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 I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Sam 11 Juin - 15:59:26

Je poussai la porte du Moonlight Circle et mes yeux se posèrent sur l’intérieur du bâtiment pour la première fois. Plutôt pas mal dans le genre avec son ambiance rustique, je devais bien l’avouer. La salle était bondé, mais je pu me dégoter une petite place au bout du bar d’où je commandai une bière pression et inspectai la faune aux alentours. J’étais seul pour boire ce soir et je me sentais presque gêné d’offrir un tel spectacle aux autres occupants du comptoir, mais j’avais décidé de faire fi de mon manque de complices et de venir m’amuser tout de même. Ce qui est le pire pour un trentenaire, c’est d’avoir d’autres amis trentenaires. Tous mes camarades avaient passé avec succès les étapes du mariage, du premier bébé et de la maison de banlieue alors que j’enchaînais relations amoureuses vouées à l’échec et ruptures conflictuelles. Tandis que ces derniers filaient sur l’autoroute de la vie dans le traditionnel minivan, je continuais d’arpenter les chemins tortueux et parsemés de nids-de-poule du célibat. La majeure partie du temps, j’étais plutôt satisfait de mon sort et je préférais ne rien changer à mon mode de vie. Je sais très bien ce que cela signifie de vivre en ma présence, puisque je le fais vingt-quatre heures sur vingt-quatre (non sans peine), alors imposer cela à quelqu’un d’autre... Néanmoins, il y avait des soirs comme ceux-là où j’aurais aimé avoir de la compagnie pour aller prendre une bière et rire un bon coup quand tous les pères de famille de mon entourage préféraient rester à la maison plutôt que d’aller fêter la fin de la semaine.

J’avais choisi cet établissement pour la simple raison que je n’y avais jamais mis les pieds. J’en avais marre de fréquenter les mêmes bars pourris alors que Houston regorgeait d’endroits intéressants, mais je devais souvent me plier à la volonté du groupe qui ne voulait pas changer ses petites habitudes bien ancrées. Ma solitude avait au moins eu l’avantage de me permettre d’aller où j’en avais envie ce soir. Tandis que je commandais une seconde bière, mon regard croisa celui d’une autre occupante du comptoir et j’eus droit à un sourire. Je répondis de la même manière et, une fois mon breuvage en main, je rassemblai mon courage et je me décidai à aborder la femme. Je me levai et me dirigeai dans sa direction, mais mon avancée fut entravée lorsqu’un bras me percuta et envoya valser mon verre dans les airs. Je rattrapai le contenant, mais le liquide s’envola avant d’éclabousser le propriétaire du dit membre de la tête au pied. Il se leva de son siège et tenta de m’intimider de toute sa hauteur, visiblement enivré par l’alcool. « Tu pourrais faire attention, petit connard ! », me hurla le type entre deux jurons. Vu la taille de ses biceps, je me retins de lui rappeler qu’il serait encore au sec s’il n’avait pas balancé son bras dans tous les sens. « Désolé, c’est un accident. » L’homme ne semblait pas satisfait de mes explications. Il se rapprocha à quelques centimètres de mon visage et dit : « Je connais tous les habitués de ce bar et tu n’en fais pas partie. Si j’étais toi, je déguerpirais vite avant que quelqu’un ne se décide à sortir les crocs. » Je haussai un sourcil arrogant et arborai ma plus belle moue de mépris. Je n’étais peut-être pas en état de donner une raclée à ce mec, mais j’avais trop mauvais caractère pour me laisser intimider par lui. « Eh bien à ce que je sache, on est encore dans un pays libre ici. »

Je me tournai ensuite en direction de la femme que j’avais aperçue plus tôt, mais sa place était maintenant vide. Je la cherchai du regard jusqu’à la trouver en train de sortir du bar avec deux copines. Lorsqu’elle me vit de l’autre côté de la baie vitrée, elle me fit un signe d’épaule comme pour me dire qu’elle n’avait pas le choix de suivre ses amies. Dépité, je retournai à ma place d’origine et commandai une nouvelle consommation. L’homme que j’avais éclaboussé et sa bande ne me quittaient pas des yeux, mais je les ignorais de mon mieux. Puis, la vessie sur le point d’éclater, je me dirigeai vers les toilettes. Enfermé dans une cabine, j’entendis la porte de la salle s’ouvrir. Je terminai et émergeai de la cabine pour me retrouver face à face avec l’homme au t-shirt mouillé de bière qui me bloquait le chemin vers le bar. « Je t’avais prévenu que tu finirais par te faire mordre ici… » Pendant qu’il avançait vers moi, ses lèvres se retroussèrent sur ses dents. Était-ce une hallucination où ce type était-il en train de grogner ? Je me reculai envers la toilette, mais je n’eus pas le temps de me sauver. Mon adversaire m’attrapa par le col de mon chandail et me souleva de terre d’un coup, comme si je ne pesais que quelques grammes. Cette fois, j’étais trop terrifié pour lui répliquer.
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Leonard Sheppard

