la raclée de notre vie, ou quelque chose s’y apparentant. Je grimaçais en retournant mon regard vers le chien. Puis Lisa intervint, son ton me fit tiquer et je la regardais. Ce serait dommage qu’il fasse attendre son chef de meute… Je fronçais les sourcils, me demandant si elle comprenait seulement ce qu’elle venait de dire. Ou si elle détenait déjà un peu de la vérité sans même le savoir. Le chien quitta peu après, suivi de l’autre métamorphe. Je me retenais pour ne pas poser de questions trop explicites. Je connaissais Lisa et je savais que si je ne faisais pas attention à mes mots, ce serait elle qui me poserait les questions. Elle était bien meilleure que moi pour apprendre la vérité et vu le secret que j’avais à cacher, pas question que je ne m’incrimine.

    « Eh bien dis donc, tu lui a foutu la trouille. J’avoue que si on m’avait fixé comme ça, moi aussi j’aurais déguerpi. » Dis-je en souriant.

    En espérant qu’il ne remette pas les pattes ici. Lisa avoua ne pas aimer les chiens, ce que personnellement je ne savais pas. Mais je ne pouvais qu’approuver ce qu’elle venait de dire. Je n’étais pas un grand amateur des chiens moi-même. Ils étaient plus embarrassants qu’autre chose. Et de toute manière, comme si j’aurais eu le temps de m’occuper d’un animal entre le garage, les courses et ma sœur. Je mis les mains dans mes poches, regardant fébrilement la police quitter la cour du garage. Je n’aurais probablement jamais de nouvelles de ce qui allait arriver à Billy s’il était attrapé. À moins que je ne demande à Lisa de me tenir au courant. Je n’étais pas sûr d’avoir envie d’être tenu au courant. J’avais plutôt envie de tout oublier et de passer à autre chose. Si des événements bizarres continuaient de m’arriver, j’allais demander moi-même à la police de m’enfermer dans une cellule. Peut être que comme ça j’aurais la paix. Lorsque Lisa sortit un cahier de son sac et posa une question à Lincoln concernant son altercation, je décidais de les laisser discuter. De toute façon, je ne connaissais rien de cette histoire et tout ce que je savais, ils le savaient déjà. Je n’étais d’aucune aide dans cette interrogation et j’étais sûr que Lincoln s’en sortirait à merveille avec les questions de Lisa. J’haussais les épaules et tournais mon regard vers le garage.

    « Je vous laisse discuter. Je vais retourner travailler. » Dis-je en m’éloignant sans attendre de réponse.

    Lisa avait quelque chose en tête. Je ne savais pas ce qu’elle savait ni sur quoi elle enquêtait, mais ça avait un rapport avec l’histoire de Lincoln. Elle s’investissait toujours à 100% dans ses enquêtes et je pouvais voir qu’en ce moment, son cerveau fonctionnait à pleine vitesse. Et il m’était complètement inutile de rester planté là à attendre. J’avais du boulot qui m’attendait et si je voulais quitter le travail en même temps que tout le monde ce soir, j’allais devoir me dépêcher avec le retard que j’avais accumulé.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mer 17 Aoû - 22:03:49

Alors que j’avais exprimé l’intention de remercier le chien en blaguant, Lisa semblait réellement s’adresser à l’animal, bien que parlant de lui à la troisième personne. Le ton de sa voix, puis son regard fixé sur la bête… Ce qui me mit mal à l’aise ne fut pas l’impression que Lisa tentait de faire passer un message au canin, mais plutôt que ce dernier réagit comme s’il avait compris la missive. Se retournant dans la direction opposée, notre sauveteur s’éloigna vers l’autre extrémité de la ruelle, suivi de près par son compagnon à la queue touffue que j’identifiai comme… un renard ? En plein centre-ville de Houston ? Je portai ma main à mon front, me demandant si la Terre n’aurait pas décidé de changer direction ou si je n’avais pas par inadvertance traversé l’un des fins voiles entre les dimensions. Tout ce qui se déroulait autour en défiant les lois les plus élémentaires de la logique. Le comportement du chien, déjà plus que suspect au départ, devenait carrément inquiétant. Bon, il avait été tout sauf menaçant à notre égard, nous ayant même sauvé d’une bagarre perdue d’avance, mais le fait qu’il agisse de façon singulière avait le don de jouer sur mes nerfs passablement éraflés depuis deux semaines déjà. Will lui aussi avait remarqué la dureté exprimée par Lisa, à en croire ses paroles, et cette dernière se justifia en déclarant ne pas aimer les chiens. Même en acceptant sans broncher cette explication (je n’avais aucune raison d’en douter, et Blackwell n’en avait pas de nous mentir), je ne pouvais pas dire ce qui avait pu pousser l’animal à déguerpir presque la queue entre les jambes dès que Lisa lui en eut intimé subtilement l’ordre. Ne nous observait-il pas depuis toute à l’heure, revenant vers nous alors que Will tentais de le chasser au loin ? Et que dire de ce renard qui le suivait à la trace en pleine zone urbaine… Je savais ma réaction excessive, je jure que je le savais. La cause n’était autre que la nervosité qui fluctuait au fil de mes péripéties, mais qui me suivait, toujours deux pas derrière moi, prête à me rattraper dès qu’un obstacle me clouerait sur place. Je ne pouvais tout de même pas m’empêcher de retourner la situation dans tous les sens, comme cherchant à retrouver le nord sans boussole, mais ne réussissant qu’à me perdre de plus belle.

Je ne fis même plus attention à ce que Lisa et Will faisaient à mes côtés, fixant le fond de la ruelle bien longtemps après que les deux silhouettes à quatre pattes aient disparues par un chemin transversal. Je sursautai lorsque Blackwell me posa une question, ses yeux allumés sous ses sourcils froncés. « Je… quoi ? », répondis-je lamentablement, gêné d’être surpris dans cet état. Will profita de ce moment pour s’éclipser et retourner vers son garage en nous saluant. « Merci pour tout Will, tu ne devrais plus avoir mon tas de ferraille sous les yeux d’ici la fermeture », lui criai-je tout en lui lançant la main. J’aurais aimé lui faire de meilleurs remerciements, surtout que je lui avais perdre son temps deux fois plutôt qu’une : en lui apportant une voiture bonne à jeter et en faisant venir les policiers au garage pour poursuivre son ancien employé. Billy avait apporté son malheur sur lui-même avec son comportement de sociopathe, mais je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que si je n’avais pas essayé de marchander pathétiquement pour la Jeep, je n’aurais jamais croisé ce maudit Billy qui avait encore réussi à filer entre les doigts de la justice. C’est du passé tout ça, concentre-toi sur celle qui attend ta réponse ! Ces quelques secondes m’avaient permis d’assimiler sa question. « Je… Oui, c’était bien au Moonlight Circle. C’était la première fois que je m’y rendais. » Ce soudain intérêt pour cette histoire qu’elle connaissait déjà ne pouvait qu’être motivé par une découverte récente. N’avais-je pas entrevu quelques secondes un carnet qu’elle glissait dans sa poche ? Tous les enquêteurs traînaient avec eux un petit calepin, presque l’extension de leur mémoire. Se pouvait-il que Billy soit relié à plus grave qu’un vandalisme de voitures ? Serait-ce plutôt l’établissement qui serait coupable ? Lenny m’avait dit que ses affaires d’import-export étaient réglos, mais se pouvait-il que son bar soit une plaque tournante de la drogue ?

