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 Elena B. ➸ It's always darkest before the dawn

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■ En ville depuis le : 07/06/2015
■ Messages : 512
■ J'ai : 28 ans
■ Boulot/Études : psychologue spécialisée en criminologie

■ Célébrité : Meghan Ory
■ © Avatar : aqualune
■ Multicomptes : non
■ Libre pour un rp? :
  • Oui


Elena Birmingham


Feuille de personnage
mes relations... en bref!:
Message(#) Sujet: Elena B. ➸ It's always darkest before the dawn Jeu 17 Aoû - 21:09:35





Elena Birmingham


Carte d'identité
Nom: Birmingham Prénom: Elena Diminutif: El'
Date de naissance: 16 octobre. Age: 28 ans Nationalité: Américaine
Orientation sexuelle: Bisexuelle État civil: Célibataire
Emploi/Études: Psychologue spécialisée en criminologie, consultante auprès de la brigade criminelle de la police de Houston.
Groupe: Girl on Fire

Avatar: Meghan Ory. Crédits: aqualune.
Personnage: Personnage Inventé Scénario

« I don't know if I can save myself. Maybe that's just fine. »



Questions en vrac
Plat préféré: Thai Yellow Curry. Parfum de glace préféré: Menthe/Chocolat.
Couleur préférée Bordeaux. Chanson préférée: The Funeral - Band of Horses.
Film préféré: Kill Bill Volume 1. Série préférée: Sense8.
Jour ou nuit? Nuit. Semaine ou  week-end? Semaine.



Parce que tout le monde a son histoire…

    A la lumière douce de ce début de soirée, la ville se nimbait d’un halo d’or. A travers la fenêtre au cadre blanc orné de moulures, le ciel azur se rehaussait avec poésie de teintes chaudes et subtiles. Il fallut le bruit d’une poignée qui se tourne et le timbre grave d’une voix du passé pour m’arracher à ma contemplation. « Mademoiselle Birmingham, bonsoir ! »  Je me levai promptement du fauteuil épuré sur lequel je m’étais installée tout en rangeant mon livre dans mon sac puis vins à la rencontre de l’homme qui m’avait saluée. « Bonsoir, Docteur Bloom. » Je ne pus m’empêcher de l’observer quelques instants. Sa stature haute et élégante, ses yeux bleus, son costume sombre, ses cheveux à peine grisonnants de quadragénaire assumé. Il était de ces personnes au caractère intemporel dont émane une perfection presque irréelle. Sa simple présence m’apaisait déjà. Je lui serrai énergiquement la main puis il m’invita à entrer, s’effaçant afin de me céder le passage. Je redécouvris ce bureau dans lequel je n’avais pas mis les pieds depuis bientôt douze mois. Rien n’avait changé, jusqu’aux bibelots sur les étagères qui n’avaient pas bougé d’un millimètre. Tandis que je lui confiais ma veste, il se permit une remarque loin d’être injustifiée. « Nous ne nous somme pas vus depuis une éternité, n’est-ce pas ? Un an, si je ne me trompe pas ?  » Je dissimulai mon embarras derrière un sourire.  « Je vous ai manqué ? » Il me le rendit avec tact et cordialité. « J’ai toujours apprécié nos entretiens, Elena, vous le savez. Ainsi que votre capacité à détourner subtilement la conversation à votre avantage. » Le Docteur Bloom me connaissait, il me connaissait peut-être mieux que moi-même. Il avait eu la lourde tâche de m’analyser pendant près de six mois au décours d’un épisode particulièrement traumatisant. Dans le cadre de mes fonctions, j’avais en effet échappé de justesse aux griffes d’un serial killer. Le Docteur Bloom m’avait permis de surmonter cette épreuve, de commencer à résoudre certains conflits antérieurs et de mieux me comprendre. En outre, j’avais tiré de mes discussions avec cet homme brillant, fin d’esprit et cultivé un réel enrichissement intellectuel. Une fois la tête hors de l’eau, happée par la vie et ses vicissitudes, j’avais interrompu ma thérapie. Jusqu’à ce soir d’été.