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Dim 12 Juin - 10:19:54

Il n’était pas de service au Circle ce soir, il n’aurait même pas dû se rendre à l’établissement. Mais avec toutes les rencontres du conseils, les derniers développements et incidents, il avait du travail en retard. Il devait s’y mettre. Il y avait aussi Livia, sa femme. Leur rencontre était une vraie torture, mais il ne voulait pas lâcher. Il ne signerait pas avant d’être sur qu’elle ne l’aimait plus et qu’elle voulait vraiment, sincèrement faire sa vie loin de lui que ce soit avec un autre ou pas. Elle ne pouvait le rejeter sans même qu’il n’ait pu lutter pour elle. Enfin, il en était là dans ses pensées lorsqu’il passa près des toilettes, elles étaient devant son bureau. Il ne pouvait faire autrement que de passer devant pour s’y rendre. Son ouïe fine entendit un grondement caractéristique. Ce qui le surprit fût de ne pas entendre un autre grondement en réponse. Ho, ho. Ce n’était pas bon signe. Il renifla l’air et l’odeur un peu trop humaine lui donna raison. Les métamorphes avaient une odeur caractéristique, les humains et les vampires aussi. Il y avait bien un métamorphe de l’autre côté de la porte, mais il y avait aussi un humain.

Il ouvrit la porte de la salle des hommes en grand fracas. Bill était là. Le grand Bill, c’était un ours. Un grizzli plus précisément. Cet humain n’avait aucune chance contre lui. Bill le savait. Len grogna à son tour et fit signe à l’autre de dégager. Bill n’eut d’autre choix que d’obtempéré. Leonard était son supérieur et Bill était aussi sur son territoire. Deux motifs pour convaincre l’ours de retourner s’asseoir. Lorsque ce dernier passa près de lui, Lenny l’attrapa au bras aussi fort que possible. Il blessait de façon volontaire l’autre. Il approcha de l’oreille de l’ours, parlant bas pour que l’humain n’entende pas.

-La prochaine fois que tu attaques un humain dans mon bar, sur mon territoire, la punition sera beaucoup plus grande qu’un bras blessé.

Leonard relâcha l’autre le laissant sortir de la pièce. Il se recomposa un visage sympathique pour faire face à l’humain. Ce dernier avait entendu le grondement, c’était inévitable. Mais que savait-il? Les humains venaient rarement dans ce lieu, ils croyaient tous que les motards de la ville se rassemblaient ici. Ce qui n’était pas faux en un sens. Mais les motards étaient, pour la plupart, membre de sa meute de loups. Il sourit à l’autre.

-Désolé pour cet incident, certains de mes habitués jouent les gros durs. Venez, je vous offre un verre.

C’était le moins qu’il pouvait faire non? Il tendit la main vers l’humain.

-Je suis Leonard, tout le monde m’appelle Lenny. Je suis le propriétaire de l’endroit.

Après tout, il ne fallait pas oublier les convenances. Il était presque sur d’avoir déjà vu cette tête quelques parts. Il ne se souvenait pas d’où cependant. Qu’avait-il fait en « société » la dernière fois? Len ne semblait même plus s’en souvenir. La seule chose dont il se souvenait, c’était d’être passé près d’une scène de crime où la sœur de Hunter travaillait. Était-ce là qu’il avait vu l’homme? Possible, mais il ne le demanderait pas. Il était là pour voir à ce que tout ce passe bien et savoir si un des leur était impliqué. Il s’était fait discret.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Dim 12 Juin - 20:08:24

L’homme recula son poing libre et je m’attendis à le recevoir en pleine tête. Je fermai les yeux par réflexe, mais le coup ne vint pas. Au lieu de cela, la porte de la salle claqua et le bruit que j’avais pris pour un grondement repris. Je ne pouvais pas être sûr de ce qu’il s’agissait puisque la musique du bar s’engouffrait par la porte ouverte et couvrait les autres sons. Une seule chose était certaine : nous n’étions plus seuls dans cet endroit. Je rouvris les yeux juste au moment où mon adversaire me laissa choir sur le sol des toilettes et s’en alla vers la sortie de la pièce. Je me remis sur pieds et inspectai mes vêtements. Mon t-shirt avait été déchiré au col par la poigne de l’homme et je me pris à penser que mon visage aurait pu connaître le même sort si un témoin n’était pas venu entraver les plans de ce sauvage. Je me retournai justement vers l’entrée pour apercevoir ce qui s’y passait, conscient qu’une altercation entre le nouvel arrivant et le timbré était en cours, mais incapable d’entendre ce qu’ils pouvaient se dire.  Au final, le dernier s’engouffra hors des toilettes et le premier s’approcha de moi pour s’excuser sur le comportement des réguliers et me proposer un verre gratuit.

