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 Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana

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Ayana Masson

Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Dim 20 Sep - 20:33:56

Sa réponse à mon commentaire sur l’enfant fragile était que les autres le prenaient pour un « alien », rôdeurs compris. De là à dire que les zombies ferait une indigestion et qu’ils semblaient le savoir, je me disais qu’il en mettait plus. Mais je savais de quoi j’avais l’air et je savais ce que les autres pensaient. Ils avaient envie de me protéger, ils voulaient peut-être que je vive comme un enfant aussi. Possible que ce ne soit que ça, possible qu’ils ne me voyaient que comme l’enfant que j’étais. J’avouais ne pas trop savoir. Je secouais la tête.

-Tu n’as rien d’un alien, tu peux être maladroit, peut-être un peu inhabile socialement, mais tu n’es pas un être méchant. Crois-moi, je sais reconnaître les gens méchants innés.

Oh oui, je les reconnaissais de loin ceux-là. Après toute cette discussion, je pris une photo du jeune homme avec la chère chèvre de Christopher. L’expression qu’il avait prise était drôle, je ne pouvais pas m’empêcher de rire en prenant le cliché. Lincoln sembla être du même avis, je le vis sourire. Il m’indiqua que c’était mon tour. Je pris donc la pose. De mon côté, je préfère rester naturel. Je ne pris donc aucun animal par le cou, ne fit pas de « duckface » ni de grimace. Je ne fis qu’un très léger sourire. Il prit le cliché et m’indiqua de rester en place. J’obéis. Je devenais une bonne petite fille obéissante depuis que j’étais arrivée ici. Il prit quatre cliché en tout, je me demandais pourquoi autant mais il m’aida à comprendre. Il me remit les quatre photos en m’indiquant qu’il y en avait une pour moi et d’en offrir une à Samuel. Il me fit savoir que ce dernier pourrait voir qu’on ne voyait pas à travers mon corps, je ne pouvais donc pas être un fantôme. J’eus un sourire. Samuel avait compris que je n’étais morte, que j’étais bien là en chair et en os. Mais je lui donnerais cette photo.

-Je suis sur qu’il sera très heureux d’en avoir la preuve.

Il continua en me disant que les deux autres étaient pour Mackenzie et Kaleb. J’eus un sourire en pensant à leur expression quand je leur donnerais cette image de moi.

-Merci.

C’était tout ce que j’étais capable de dire. J’avais la gorge serrée par l’émotion, c’était la première fois que j’offrirais un cadeau à quelqu’un. Un cadeau avec une certaine importance. Dans ce monde où tout avait tellement changé, c’était futile, sans doute bien dérisoire pour les autres, mais pour moi, une enfant qui n’avait jamais rien eu à offrir, ça voulait dire beaucoup. La survie était devenue plus qu’un besoin, c’était devenu un mode de vie. Tous nos petits bonheurs devenaient importants car c’était tout ce qu’il nous restait. Quand Lincoln me demanda si j’étais prête pour notre « selfie » j’hochai la tête de façon affirmative et m’installai près de lui pour qu’il puisse prendre la photo de nous deux. Lorsque la photo fût prise j’attendis avec impatience que l’image apparaisse. Un sourire étira mes lèvres en voyant le portrait de nous deux qui apparu sur le papier glacé.

-Et bien qui sait, peut-être passerons-nous à l’histoire avec cette image.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Lun 21 Sep - 11:48:20

Ayana semblait apprécier les photos, ce qui me donna à sourire. Cette visite n’avait pas été l’occasion pour moi de me rendre aussi utile que je l’espérais niveau travaux d’entretien, mais je sentais que j’avais réussi à compenser en rendant Ayana heureuse. Parfois, quelques heures de compagnie peuvent faire plus que n’importe quel cadeau. Une fois notre selfie terminé, je retirai la pellicule et la secouai le temps que l’image apparaisse. L’adolescente suggéra que nous pourrions passer à l’histoire grâce à notre œuvre. Resterait-il suffisamment d’humains pour que nous puissions un jour documenter cette époque unique dans l’existence notre espèce? Je préférais de pas émettre ce commentaire à haute voix, histoire de ne pas plomber l’ambiance. « Pas mal pour un vieux type de plus de 30 ans qui n’a jamais pris un vrai selfie de sa vie », blaguai-je. En effet, la photo nous incluait tous les deux, souriants comme s’il n’y avait pas un rassemblement de zombies grognant de l’autre côté de la clôture à moins d’une vingtaine de mètres. « Celle-là je la garde. »