Sûrement pas ! Je ne pouvais pas m’imaginer cet homme baignant dans une entreprise aussi sordide. Le peu que je connaissais de Leonard me permettait d’emblée de rejeter cette thèse. Néanmoins, cela me permettait de jeter une lumière inattendue sur le comportement de mon pote Billy. Pouvait-il être toxicomane ? Après tout, comment un être dont le cerveau n’est pas affecté par une quelconque substance pourrait-il trouver normal de s’en prendre au mec qui vous a renversé une bière sur le t-shirt ? Et ne parlons pas de saccager sa voiture ! Un geste exagéré pour une offense aussi mineure. Je repensais au col de mon propre chandail, complètement lacéré car la poigne de l’homme. Je repensais à sa façon de me soulever de terre, semblant peser moins qu’une canne de conserve dans sa grosse main. Je repensais à son bras musclé qui tirait sur la portière comme s’il n’avait fait que décoller une étiquette de la pelure d’un fruit. Décidément, quelque chose clochait avec Billy, quelque chose que je ne pouvais ignorer sans toutefois être en mesure de l’identifier. Se pouvait-il que Lisa possédait les réponses aux interrogations qui me taraudaient depuis cette fameuse nuit dans la salle de bain des hommes ? Je voulais la questionner à mon tour et faire partie de cette enquête, mais en même temps je me retenais d’aller trop loin dans l’indiscrétion. Blackwell n’avait aucune raison de me dévoiler les détails confidentiels de son boulot et peut-être que sa question n’était même pas liée à mon agresseur. Tout de même, je me sentais poussé à tenter ma chance, sachant que le pire que je pouvais recevoir d’elle était un non ferme. « Ce que tu as découvert… est-ce que c’est en lien avec Billy ? » Et si la réponse était positive, pourrais-je lui faire part des moindres détails de cette histoire. Pourrais-je lui parler de ce grognement que Billy avait poussé, cette rage animal qu’il avait exprimé juste avant de refermer son poing, prêt à frapper ? Parce que malgré tout le temps qui s’était écoulé depuis, je restais convaincu que ce grondement, je l’avais bel et bien entendu.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Lun 22 Aoû - 19:13:00

Je regardai Will regagner le garage après l’avoir salué d’un mouvement de tête, pensive. Peut-être était-ce de l’interprétation excessive mais j’étais quelque peu interpellée par l’attitude détachée de ce dernier. Mon coeur était lourd, aussi, lesté par le poids des secrets et des omissions qui s’accumulaient, non sans conséquences. J’étais de ceux qui pensent que la vérité protège, qu’être avisé des dangers qu’on encourt est le premier gage de sécurité. Will était en danger, Lincoln était en danger et ces mots ne sortaient pas de ma bouche. Or, j’étais vouée au silence. Je commençais réellement à me demander pourquoi j’écoutais une bande de vampires plutôt que mon instinct. Je regardai la porte se refermer derrière le mécanicien, me promettant de le revoir bientôt. Nous avions beaucoup de sujets à aborder, notamment celui de sa soeur. Je savais qu’Elena était mêlée à des histoires louches et les conclusions que je venais de tirer ne faisaient qu’accentuer mes soupçons mais il fallait que j’en apprenne davantage avant de faire part de mes découvertes à son grand frère. Je préférais d’ailleurs confronter la jeune femme avant, je cherchais avant tout à l’aider, non à la trahir. Les jours prochains s’annonçaient mouvementés, je me demandais sérieusement comment j’allais réussir à avancer sur tous les fronts.

Je tournai la tête vers Lincoln qui, après avoir été interrompu par le départ d’Ashby, se focalisa à nouveau sur ma question, confirmant que l’épisode auquel j’avais fait allusion s’était bien déroulé au Moonlight Circle. J’opinai doucement du chef en fronçant les sourcils. Il fallait absolument que je remette les pieds dans l’établissement, je sentais qu’il était loin d’avoir dévoilé tous ses secrets. Plus je tentais de me concentrer, plus j’avais l’impression que les données se mêlaient dans mon esprit, j’avais besoin de les coucher, de les organiser sur le papier, d’y réfléchir au calme. Après avoir marqué quelques secondes de pause, le photographe me demanda si Billy faisait partie des pièces du puzzle que  j’avais l’impression d’être sur le point d’assembler. Il fallait que j’apprenne à être davantage discrète pendant mes grands moments de clairvoyance. Je haussai les sourcils. « Je ne sais pas, peut-être. » Je sentais que Foster voulait davantage de détails mais je n’étais guère en mesure de les lui livrer, ni de les transmettre à la police d’ailleurs. Je ne pouvais décemment pas dire à mes collègues que je suspectais le bougre de se transformer en bête sauvage à ses heures perdues. J’étouffai un soupir. Il fallait absolument que je parle à Wright, elle était la seule personne à en savoir autant que moi en qui j’avais entièrement confiance.

Je sentis mon portable vibrer dans ma poche. Je l’en sortis aussitôt et pris connaissance du message que je venais de recevoir. Il s’agissait d’un agent posté au commissariat qui m’informait que Billy n’avait pas pu être appréhendé et qu’il avait besoin de l’équipe de patrouille sur une autre intervention « plus urgente ». Je relevai le menton vers Foster, l’air navré. « Ils n’ont pas réussi à le choper, ce sera pour la prochaine fois. S'il est vraiment aussi cinglé que ce que j'ai pu constater, il ne tardera pas à se faire remarquer à nouveau. » Je tournai le regard vers ma voiture aux pneus flambant neufs garée n'importe comment sur le parking du garage, me disant intérieurement que Will allait encore de se foutre de moi s'il le remarquait. Je sortis mes clés de mon sac et déverrouillai mes portes à distance. « Allez, je te ramène. » D’après ce que j’avais pu comprendre, Lincoln n’était pas un grand amateur des transports en commun et, après les émotions qu’il venait de vivre, il serait cruel de ma part de le laisser plonger dans le chaos du métro de Houston.

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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 23 Aoû - 17:24:09

À peine eu-je posé ma question que je sus immédiatement que je n’en saurais pas plus sur le sujet, avant même que la réponse de Lisa ne franchisse ses lèvres. Pas que je sois particulièrement doué pour lire les gens et leurs intentions au travers de leur gestuelle, mais simplement parce que je côtoyais des flics depuis plus d’une décennie. Tous excellaient dans l’art de poser des interrogations, mais savaient également se montrer experts dans l’art de ne pas répondre aux nôtres. Je haussai les épaules, semi-amusé, semi-déçu. Non gagnant, meilleure chance la prochaine fois. Avant que je puisse formuler une réplique, Blackwell sortit son portable de sa poche et le consulta, avant de m’informer une nouvelle qui me déplût. Tu voulais des infos sur Billy ? Tu en as maintenant ! Je n’osai pas énoncer ce que je pensais réellement de la police à ce moment, pas devant une de ses représentantes, mais je peux bien résumer pour vous en un seul mot : Incapables ! Je posai mon front au creux de mes paumes, faisant quelques pas histoire d’évacuer cette déception qui me brûlait le fond de la gorge. Billy avait réussi à fuir les autorités malgré notre signalement, comme s’il s’agissait de retrouver une aiguille dans une botte de foin plutôt qu’une baleine bleue dans une piscine hors-terre. Ces agents étaient-ils aveugles ? Les paroles de Lisa se voulaient optimistes et rassurantes, mais elles eurent sur moi l’effet inverse. Parce qu’à chaque fois que Billy avait décidé de « se faire remarquer », pour reprendre l’expression de ma collègue, il avait décidé de le faire en ma présence. N’avais-je pas subi ma dose d’agressions ce mois-ci ? Je n’avais pas besoin de me sentir visé personnellement, ni de sentir des pieds fouler mon ombre en permanence. J’avais déjà suffisamment de mal à ne pas surveiller mes arrières à chaque pas.