    Je pris place sur ce fauteuil qui m’avait accueilli des dizaines de fois et qui semblait presque se rappeler de l’empreinte de mes formes. Il s’assit face à moi. « Alors, que me vaut le plaisir de votre visite ? » Mes jambes se croisèrent. Aussitôt, j’analysai mon langage non-verbal et cet automatisme qui trahissait une tentative de protection. Le psychiatre releva le menton en fronçant les sourcils tout en attrapant son cahier et son stylo-plume. « Simple mesure de précaution. J’ai …Vous avez entendu parler de ce serial killer qui défraie la chronique ? » Il opina du chef. Le Docteur Bloom était un clinicien doté d’une expertise en criminologie et en victimologie. Ainsi, il suivait de près l’actualité des faits divers.  « Jack, n'est-ce pas ? » J’acquiesçai.  « Oui, Jack. Le profiler en charge du dossier a été assassiné il y a trois jours. C'était le Docteur Hamilton. La police de Houston m’a proposé de le remplacer, j’ai accepté il y a tout juste deux heures. » Je m’étais efforcée de rester factuelle mais ma voix avait manqué de tressaillir. Le Docteur Hamilton avait été mon maître, il m’avait inculqué tout ce que je savais en matière de criminologie et de profilage. Son corps avait été retrouvé trois jours auparavant, élégamment amputé de quelques organes. Mes sourcils se haussèrent devant l’absence de réaction du thérapeute. « Vous n’avez pas l’air surpris, Docteur… les nouvelles vont vite à ce que je vois. » Le Docteur Bloom esquissa un discret sourire.  « On ne parle que de vous dans les hautes sphères de la psychiatrie ces derniers jours, Mademoiselle Birmingham. Pour tout vous avouer, le chef de la police de Houston m’a demandé mon sentiment à votre propos pas plus tard qu’hier. » Je me mordis les lèvres pour m’empêcher de lui demander ce qu’il lui avait répondu. Je laissai le silence s’installer et quelques secondes filèrent.

    Mes sourcils se froncèrent tandis que mes ongles s’enfonçaient dans ma paume. « Vous savez pourquoi ils me voulaient, moi ? » Le psychiatre pencha la tête, feignant d'être intrigué.  « Dites-moi ? » Je soupirai.  « Hamilton. Ils voulaient Hamilton. Mais… disons qu’on est moins efficace quand on dort dans le frigo de la morgue. » Je n’étais qu’un second choix, qu’une doublure.  Je n’avais pas mis les pieds dans un commissariat depuis dix-huit mois, préférant me plonger dans le monde rassurant de la théorie, de l’enseignement, de la recherche. Lorsque ce matin-là, le chef de la police de Houston était venu me trouver à l’université pour solliciter mes services dans l’affaire Jack, j’avais honnêtement cru à une sordide blague. Bloom perçut immédiatement mon sentiment d’illégitimité. Il rétorqua calmement.  « Vous étiez son assistante la plus prometteuse. Est-ce que vous craignez de ne pas être à la hauteur ? » Je pris une profonde inspiration. Je n’étais pas incompétente. J’avais cette curiosité qui me pourchassait depuis l’enfance, celle de comprendre par quels mécanismes, par quels processus des hommes pouvaient être amenés à commettre de telles atrocités. Mon esprit d’observation et d’analyse, je l’avais cultivé depuis mon plus jeune âge. J’avais brillamment obtenu mon doctorat, j’avais co-signé des dizaines d’articles, j’avais secondé le Docteur Hamilton dans des centaines d’enquêtes pendant plus de trois ans. Néanmoins, je ne pouvais faire abstraction de cette voix qui me murmurait qu’il me manquait quelque chose, peut-être l'essentiel. « Je sais que je fais bien mon boulot mais… je ne suis pas lui. » Le psychiatre haussa les sourcils. « Effectivement. Le Lobotomiseur voulait votre cerveau, pas le sien. » Ce compliment déguisé me glaça le sang. Je n’avais pas entendu le pseudonyme de ce psychopathe depuis des mois. Le Lobotomiseur avait été accusé des meurtres de dix-huit personnes étalés sur six années. Ses victimes étaient des intellectuels, des scientifiques, des artistes, tous reconnus dans leur domaine. Il signait ses crimes en dévorant une partie du cerveau de ses proies pour en absorber les capacités. Il choisissait le lobe à prélever en fonction des talents qu’il convoitait. Il avait été appréhendé une première fois par les forces de police, c’est alors que j’avais eu l’occasion de l’interroger. Il avait à l’époque été relâché, faute de preuves suffisantes. Deux jours plus tard, il m’attendait dans la pénombre, tapi dans un recoin de mon hall d’immeuble. « Est-ce que vous vous sentez en sécurité, Elena ? »   La voix du Docteur Bloom me sortit brutalement de mes songes. Le souvenir de ce cinglé mettant en marche sa scie chirurgicale s’imposa à mon esprit. Je m’efforçai de le chasser, de réagir de manière sèche et rationnelle. « Le Lobotomiseur est derrière les barreaux, dans un hôpital psychiatrique. » Mon agression avait permis de l’inculper. Ses avocats étaient brillants, ils avaient réussi à le faire passer pour non responsable de ses actes, il était depuis interné en secteur fermé. Bloom fronça les sourcils, une certaine préoccupation se lisait sur ses traits.  « Vous lui avez rendu visite ? » Nous travaillions sur l'éventualité d'une telle rencontre juste avant que je décide d’interrompre ma thérapie. J’avais franchi le pas à la date anniversaire de mon agression. Mon visage se crispa.  « Oui. » Le psychiatre sentit que je n’étais pas prête à relater cet épisode. Il avait le talent appréciable de repérer quand il était inopportun de me pousser dans mes retranchements. Le silence étendit à nouveau son ombre sur la conversation.