Pendant un instant, je ressenti une émotion que je n’avais pas vécue depuis au moins cinq bonnes années. J’avais toujours aimé photographier et ce depuis mon tout jeune âge. Mes parents m’achetaient régulièrement des appareils jetables que j’utilisais pour immortaliser mes camarades de classe, les paysages qui défilaient lors de balades en voiture ou tout simplement des scènes banales de mon quotidien. J’avais une pile de photos qui ne cessait de grossir, certains commémorant des événements charnières de ma vie. Clic! Mon meilleur ami et moi posions devant notre volcan construits pour l’expo-science de notre école primaire. Clic! Je souriais à pleine dents, la main posé sur le capot de ma toute première voiture. Clic! Ma copine d’université et moi fixions l’objectif, mon bras passé autour de ses épaules. Clic! Mes parents m’entouraient tandis que je brandissais fièrement mon diplôme universitaire. Parfois, les véritables souvenirs étaient complètements disparus de mon esprit, remplacés par les images que j’avais capturées de ces moments. C’était bien cela qui me fascinait tant de la photographie. Le présent défile sans que nous ne puissions rien n’y faire. La réflexion que j’avais à la seconde faisait déjà parti du passé, ayant existé l’espace d’un éphémère moment qui était disparu aussi vite qu’il était arrivé. Une photo était en réalité la cimentation d’un de ces infimes instants présents. Les impressions et les sentiments pouvaient disparaître, mais jamais l’image saisie.

Et il n’y avait pas que cela. La photographie, comme toute autre forme d’art, nous permettait de déjouer la réalité. Comme notre selfie excluait tous les éléments morbides de la scène, un cliché pouvait très bien présenter une illusion contraire à la réalité. Quand je photographiais un couple lors d’un mariage, les sourires dégoulinaient de bonheur et d’amour tandis qu’il s’agissait en réalité de l’une des journées les plus stressantes de leur vie. Une image de la mariée près d’un arbre pouvait donner l’illusion d’une nymphe déambulant dans une forêt enchantée alors que la photo avait été prise dans un simple boisé adjacent à une autoroute. La photographie me donnait un certain contrôle sur ce qui se déroulait devant moi, ayant la capacité de déformer le visuel à ma guise. En même temps, ce pouvoir n’était qu’une fausse impression, puisque tout se jouait autour de moi sans que je ne puisse en rien l’influencer. Mon seul pouvoir, c’était d’appuyer sur le bouton au bon moment et me croiser les doigts pour le résultat final.

Cet amour pour la photographie était mort au cours de ma carrière. J’avais fini par devenir aigri et ennuyé par la banalité de ce que je devais capturer. Tous les mariages se ressemblaient, moulé par la tradition. Tous les articles nécessitaient le même genre d’images sans âme. À force de photographier sans apprécier, mon œil avait perdu le goût de la beauté. Tout ce qui m’entourait me paraissait monochrome, terne, sans intérêt. Alors qu’autrefois le moindre petit détail méritait son cliché, je n’avais plus aucune envie de capturer sur pellicule quoi que ce soit. Qui aurait cru qu’une demi-douzaine de photographies polaroïd pourrait me rappeler le bonheur que j’avais autrefois eu à imprimer sur papier une parcelle d’un présent déjà révolu? Cette visite a guéri plus que mon index. Je remis mon appareil dans mon sac, sachant qu’il en ressortirait bientôt. « Alors mademoiselle la guide, quelle est la prochaine étape du parcours? »

HJ : Je voulais juste préciser un truc dans mon dernier message parce que ce n’était pas clair après relecture. Ma réplique sur les aliens est en lien avec celle où tu me trouves bizarre car je veux prendre la photo avec la chèvre haha.
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Ayana Masson

Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Sam 26 Sep - 10:33:28

Oh je n’étais pas naïve au point de croire que notre génération survivrait à cette attaque de zombies, nous finirions tous morts un jour ou l’autre. Mais j’avais espoir que, comme dans Jurassique Parc, que j’avais vu quand je restais encore chez une de mes familles d’accueil, les humains renaîtraient un jour et aurait envie de connaître notre fin. Je ne pus m’empêcher de sourire lorsque Lincoln se complimenta pour le « selfie » qu’il avait pris, indiquant que c’était la première fois. J’acquiescé à commentaire.

-Tu vois bien que tu n’es pas un Alien, il n’aurait pas fait aussi bien. Ou alors, il aurait aimé avoir les zombies en arrière plan pour faire un meilleur souvenir de sa visite sur la terre.

Bah quoi, un alien ne devait pas voir souvent de zombies chez lui non? En fait, je n’en savais rien. Je n’étais même pas sur de croire aux aliens. En même temps, ce serait égoïste de croire que nous étions seul être vivant dans tout l’univers. Les zombies, les aliens et quoi encore? Je préférais ne pas imaginer tout ce qui pourrait en vouloir à nos vie et aimerait exterminer la race humaine entière. C’était d’un déprimant. Je fus heureuse d’entendre Linc demander la suite. J’eus un sourire.

-Après les animaux, allons voir les végétaux. Tu vas voir, Willow à fait un petit miracle sur le toit. Bon, je dois enlever les mauvaises herbes tous les jours suite à ma punition, mais c’est génial quand même ce qu’elle a réussi à faire.

Je le pris par sa main à nouveau. J’aimais cette formule, j’aimais pour une fois prendre quelqu’un par la main pour lui faire découvrir mon chez-moi. C’était ça ici, ma maison. Je ne vivais plus dans la rue, j’avais une famille, mon meilleur ami était sain et sauf et j’entraînais un adulte à la découverte de cet endroit qui était devenu mon foyer. Un foyer, j’avais un foyer. Cette constatation me coupa le souffle aussi surement que si j’avais reçu un coup dans l’estomac et me fit stopper net dans mon élan. Je levai les yeux vers Lincoln, qui devait se demander ce qui se passait.