« Eh bien, espérons que je ne sois pas là lorsqu’il décidera de refaire surface », dis-je, complètement exténué par cette histoire. Lisa dû sentir ma lassitude ou encore avoir pitié de moi, puisqu’elle proposa de me déposer en déverrouillant les portières de sa bagnole. Il semblait que ma vie se comparait à une suite de voyages sur le siège passager ces derniers temps. Quelqu’un d’autre avait les mains sur le volant et je ne pouvais que regarder au travers du pare-brise en espérant que la destination ne serait pas un gouffre. J’avais besoin de retrouver un certain contrôle sur ma vie, mais à chaque fois que je me croyais derrière le gouvernail, on me rappelait aussitôt qu’elle était ma place. « Merci », dis-je sobrement à Lisa une fois installé dans l’habitacle et la portière refermée. Je cherchai aussitôt un moyen de lancer la conversation, sachant que mon air sombre plombait l’ambiance. Lisa avait la gentillesse de me reconduire, je n’allais tout de même pas passer toute la route enfermé dans mes pensées à faire enfler le malaise. Le problème était que je n’arrivais pas à réfléchir à autre chose qu’à Billy. Comment avait-il pu échapper aux patrouilles à sa poursuite ? Où était-il terré ? Préparait-il un autre coup à mon endroit ? Suis-je visé par ses actes ou s’agit-il d’un mélange de malchance et de coïncidences ? C’était là la question a plus inquiétante du lot. Qu’avais-je bien pu faire pour mériter une telle attention ? Ma seule chance de paix d’esprit restait entre les mains de Lisa. Bien qu’elle n’ait pas voulu confirmer ou infirmer qu’elle avait une piste au sujet du fameux Billy, je gardais espoir qu’elle ait soulevé un élément clé qu’il lui restait à approfondir.

De toute évidence, le Moonlight Circle avait quelque à voir dans toute cette histoire, bien que pour moi le lien ne sautait pas aux yeux. La seule chose que je pouvais faire, c’était de fournir à Blackwell toutes les informations que j’avais conservées en espérant que cela se révèle utile pour retracer mon assaillant. Je n’avais pas tout raconté de notre rencontre, gommant les détails les plus invraisemblables, histoire de garder une certaine crédibilité face aux enquêteurs. Il était tant que le chat sorte du sac. Je pensais que Lisa aurait plus tendance à me croire qu’un policier inconnu, mais en même temps je n’étais pas assuré qu’elle n’y voit pas une élucubration causée par la frayeur et l’alcool. « Tu sais, la première fois que j’ai rencontré Billy, il m’a soulevé de terre à l’aide d’un seul poing. Sa poigne a bousillé l’encolure de mon t-shirt. » Je portai ma main à mon cou par réflexe. Alors que je relatais cette histoire, un autre élément s’imposa à ma mémoire. Lors de notre altercation quelques minutes plus tôt, l’homme avait arraché d’une seule main la portière de la Jeep. Toutefois, je savais que la penture était toujours en bon état. Will lui-même pourrait l’affirmer, puisqu’il avait examiné le véhicule sous toutes ses coutures. Malgré toutes ces heures passées en salle de muscu, n’étais-ce pas démesuré comme démonstration de puissance ? Plus j’y repensais et plus ce geste me semblait irréaliste. Comme de voir les personnages d’un tableau antique porter des Converses… « Et tu as vu comme moi ce qu’il a fait subir à la portière de ma voiture, non ? Je veux dire, bien sûr que ce type est musclé. C’est un véritable taureau sur deux pattes. Mais toute cette force physique, tu ne trouves pas cela… » Inquiétant ? Impossible ? Je n’arrivais pas à trouver le bon terme. Je me tus et attendis sa réponse, espérant que le silence compléterait mieux ma phrase que n’importe quel mot.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Ven 26 Aoû - 19:47:52

J’ouvris la portière de ma voiture et m’installai sur le siège conducteur tandis que Lincoln prenait place côté passager. Alors que je mettais le contact, je jetai un dernier oeil en direction du garage, repensant à l’étrange scène qui venait de se dérouler. Je revoyais Billy arracher la porte du véhicule certes déjà fort amoché de Lincoln sans le moindre effort, je me remémorais la rage qui animait son regard, contrastant de manière flagrante avec l’attitude soumise qu’il avait adoptée face au chien quelques instants plus tard. J’étais quasiment persuadée qu’il s’agissait d’un métamorphe. Ces derniers me suivaient partout récemment. J’avais appris à reconnaître ce qu’ils dégageaient, cette discordance qui émanaient d’eux lorsqu’ils vaquaient à des occupations humaines sous forme animale, comme si quelque chose sonnait faux. C’était ce que j’avais perçu à travers le comportement et la posture de ce chien. Quant à Billy, j'avais été frappée par l'inverse : il avait agi comme un animal se pliant à la loi du plus fort sous ses traits d'homme. J’eus également une pensée pour Will. Une partie des indices que j’avais pu récolter liait sa soeur aux vampires responsables de la mort de mon père, l’autre la rattachait à un métamorphe en proie à des troubles du comportement. Dans les deux cas, le danger planait sur elle et par extension sur Will. J’avais intérêt à m’activer.

Alors que j’étais en train de manoeuvrer pour sortir du parking, Lincoln évoqua sa première altercation avec Billy, relatant la force surhumaine dont ce dernier avait alors fait preuve. Je ne pris même pas la peine de feindre l’étonnement. Les images de la bataille qui avait eu lieu lors de la soirée de charité me revenaient en tête; entre les corps à corps surréalistes et les têtes arrachées, j’avais eu la terrible impression d’être un combattant désarmé au milieu d’un affrontement à la Kalachnikov. Le photographe poursuivit, mettant en avant les incohérences de cette histoire. Comment le contredire ? Ses allégations tacites étaient tout à fait fondées. Ni lui ni moi n’étions stupides, nous le savions tous deux. Me renfermer dans l’opposition et la réfutation était le meilleur moyen d’éveiller les soupçons de mon interlocuteur et de m’inclure ouvertement dans le complot. Garder ce fichu secret me donnait déjà la nausée, à peine deux semaines à le porter sur mes épaules et j’avais déjà manipulé une bonne partie de mon entourage. J’enclenchai mon clignotant et fis mes contrôles avant de m’engager dans la circulation. « Suspect ? » Je jetai un regard à mon passager avant de me concentrer à nouveau sur la route. « Ses capacités physiques sont quelque peu hors du commun, je te l’accorde. J’aimerais pas me retrouver face à lui sur un ring. Peut-être qu’il se dope, qu’il utilise une nouvelle drogue ou un truc comme ça. J’en parlerai aux stups. » Dans l’absolu, ce n’était pas une si mauvaise idée. Recenser les histoires de force surhumaine notamment dans les dépositions des témoins pourrait peut-être me permettre de tracer les coups d'éclat des métamorphes et des vampires.

Je mis mon autoradio en marche et une chanson des Red Hot Chili Peppers résonna dans l’habitacle. Alors que j’arrivais à proximité d’une intersection, j’interrogerai Lincoln sur notre destination. « Où est-ce que je te dépose ? » Une partie de moi préférait que l’on ne revienne pas sur le sujet précédent mais mon instinct de détective me poussait à creuser davantage. Ce club semblait être le théâtre d’activités suspectes et j’avais besoin d’en savoir davantage. J’attendis qu’il me donne son adresse en me pinçant les lèvres puis partit à la pêche aux renseignements. « Qu’est-ce que tu faisais au Moonlight ce soir-là ? Est-ce que d’autres détails ont attiré ton attention ? Est-ce qu'il y avait d'autres témoins ? » Je baissai légèrement le volume de l’autoradio puis m’engageai sur un boulevard, prête à relever quelques potentielles informations pertinentes.

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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Sam 27 Aoû - 19:39:11

La force physique de Billy avait fait sonner une cloche dans la tête de Lisa également, mais cela ne semblait pas la préoccuper autant que moi, selon mon interprétation de ses paroles. La drogue m’était également venue à l’esprit, mais pour une raison ou une autre, je refusais d’accepter cette explication comme la bonne, bien qu’elle soit la plus logique. Mon interlocutrice n’était pas de mon avis. Sa dernière phrase, notamment, me laissait penser que Lisa désirait clore le sujet. J’en ignorais la raison. Les stups s’en occuperaient, fin de la discussion. Je n’insistai pas, je pouvais comprendre qu’un inspecteur ne voulait pas nécessairement ébruiter les détails de son enquête ou encore admettre qu’il n’avait aucune piste. Et encore, peut-être était-ce tout simplement parce que Billy n’avait aucun lien avec toute cette histoire. J’en avais posé l’hypothèse, mais je me résignai enfin au fait que j’avais eu tort sur ce coup. Je concentrai mon attention sur la musique qui jouait dans l’automobile, ne sachant pas sur quel sujet de conversation rebondir.