« Merci bien, je crois que je vais avoir besoin de plus fort qu’une pinte de blonde pour me remettre des deux dernières minutes. » Je serrai la main qu’il me tendit, conscient des tremblements qui agitaient la mienne. Mon cœur battait encore à fond après être passé à deux doigts de recracher mes dents une par une. L’homme se présenta comme le propriétaire du lieu. « Moi c’est Lincoln. Mais ici on m’a plutôt appelé Petit Connard jusqu’à présent… » J’eu un petit rire stupide causé par les nerfs. Mais reprend-toi Lincoln ! J’étais plutôt habitué des baston auparavant, mais pas de ce genre d’embuscade sournoise. J’avais pris ce bar pour un endroit plutôt underground, un lieu où les gens plus alternatifs ou marginaux venaient prendre une bière et écouter de la musique à plein volume. Je commençais maintenant à me demander s’il ne s’agissait pas d’autre chose. Si le Moonlight Circle n’était fréquenté que par des habitués dans le genre du grand type… Je comprenais à comprendre pourquoi ma bande de trentenaires préférait aller dans ces bars sportifs minables où l’on était sûr de ne croiser que des fans des Houston Astros et des amateurs d’ailes de poulets épicées.

Étais-je tombé dans un repaire de gens mal famés ? Et il y avait plus inquiétant encore. Bien sûr, mon agresseur était baraqué, mais je venais de réaliser avec quelle facilité il m’avait soulevé de terre, comme s’il avait attrapé un chaton par la peau du cou. Et cet étrange grondement… Non, il devait s’agir d’un cri rauque, d’un grognement dû à l’effort physique. Encore là, ne venais-je pas de me dire que le type m’avait soulevé sans forcer ? J’avais de la chance d’avoir le propriétaire à mes côtés pour pouvoir éclaircir la situation qui était loin d’être limpide dans ma tête. Je lui fis un petit signe pour lui indiquer que j’étais prêt à me diriger vers le bar pour y réclamer ma dose de réconfort liquide. Hors des toilettes des hommes, je jetai un coup d’œil à la table de mon attaquant, mais tous les membres de sa bande qui n’avaient d’yeux que pour moi quelques minutes plus tôt m’ignoraient ostensiblement. Lenny devait faire très forte impression sur ses habitués. Malgré l’affabilité dont il faisait preuve à mon égard, je préférais ne pas savoir comment il aurait réagi envers moi si les rôles avaient été inversés dans les toilettes et que c’était moi qui m’en étais pris au type.

« Est-ce que tous vos habitués agissent ainsi envers les non-initiés ? », demandai-je en chemin tout en tirant sur mon col de t-shirt ravagé pour expliquer clairement ce que je voulais dire. « Je ne veux pas avoir l’air de vous blâmer », rectifiai-je. « C’est juste que je préfère savoir si… si je devrais quitter ce bar avant qu’un autre incident de ce genre ne se produise. Parce que je vous jure que je ne l’ai pas provoqué, pas intentionnellement en tout cas… » Comment demander les choses autrement sans pour autant insulter le propriétaire de l’endroit ? Eh, est-ce que je ne serais pas entré par erreur dans un antre de criminel ? Et le type de tout à l’heure, comment a-t-il fait pour transformer mon chandail en victime du Wolverine en me soulevant d’un seul bras ? Parce que maintenant que mon rythme cardiaque se calmait et que ma lucidité revenait, je pouvais trouver plusieurs explications aux événements de la soirée, mais je ne pouvais tout de même pas oublier le son que l’homme avait produit…
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Leonard Sheppard

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Lun 13 Juin - 18:50:02

Leonard ne put s’empêcher de sourire quand l’homme devant lui avoua qu’il aurait besoin de plus qu’une blonde pour se remettre de ce qu’il venait de vivre. Il voulait bien le croire. Billy l’avait tout de même soulevé de terre. Lenny pouvait sentir le tremblement qui traversait la main de l’homme mais c’était son cœur qui battait à tout rompre qu’il entendait comme si un tambour lui battait les oreilles. L’homme donna son nom, Lincoln, rien ne lui vient en tête. Ce nom ne lui disait rien. L’autre indiqua qu’ici on l’avait plutôt afflué de « petit connard », il fronça les sourcils en entendant ça. Il allait devoir remettre les pendules à l’heure avec les gars. Oui, les gars, car les femmes étaient plus polies. Il secoua la tête de dépit.

