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 Kaleb: Death ends a life, not a relationship.

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■ En ville depuis le : 30/11/2014
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■ J'ai : 35 ans
■ Boulot/Études : Médecin légiste

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Kaleb Birmingham


Feuille de personnage
mes relations... en bref!:
Message(#) Sujet: Kaleb: Death ends a life, not a relationship. Dim 13 Aoû - 17:28:22





Kaleb Birmingham


Carte d'identité
Nom: Birmingham Prénom: Kaleb Diminutif: Kal
Date de naissance: 28 juin. Age: 35 ans Nationalité: Américaine
Orientation sexuelle: Hétérosexuel État civil: Célibataire
Emploi/Études: Médecin légiste
Groupe: Guys like me

Avatar: Jason Momoa Crédits: Athena
Personnage: Personnage Inventé Scénario

«Death leaves a heartache no one can heal, love leaves a memory no one can steal.»



Questions en vrac
Plat préféré: steak frites  Parfum de glace préféré: chocolat
Couleur préférée vert Chanson préférée: Ring of Fire - Johnny Cash
Film préféré: Trilogie Lord of the ring et The Hobbit Série préférée: Prison Break
Jour ou nuit? Peu importe Semaine ou  week-end? Peu importe, chaque jours est important



Parce que tout le monde a son histoire...


Son père était venu le récupérer, ils sortaient tous les deux du commissariat. Il n'avait rien fait, pas cette fois. Il avait seulement voulu éviter que son grand frère ne fût pris au volant de la voiture volée. Après tout, lui était fiché et mineur, son frère était aussi mineur, mais il n'avait pas de casier. Il avait donc fait sortir son frère de la voiture et l'avait obligé à partir pendant qu'il prenait place derrière le volant. Il n'avait même pas tenté de fuir, il était resté là et avait attendu. Il avait montré ses mains, il était sorti de la voiture lentement comme les officiers avaient demandé. Il avait vu son frère du coin de l'œil, il était caché derrière la benne. Il lui avait fait discrètement signe de ne pas se montrer. Raff était donc resté derrière et avait attendu. Il avait vu Kaleb se faire fouiller et être mis en arrêt comme un grand criminel. Le juge, avait permis à son père de l'emmener, il avait promis que son fils irait, dès le lendemain, s'engager dans l'armée. À quinze ans, il avait besoin de la signature des parents, son père se faisait une joie de signer. En sortant du commissariat avec son fils, il lui avait ébouriffé les cheveux, un geste simple, mais qui voulait tant dire de cet homme qui n'était pas d'une nature affectueuse avec ses fils.

-Tu verras Kaleb, ça t'aidera à avoir la discipline nécessaire pour réussir. Je sais que tu n'es pas quelqu'un de "mauvais", la preuve c'est que tu veux devenir médecin. Mais un médecin avec un casier judiciaire fils ça ne le fait pas. L'armée te donnera la chance de faire ce que tu veux dans ta vie et te donnera l'encadrement que ta mère et moi n'avons pas su te donner.

Ce jour-là, il avait compris que son père pensait avoir échoué avec lui. Ce sentiment lui donna un goût amer dans la bouche et il se jura de ne plus faire honte à son père et de voir à ce que son frère ne se détourne pas du bon chemin. Il alla voir Raffael qui n'avait qu'un an de plus que lui et lui demanda de se tenir à carreau ou de venir avec lui. Après tout,  son frère aurait une éducation correcte et pourrait ainsi apprendre, lui aussi, la discipline. Il ne sut jamais si c'était son discours qui avait décidé son frère ou le fait de savoir que Kaleb s'était fait arrêter par sa faute et qu'il avait l'impression de lui devoir quelque chose, mais Raff accepta. Les deux frères Birmingham s'engagèrent le lendemain dans l'armée américaine avec le consentement écrit de leur père. Ils firent une année dans les cadets pour ensuite transférer dans la milice, l'entraînement était rigoureux, mais ils le firent sans se plaindre. Ils voulaient que leur père soit fier d’eux et son frère semblait le vouloir tout autant que lui et ils suivaient les mêmes traces. Ils devaient aussi être un modèle pour les jumelles. Elles étaient jeunes, elles ne devaient pas suivre les mauvais choix de leurs frères. Ils allaient leurs donner l’exemple. Kaleb aimait beaucoup ses sœurs, Jane et Alicia étaient deux petits diables, mais avec leurs petits visages d’anges, ont pouvaient vite oublier tout ce qu’elles faisaient comme tours. Il voulait qu’elles puissent avoir un avenir à la hauteur de leurs talents. L’armée lui donnait l’occasion de les rendre fière de lui, elle lui avait aussi permis de rencontrer une femme extraordinaire, une femme qu’il aimait plus que tout. Leur rencontre n’avait pas été ordinaire.