Je donnai mon adresse à Lisa instinctivement lorsqu’elle me la demanda, bien que je réalisai par la suite que j’aurais mieux fait de lui cacher mon domicile. Ma maison était une triste vision que j’avais évité de montrer à quiconque, surtout aux gens du boulot. Inutile que tout le commissariat ne commence à papoter sur le fait que les mauvaises herbes fendaient le pavé menant aux escaliers de l’entrée, que la peinture de ma véranda s’écaillait à un point tel que le vent en emportait des copeaux et que les rideaux qu’on apercevait au travers de la crasse des fenêtres étaient d’une telle horreur que même les années 70 n’en voudraient pas. L’image que ma résidence projetait me donnait l’air d’une épave humaine, chose que je ne croyais pas être. L’intérieur était propre et en bon état, malgré la décoration passée de mode. Je n’avais seulement pas eu le temps (ni le courage) de redonner un coup de lustre à la propriété depuis que j’en avais hérité. J’avais colmaté ce qui fuyait, mais pour le reste, il ne s’agissait que d’une obligation de plus sur ma liste de chose que je repoussais. Je ne savais pas la raison derrière ce statu quo ridicule. Peut-être que la présence de ma grand-mère dans cette demeure me rassurait et que je n’étais pas encore prêt à la faire disparaître. J’avais vécu toute ma vie dans cet endroit, j’en connaissais chaque petit détail par cœur ou presque. Tout chambouler me paraîtrait comme un sacrilège, surtout que je ne me sentais pas comme le véritable propriétaire (je dormais toujours dans ma chambre d’adolescent). Peut-être aussi que cela me semblerait être une trahison de plus à l’encontre de ma grand-mère, n’ayant pas avancé d’un iota dans ma promesse d’élucider le meurtre de mes parents. Le fait que je n’étais pas enquêteur de police mais un simple photographe judiciaire n’y était pour rien, je n’avais tout bonnement fait aucun effort en ce sens. J’étais allé faire un tour dans ma ville natale pour y revenir avec une facture de bar comme seul indice. Plutôt une preuve que je suis un vrai raté !

Lisa baissa le son de la radio et me questionna à nouveau sur ma seule et unique soirée au Moonlight Circle. La question me pris de court, croyant que Blackwell ne désirait plus parler de ce sujet. À vrai dire, c’est plutôt de Billy qu’elle ne semble plus vouloir discuter… Un point de plus à l’encontre de ma théorie. Je me replaçai sur le siège et portai ma main à mon menton, comme si je replongeais dans mes souvenirs de cette nuit. En vérité, je me demandais surtout jusqu’où je devais me rendre dans mon compte-rendu. Moi qui étais prêt à tout déballer quelques secondes auparavant, je ressentais maintenant une certaine appréhension qui me retenait d’aller jusqu’au bout de mes confessions. Je blâmais un certain « stress de la performance », ne voulant pas perdre mon unique chance de raconter mes soupçons de façon crédible. Peut-être y avait-il aussi le fait que je me souciais que l’impression que Lisa aurait de moi si je lui racontais toutes mes impressions de la soirée, déjà que la vue de ma maison lui donnerait sûrement une raison pour me discréditer. Je me maudits de ne pas au moins avoir changé le volet qui pendait de guingois, soutenue par une seule penture.

La meilleure solution était d’y aller graduellement et de m’adapter à ses réactions. Je ne pouvais pas passer plus de temps à éviter de répondre sans avoir l’air suspect à ses yeux, déjà que la chanson de l’autoradio avait laissé sa place à la suivante. « Tu vas trouver cela pathétique, mais j’étais allé boire seul. Mes amis avaient décidé d’être barbants à mourir et je ne voulais pas perdre mon vendredi soir. Et puis le Moonlight Circle faisait changement de cet horrible bar sportif où ma bande me traîne de force à chaque sortie. » Si seulement j’avais décidé de ne pas bousculer mes petites habitudes ! Mieux aurait valu une soirée assommante entouré de fans de sports bourrés que… tout ça. « D’autres détails… » Le moment fatidique était arrivé, mais je cherchais encore une fois à éviter d’entrer tout de suite sur le sujet. « J’y réfléchirai. Mais j’ai des témoins. Le proprio du bar est intervenu avant que Billy ne me refasse le portrait à coup de poing. Leonard quelque-chose, je ne me souviens plus de son nom complet. J’ai bu avec lui tout le reste de la soirée, il était là aussi quand j’ai découvert ma Jeep. » Je me sentis quelque peu coupable d’avoir « dénoncé » Lenny à Blackwell. Cet homme avait été très généreux avec moi, je ne voulais pas en faire un suspect aux yeux de Lisa. Surtout que je ne savais rien de ce qu’elle soupçonnait quant à ce bar… « Billy avait d’autres types à sa table, mais je ne pourrais pas te les décrire avec certitude. Ils n’étaient pas dans les toilettes avec lui. Tous plus grands que moi, mais moi que lui. L’un était blond, un autre chauve avec un tatouage sur l’avant-bras, un truc tribal… » Je n’avais pas porté particulièrement attention à leur physique, je ne savais même pas si je pourrais les identifier en cas de nécessité. « Tu as besoin de plus de détails sur un point en particulier ? » Je terminai ainsi, ayant décidé que je ne parlerais pas des bruits gutturaux émis par Billy. Pour l’instant.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 13 Sep - 17:30:42

J’avais profité d’un feu rouge pour rentrer l’adresse de Foster dans mon GPS, m’égarant alors un instant dans mes pensées. Je n’avais guère besoin d’utiliser cet outil pour trouver mon chemin, le photographe habitait dans le quartier de mon enfance. Tout semblait m’y ramener ces derniers temps alors que je m’étais depuis de nombreuses années évertuée à l’éviter comme la peste, comme si le destin me poussait à regarder vers le passé; peut-être que les réponses à mes questions se trouvaient enfouies parmi ce que je pensais avoir définitivement avoir laissé derrière moi. Il fallait que je rende visite à ma mère, cela ne serait pas une partie de plaisir mais j’étais persuadée qu’elle détenait quelques informations concernant John dont je n’avais pas connaissance et qu’elle jugeait peut-être même dérisoires.

J’esquissai un sourire lorsque Lincoln m’avoua honteusement s’être rendu au Moonlight dans le but de s’enivrer en solitaire. La veille encore, j’avais vidé la moitié d’une bouteille de vin et avalé une benzodiazépine avant de m’effondrer sur le canapé devant une émission littéraire à laquelle je n’avais rapidement plus été en mesure de comprendre un traître mot. Ce n’était qu’au milieu de la nuit, après m’être réveillée en sursaut que j’avais trouvé la force d’ôter mes vêtements et de me traîner jusqu’à mon lit. J’avais une certaine expérience en matière de comportements pathétiques, personne n’avait néanmoins besoin de le savoir. Foster poursuivit, évoquant la présence de témoins dont le patron du bar, un certain Leonard. « Leonard Sheppard… » J’avais parlé tout haut sans réellement m’adresser à mon passager. J’avais retenu son nom complet suite à mes investigations sur le Moonlight Circle après avoir suivi Elena et je venais de réaliser qu’il figurait sur la liste des invités de la fameuse soirée de charité. Cette liste commençait à éveiller tout particulièrement mon intérêt, certains convives semblaient étrangement reliés entre eux et mêlés à ces histoires de vampires et de métamorphes. J’avais décidément de quoi occuper mes prochains jours. Après tant de mois, d’années à stagner, je n’allais pas me plaindre maintenant que je croulais sous les pistes.