-Je suis désolé, mes clients ne sont pas tous aussi impolis.

Il écouta l’homme lui demander si son bar était toujours aussi peu accueillant. Il lui aurait bien dit que près de la pleine lune s’était pire, mais il ne le fit pas. Il ne pouvait le faire, mais de toute façon, Billy était un agressif de nature. Il n’avait pas besoin de la pleine lune pour être ainsi. L’autre indiqua qu’il n’avait pas provoqué l’ours, du moins pas intentionnellement. Leonard avait senti l’odeur de bière sur le t-shirt de Billy, il se doutait donc de ce qui s’était produit. Il regarda le nouveau venu un petit sourire en coin.

-Mes clients ne sont pas tous culturistes comme Billy et surtout, ils ne sont pas tous aussi agressifs.

En retournant dans la salle, il vit le groupe de Billy assis à leur table habituelle, aucun d’entre eux ne faisaient attention à Lincoln et surtout, ils ne se retournaient pas pour voir l’expression de Lenny, non. Ils savaient que le propriétaire du Circle ne supportait pas la violence entre ses murs. L’homme passa derrière le bar pendant que son invité s’installait au bar. Lenny sortit deux verres à shooter, une bouteille de bourbon et remplit les deux verres.

-À la votre Lincoln.

Il avala le verre d’un trait, attendit que l’autre avale le sien avant de remplir à nouveau. Prendre un petit verre ne lui ferait pas de tour à lui non plus. Il tenta de rassurer l’homme sur l’ambiance de l’endroit.

-Habituellement c’est plutôt calme, les gens ont leurs petites habitudes, mais ils ne sont pas méchants. De toute façon, je crois qu’ils ont compris. Billy et sa petite bande savent comment je suis et qu’ils n’ont pas intérêt à recommencer s’ils veulent toujours être les bienvenus ici.

Il y avait plus que ça, mais encore là, il passa certains détails sous silence.

-Et sinon Lincoln, que faites-vous dans la vie?
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Mar 14 Juin - 21:40:30

Une fois installé au bar, le propriétaire me servit un shot de bourbon et s’en remplit un pour lui-même. « À la vôtre Lenny », répondis-je en levant mon verre et en m’envoyant le liquide au fond du gosier. La chaleur habituelle du fort est vraiment le meilleur réconfort au monde, après le bouillon de poulet. Je me sentais plus en sécurité maintenant que Lenny m’avait confirmé que ce genre d’incident était plutôt isolé et que la faute revenait surtout au dénommé Billy (je notai le nom dans ma liste des gens-à-ne-plus-jamais-revoir-de-ma-sainte-vie). Je ne savais pas si l’homme était effectivement culturiste ou s’il s’agissait simplement d’un terme employé par Lenny pour décrire sa musculature, mais je ne croyais pas me tromper en affirmant qu’il n’y avait pas de meilleure explication pour ce que j’avais vécu. Un type sur les stéroïdes qui devenait violent à la première provocation (non intentionnelle, je réitère).

Néanmoins, je ne pus m’empêcher d’entendre en souvenir le grognement guttural qu’il avait poussé en m’attaquant. Et que dire de la seconde fois où ce bruit avait résonné… Je jetai un rapide regard en coin à la table de Billy avant de me retourner. Arrête Lincoln. Cette histoire est terminée. Effectivement, j’étais prêt à laisser tout cela derrière moi et à profiter des consommations que je me voyais offrir en tant que pauvre victime. Parlant de verres gratuits, Lenny m’en versa un second et continua en me disant que l’endroit était plutôt tranquille et que Billy et sa bande le connaissaient et savaient comment se garder dans ses bonnes grâces. Je n’avais rencontré jusqu’à présent que le visage amical de l’homme et je me demandais bien à quoi pouvait ressembler le proprio lorsque quelqu’un le mettait en rogne. Je ne pus m’empêcher de me retourner une nouvelle fois vers mon assaillant et je remarquai quelque chose qui m’avait échappé jusqu’alors. Billy semblait tenir son bras dans sa main et le gardait replié contre son torse. S’était-il blessé en me soulevant ? Ou alors était-ce…

Surpris en flagrant délit d’espionnage, je me retournai d’un coup lorsque Leonard me demanda ce que je faisais dans la vie. Je comprenais bien l’intérêt de poser une telle question, mais d’ordinaire je n’appréciais pas y répondre. Les gens comprenaient facilement ce qui pouvait pousser un type à devenir un photographe, même chose pour quelqu’un qui rêvait d’être un flic. Mélangez maintenant ces deux professions et vous obtiendrez un boulot considéré comme morbide et qui me valait l’étiquette de psychopathe de service (merci Dexter !) Toutefois, mes deux bières et les deux shots qui les avaient suivies commençaient à faire leur effet et je trouvais presque amusant de raconter tout cela à Lenny. « Je suis un photographe de scène de crime. Vous seriez arrivé dans ces toilettes cinq minutes plus tard et vous auriez pu voir débarquer dans le bar tous mes collègues, et même avoir un aperçu de mon boulot en direct. » Je devais l’avouer : cette blague était horriblement mauvaise (et je ne pouvais pas blâmer l’alcool pour mon humour pourri).