    Le Docteur Bloom griffonna quelques mots sur son carnet puis releva les yeux. « Est-ce que votre famille est au courant que vous reprenez du service ? » J’esquissai un sourire froid tout en croisant les bras.  « Ils ne tarderont pas à l’être. Mon frère est médecin légiste et son ex bosse à la Crim'... » Le psychiatre laissé échapper un discret soupir, ce n’est qu’alors que je remarquai la sécheresse de mon ton. « J'évoque à peine votre famille et vous vous renfermez, encore. » J’émis un petit rire nerveux puis fit l’effort de me détendre.  « Je suis terriblement prévisible, hein ? » Le psychiatre savait qu’il touchait la corde sensible. Durant mes sessions, nous avions longuement évoqué mes difficultés à partager mes failles avec mes proches. J’avais toujours eu le souci de satisfaire les autres, notamment mes parents. Cette inclinaison s’était particulièrement accentuée pendant mon adolescence. Il y avait eu les frasques de mes frères puis leur départ pour l'armée, il y avait eu la grossesse de Riley. J’avais alors préféré m’effacer, ne me distinguer que par la perfection. Mes notes étaient toujours excellentes, je ne dépassais jamais le couvre-feu, je me rebellais juste assez pour ne pas paraître trop sage. Lorsque ma jumelle avait quitté la maison, j’avais sombré en silence derrière un sourire sans faille. Mes tourments les plus ténébreux ne quittaient jamais le seuil de ma chambre où j’avais pris l’habitude de m’enfermer des heures durant. J’aimais m’allonger dans le noir sur le parquet froid en écoutant du vieux rock et sentir une larme ruisseler sur les contours de mon visage blême. Quelques années plus tard, après le terrible accident de voiture qui avait décimé notre famille, c’était dans les toilettes de l’hôpital que j’avais coutume de me retirer lorsque la crainte de perdre ma soeur me semblait insoutenable, que je ne parvenais plus à sourire, à plaisanter, à lui parler du temps qu'il faisait en lui serrant la main. Lorsque mon père s’était éteint, je n’avais pas eu la décence de lui accorder des adieux sincères. J’avais gardé sur mon visage ce masque finement élaboré depuis ma plus tendre enfance. Juste avant qu’il ne parte, je lui avais dit que j’étais heureuse alors que, chaque soir, je ne parvenais à trouver le sommeil qu’assommée par l’alcool et les cachets. J’allais mieux, à présent. Ou peut-être avais-je appris à mieux me tromper moi-même. Bloom avait très certainement sa théorie à ce sujet. « Je vais en parler à Riley. » Le psychiatre esquissa un sourire en hochant la tête, laissant encore le vide résonner entre les murs.