Après m’avoir fourni une rapide description des individus qui accompagnaient Billy ce soir-là, le photographe me demanda si j’avais besoin d’autres informations. Je me pinçai quelques instants les lèvres, hésitant à aborder le point que j’avais en tête. Elena. Je cherchais encore à déterminer l’identité et le profil de ses fréquentations. Le tableau se complexifiait et j’avais pris du retard. Il fallait que j’avance, quitte à jeter des bouteilles à la mer. Je posai ma question après m’être engagée sur l’I-69. « Est-ce par hasard que tu aurais croisé là-bas une jeune femme d’une vingtaine d’années, grande, rousse, plutôt jolie ? » Je ne m’attendais pas réellement à une réponse positive, Foster n’étant pas un habitué des lieux. Néanmoins, tenter ma chance ne me coûtait rien. Mon interlocuteur commencerait peut-être à s’exaspérer. J’étais consciente que je lui posais énormément de questions sans l’intégrer à mon raisonnement, comme je pouvais le faire avec n’importe quel témoin dans le cadre de mon travail. Je savais que cette attitude pouvait être particulièrement frustrante. Je ne pouvais toutefois pas lui exposer la vérité et je n’avais aucunement envie de lui mentir en inventant une histoire, je préférais le silence. Changer rapidement de conversation et mettre un terme à ce simulacre d’interrogatoire n’était probablement pas une mauvaise idée.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Jeu 15 Sep - 19:36:25

Lisa pris quelques instants pour assimiler ce que je lui avais raconté, cherchant peut-être quels éléments nécessitant des éclaircissements. Durant ce court laps de temps, j’en profitai pour jeter un regard au dehors et regarder défiler le paysage. Je me perdis un moment dans la parade des immeubles et des bâtiments, jusqu’à ce qu’une pensée s’impose à moi. Je vis mon reflet dans la vitre ouvrir grand les yeux. Leonard Sheppard. Lisa connaissait le propriétaire du bar, elle avait complété son nom. Était-ce un signe qu’il était concerné dans son enquête (enquête dont je ne savais toujours rien de concret d’ailleurs) ? D’un autre côté, les stups devaient connaître tous les bars de la ville ainsi que leurs actionnaires. Ces lieux étaient souvent la plaque tournante de la drogue et de la criminalité en général, ce qui justifiait une certaine surveillance « préventive ». Quoi que dans le cas du Moonlight Circle, y avait-il plus que de la prévention ? Et qu’est-ce que ça peut bien te faire Lincoln ? Tu as rencontré ce type une seule fois dans ta vie. Ce n’est pas comme si vous étiez copains depuis le jardin d’enfants. Comme si je n’avais pas assez d’angoisse en moi, il fallait que je m’inquiète du sort de quelqu’un avec qui je n’aurais probablement plus aucun contact.

La prochaine question de Lisa me pris de court, à un point tel que mes pensées quant à Lenny furent chassées sans effort. J’étais complètement dans l’inconnu quant à l’enquête de Blackwell, et j’y allais donc d’une suite de suppositions, passant de Billy à Leonard. Voilà qu’on venait d’introduire un nouvel élément dans ce puzzle dont le motif final m’était inconnu. Néanmoins, ce n’était pas la première fois que je côtoyais un enquêteur et je savais que le mieux était de répondre en n’ayant pas trop d’attentes quant aux explications. Je me tournai vers Lisa tout en réfléchissant à cette soirée. Il y avait bien eu la femme au comptoir. C’était pour aller lui parler que je m’étais levé et que j’avais croisé le chemin de Billy. Grande et jolie ? Ça c’était certain. Mais elle n’avait pas la jeune vingtaine, plutôt la jeune trentaine, et si je me souviens bien ses cheveux étaient trop sombres. Je tentai de me remémorer les autres clients du bar, mais j’avais peu de souvenirs de ces gens avec qui je n’avais pas interagi. Il y avait aussi le fait que ma mémoire de ce soir-là était de plus en plus brumeuse au fil des verres et que, quand j’avais fendu la foule pour aller retrouver le taxi au-dehors, j’avais tout fait pour éviter de croiser le regard de quiconque, humilié par mon état éméché.

« Je ne peux pas t’être d’une grande utilité sur ce point. Je n’ai pas croisé de jeune femme rousse, pas selon mes souvenirs en tout cas. Mais bon, ce n’est pas une certitude quant à son absence. J’ai bu pas mal avec Leonard suite à cette histoire aux toilettes, ma mémoire n’est donc pas infaillible. Le bar était bondé aussi, tu aurais dû voir, alors si tu me disais que les Red Hot (je pointai l’autoradio qui avait joué un de leurs succès) s’y trouvaient eux aussi sans que je les croise, je te croirais sur parole. » Une longue réponse pour une courte question, mais je trouvais cela plus prudent qu’un simple non. Je ne me considérais pas comme le témoin le plus fiable de la soirée et je préférais ne pas induire Lisa en erreur dans son enquête. Ma curiosité était éveillée et je me demandais qui pouvait bien être cette jeune femme et en quoi elle pouvait être impliquée dans cette histoire. Était-elle liée d’une façon ou d’une autre à Leonard ? Plus je pensais à lui et plus je trouvais mes réactions exagérées. Si Lisa l’avait vraiment soupçonné de quoi que ce soit, elle aurait sûrement demandé d’autres détails sur lui. Comment il avait arrêté la confrontation, ce qu’il m’avait raconté dans la soirée, les autres personnes avec qui il avait discuté lors de la soirée… Ce genre de choses.

J’en avais mal à la tête à force d’essayer de démêler cette enquête à l’aide des minuscules fragments en ma possession. Je devais reconnaître que de me focaliser sur cette soirée me permettait d’oublier tous mes ennuis de voitures et ce gala de charité de malheur, mais je ressentais aussi une certaine frustration de ne pas pouvoir me faire une vue d’ensemble de l’investigation. « Je ne sais pas si je peux vraiment t’aider pour ton enquête, vu que je ne sais pas trop dans quel direction creuser. » Je ponctuai la fin de ma remarque d’un petit rire, mais je savais que Lisa ne serait pas dupe et verrait que je cherchais d’autres détails à me mettre sous la dent. Nous n’étions pas encore rendu chez-moi, j’avais encore le temps d’étancher un peu ma curiosité quant à cette histoire dans laquelle j’avais (peut-être) gravité le temps d’une seule soirée.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 20 Sep - 17:14:29

« C’est pas grave Foster, j’aurais tenté ! » J’esquissai un sourire en accélérant pour atteindre ma vitesse de croisière. Le traffic était dense mais suffisamment fluide pour que je n’ai pas à rétrograder et repasser les vitesses incessamment. Je n’avais jamais possédé de voiture automatique. C’était une étrange habitude de famille héritée de ma grand-mère maternelle qui, en plus de m’avoir transmis son penchant pour le bon vin et les insultes, m’avait appris à conduire. Cette femme adorait la mécanique et ne jurait que par les boîtes manuelles. Elle me manquait. Un élan de nostalgie s’empara de moi tandis que Lincoln reprit la parole. Je clignai plusieurs fois des yeux, reportant mon attention sur lui.  J’avais l’impression qu’il insistait pour que je contextualise mes questions. Je comprenais que cette affaire puisse l’intéresser, il en était l’un des protagonistes. A sa place, j’aurais déjà mis en route une stratégie de harcèlement en bonne et due forme.

Je repensais à ce que je savais de son passé, à la disparition tragique de ses parents, à cette amnésie contre laquelle il tentait en vain de gagner du terrain depuis fort longtemps. J’avais sélectionné son dossier parmi tous ceux que j’avais épluchés car il répondait à certains critères. Or, il n’y avait à ma connaissance qu’une seule théorie permettant d’expliquer de manière uniciste ces affaires non élucidées qui m’obsédaient tant, celle des crimes vampiriques. Une théorie inavouable dans l’état actuel des choses. Je ne rejetais bien évidemment pas l’éventualité d’une coïncidence, je me persuadais que la plupart des horreurs relatées dans les piles de paperasse qui jonchaient mon bureau n’avaient rien à voir avec ces folies. Je me promettais néanmoins de me replonger rapidement dans le dossier Foster. En attendant, c’était le fils qu’il fallait que je gère. Avait-il quelques soupçons concernant le lien éventuel entre ces histoires et son passé ou était-il simplement intrigué par ce qui entourait la rixe à laquelle il avait été mêlé ?