-Désolée, je viens de réaliser que je te fais visiter ma maison, ma famille. Je n’ai jamais pu faire ça, c’est un choc de réaliser que maintenant j'ai tout ce que j'ai toujours rêvé d'avoir.

Il m’aura fallut une apocalypse zombie pour avoir encore une maison et une famille, tout ce que je désirais du temps de ma vie dans la rue. Le malheur des uns faisait le bonheur des autres, c’était l’expression qu’avait déjà utilisé un adulte devant moi et je venais d’en prendre conscience. De vraiment comprendre le sens de cette expression. Le bonheur, je ne connaissais pas vraiment avant ma vie ici. Chassa les larmes qui menaçaient de se déverser sur mes joues, je repris ma course, entraînant Lincoln avec moi vers le toit. J’étais à bon souffle une fois là-haut, mais j’étais heureuse. Je laissai le temps à mon nouvel ami de reprendre le sien. Nous restions devant la porte qui menait au jardin, le souffle court, un sourire flottant sur mon visage.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Dim 27 Sep - 18:53:23

À peine eu-je posé ma question que je me retrouvai entraîné par la main en direction du toit. Ce fameux jardin en hauteur avait piqué ma curiosité dès le départ et cette seconde escale me semblait encore une fois la plus appropriée. Je me doutais bien que ce n’était pas tous les recoins de cet hôpital qui étaient aussi réjouissants. Je préférais ne pas entendre parler de leur morgue, entre autres… Traitez-moi de paranoïaque, mais j’ai toujours l’impression que les cadavres que je croise vont se relever pour m’agripper à la gorge, quand même bien auraient-ils un trou fumant entre les yeux. Allez savoir pourquoi… Ce n’était pas comme si les morts étaient revenus à la vie dernièrement, non?

Ayana s’arrêta en plein chemin et je faillis la renverser, propulsé par mon élan. Je m’arrêtai juste à temps et entendis le caoutchouc de mes semelles couiner sur le parquet. L’adolescente venait de réaliser qu’elle avait aujourd’hui un foyer et une famille à présenter, alors que toute sa vie elle avait fait sans. À vrai dire, Ayana faisait partie des rares personnes pour qui l’apocalypse avait été une porte de sortie. Oh, elle ne l’avait pas eu facile, comme personne d’autres d’ailleurs. Nous autres survivants devons faire face chaque jour à la mort, la peur, la faim, la fatigue, la solitude... Néanmoins, Ayana avait été habituée à tout cela bien avant le fameux jour Z. J’étais sûr que si on lui avait alors dit qu’un jour elle trouverait sa place dans ce monde, entouré de gens qui se souciaient d’elle et non du chèque mensuel qui venait avec, elle aurait éclaté de rire et tourné les talons. « Tu n’as pas eu l’enfance la plus choyée, mais ta chance a finalement tourné. Peut-être pas à une époque idéale, mais mieux vaut maintenant que jamais. » Il s’agissait d’une phrase toute faîte, tellement répétée de fois qu’elle en perdait son sens, mais dans le cas présent elle semblait sonner vrai.

J’en vins à penser que j’avais raisonné la même chose à mon propos lors de ces premiers mois, alors que je déambulais sans soucis sur le domaine que j’avais fait mien. Jamais de ma vie je n’avais connu la misère, la vraie, qui nous forçait à mendier ou voler. Néanmoins, j’avais été comblé de quitter ma vie de photographe sans le sou pour jouer à la rock star dans un manoir que je n’avais jamais osé rêver habiter auparavant. Aujourd’hui, je ne pouvais plus dire si cette épidémie avait été une réelle bénédiction pour moi. Quand j’avais le ventre plein, la sécurité et un éventail infini de divertissement, je pouvais la considérer ainsi. Maintenant, la réalité reprenait ses droits petit à petit, comme la repousse des cheveux qui trahit de plus en plus ce gris qu’on a cherché à camoufler. Au moins je suis en vie, me dis-je. Avec la vie venait l’espoir. Encore cliché, mais toujours vrai.

Je retournai au moment présent en arrivant à cet escalier que nous devions grimper. Nous escaladèrent ces marches jusqu’au sommet, mettant mon cardio et mes muscles dénutris à l’épreuve. Une fois en haut, je me sentis moins ridicule d’être aussi exténué en voyant que même Ayana avait été essoufflée par cette course folle. Son sourire illuminait son visage et il eut un effet contagieux sur le mien. Oui, il s’agissait définitivement d’une belle journée que même la destruction de mes jeans Calvin Klein ne pouvait plus assombrir. Une fois en état de continuer, je poussai la porte et je me retrouvai immédiatement aveuglé par les puissants rayons du soleil. La cour intérieure bénéficiait de l’ombre des hauts bâtiments aux alentours, mais sur ce toit il n’y avait aucune échappatoire pour l’astre texan. Les mains en visière, je m’avançai vers les plants. Ce toit ne pouvait se comparer aux immenses champs des campagnes, mais le résultat n’en était pas moins impressionnant. La verdure contrastait avec le béton environnant, ajoutant au délice que représentait la vision d’un espoir de nourriture. Un autre point distinguait ce jardin suspendu du reste de Houston. Alors que dans la ville tous les espaces verts foisonnaient hors de contrôle sans personne pour les entretenir, ce potager respirait l’ordre et la cohésion. « Pour quand est prévue la prochaine récolte? »
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Ayana Masson

Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Dim 4 Oct - 22:02:38

Ma chance avait tournée, oui. Elle ne durerait peut-être pas très longtemps, je les verrais sans aucun doute mourir les uns après les autres, mais tant pis. Je préférais souffrir le reste de mes jours plutôt que de ne pas les avoir rencontrés. Ils sont devenus mes parents, mes oncles, mes tantes et je ne les échangerais pas contre ma vie d’avant malgré les monstres dans les rues dehors. Je hochai la tête pour indiquer à Lincoln que j’étais d’accord avec lui. J’étais contente d’avoir envie ce que je voulais depuis toute petite. Ma mère ne devait pas penser à ce genre de vie pour moi quand elle avait accouchée. Quelques fois, je m’imaginais ce qu’aurait été notre vie ensemble. Puis, je chassais mes pensées pour ne pas devenir nostalgique. Maintenant, j’imaginais la vie que j’aurais eue si Mackenzie et Kaleb étaient entrés dans ma vie plutôt. Je tentais de m’imaginer le quotidien avec eux dans leur vie d’avant. Mais j’étais ici, avec Lincoln et il me demandait, après que j’aie ouvert la porte donnant sur le toit, quand serait la prochaine récolte. J’eus un sourire. Voir cette vie poussée dans un monde de mort me faisait du bien. J’aimais le contraste de ce qui se passait au sol et ce qui vivait ici, tout en haut. Je m’avançais entre les bacs contenant différentes choses. On voyait dans certains de petites pousses, dans d’autres il n’y avait encore rien. Je regardai Lincoln.

-Nous en sommes au tout début, les semis sont faits depuis peu donc la première récoltes sera pour dans quelques semaines. Willow a très hâte.

Moi aussi j’avais hâte. J’avais déjà proposé d’aider à la récolte. Après tout, j’aidais déjà à enlever les mauvaises herbes, j’allais devenir une experte. Sincèrement, j’avais envie de le faire, simplement pour savoir ce que c’était de faire ceci, de savoir ce que c’était de récolter quelque chose qui avait été semé, ne pas avoir à le voler. C’était tellement différent. Si dans la rue j’avais appris à prendre ce dont j’avais besoin pour survivre, ici j’aidais pour y avoir droit. J’aurais pu faire comme d’autre et m’asseoir sur mon popotin et ne rien faire, mais ce n’était pas mon genre.

-Je n’aurais jamais cru que c’était autant de travail. Je me rends compte que je ne sais rien de la vie, du moins, pas sur des choses simples comme celle-là. Andrea m’a appris que le boulanger que je volais pour manger travaillait fort pour faire son pain, Willow m’a appris que les légumes ne poussaient pas sans que nous devions y apporter beaucoup de soins. Je savais que ça ne se faisait pas tout seul, mais je ne comprenais pas à quel point c’était du travail avant de les voir faire.

Je savais voler, je savais vendre mon corps, mais je ne connaissais pas la valeur des choses qui se faisaient, de ce que je volais. Je ne comprenais pas la colère des gens que je volais pour manger, ils ne comprenaient pas mon besoin de me nourrir. J’avais compris la valeur des choses et les survivants comprenaient maintenant le besoin de manger. Nous apprenions.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Jeu 8 Oct - 22:40:21

Je me retournai vers Ayana lorsqu’elle m’expliqua que les légumes n’étaient pas près d’être récolté avant quelques semaines encore. Je jetai ensuite un coup d’œil aux installations qui l’entouraient pour réaliser que certains bacs ne semblaient contenir que de la terre et rien d’autre encore. Ces quelques feuilles avaient parues pour moi digne d’une reproduction des jardins suspendus de Babylone, mais je descendis bien vite de mon nuage. Il fallait dire que mon expérience du jardinage se résumait à peu. Je n’avais pas le pouce vert et c’était la principale raison qui motivait mon amour pour les cactus. J’avais tout de même réussi à noyer le mien depuis bonne lurette en l’oubliant sur le balcon un jour de pluie… Néanmoins, la magie de l’endroit n’avait pas perdu de son pouvoir sur moi. Toutes ces pousses représentaient l’espoir de nourriture fraîche, de quelque chose d’autre que des conserves oubliées à se mettre sous la dent. Le moral ne pouvait que bénéficier de ce semblant de retour en arrière, quand même bien ces légumes auraient-ils les mêmes attributs nutritifs que leurs homologues en canne. Parfois, se rattacher à quelque chose de normal, aussi simple soit-il, était suffisant pour nous empêcher de sombrer dans la folie.