Je poursuivis aussitôt sur un ton plus sérieux histoire de dissiper le début de malaise. « Habituellement les gens n’aiment pas trop que je discute de mon travail. Au début, ils veulent tous entendre des anecdotes, mais malheureusement pour eux ma profession ne fourmille pas nécessairement d’histoires comiques. Le plus souvent il faut avoir l’estomac solide pour supporter plus de deux souvenirs de suite. » Je ne voulais pas entrer trop en détails sur le côté plus sombre du métier. Se placer derrière l’objectif pouvait atténuer de la dureté de la réalité, mais une caméra ne protégeait pas de tout… Quoi qu’il en soit, j’espérais que Lenny ne veuille pas poursuivre sur les raisons qui m’avaient poussé à choisir un tel job. L’alcool m’avait rendu bavard, mais ne rendrait pas la conversation coutumière moins pénible. Je ne voulais pas aborder le sujet de mes parents et de mon échec à entrer dans la police pour trouver le responsable. Oui, mes parents ont été assassinés, non je n’avais aucun souvenir d’eux, oui c’est très triste, non le tueur n’a jamais été attrapé, blablabla… Autant relancer la conversation sur mon interlocuteur. « Mais vous Lenny, qu’est-ce qui vous a poussé à acquérir ce bar ? »
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Leonard Sheppard

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Sam 18 Juin - 22:23:01

Photographe de scène de crime. Leonard avait eu raison de croire qu’il l’avait vu sur une scène de crime impliquant la sœur de Hunter. Donc voilà, l’homme qui lui faisait face prenait en photo les cadavres sur lesquels les policiers enquêtaient. Il devait avoir que ce devait être macabre comme métier. Il devait bien y avoir une raison pour qu’il ait choisi cette voie, mais ce choix était personnel et il ne connaissait pas encore assez l’homme pour le lui demander. Non, il préférait continuer la conversation et voir où celle-ci mènerait. Il eut un petit sourire amère quand l’homme raconta que si au début d’une conversation les gens aimaient à entendre les histoires macabres, ils peinaient à entendre la deuxième. Il n’avait pas de difficulté à le croire. Il vida son verre avant de remplir les deux. Oui, l’alcool coulerait ce soir semblait-il.

-Je n’ai pas de difficulté à le croire. Celui qui a dû immortaliser la mort de ma sœur il y a seize ans, est sortie de la maison le visage en larmes. Comme beaucoup de policiers en fait.

Il ne se souvenait pas de tous les détails de cette journée, mais il se souvenait de ça. Voyant ces inconnus pleurer ainsi la mort de sa sœur, il avait exigé d’entrer. Il voulait voir sa sœur. On ne l’avait pas laissé faire bien sur. C’était une scène de crime et il pourrait contaminer les preuves. Il avait hurlé qu’ils avaient déjà leur tueur, qu’ils n’avaient pas besoin de plus de preuves. On l’avait emmené plus loin et demandé de ce calmer. Qu’il valait mieux pour lui d’attendre à la morgue pour la voir. Attendre. Il détestait ça. Il était allé voir sa sœur à la morgue et ensuite, il était allé s’installé dans la chambre d’Olivia, attendant qu’elle se réveille. Katya était morte, mais par miracle Livia avait survécu. Livia, la mort de Katya avait eu un seul côté positif et c’était celui-là. Il avait appris à connaitre la jeune femme, appris à l’aimer. Il avait compris aussi pourquoi sa sœur trainait toujours avec cette humaine plutôt qu’avec les autres louves de leur clan. Olivia était une femme unique et extraordinaire. Lenny revient au moment présent quand Lincoln lui demanda ce qui l’avait poussé à acquérir cet endroit. Leonard appuya ses mains sur le comptoir et regarda la pièce autour de lui comme presque chaque qu’il était nostalgique. Il eut un petit sourire en coin et haussa les épaules.

-Je voulais avoir quelque chose de tangible, quelque chose à moi qui ferais en sorte que je me sente chez moi.

Il se sortit une bière, déposa un bol de pop corn salé devant Lincoln et regarda l’autre.