Elle s’était réveillée après l’intervention, qui s’était bien passée et il avait pu constater que les dommages ne seraient pas trop gros. Il avait vérifié ses signes vitaux pendant qu’elle le regardait faire, elle semblait suivre tous ses mouvements comme si elle ne lui faisait pas confiance. Son métier devait porter à la méfiance. En fait, le sien aussi, car il n’était peut-être pas sur le terrain comme eux, mais il n’était pas à l’abri d’une attaque lui non plus. Il l’a regarda.

-Ça va aller, vous êtes costaud, vous allez vite vous en remettre. Vous ne pourrez simplement plus vous dilater la rate comme avant, j’ai dû la retirer.

- Je ne suis pas une comique de nature, ça ne devrait pas trop me poser problème.

Il eut un petit sourire en coin.

-Pas une comique de nature, vous venez tout juste de me tirer un sourire, alors ce ne doit pas être si vrai que ça.

Mackenzie grimaça et tenta de se redresser avant de s'arrêter brusquement, le souffle coupé par la douleur.

- Vous m'avez charcutée ou quoi, toubib?

Il regarda quand elle avait reçu sa dernière dose de calmant. Elle était due pour son analgésique, il était donc normal qu'elle souffre et normal aussi vu l'opération.

- Je ne charcute pas mes patients, mais j'ai dû vous retirer la rate alors oui, j'ai dû ouvrir. Je vais vous donner votre prochaine dose d'analgésique, vous aurez moins mal.

- Et une cicatrice de guerre en plus à mon actif. soupira la jeune femme en regardant autour d'elle. Faudra que j'invente une belle histoire pour ma sœur quand elle va voir cette cicatrice-là. ajouta Mackenzie en levant les yeux au ciel.

Il hocha la tête.

-La famille s’inquiète toujours, j’imagine que chaque départ doit être difficile pour votre sœur autant que pour vous. Chez nous, nous sommes deux à partir, les petites sœurs ont toujours la vague à l’âme quand nous partons, tout comme les parents.

- Quand une famille se résume à deux individus, c'est encore plus difficile de partir ou de laisser l'autre partir.

Il hocha la tête à l’affirmative.

-Je n'en doute pas. Si elle vous perd, elle n'a plus personne. C'est encore plus difficile. C'est pour ça que vous ne voulez pas lui dire la vérité pour cette blessure. Vous l'avez eu en combattant, cela devrait être un honneur, mais en même temps, votre soeur s'inquiète alors vous ne voulez pas l'inquiéter davantage. C'est louable de votre part je dois dire.

- C'est peut-être louable, mais mentir à ma sœur pour lui éviter de s'inquiéter c'est difficile. Si notre frère était avec elle, ça serait peut-être plus facile. marmonna Mackenzie plus pour elle qu'à l'intention du médecin.

Il entendit le commentaire de la jeune femme, mais il préféra s'abstenir d'y répondre. Elle semblait affectée par le fait que son frère ne soit pas présent pour leur cadette, car il lui semblait bien que la soeur de la jeune femme lui était cadette. Elle agissait comme lui agissait envers son frère et ses soeurs, en protecteur.


- Mentir n'est jamais facile peu importe la raison. La vérité ne l'est pas plus d'ailleurs. Vous voulez ce qu'il y a de mieux pour elle, c'est compréhensible. Mais reste que vous allez lui revenir avec un morceau en moins, mais bien en vie. Je crois qu'elle pourra entendre la vérité vue sous cet angle. Je suis sûr que c'est une jeune femme aussi intelligente que sa grande-soeur.