L’adolescente continua en disant que le jardinage était un ouvrage plus difficile qu’elle ne l’aurait cru. Chaque petite chose que nous trouvions banale, voir sans intérêt, était en réalité le fruit de tellement d’efforts inconnus. Il s’agissait d’un des plus gros points faibles de l’humanité. Nous étions tous tellement spécialisés dans nos domaines respectifs qu’au final nous devenions dépendant les uns des autres, sans nécessairement en avoir conscience. Si les étalages des épiceries étaient constamment pleins, c’était parce qu’un homme ou une femme ailleurs, peut-être à ces centaines de kilomètres, s’était levé aux aurores pour étendre le fumier, arroser les plantations, nourrir les bêtes, traire les animaux… Mais cette personne n’avait aucune idée de comment rédiger sa déclaration d’impôts. Le comptable qui s’en occupait n’avais à son tour pas les connaissances pour réparer sa toilette qui fuyait. Le plombier appelé à la rescousse, lui, ne savais pas comment s’occuper du problème informatique qui l’empêchait de naviguer sur internet. Quant à l’informaticienne qui pouvait éliminer le virus, celle-ci devait se rendre à l’hôpital car elle ne savait pas comment faire descendre la fièvre de sa fille, et ainsi de suite…

« L’Homme a marché sur la lune, a développé une bombe nucléaire ou découvert comment soigner des cancers, mais individuellement nous sommes tous aussi inaptes que des nouveau-nés… » Nous avions à apprendre sur le tas, parfois par essais ou erreurs. J’avais croisé des gens qui avaient su s’adapter et faire preuve d’ingéniosité pour survivre dans ce monde en ruine, mais également une tonne de cadavres qui avaient échoué. Je pouvais dire avoir moi aussi évolué, dans un certain sens. Mes parents n’étaient pas des fanatiques du premier amendement et je n’avais jamais possédé une arme avant de trouver tout cet arsenal dans le manoir. Mes connaissances sur le domaine se résumaient à deux ou trois visites avec mon oncle au stand de tir et disons que la silhouette cible avait vu plus de balles perforer la feuille autour d’elle qu’à l’intérieur de son tracé. Néanmoins, toutes ces heures d’entraînement à nettoyer les zombies à l’extérieur de la grille avaient fait de moi un tireur correct, ce qui m’avait jusqu’alors évité de finir avec un morceau du mollet rongé par un rôdeur.

Il me restait encore tant de choses à apprendre. Le camping sauvage pouvait s’apprivoiser, mais la prudence ne faisait pas partie de mes atouts encore. Le plus gros de mon travail était de modifier mes habitudes, ce qui était plus difficile que d’apprendre une technique manuelle. Je devais le faire seul, contrairement aux autres techniques qui elles devaient être enseignées. Néanmoins, viendrait bien vite un jour où nous ne pourrions plus nous passer de nos semblables. Jamais nous ne pourrions devenir indépendants avec le danger de mort qui rôdait dans les rues. Tous ceux qui se targuaient de survivre seul ne pourraient un jour plus trouver de conserves pour se nourrir, d’eau embouteillée pour s’abreuver, de bâtiments en état pour s’abriter durant les nuits froides… Ils auraient alors besoin de ceux qui savaient toujours faire pousser des légumes, traire les vaches ou encore pétrir la farine. « Si j’avais su ce qui allait se produire, j’aurais pratiqué l’horticulture, la charpenterie ou le tir au fusil durant le peu de temps libre que j’avais. Mais bon, nous ne pouvions pas tous être aussi zélés que ces survivalistes. » Tout de même, tous ces types que nous prenions pour des fous étaient sûrement en train de se la couler douce dans leurs abris souterrains en ce moment même, ignorant tout de nos difficultés ici-haut. Les veinards!
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Mar 13 Oct - 21:29:29

« … individuellement nous sommes tous aussi inaptes que des nouveau-nés… » Voilà ce que l’homme qui était présent à mes côtés venait de dire. Cette phrase tourna dans ma tête, en effet. Nous étions tous bon à quelque chose, mais pas tous à la même chose. Et ce qui était une force pour certains, était une faiblesse pour d’autre. C’était sensé et en même temps tellement invalidant en individuelle. Je me sentais moins sotte cependant, je me sentais moins seule. J’avais appris beaucoup depuis que j’étais là, quand j’étais dans la rue j’avais aussi beaucoup appris, mais des choses tellement différente. On disait souvent que l’on devait être polyvalent et bien je devais être bien polyvalente pour pouvoir apprendre et réapprendre aussi souvent dans ma vie. Je n’avais jamais appris à lire correctement, mais j’y travaillais alors que ça ne me servait plus à rien. Ça ne m’intéressait pas quand c’était utile et que j’en avais besoin pour me débrouiller. Maintenant que seul la survie comptait, jamais envie de lire, je voulais connaître ses histoires que Mackenzie m’avait rapporté de ses sorties. Pourquoi étais-je faite ainsi? Pourquoi la situation était-elle faite ainsi? Lincoln me sortit de mes pensées en indiquant qu’avoir su d’avance ce qui se produirait, à savoir l’arrivée des zombies, il aurait fait autrement, d’autres choix. Je lui offris un sourire. Le terme survivaliste qu’il avait utilisé m’avait fait sourire. Si je ne l’avais pas lu dans un des livres qui m’avait été offert, je n’aurais pas eu posé la question à Raffael et je ne saurais pas de quoi il parlait.