-J’étais dans la marine, j’ai pas mal bougé. Ensuite, j’ai perdu ma femme, elle m’a quitté je veux dire. Je me suis accroché à des morceaux de vies ici, je me suis découvert un talent pour l’import-export, tout ce qui est légal, je peux le trouver, je ne fais pas dans le marché noire on s’entend. Mais ce n’était pas assez. Quand je suis entré ici, j’ai aimé l’histoire que l’endroit me racontait et j’ai eu envie de la partager. Alors me voici, avec mes habitués, mes nouveaux clients et un établissement chaleureux, du moins, habituellement, où je peux passer beaucoup de temps.

Il prit une gorgée de sa bière avant de regarder le photographe devant lui.

-Alors qu’est-ce que je te sers d’autre? C’est pour moi.

Il réfléchit quelques secondes et eut un sourire.

-Ça ne te dérange pas que je te tutoie?
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Mar 21 Juin - 21:55:45

J’étais soulagé d’avoir réussi à détourner la conversation, puisque Lenny avait mentionné la mort de sa sœur, qui avait même ébranlé les inspecteurs sur place. Il devait sûrement s’agir pour lui d’une histoire qu’il préférait ne pas évoquer en détail à voir l’expression de son visage. Je ne voulais pas non plus m’étendre sur ce genre de point, puisque je comprenais à quel point cela pouvait être difficile, que ce soit par ce que j’avais vu dans ma vie professionnelle ou par mon passé. Malgré ce que je pouvais laisser penser parfois, la mort de mes parents m’avait affecté. On ne peut pas être complètement indifférent à une telle perte. Seulement, je regrettais plus la famille que nous aurions pu être que celle que nous avions été, n’en ayant aucun souvenir. Quand je voyais le regard de ma grand-mère s’assombrir en croisant une photo de sa fille, son gendre et son petit-fils, je regrettais qu’elle ne puisse pas plutôt rayonner de bonheur en sachant que ses proches viendraient sûrement la visiter bientôt. Quand à mon tour je posais les yeux sur la même photo, je me demandais si j’avais hérité mes goûts musicaux de mon père ou ma passion du tennis de ma mère. J’imaginais des vacances sur la côte ouest, des sorties au restaurant, des fêtes d’anniversaires… J’imaginais tout ce que ce tueur en série m’avait pris.

Je n’eus pas le loisir de m’apitoyer trop longtemps sur mon sort. Tout en pigeant dans le bol de pop-corn devant moi, j’écoutais les paroles de l’homme derrière le bar. Lenny avait eu une vie plus mouvementée que la mienne. La marine, une séparation, une entreprise d’import-export, un bar… L’homme n’était pas aussi discret que moi sur sa vie privée, ce qui faisait bien mon affaire ce soir. J’étais toujours impressionné par les gens qui avaient un parcours de vie intéressant. Il me semblait que depuis ma sortie de l’académie, j’avais stagné dans toutes les sphères de mon existence. J’avais habité le même appartement minable jusqu’à ce que ma grand-mère me lègue sa vieille bicoque, je n’avais jamais voyagé hors de StatesLincoln, ne commence pas à déprimer ! Il me fallait penser à autre chose. Lenny m’offrait justement un verre sur son bras. La proposition était intéressante et je ne perdis pas de temps pour lui répondre : « Je ne dirais pas non à une bouteille de champagne gratuite ! Je blague, je vais plutôt prendre un truc sucré, une vodka-canneberge tiens. Et bien sûr que tu peux me tutoyer, tu me paies des verres depuis tout à l’heure ! » Je jetai un coup d’œil discret à Billy au passage, me demandant combien j’avais économisé en alcool simplement parce que j’avais échappé mon verre sur son chandail par accident. Bon, j’avais failli finir ma vie dans des toilettes de bar, mais la chance avait plutôt été de mon côté.

Je repris une poignée de pop-corn en attendant mon breuvage et je me questionnais sur l’amorce à utiliser pour continuer la discussion. La marine ? C’était une possibilité. Son ex-femme ? Non, plutôt à éviter. Son entreprise d’import-export ? En fait, je n’y connaissais rien à ce domaine. Je n’étais pas le type le plus doué pour la conversation, il fallait que je me l’avoue. Le seul sujet qui me passionnait véritablement était moi-même et il était évident que j’allais devoir en dévoiler un peu sur ma vie personnelle si je ne voulais pas que le silence perdure. « Tu as eu une vie mouvementée, plus que la mienne en tout cas. » Même si on considérait le fait que j’étais devenu orphelin très jeune, cela restait quand même la vérité. « J’aime entendre les gens passionnés par ce qu’ils font. J’ai choisi mon boulot par dépit en quelque sorte. J’ai voulu devenir policier mais ma candidature n’a pas été retenue. J’ai alors poursuivi dans une branche semblable. » Je remerciai l’homme pour ma vodka et en pris une gorgée. « Au final j’aime bien mon travail, malgré certains côtés moins reluisants. C’est plutôt technique en fait, je dois m’assurer d’immortaliser chacun des éléments de preuve pour qu’ils soient utilisés à la cour. Parfois ce sont des cambriolages, d’autres fois des accidents… Une fois j’ai dû travailler dans un endroit où on faisait des combats de coqs illégaux ! »