Oui, il avait supposé beaucoup dans cette phrase, mais il était à peu près sur de ne pas se tromper. La jeune femme étendue sur ce lit était un tireur d'élite d'expérience, il en avait entendu parler. On ne devenait pas ce qu'elle était devenue sans avoir l'intelligence et la force de caractère nécessaire pour y arriver. Il pouvait dire qu'il était impressionné par la jeune femme. Il était maintenant temps pour elle de se reposer, les émotions, plus la douleur ne l'aideraient pas à se remettre sur pied. Il prépara donc la seringue pour lui injecter son analgésique, elle pourrait ainsi dormir un peu et récupérer.

-Prête pour votre calmant Sergent Wright?

- Ouach, une aiguille. Vous pouvez m'approcher avec ce truc-là seulement s'il y a une dose de cheval dedans. Moins que ça, vous allez vite vous rendre compte que je ne suis pas une patiente... facile à vivre.

Il eut un léger sourire.

-Vous avez déjà une voie d’installer, je vais simplement injecter le calmant par la voie déjà installer. Vous ne sentirez pas la piqûre, seulement l’effet qui viendra.

-Vaut mieux pour vos fesses que ça soit de la bonne came!  répliqua-t-elle du tac au tac. Parce que ça me ferait de la peine de défigurer un bel homme parce qu'il ne m'a pas bien droguée.

Il ne put s’empêcher de rire cette fois.

-Ne vous en faites pas, c’est la meilleure sur le marché, elle pourrait assommer un éléphant.

Il lui injecta le produit tout en lui parlant. Il attendit, restant près d’elle pendant qu’elle sombrait dans le sommeil. Il se rendit compte qu’il souriait toujours, oui, cette petite comique l’avait fait sourire. Elle qui disait ne pas être drôle, elle se trompait, elle le pouvait et l’était.

Ils avaient appris à se connaître un peu mieux pendant la convalescence de Mackenzie, s'était trouvé des points communs malgré toutes les différences qui les opposaient. Oh, ils avaient vite compris qu'ils avaient envie d'aller plus loin qu'une simple amitié, il se souvenait d'ailleurs à quel point ce fût difficile pour tous les deux de s'en tenir à ça. Mais il l'avait fait, car ils étaient sur la même mission, même si leurs rôles étaient bien différents. Ils ont attendu, attendu que la mission ne se termine, ensuite, pendant leur permission, ils ont « essayé » d'avoir une relation. Ce souvenir le faisait sourire à chaque fois, un « essai », bien sûr que cela allait coller, ils le savaient tous les deux depuis longtemps. Ils avaient été ensembles pendant quatre ans, trois belles années et demi environ et une demi année cauchemardesque ou presque qui avait mené à la fin de leur couple. Ils n’étaient pas au même endroit dans la vie. Elle avait 23 ans, il en avait 31 à la fin de leur relation. Certains auraient dit que la différence d’âge les avaient tué en tant que couple, peut-être qu’ils auraient raison, peut-être pas. Il n’avait pas pour habitude de sortir avec des jeunes femmes aussi jeune, mais Mackenzie était différente, elle avait une maturité incroyable et l’esprit vif. C’était ce qui l’avait attiré le plus. C’est probablement ce qui a attiré Raffael vers Amy aussi. Deux ans après sa séparation avec Mackenzie, Amy et Raffael se mariaient. Mac et lui n’avait pas eu trop de contact, elle était souvent en mission lors des fêtes familiales et lorsqu’elle était là, elle se tenait le plus loin possible de lui. Il aurait aimé qu’ils restent au moins des amis, mais elle ne voyait pas les choses ainsi. Au mariage, ils n’eurent d’autre choix que de se montrer poli l’un envers l’autres, ils étaient tous deux témoins, lui pour Raffael et elle pour Amy, ils étaient aussi demoiselle et garçon d’honneur et son frère et sa charmante épouse avaient trouvé judicieux de les jumelés puisqu’ils n’étaient pas accompagnés ni l’un, ni l’autre. Kaleb avait cru que ce serait l’enfer. Mais au final, ils s’amusèrent bien tous les deux, la soirée fût bien arrosé, Mackenzie fût celle qui se retrouva avec le bouquet de sa sœur, Amy en fût ravie, Mackenzie sembla complètement paniqué et tenta de refiler le bouquet, mais les filles indiquèrent qu’elle l’avait attrapé, voulu ou non, et qu’elle devait le gardé. Il avait trouvé la réaction de la jeune femme très mignonne. Le plus surprenant dans cette soirée, c’est qu’ils terminèrent chez lui, nus dans son lit. Si on lui avait dit qu’il terminerait la soirée de mariage de son frère de cette façon, il aurait ri au nez de la personne. Mais elle n’avait pas pu rester, elle s’était sans doute rendu compte de son erreur. Du moins, ce fût l’impression qu’il eut lorsqu’il se réveilla suite au mouvement de son lit. Elle s’était levée et il se doutait qu’elle n’allait pas reprendre place dans son lit après. Il se tourna vers elle et parla sans levé le ton pour ne pas l’effrayer.