-Ces gens qui avaient tout prévu avant même de savoir qu’il allait y avoir une apocalypse. Sont-ils encore en vie selon toi? Ont-ils vraiment survécu à toute cette histoire? Avaient-ils prévus que ce serait des zombies?

Tant de questions qui se bousculaient dans ma tête. Je trouvais ironique le fait que ses gens qui étaient si préparés pouvaient ne pas avoir survécu plus d’une journée car ils n’auraient pas su se défendre contre les rôdeurs. Après tout, des cannages pour trois ans de vie cloîtrée pouvaient ne pas vous sauver contre une morsure de zombie. C’était ironique et risible. Oui, risible car si ridicule de penser qu’ils se seraient préférés à tout, sauf à ça. J’étais douée pour la survie et pour me défendre bien avant que ces monstres ne fassent leur apparition. C’était un humain qui avait failli m’avoir, mais des âmes charitables m’avaient tendus la main. Avaient-ils eu cette chance les survivalistes? J’haussai les épaules, un sourire flottant sur mes lèvres. Je regardai Lincoln.

-Tu as envie de voir l’atelier de Raffael? S’il n’est pas là, il ne faut pas entrer, mais s’il y ait je suis sur qu’il se fera un plaisir de te laisser jeter un coup d’œil.
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Sam 17 Oct - 22:27:05

Les questions d’Ayana sur les survivalistes me prirent par surprise, principalement parce que je n’avais jamais réalisé que ces types pouvaient s’être préparés pour les mauvaise choses. « C’est bien vrai qu’une infection de cette nature n’était pas le scénario le plus probable… » Après tout, j’aurais plutôt parié sur une pandémie de grippe, la faille de San Andreas ou encore une montée des eaux soudaine suite à la fonte du pôle nord. Mais de morts-vivants… On se croirait dans un mauvais film d’horreur. Plusieurs survivalistes avaient toutefois dû s’adapter. Ceux qui possédaient des bunkers emplis de vivres en cas d’attaque nucléaire avaient pu s’enfermer lors de l’épidémie et survivre à la folie initiale qui avait envahi les rues. Malheureusement, je ne pouvais pas en penser autant de ceux qui s’étaient équipés de masques et de médicaments en cas de grippe aviaire particulièrement virulente. Aucune réserve médicale ne pouvait quoi que ce soit contre la morsure d’un rôdeur. Quant à ceux qui s’étaient construit une arche afin de voguer sur une planète engloutie, apportant avec eux leur famille et leur chien, il y avait des chances qu’ils aient réussi à s’en sortir. Toutefois, je ne voyais pas en quoi leur situation était plus enviable que la nôtre. Les océans étaient traitres et une tempête pouvait faire une seule bouchée d’un petit bateau. Et quand bien même survivraient-ils jusqu’aux côtes de l’Afrique ou de l’Europe, rien ne les assurait que ces zombies étaient exclusifs aux États-Unis d’Amérique. « Je leur souhaite d’être toujours en vie. Mieux vaut les avoir de notre côté plutôt que dans le camp des cannibales sans cervelle. » Après tout, si quelqu’un dans mon genre était toujours en vie, je ne voyais pas pourquoi un survivaliste ne pourrait pas tirer profit de sa préparation, telle qu’elle soit.

La prochaine étape semblait être l’atelier de Raffael, s’il était présent bien sûr. « Allons-y! Et espérons surtout qu’il soit au rendez-vous. » J’en savais peu sur cet homme, excepté qu’il s’occupait d’armer tous les gens de l’hôpital. Ayana me l’avait décrit comme peu bavard et intimidant pour certains. À vrai dire, je n’avais pas eu l’occasion d’échanger avec l’homme, l’ayant vu une seule fois lors de cette fuite de l’armurerie. Je ne pouvais donc pas confirmer qu’il avait la capacité de me mettre mal à l’aise. J’étais toutefois capable d’imaginer qu’une armoire à glace de sa stature pouvait donner une impression inquiétante à plusieurs, surtout s’il était aussi taciturne que le décrivait Ayana. Je n’étais pas du genre à me laisser intimider par les apparences par contre, ce qui était loin d’être un point en ma faveur. Physiquement, je n’étais pas de taille à confronter personne. Le peu de muscles que j’avais développés avant ma sortie dans les rues commençait à fondre face au régime alimentaire que je subissais. Malgré tout, j’étais trop belliqueux pour me fermer la trappe suite à un affront, peu importe si la personne mesurait deux bonnes têtes de plus que moi. Mon caractère mis à part, je considérais également que le physique en disait très peu sur quelqu’un. Prenons comme exemple son frère Kaleb. Bien que bâti sur le même format, il savait mettre les gens à l’aise et sa carrure ne l’empêchait pas d’être un médecin empathique et chaleureux.