L’alcool me faisait trop parler. Je commençais également à trouver ce banc inconfortable. Mon atterrissage sur le carrelage de la toilette des hommes avait sans doute laissé des ecchymoses. « Tu n’aurais pas un jeu de dards dans le coin ? J’aimerais bien poursuivre la conversation debout, disons que ma chute dans les toilettes a été brutale. »
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Leonard Sheppard

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Sam 25 Juin - 18:15:13

Leonard eu un sourire en coin lorsque l’homme lui indiqua qu’il ne dirait pas non à une bouteille de champagne. Une idée comme une autre, Lenny le lui aurait offert avec joie pour calmer le jeu. Billy était stupide, il avait tout dans les biceps et rien dans la tête ce mec. Le propriétaire leva la tête vers la table de l’agresseur tout en servant préparant son verre à Lincoln. Il vit le meilleur ami de Billy se lever et faire un signe de tête discret. Ce dernier avait compris qu’ils avaient intérêt à débarrasser le plancher pour ce soir. Lenny était d’une humeur massacrante contre Billy et il valait mieux pour lui de disparaître de la vue du chef de meute. L’autre l’avait compris et incita la petite bande à quitter les lieux. Ils se levèrent presque en bloc et sortir. Leonard revient en contact avec l’homme qui lui faisait face. Ce dernier avait accepté qu’ils se tutoient et il indiquait maintenant que Len avait eu une vie plus mouvementé que lui. Le principal intéressé fronça les sourcils de perplexité. Il avait eu une vie mouvementée oui, mais pas pour les raisons que semblaient croire le photographe. Il avait cependant raison, Len était un passionné. Il ne pouvait faire autrement. S’il ne prenait pas les choses à cœur, il ne serait pas ce qu’il est et ne ferait pas tout ce qu’il peut pour protéger le monde des métamorphes ainsi que la meute sous sa responsabilité. Len tiqua lorsque l’autre indiqua que son métier était « technique », il ne pouvait pas croire ça. Il était l’œil, la parole des morts autant que le légiste. Il faisait en sorte que les preuves soient répertoriées et que rien ne soit oublié ou négligé. C’était important. Il secoua la tête.

-Ne dénigre pas ton boulot mon ami, sans ce que tu fais plusieurs enquêtes seraient bâclées, ratées ou jetées aux oubliettes. C’est grâce en grande partie aux photos qu’ils ont pu comprendre ce que mon père avait fait, ce qui s’était passé dans la maison quand il a abattu ma sœur et blessé sa meilleure amie qui n’était qu’une adolescente à l’époque. C’est comme ça que j’ai pu savoir ce qui s’était produit au mieux. Ne sous-estime pas ce que tu fais. Tu n’as pas pu atteindre ton but, probablement parce que tu étais destiné à autre chose.

Après cette sortie plus que déprimante, Lenny pointa derrière le jeune homme.

-J’espère que tu as l’œil. Je ne suis pas mauvais à ce jeu, même bourré.

Il eut un sourire malicieux. Les mauvais souvenirs méritaient d’être remis au tiroir. Il était un peu trop nostalgique ce soir. Ce n’était pas bon du tout. Il calla le reste de sa bière et s’en servit un autre. Il indiqua à son employé que tout ce que Lincoln commandait ce soir était sur le compte du patron. Il ramassa le bol de pop-corn et fit ensuite signe à Linc de le suivre. Il marcha jusqu’au fond du bar et installa une petite table haute où il déposa sa bière, le bol et indiqua au photographe qu’il pouvait faire de même avec son verre. Il prit les fléchettes et les présenta à son comparse de jeu.

-À toi l’honneur.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Mar 28 Juin - 18:49:52

Lenny me conseilla de ne pas rabaisser mon emploi (ce qui était vrai, mon travail était utile). Selon lui, mon rejet de l’académie ne pouvait que signifier qu’il y avait autre chose qui m’attendait. Je ne pouvais qu’être septique face à cette déclaration, malgré l’apparente bienveillance de celui qui l’avait formulée. Après tout, j’avais maintenant trente-quatre ans. Ma destinée avait dû prendre la mauvaise sortie sur l’autoroute de la vie et rejoindre quelqu’un d’autre. La seule chose que je voulais profondément, c’était de venger mes parents en retrouvant le salaud qui leur avait tranché la gorge. Je n’y étais pas encore arrivé et il me semblait que chaque grain de sable qui tombait du sablier ne faisait que me distancier de l’assassin… Il y avait également autre chose dans les paroles de l’homme. Encore une fois, la sœur de Lenny était revenue se glisser dans la conversation. Les détails additionnels sur sa mort me firent froid dans le dos. Décidément, la vie de l’homme avait été mouvementée, mais avait également connue des creux terribles. Ce souvenir ne semblait pas vouloir le lâcher ce soir. Il accepta néanmoins ma proposition de dards en me pointant la cible derrière moi.