    A travers la fenêtre, la nuit tombait doucement. Les ombres s’étiraient sur l’élégant parquet recouvrant le sol de cette pièce qui me semblait de plus en plus oppressante. Le Docteur Bloom posa son cahier sur son bureau.  « Est-ce que vous avez peur, Elena ? Pour votre intégrité physique et mentale ? » Je me redressai, quelque peu déstabilisée par sa question. Bien évidemment que j’avais peur, la peur était un signe de bonne santé psychique. Bien évidemment qu’il y avait ces cicatrices encore fraîches gravées sur ma peau par un psychopathe de la même espèce que Jack dont il m’était impossible de faire abstraction. Néanmoins, j’étais appelée par la volonté de remplir ma mission, de servir la justice et d’éviter le massacre d'autres innocents. J’étais appelée par ma curiosité intellectuelle, ma fascination pour ces êtres humains au fonctionnement si particulier, à l’empathie froide, incapables de remords. Il était de ma responsabilité d’ériger les barrières nécessaires pour me préserver tout en restant efficace. « Est-ce que vous vous souvenez de ce que le Docteur Hamilton m’a dit lors de mon premier jour à ses côtés ? » Bloom n’eut qu’à effleurer la surface de sa mémoire si bien que je le suspectai d'avoir relu ses notes avant notre entretien.  « Notre boulot est de rentrer dans leurs têtes. Ne les laisse pas rentrer dans la tienne. » Ces mots n’avaient de cesse de résonner comme une litanie dans mon esprit depuis que j’avais accepté le poste. J’haussai les sourcils avant de poursuivre de manière placide.  « Hamilton a laissé Jack rentrer dans sa tête. Il a fait une erreur et il est mort. Je sais ce que j’ai à faire, Docteur Bloom. » Le psychiatre laissa s’égrener quelques secondes puis joua son tour.  « Alors pourquoi avez-vous besoin de moi ? » J’esquissai un sourire. Sa manière délicate de me mettre en difficulté m’avait manquée. Nous savions tous deux que cette affaire m’impacterait, d’une façon ou d’une autre. Elle m’impactait déjà. Aussi ironique cette expression puisse-t-elle être, j’avais besoin d’un garde-fou.  « Simple mesure de précaution. »

    L’obscurité s’était déjà emparée de la ville lorsque j’arrivai au seuil de mon immeuble. Un vent chaud s'était levé, il faisait siffler les fenêtres. Alors que j'attendais que l'ascenseur arrive, une sensation d'un autre temps m'opprima la poitrine. C'était sa présence que je sentais dans l'ombre. Je me pressai vers l'escalier et montai les cinq étages au pas de course. Lorsque j'eus enfin refermé la porte de mon appartement derrière moi, je me dirigeai vers le placard pour me servir deux verres de whisky que je vidai successivement d'une traite. Les deux mains posées sur le bar, je pris une profonde inspiration. Et cet inlassable refrain de résonner dans mon esprit. Ton boulot est de rentrer dans sa tête. Ne le laisse pas rentrer dans la tienne.




Derrière l'écran, il y a...
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Mackenzie Wright


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Message(#) Sujet: Re: Elena B. ➸ It's always darkest before the dawn Ven 18 Aoû - 14:34:03

Comme d'habitude, ç'a été un plaisir de lire ta fiche! J'ai déjà hâte de rp, ça promet!

EDIT parce que ma mémoire est une faculté qui oublie souvent: Rebienvenue, hein! Trop contente de te savoir de retour parmi nous!


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Elena B. ➸ It's always darkest before the dawn
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