Je ne possédais pas de base pour évaluer Raffael, ne sachant pas comment il en était arrivé à obtenir ce poste. Avait-il appris sur le tas à s’occuper des armes? Était-il un fan de la chasse? Avait-il fait partie des forces spéciales de la police? Était-il militaire? Tout était possible. « Qu’est-ce que Raffael faisait dans la vie avant tout ça ? » Cette question en soulevait bien d’autres sur le reste des gens de l’hôpital. Je me doutais bien que Mackenzie devait posséder une formation militaire ou policière pour faire feu comme elle le faisait. J’avais eu l’occasion d’essayer moi-même une arme de précision et je tirais à vitesse de tortue comparativement à cette pro de la gâchette. Je savais également que Willow était vétérinaire grâce à cette conversation avec Ayana. Mais qu’en était-il des autres? « Et que faisait Amy? A-t-elle toujours été une experte de la chasse? Et Hunter quant à lui? Et Mackenzie doit bien avoir été dans l’armée pour manier son fusil de cette façon, non? Désolé, je crois que j’ai un élan de curiosité. » Ce que je pensais savoir sur ces gens, je l’avais plutôt déduit. Je n’avais pas de mauvaise impression d’aucun d’entre eux, mais je préférais tout de même avoir une vraie conception de ce qu’ils étaient plutôt que de me faire une idée fausse à leur propos.
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Ayana Masson

Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Lun 2 Nov - 20:31:09

C’était étrange et tellement reposant d’avoir une conversation comme celle là avec quelqu’un. Bien sûr, j’étais capable d’avoir des conversations sérieuses et intelligentes avec tout le monde, là n’était pas la question. Je ne ressentais pas de pression, je me sentais légère et comme tout le monde était occupé, ça faisait du bien d’avoir une pause des drames et compagnie. Lincoln me faisait sentir à ma place ici en me permettant de lui montrer mon monde, il me faisait ressentir tous les bénéfices d’avoir une famille maintenant. Je ne ressentais plus la solitude qu’il y avait dans ses yeux à lui et je lui partageais une partie de l’amour que l’on m’offrait ici. C’était une belle image et je n’étais pas habituée à ce genre de chose. Lincoln me faisait prendre conscience de ce que je n’avais pas vu en étant avec ma nouvelle famille. Il me faisait voir l’ampleur de la chance que j’avais. Pendant que nous marchions vers l’atelier de Raffael, il répondit à mes propos sur les survivalistes et me posa des questions sur les membres du groupe. Qu’était leur emploi avant toute cette histoire. Je constatai avec plaisir que je connaissais la réponse à ses questions. C’était étrange, mais je m’étais intéressée de près à eux et je savais ce qu’il me demandait. Je souris à Lincoln.

-Raffael était un spécialiste des bombes dans l’armée, les dernières années avant l’arrivée des zombies, il travaillait pour la section de déminage de la police. C’est un homme imposant, mais j’aime son calme et il est très intelligent. Il est simplement mal habile dans les conversations alors il préfère se taire, mais avec moi il arrive toujours ou presque a dire ce qu’il faut. C’est un mec génial. Les gens sont contents de l’avoir de leur côté, moi aussi d’ailleurs.

Il était le plus calme aussi pour m’apprendre, ou du moins, je ressentais moins de pression de sa part. Peut-être que c’était moi qui me mettait de la pression avec les autres, car ils étaient tous tellement gentil. Mais le calme stoïque de Raffael m’aidait à me concentrer. Pendant qu’il travaillait à ses armes, moi j’apprenais des mots et quand il m’arrive de ne pas comprendre, il m’aide et m’explique toujours pour que je comprenne bien. Les autres aussi étaient bons, mais j’avais l’impression de ne rien avoir à lui prouver. Pas qu’il était moins important, mais il laissait coulé.  J’eus un sourire en repensant à certaine séance de lecture ou il finissait par lire avec moi plutôt que de continuer son travail dans l’atelier. Il prenait plaisir à m’apprendre, même si ça n’avait jamais été son métier.

-Mackenzie était tireuse d’élite dans l’armée, elle devait rejoindre le service de police de Houston, mais les zombies ont changé ses plans. Amy elle, elle était assistante sociale. C’est la première d’ailleurs que je rencontre et que je ne déteste pas d’amblée. Elle est gentille et prend vraiment à cœur le bien-être des autres. Elle a déjà été dans le système, Mackenzie aussi. Elles savent ce que c’était que d’être trimballé et compagnie. Elles ont eu de la chance d’être ensemble et de pouvoir compter l’une sur l’autre.

Je les enviais un peu. Elle n’avait pas eu de chance dans leur enfance, mais elles étaient là l’une pour l’autre et s’étaient aidés mutuellement à passer au travers. J’aurais aimé avoir quelqu’un sur qui compter dans les coups durs ainsi. Je n’aurais peut-être pas terminé dans la rue. Mais mon expérience de la rue m’avait permis de survivre, alors je n’allais quand même pas cracher sur mon vécu.

-Hunter était mécanicien. Il avait son propre garage. C’est lui qui s’occupe des véhicules qu’ils utilisent pour les sorties. Il est très habile avec un moteur, plus qu’avec les relations personnelles. C’est un gros ours mal léché, mais ce n’est qu’une façade pour s’empêcher de souffrir.