- On part sans dire au revoir?

Elle sursauta et jura tout bas parce qu'elle s'est fait prendre sur le fait, il aurait presque sourit si la situation n’était pas aussi sérieuse.

- C'est ça les coups d'un soir. Ça ne dure qu'un soir. Le lendemain, c'est fini et faut partir.

Il fronça les sourcils. Merde, il aurait pu être n’importe quoi sauf ça. Son ton était amer lorsqu’il répondit.

-Un coup d'un soir ... d'accord.

Il tenta de ne pas avoir l’air offusqué qu’elle le compare à n’importe quel mec qu’elle aurait pu ramener pour une nuit, en l’espace de deux phrases, elle l’avait réduit à n’importe quel idiot qu’elle aurait pu avoir dans son lit.

-On se connaît un peu plus qu'un coup d'un soir, tu peux rester et partir après le déjeuner. Je ne vais pas me faire de fausse idée à propos de ce qui s’est passé si c’est ce qui t’inquiète.

Elle avait le rouge aux joues lorsqu’elle se tourna vers lui, elle avait terminé d’enfiler sa robe tout d’abord.

- Appelle ça une rechute causée par une trop forte dose d'alcool ingurgitée si tu préfères ça à "coup d'un soir".

Il s’était relevé sur un coude pour la regarder, il se laisser retomber sur les oreillers après son commentaire. Une rechute, voilà qu’il était passé de coup d’un soir à « rechute ». Il eut un rire sarcastique, son égo en prenait pour son rhume cette nuit. Il était conscient de ne pas être le prince charmant mais bon Dieu, un coup d’un soir et une rechute, c’était dur à prendre.

-J’avais la prétention d’être au moins quelque chose de plus qu’une erreur de parcours. Je me doutais que tu n’avais pas envie que l’on se remette ensemble, mais être réduit à ça, c’est dur je l’avoue.

Il se passa la main au visage.

- Si tu ne t'étais pas réveillé aussi!

Il ne put s’empêcher de rire pour de bon, mais son rire n’avait rien de joyeux. Elle semblait outrée qu’il se soit réveillé. Il secoua la tête, la situation devenait ridicule.

-Quatre ans Mackenzie, quatre foutues années passées ensembles. De très belles années soit dit en passant. Mais tu ne sais pas encore que je me réveille facilement? Comment pouvais-tu simplement espérer que je reste endormi pendant que tu prenais la fuite?

Il se passa les mains dans les cheveux, les ramenant vers l’arrière. Elle semblait sincèrement ennuyé par sa réaction, mais quand même. Il savait bien qu’elle n’allait pas lui retomber dans les bras après une nuit passé avec lui… elle avait mis deux années de distance entre eux. Il ne croyait pas qu’elle désirait un retour en arrière.

- Je n'ai pas envie de me disputer avec toi ce matin. Surtout pas à la veille de partir en mission. marmonna-t-elle en se passant une main dans les cheveux, tout en cherchant ses chaussures du regard.

Il la regarda chercher quelque chose du regard, son ton se radoucit lorsqu’il lui parla.

-Je n’ai aucune envie de me disputer avec toi. J’aurais simplement aimé que tu ne fuis pas.

Il secoua la tête et s’assit dans le lit.

-Tes chaussures sont à l’entrée Mac.

Il soupira.

-Fais attention à toi là-bas. Égoïstement, j’ai envie que tu reviennes en un seul morceau.