Je le sentais tirer doucement, imperceptiblement  sur la corde. C’était dans le choix de ses mots, de ses intonations. C’était une intuition nourrie par quelques éléments à peine distinguables. Je jetai un regard dans le rétroviseur et mis mon clignotant avant de changer de voie tout en m’adressant à mon interlocuteur d’un ton presque sec, adouci par haussement de sourcil. « Si tu as des questions, pose-les. » Lincoln et moi travaillions ensemble, je ne le connaissais pas très bien mais, dans l’ombre du doute, je préférais désamorcer cette histoire dès maintenant plutôt que de craindre qu’il vienne fouiner dans mes affaires en quête d’informations. J’étais très bien placée pour savoir où les obsessions pouvaient mener. Je savais parfaitement ce que je pourrais lui répondre, j’avais eu le temps d’y réfléchir pendant les jours d’isolation qui avaient précédés. J’avais travaillé mon personnage comme s’il s’agissait d’une infiltration, une infiltration dans laquelle je jouais mon propre rôle et qui était vouée à durer toute ma vie. Au fond de moi, je savais pourtant que les choses bougeraient et que, quoi que l’avenir nous réserve, je ne pourrais pas passer ma vie terrée dans le secret. Les victimes, les familles avaient besoin de réponses, de la vérité. Les citoyens y avaient droit. Je mis un petit coup d’accélérateur alors que la densité de véhicules diminuait. Nous n’en avions plus pour très longtemps mais suffisamment pour que cette conversation puisse prendre une multitude de tournures différentes.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Dim 25 Sep - 11:45:22

Pour tout dire, je m’attendais à une réponse très différente de la part de Blackwell. J’aurais parié sur un refus diplomatique m’indiquant pour quelles raisons je ne pouvais pas être mis au courant, que les détails de l’enquête devaient rester confidentiels, que je n’étais pas accrédité à blablabla… plutôt que sur cette véritable porte ouverte sur une investigation que, jusqu’ici, je ne voyais qu’à travers une minuscule fissure. Du coup, je ne fus pas en mesure de répliquer immédiatement, ne sachant pas par où commencer dans ma recherche de vérité. Il y avait trop de zones d’ombres avec cette histoire et il me fallait trouver par quoi débuter, mais surtout comment débuter. Je n’étais pas dupe. Je savais bien que Lisa ne m’offrirait pas automatiquement tout ce que je voulais connaître sur un plateau d’argent. Il lui était toujours possible de refuser de me livrer une pièce du casse-tête si elle le jugeait plus prudent. Autant ne pas foncer directement dans le vif du sujet et soutirer les infos goutte par goutte. « Eh bien pour commencer je crois avoir deviné que ton enquête n’avait rien à voir avec Billy – Corriges-moi si je me trompe. Par contre, la jeune femme y est sûrement liée. Je me doute bien que je ne peux pas te demander le nom de cette fille, mais peut-être que tu peux me dire ce qu’elle faisait dans ce bar. Est-elle disparue ? Est-elle impliquée dans un trafic de substances ? Est-elle le témoin clé ? »

C’était bien la question la plus pressante : l’enquête portait-elle sur la femme rousse ou était-elle seulement une spectatrice qui pouvait permettre de faire avancer l’investigation ? Déjà, connaître le sujet principal de la dite investigation serait un pas de géant dans ma compréhension. « Aussi… Je ne voudrais pas avoir l’air de me croire plus important que je ne le suis en réalité, mais tu sembles avoir eu une sorte de… je ne dirais pas révélation, plutôt un déclic, en repensant à mon histoire dans ce bar. Je me demandais simplement si j’aurais pu assister à quelque chose de particulier ce soir-là, ou si tes questions sont plutôt de routine. » C’était une éventualité bien préoccupante en effet : avais-je été présent sur les lieux d’un événement que j’aurais pu empêcher si je n’avais pas été aussi affecté par l’alcool ? J’étais loin d’être un super-héros, je ne croyais pas non plus que j’aurais pu régler cette histoire à moi seul. Toutefois, si j’avais assisté à un incident suspect, j’aurais pu appeler les flics et éviter… éviter quoi ? Je ne savais pas encore ce qui s’était potentiellement passé dans ce bar, ni quand cela avait eu lieu, ni même avec qui.

« Finalement, je me demandais si je devais me tenir à l’écart du Moonlight Circle à l’avenir. Si cet endroit est au cœur de plusieurs magouilles sur lesquelles vous enquêtez aux stups, je préfèrerais le savoir avant d’y remettre les pieds. » En fait, il s’agissait uniquement de curiosité personnelle. Ma première expérience dans ce bar n’avait pas été que négative, mais disons qu’elle l’avait été en part suffisante pour que je fasse de ma première visite la dernière. Que Lisa me confirme ou non la chose, je ne pensais pas retourner y boire une pinte. La chose était aussi vraie pour le garage de Will. Lorsque (ou plutôt si) ma nouvelle voiture serais en ma possession, j’apprendrais à faire moi-même les changements d’huile pour ne pas à y retourner trop fréquemment. Tout ce qui est lié de près ou de loin à Billy est bon à éviter dans mon cas. Espérons qu’il ne vive pas à Greenway Plaza ! Quant à la Maison aux Roses, impossible que j’aille y faire un tour de mon vivant. Quand on a vu la mort d’aussi près dans un lieu spécifique, cet endroit reste à jamais dangereux à nos yeux d’un point de vue superstitieux et paranoïaque. Néanmoins, dans mon état actuel, même la plus irrationnelle des frayeurs me semblaient supportée par des faits valides. Réalisant que je retournais de nouveau vers des pensées plus sombres, je m’adossai dans mon siège en croisant les bras. J’avais débité toutes mes questions à la suite les unes des autres, la balle était maintenant dans le camp de Lisa. J’étais impatient d’entendre ce qu’elle pourrait bien me répondre.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Dim 2 Oct - 17:46:46

Je laissai Lincoln déverser son flot de paroles et de questions, gardant les yeux rivés sur la route. J’avais l’impression d’avoir ouvert les vannes d’un barrage retenant péniblement une pression considérable, il fallait que je veille à ne pas me laisser emporter, quoi qu’il semblait bien trop absorbé par se propres interrogations pour prêter une attention vigilante et méfiante à mes réactions. Je tentais de rassembler et hiérarchiser son discours afin d’y répondre de manière adaptée tout en me demandant pourquoi tout cela semblait tant lui importer. Il était certes l’une des victimes dans l’histoire, il avait probablement besoin de rationaliser pour accepter, tourner la page. C’était après tout ce qu’il tentait de faire depuis tant d’années en réaction au massacre de ses parents comme s’il était en quête d’une sorte d’ultime Graal qui le mènerait vers l’accomplissement d’un deuil inachevé. Je travaillais quotidiennement avec des proches de victimes, j’étais bien placée pour savoir que la vérité et la vengeance avaient bien souvent un goût amer de déception. Cela ne m’avait pas empêché de tomber moi-même dans les mêmes écueils lorsque je m’étais retrouvée au coeur d’un drame et j’étais loin d’être apaisée par les réponses que je commençais à faire émerger. Je soupirai discrètement puis me lançai dans mes explications « Je bosse à l’antigang, Foster… Je passe mes journées à faire du renseignement, à tenter de déterminer les liens qui relient les personnes entre elles. »

Je marquai une pause. J’allais à nouveau devoir mentir, par omission certes, mais cela restait un comportement malhonnête. J’en usais quotidiennement dans mon métier sans aucun remord ou presque mais à cet instant précis je ressentais un certain malaise, comme si mon inconscient me criait que le jeu n’en valait pas la chandelle et que suivre les recommandations des Birmingham était peut-être la solution de facilité mais pas la voie la plus juste. Mes valeurs se livraient un combat sans merci dans mon esprit. Je jetai un oeil au rétroviseur. L’avantage d’avoir cette fichue conversation dans une voiture était que je pouvais me passer de tout contact visuel avec mon interlocuteur. Cela me rendait la tâche bien plus aisée.