Bon peut-être que j’aurais dû garder certains détails pour moi dans cette histoire. Après tout, je ne connaissais pas bien Linc. Mais en même temps, que pourrait-il bien faire de ses informations? Ce n’est pas comme si ça lui donnait un pouvoir quelconque ou qu’il pourrait les faire chanter. Je pris note quand même de me modérer dans mes propos la prochaine fois. Nous arrivions vers l’atelier, je frappai doucement à la porte avant de l’ouvrir lentement.

-Raff, tu es là?

HJ: encore désolée du délai... j'ai eu des problèmes de connexion.
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana Sam 14 Nov - 20:40:11

Spécialiste en explosif et démineur. Il n’y avait aucun doute quant aux capacités de Raffael de s’occuper de l’arsenal de l’hôpital. Si un type savait désamorcer une bombe sans rayer un immeuble de la carte au passage, il avait assurément la capacité d’entretenir un pistolet sans se tirer dans le pied. En repensant à cette journée à l’armurerie, je me dis que j’avais peut-être commis beaucoup de tort à Raffael. Comment trouverait-il les munitions, les silencieux et les lunettes de visées nécessaires au bon fonctionnement des armes à feu qui étaient devenues une extension de nos bras? La vitrine était défoncée, le contenu des étagères éparpillé et le plancher recelait de cadavres de zombies… Tout ça pour un chien mal élevé qui avait fini sa journée en souillant un sac… Misère, mais quel souvenir gardent-ils tous de moi ici?! Je tentai de chasser ces pensées. Disons que j’avais commis des erreurs bien pires par la suite. Je me concentrai plutôt sur la foule d’information que je savais maintenant sur chacun d’entre eux, écoutant les descriptions d’Ayana tandis que nous approchions de l’atelier de son oncle. Les mots de l’adolescente me permettaient de mieux connaître tous ces gens qui m’avaient sauvé la vie, bien que nous soyons des inconnus les uns pour les autres.

Mackenzie avait, tout comme Raffael, connu la carrière militaire. Par contre, sa sœur avait un tout autre parcours professionnel et avait été assistante sociale. Apprendre qu’elles avaient toutes les deux été sous la protection des services sociaux semblait expliquer une grande partie de ce que je savais d’elles. Mackenzie avait dû se reconnaître dans Ayana, bien que leurs quotidiens n’avaient pas dû être les mêmes. Tout de même, grandir séparés de leurs parents était quelque chose qui avait dû les rapprocher et faciliter la compréhension au départ. Quant au travail d’Amy, il semblait être une continuation logique de son passé. Sans être au courant des détails de sa vie, je pouvais tout de même déduire que l’expérience de cette dernière avec les services sociaux avait dû être meilleure que celle de sa nièce si elle avait décidé d’y poursuivre une carrière. Les deux sœurs avaient eu de la chance de se retrouver ensemble dans leur parcours de vie.

Quant à Hunter, il occupait le poste de mécanicien en chef. Il y avait un grand stationnement d’un côté de l’hôpital où plusieurs véhicules attendaient encore patiemment leurs propriétaires (en vain). Il devait s’agir du terrain de jeu idéal pour un passionné des moteurs comme Hunter. Les termes d’Ayana pour le décrire me firent sourire. Un gros ours mal léché, plus habile avec une clef à molette qu’avec les relations humaines. Je pouvais me reconnaître un tant soit peu dans ce résumé. Bien que je fusse dépendant de la compagnie de mes semblables, je causais parfois plus d’ennuis en ouvrant la bouche que Buster en chassant les rats. À vrai dire, cette journée était la seule depuis un bon moment où j’avais côtoyé les miens sans insulter au moins une personne. Disons aussi qu’il aurait été difficile de ressentir de l’animosité contre Ayana. L’adolescente semblait tellement heureuse de me faire visiter sa demeure alors que tant d’autres survivants au dehors préféraient accueillir les étrangers sur leurs perrons avec un fusil à pompe entre les mains. Sa bonne humeur était plus contagieuse qu’une morsure de rôdeur (parallèle douteux, mais vous comprendrez aisément mes dires).

Arrivée à la porte de l’atelier, Ayana frappa et attendis que son oncle lui réponde. Je patientais en me demandant ce qui pourrait bien se trouver derrière cette porte. Nous n’avions pas le droit d’y entrer sans la présence du maître d’armes, et je croyais comprendre qu’il s’agissait d’une raison d’espace personnel autant que de sécurité reliée aux armes. Tous entassés ainsi dans un hôpital, il était normal de vouloir son refuge à soi. Toutefois, ma curiosité était tout de même piquée et je me demandais quel genre de joujoux pouvait être conservé dans cet endroit, outre les classiques pistolets et fusils à pompe. Patiemment, je restai derrière Ayana et j’attendis que la porte s’ouvre… ou que le silence nous confirme que Raffael avait quitté son antre.
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Message(#) Sujet: Re: Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana

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Alcohol may be man's worst enemy, but the bible says love your enemy. - Ayana
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