Il pouvait voir la culpabilité sur le visage de la jeune femme, ce n’était pas ce qu’il avait voulu. Il ne voulait pas qu’elle se sente coupable de quoi que ce soit. Leurs routes n’allaient plus dans le même sens, ils en venaient à se disputer pour des oui et des non, il en avait eu conscience lui aussi. Mais elle était la femme de sa vie, en deux ans, il n’avait pas pu donner la place qui lui revenait à une autre. C’était presque impensable pour lui. Elle lui répondit finalement, évitant complètement sa demande de faire attention.

- Je ne veux pas qu'on se quitte comme ça, Kal. Et puis, tu me connais. Tu sais pertinemment que c'est mon genre de me sauver. Je ne t'apprends rien là.

La jeune femme soupira et se laissa tomber sur le lit.

- Je... je ne veux juste pas te donner de faux espoirs.

Il regarda la jeune femme se laisser tomber sur le lit, elle ne voulait pas lui donner de faux espoir. Il soupira.

-Mac, je te connais assez pour ne pas m’attendre à ce que nous revenions ensembles demain matin parce que nous avons passé la nuit ensemble. Nous sommes des adultes, je suis libre, tu es libre … c’est tout.

Il la regarda.

-Tu ne veux pas qu’on se quitte de cette façon, parfait. Alors la seule chose que je te demande, c’est de rester encore deux minutes et de me dire au revoir. Tu vas partir Mac, cette mission va durer des mois. Laisse-moi au moins la chance de te dire au revoir.

Prendre deux minutes pour se dire au revoir. Elle n'aimait pas les « au revoir » et il le savait très bien, mais il en avait besoin. Il avait besoin de savoir que s’il lui arrivait quelque chose, il ne regretterait pas leur dernière conversation. Il lui demandait gros sachant que les adieux lui rappelaient l’abandon de Hunter. Il faisait tout ce qu’il pouvait pour se racheter maintenant, mais elle avait tellement souffert qu’elle ne pouvait plus faire confiance à qui que ce soit.

- Pourquoi tu fais ça? Tu sais pourtant que je déteste les « au revoir », tu sais ce que j'en pense. Alors pourquoi? On ne peut pas tout simplement se serrer la main et que c'en reste là?

Il haussa les épaules, il n’avait pas de raison logique, du moins, pas de raison qu’il pouvait exposer sans lui faire peur.

-Et moi je déteste que tu me fuies, nous sommes quittes.

Il passa un bras autour des épaules de la jeune femme et déposa un baiser sur sa tempe.

-Fais attention à toi, je suis bien placé pour savoir que tu penses souvent aux autres avant toi, que ce soit en mission ou lorsqu’il s’agit des gens que tu aimes.

Avec lui, elle avait su imposer ses limites. Il ne pouvait pas s’en plaindre. Elle avait agi pour elle alors qu’habituellement, elle agissait pour les autres. Il aurait simplement aimé que cette histoire de divergence ne mette pas fin à leur relation. Être à égalité? Il vit Mac afficher un petit sourire en coin.

- Je ne promets rien. Tu sais comment c'est là-bas.

Mackenzie se redressa et s'écarta résolument de Kaleb. Elle allait partir, évidemment qu’elle le ferait. Elle n’avait pas le choix, elle devait abandonner avant d’être abandonné. Elle ne voulait plus souffrir comme elle avait souffert au départ de son frère, il pouvait le comprendre.

- Bon! Je vais devoir y aller, moi! S’exclama-t-elle tout en se relevant d'un bond. Je dois finir mes bagages, aller donner mes clefs à Hunter pour qu'il veille sur ma ménagerie durant mon absence, grand ménage, payer les comptes, dîner avec Amy, Raff et Hunter avant de filer droit à la base... Comme tu vois, ma journée est chargée. C'est déjà gentil de la part des nouveaux mariés d'attendre que je sois partie pour partir en voyage de noces, je ne veux surtout pas les faire attendre et risquer de leur faire rater leur avion!

Pendant un bref instant, elle avait été bien. Il le sentait, il sentait qu’elle s’était sentie bien. Maintenant, elle redevenait la bombe à retardement de tout à l’heure. Elle devait partir et une diarrhée verbale s’en suivit pour se justifier. Il enfila rapidement un short pendant qu’elle parlait sans prendre le temps de respirer. Il s’approcha d’elle et la serra contre lui avant de la relâcher et de lui sourire.