« Tout ce que je peux dire, c’est qu’un nouveau gang est de toute évidence en train d’émerger en ville. On nage dans l’inconnu pour l’instant, l’organigramme du groupe est encore très flou. La rousse et Billy ne sont que des éléments du tableau. » Je mis mon clignotant avant de faire mes contrôles et de me déporter sur la voie de droite. « Et toi aussi par le jeu des interactions. Après, concrètement, je n’ai pas de raison particulière de penser que tu aies pu être témoin de quoi que ce soit d’autre ou qu’ils en aient après toi. Tu étais simplement au mauvais endroit au mauvais moment. » Je l’espérais du moins. Il y avait un seuil au delà duquel j’avais du mal à tolérer l’invocation du concept de coïncidence. Lincoln avait été mêlé à bien trop d’événements suspects pour que je puisse blâmer le hasard tout en gardant la conscience tranquille. Pour le moment, ces considérations devaient toutefois rester miennes et miennes seules.

Je pris la sortie et ralentis doucement tout en esquissant un sourire « Par contre, effectivement, je te conseille de changer de bar. Aussi bons leurs Daiquiris soient-ils. » Je me doutais bien que ces quelques mots n’avaient pas suffi à étancher sa curiosité. Plus qu’il arrête de me poser des questions, je souhaitais qu’il cesse de me considérer comme la détentrice d’une vérité qu’il convoitait. J’avais certes connaissance de quelques éléments susceptibles , sans aucune certitude, d’éclairer son passé mais il ne s’agissait certainement pas des réponses qu’il voulait entendre.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mar 4 Oct - 23:35:59

D’une certaine façon, je sentais que l’ouverture que j’avais cru voir n’était qu’une illusion. J’avais posé beaucoup de questions et j’avais eu des réponses, mais certaines restaient plus nébuleuses que les autres. C’était bien normal, je ne m’attendais pas à ce qu’on me jette le dossier complet sur les genoux pour que je puisse le feuilleter à ma guise, mais il y avait quelque chose dans le comportement de Lisa, dans sa façon de parler… quelque chose qui me laissaient penser que j’allais peut-être trop loin dans mon propre interrogatoire. Peut-être avais-je raison, peut-être s’agissait-il uniquement d’une intuition erronée, peut-être que j’extrapolais certaines choses pour finir par les dénaturer. Cela m’avait toutefois décidé à couper court à mes questions. J’étais satisfait d’apprendre que rien de particulier ne s’était produit ce soir-là. Toutefois, je ne comprenais pas plus en sachant qu’il y avait un nouveau gang en ville. Nous vivions dans une métropole américaine, bien sûr qu’il y avait un nouveau gang en ville. On en démantèle un, on en affaiblit suffisamment un autre, et puis pouf!, nous voilà avec un nouvel ennemi sur les bras pour les remplacer. Cela ne me disait pas si cette jeune femme rousse était une victime, un outil, un membre ou même une tête dirigeante de ce gang. Je ne savais pas plus ce qu’il fabriquait : trafic de drogue, d’armes, d’organes ou d’humains ? Meurtres, vols ou corruption ? Toutefois, je devrais en rester là. Ce groupe n’était pas de mon ressort, quand bien même en discuter m’avait permis de m’évader de mes problèmes durant quelques minutes.

« Eh bien merci du conseil. Je pense que je vais retourner à mes vieux bars sportifs au popcorn trop salé et aux tables perpétuellement graisseuses. » Et je m’aviserai d’oublier Leonard si j’en venais à avoir assez d’argent pour me procurer une nouvelle caisse. Je sentais aussi que je devais me fier à ce que j’avais ressenti tout à l’heure et m’excuser à Blackwell. Cherchant un moyen de calmer mes nerfs, j’avais peut-être énervé Lisa en lui vomissant mon flot de questions. « Désolé si j’ai pu paraître insistant. C’est juste l’attrait du mystère et le besoin de me changer un peu les idées. » Je ne précisai pas quelles idées, puisque Blackwell savait. J’étais incapable de me faire une façade en ce moment, je savais que mon visage et mes paroles étaient un véritable livre ouvert sur mes angoisses. Il me fallait maintenant chercher un autre sujet sur lequel me focaliser pour faire abstraction de ces pensées. Je ne savais pas vraiment sur quel point détourner la conversation. Comme je l’avais ressenti plus tôt, parler boulot était exclu. Pour la suite… Je ne connaissais pas suffisamment la conductrice pour trouver le bon sujet de discussion, mais je ne me voyais pas recommencer à interroger Lisa, cette fois sur sa vie personnelle. Préférant moi-même rester secret sur certaines choses (ma maison, pour commencer), je comprenais ceux qui préféraient séparer boulot et vie perso. J’avais l’impression que Blackwell était l’une de ces personnes. Je restai donc silencieux un moment à observer la route.

Toutefois, je ne pouvais pas compter sur si peu pour garder mes problèmes éloignés. J’avais l’impression que depuis les dernières années, ma vie se résumait à une suite de tapis qu’on me tirait de sous les pieds. J’étais plutôt bien auparavant, malgré ma vie qui n’était pas idyllique. Je n’étais pas sur une lancée fulgurante, mais au moins la pente était en ascendant. Et puis ce maudit cancer avait décidé de s’en prendre à ma seule famille, la laissant souffrir des années avant de finalement lui ôter la vie. Je n’avais pas eu le temps de faire complètement mon deuil qu’il y avait eu toutes ces sales histoires qui ne cessaient de me tarauder l’esprit et sur lesquelles je revenais sans fin. Repensant à ma grand-mère, je retournai vers ma maison et son état lamentable qui me causait de la gêne. Quelque chose me poussait à aviser Lisa avant que nous arrivions, pour ne pas qu’elle ne fasse de liens erronés entre mes problèmes actuels et l’aspect de ma maison. Elle devait déjà me considérer comme faible, puisque j’étais visiblement plus secoué qu’elle par ce que nous avions vécu au gala. Inutile qu’elle ne pense en plus que j’étais carrément instable. « Je dois t’avertir d’un truc. La maison n’est pas en très bon état. J’en ai hérité il y a peu et je n’ai pas eu le temps d’en faire grand-chose. Disons qu’avec le cancer de ma grand-mère – Je ne sais pas si tu étais au courant – l’entretien a vraiment laissé à désirer.  »
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Lun 10 Oct - 23:29:50

Je fronçai les sourcils lorsque Lincoln s’excusa de sa curiosité. M’étais-je montrée trop abrupte, du moins suffisamment pour l’amener à se sentir mal à l’aise ? Je n’en avais pas eu l’impression mais j’étais bien consciente que j’avais parfois tendance à me montrer froide sans le vouloir. De manière assez paradoxale, j’étais reconnue au travail pour mes capacités relationnelles et ma bienveillance notamment dans la prise en charge des victimes et de leurs proches. Néanmoins, à l’état naturel, je me transformais aisément en reine des glaces. Peut-être également que j’interprétais à outrance la réaction de Lincoln et que cette dernière n’avait absolument rien à voir avec moi. Je pouvais être terriblement centrée sur ma propre personne parfois, d’autant plus lorsque cela me donnait une bonne raison de m’auto-flageller. Je lançai un petit sourire à mon passager. « C’est rien, je serais bien mal placée pour te reprocher ton… attrait du mystère. » Quant au besoin de se changer les idées… si seulement il pouvait se douter que la piste qu’il tentait de suivre risquait de le mener en plein milieu de la toile d’araignée qu’il tentait de fuir ! Il finirait par se retrouver englué dedans. C’était son destin, il ne pourrait pas y échapper. J’en étais persuadée, ce n’était qu’une question de temps. J’avais beau me taire, mentir, Birmingham pouvait bien lui effacer mille fois la mémoire, l’inévitable finirait par arriver, comme cela avait été le cas pour moi.

Je m’engouffrai dans les rues de Greenway Plaza, laissant cette dernière pensée résonner dans mon esprit. Mon intuition me murmurait que je n’avais encore aucune idée de l’envergure de la toile dans laquelle j’étais engluée. Je fus sortie de mes pensées par Foster qui s’excusait à nouveau, cette fois de l’état d’entretien vraisemblablement négligé de sa maison, se justifiant en évoquant la maladie qui avait ôté la vie à sa grand-mère. Je marquai quelques secondes de silence, comme sidérée par ce condensé d’informations dont je ne savais que faire. Je me sentais parfois quelque peu coupable lorsque je pensais aux histoires de vie de personnes comme Lincoln. Contrairement à moi, il n’avait pas choisi la solitude. Néanmoins, je restais convaincue que l’attitude que j’avais décidé d’adopter vis-à-vis des membres encore vivants de ma famille était la meilleure solution pour m’éviter de sombrer dans une profonde névrose. Je me recentrai sur le sujet, me demandant à quel point la demeure devait être proche de la ruine pour qu’il juge utile de m’en aviser au préalable, d’autant plus que j’avais simplement proposé de le déposer et que m’aventurer à l’intérieur de son domicile n’avait jamais fait partie du programme. Moi qui détestais les invités surprise, je n’allais pas lui imposer un tel supplice. Je haussai les sourcils. « T’inquiète, je ne fais pas partie de la police du ménage. Et heureusement d’ailleurs, sinon je devrais probablement m’arrêter moi-même. » J’avais une relation étrange avec les tâches ménagères. Je pouvais un jour être une bordélique sans nom et le lendemain la pire des maniques. Ce dualisme était à l’image de beaucoup de choses dans ma vie.

Nous approchions. Je venais de passer devant mon ancienne école, une sensation étrange au ventre. J’avais l’impression d’être le fantôme de mon propre passé, hantant vainement les lieux de mon enfance. Je me concentrai sur la route jusqu’à ce que nous arrivâmes à destination. Je me garai devant la porte, coupai le moteur puis restai silencieuse et immobile un bref instant avant de lâcher un discret soupir. « Ne laisse pas tout ça te bouffer, dans un sens ou dans un autre. » J’esquissai un léger sourire. Tout ça. Qu'il y mette ce qu'il souhaitait. J'avais bien remarqué qu'il encaissait mal le contrecoup des derniers événements. Ce conseil était bien joli à entendre. Quant à le suivre, rien n’était moins simple et je le savais pertinemment. Je connaissais bien les nuits sans sommeil, les cauchemars incessants, les soirées alcool/anxiolytiques, les crises de larmes dans les toilettes, les envies irrésistibles de cogner dans un mur, les heures passées dans la paperasse vouées à cette foutue quête obsessionnelle de la vérité. Néanmoins, la voix de mon instinct de survie me répétait en boucle que rien, absolument rien, ni le deuil, ni la colère, ni la vengeance, ni le désespoir ne valait la peine de se détruire.

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All these visions in my head. Should've gone to bed before the water shed. Some are live and some are dead. Makes no difference when they're in your head, head. Keep the door, open a crack. So I can see them when they attack. Some are white and some are black. Makes no difference when they're on your back.
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa Mer 12 Oct - 21:36:21

Blackwell ne semblait pas trop énervée par ma curiosité excessive, à en croire ses mots et son ton lors de l’acceptation de mes excuses. J’étais heureux que la discussion se termine ainsi, j’avais déjà suffisamment de problèmes sur les bras sans en plus me mettre en conflit avec les autres. Il semblait également que mes habitudes ménagères ne la préoccupaient pas outre mesure, même si je sentais qu’elle avait mal interprété mes paroles. Je ne parlais pas uniquement de l’intérieur, l’extérieur fait encore plus mal à voir. Elle aurait bien le temps de réaliser ce que je voulais dire en arrivant devant la demeure. Une fois garée dans l’allée, Lisa me donna un dernier conseil avant que je ne sorte. Ne laisse pas tout ça te bouffer, dans un sens ou dans un autre. Elle devait sentir que je m’en allais dans une pente descendante. Tout ça. Oh, elle devait bien parler de mes problèmes avec Billy, de cette soirée de charité de malheur, mais savait-elle qu’il y avait encore plus ? J’avais un deuil à finaliser, ma maison était un chantier, je n’avais pas de voiture, mon compte en banque était ridicule, mais surtout j’avais une promesse que je trahissais un peu plus chaque jour… Quand je pensais à « tout ça », je me sentais comme David contre Goliath, sans la fronde. Néanmoins, cela ne regardait que moi. J’ouvris la portière et tentai de me redonner une image assurée. « Merci Lisa, du conseil et du voyage. Prends soin de toi ! », dis-je avec un grand sourire histoire de laisser l’impression que j’allais mieux qu’en réalité.

Je sortis de la voiture et gravi les marches en direction de l’entrée. Je fis un dernier signe de main à Lisa avant de tourner la clef dans la serrure et de rentrer chez moi. Je croyais que le fait de me retrouver en territoire familier me permettrait enfin de souffler un peu, de laisser échapper ma tension, mais ce ne fut pas le cas. Il semblait que quelques heures allaient être nécessaires pour que les effets de mon domicile se fassent sentir. Je me jetai sur le divan et vidai mes poches sur la table basse. Mon portefeuille, mon téléphone, mes clés… et cet étrange stylo-plume que j’avais retrouvé dans ma boîte à gants. Je tournai l’objet dans tous les sens entre mes mains avant de le reposer, pensant que les souvenirs allaient me revenir, mais ce ne fut pas le cas. Si ce n’avait été qu’un vulgaire stylo bille, je n’aurais jamais été autant été obsédé par cette trouvaille. Néanmoins, l’objet valait cher, ça se voyait. Comment diable avais-je pu bien mettre la main dessus sans en avoir la mémoire ? Il y a également cette note de bar… Les deux étaient-ils liés ? Y avait-il plus encore ? Je soupirai, désemparé face à la montagne que j’allais avoir à gravir dans les prochains jours. J’avais toujours été septique face à la médication en cas de traumatisme, voir craintif, mais il semblait que je n’avais plus le choix. Je subissais beaucoup trop de stress, d’angoisse, de trous de mémoire pour que cela se règle sans un peu d’aide extérieure.

Peut-être m’en mettais-je trop sur les épaules. Après tout, une voiture n’était pas essentielle dans l’immédiat. Je pouvais toujours arrêter de jouer à l’enfant gâté et accepter de prendre le métro (une fois que je serais en mesure de côtoyer mes semblables sans trembler, bien sûr). Quant aux travaux sur la maison, ils pouvaient attendre eux aussi, ce n’était pas comme si la maison allait me tomber sur la tête. Elle était laide, voilà tout. Et cette enquête… Je sentais qu’il me serait plus difficile de repousser cette promesse en bas de ma liste de priorités. Si je voulais pouvoir dire adieu à ma grand-mère comme il se doit, il me fallait boucler la boucle une fois pour toute. Nos chemins s’étaient croisés il y avait trente ans, lors de ce meurtre, et ils ne pourraient diverger complètement que lorsque cette histoire serait considérée comme classée. Ces réflexions me prenaient le peu de forces qu’il me restait. J’aurais voulu passer le restant de la soirée chez-moi, mais cela m’était impossible. J’avais prévu de passer chez un ami (en fait, il était censé venir me chercher) et j’avais des nouvelles sur un autre de nos potes à lui dévoiler. D’un côté, je sentais que le fait de voir quelqu’un me ferait me sentir mieux, mais mes réserves d’énergie étaient au plus bas. J’avais besoin de faire une sieste avant que « tout ça » ne me gruge de l’intérieur, mais avant, il me fallait faire un coup de téléphone important. Je regardai la pendule. À cette heure, il doit toujours être au bureau. « Docteur Hamilton ? Ici Lincoln. Lincoln Foster. Oui, c’est ça, le type de l’autre jour. Ouais, il me faudrait un deuxième round Doc, et le plus tôt sera le mieux. »
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Message(#) Sujet: Re: If you think this as a happy ending, you haven't been paying attention - Will + Lincoln + Lisa

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