-Une journée qui va passer comme l’éclair. Et ne t’en fait pas pour les jeunes mariés. Raffael à pris des billets ouverts, s’ils ratent leur départ pour ce vol, ils prendront le prochain.

Son frère avait prévu le coup, il savait que pour Amy, le départ de Mackenzie était toujours difficile et qu’elle voulait toujours garder sa sœur le plus longtemps possible avec elle. Il avait fait en sorte qu’ils n’aient pas à se stresser pour ce détail. Voilà qu'elle parlait trop. C'était une mauvaise habitude qu'elle avait tendance à avoir quand elle était nerveuse. Et cette situation avec lui la rendait nerveuse. Il était presque sur que s’il avait pris le pouls de la jeune femme, il sentirait son cœur battre à toutes allures. Ils étaient maintenant tous les deux levés, Kaleb avait suivi la jeune femme dans la cuisine, il savait qu’elle allait partir, c’était inévitable. Il avait envie de la serré contre lui, mais il n’en dit rien. Il avait aussi très envie de l’embrasser une dernière fois, mais là aussi il s’abstint de le faire. Il la regarda attraper ses chaussures - aux talons bien trop hauts selon lui et selon elle aussi car elle grommela en se chaussant que ça devrait être illégal des trucs pareils. Le commentaire le fit sourire. Lorsqu’elle eut réussit à mettre ses fichus souliers, elle se tourna vers lui et fit quelque chose qui le surpris grandement. Elle l’embrassa. Pas un petit baiser de rien, non, un baiser fougueux, un baiser qui donnait envie de la ramener dans son lit plutôt que de la laisser partir. Mais elle tourna les talons et sortie de chez lui comme si un fou furieux la poursuivait avec un couteau. L’image était macabre sans doute, mais elle avait fui avec une telle conviction que c’était l’image qu’il avait eu. Il était resté plusieurs minutes à fixer sa porte d’entrée pour tenter de remettre en place ses idées. Cette histoire avait été un tournant dans leur histoire, avant, elle tentait de l’ignorer. Maintenant, dès qu’elle se laissait un trop aller dans l’alcool, ils finissaient dans un lit elle et lui. Bon, c’était arrivé trois fois au total, mais tout de même. Pour lui, c’était beaucoup. Pour lui, c’était significatif. Elle avait beau dire qu’elle était saoule à chaque fois et que c’était la raison de ce qui se passait entre eux. Mais elle ne l’avait plus appelé « coup d’un soir » ou « rechute ». Elle ne faisait mettre l’action sur le dos de l’alcool. C’était une amélioration en soi. À son retour de mission, plusieurs mois plus tard, ils avaient eu une nuit lors de la fête du jour de l’an. Il l’avait laissé partir au milieu de la nuit, sans faire de vague comme la fois précédente. Elle restait, elle n’allait plus partir. Il ne l’obligerait donc pas à lui dire au revoir. C’était il y avait un an et demi maintenant. Puis, trois mois plus tôt, ils avaient remis ça après un party familial, un barbecue chez Amy et Raffael. Cette fois-là, elle lui avait fait plaisir et était resté jusqu’au déjeuner. Elle n’avait pas été à l’aise, mais elle était restée.

Ses sœurs lui disaient souvent qu’il était fou de continuer à espérer qu’elle revienne. Mais il le faisait, il pensait surtout qu’elles en avaient assez de le voir faire, il souffrait probablement plus visiblement qu’il ne le pensait et ses sœurs trouvaient que c’était assez. Elles avaient raison. Raffael et Amy aussi avaient envie que tout ceci cesse, Amy parce que sa sœur souffrait et Raffael parce qu’il voyait lui aussi Kaleb souffrir en plus de Mac. Kaleb avait pris une décision, le genre de décision qu’il aurait dû prendre quatre ans plus tôt. Il était temps qu’ils arrêtent de se mentir l’un l’autre… il fallait que l’un des deux mettent fin au jeu, ce serait lui semblait-il.






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Ayana Masson

Message(#) Sujet: Re: Kaleb: Death ends a life, not a relationship. Jeu 17 Aoû - 17:00:29

Bon retour à toi!

En espérant se revoir en rp mister Birmingham!!
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Kaleb: Death ends a life, not a relationship.
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