« Je n’ai pas l’œil de lynx le plus acéré, mais j’ai de quoi me motiver : le perdant paiera nos prochaines consommations ! » Je commençais à trouver que je recevais beaucoup de verres gratuits pour une simple altercation. Lorsque Lenny me fit signe, j’empoignai ma vodka et me retournai pour découvrir que la table de Billy et de sa petite bande était maintenant vide et qu’un groupe formé de deux couples approchait pour s’y asseoir. Je regardai vers la sortie, puis un peu partout dans le bar, mais il fallait croire qu’ils n’étaient nulle part. D’une certaine façon, je me sentais soulagé. Je savais qu’avoir le propriétaire du lieu à mes côtés me protégeait, mais je préférais savoir que ce crétin sous stéroïdes était parti se chercher une nouvelle victime dans un autre bar. Quand mon regard retourna à ce qui se passait devant moi, je m’arrêtai de justesse avant de foncer dans une chaise occupée. Lincoln, et si tu essayais de ne pas renverser de deuxième verre ce soir ? Une bagarre par jour me convenait amplement. Je contournai l’obstacle en m’assurant qu’il n’était tombé aucune goutte de ma boisson.

Arrivé devant la cible, je posai mon verre sur la table, à côté de la bière de Lenny. Ce dernier me laissa commencer la partie. Je récupérai les fléchettes encore fichées dans le jeu et je me reculai à la bonne distance. Je n’avais pas bu de façon exagérée ce soir, mais je sentais que mes mouvements étaient moins précis, embourbés par l’alcool. Il fallait croire que la prochaine tournée allait être pour moi. Je visai et lançai la première fléchette qui s’abattit dans une large section. « Onze points ! » La deuxième me rapporta cinq points supplémentaires. Quant à la dernière, elle se ficha dans le neuf. « Un bon total de vingt-cinq points ! » Deux de mes trois coups se situaient entre le centre de la cible et le premier anneau, mais pas assez près du bullseye ou du cercle intérieur pour qu’ils soient véritablement impressionnants. Je récupérai les projectiles et j’hésitai une petite seconde avant de me retourner. Il y avait une question que je ne pouvais plus éviter en présence de Lenny. Ma présence ou encore les sujets de discussion que j’avais abordés semblaient avoir fait remonter en lui des souvenirs difficiles. J’avais essayé de changer de sujet plus tôt, mais il semblait que cela n’avait pas été suffisant pour chasser les nuages sombres qui se profilaient dans son esprit.

Je pris une grande inspiration et regardai l’homme dans les yeux. « Lenny… Tu as soulevé deux fois la mort de ta sœur durant la conversation. Je sais que ça n’a pas dû être évident à vivre, alors si ce soir tu as besoin d’en discuter… Tu sais que j’ai l’habitude de ce genre d’histoire avec mon boulot et ce serait la moindre des choses d’entendre parler de ta sœur après ce que tu as fait pour moi ce soir. » Je lui tendis les dards et pris une gorgée de ma boisson. Je n’étais pas doué pour les conversations plus… personnelles, mais j’étais prêt à faire des efforts pour ce soir. « Si tu n’en a pas envie, ça me va aussi. Comme je te l’ai dit, je comprends qu’il s’agit d’un sujet ardu. » Je préférais ne pas dire que j’avais vécu semblable (quoique beaucoup moins perturbant que lui, selon les détails connus : son propre père qui avait assassiné sa sœur et tenté de faire le même coup à sa meilleure amie…) Toutefois, j’étais prêt à lui prêter toute mon attention en retour de sa générosité.

[J’aurais répondu plus tôt, mais je ne me suis rendu compte assez tard que c’était à mon tour. Oups…]
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Leonard Sheppard

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Dim 3 Juil - 19:50:34

Lincoln avait fait vingt-cinq points, c’était vraiment très bien. Surtout qu’il disait ne pas avoir l’œil du lynx. Il pouvait confirmer qu’un lynx avait une vue parfaite, même encore meilleur que la sienne. Bien entendu, il passa sous silence qu’il connaissait personnellement un lynx, la conversation aurait pris une drôle de tournure. Il prit les fléchettes à son tour, s’installa et lança sans effort. Sa vue, son équilibre et sa visée étaient toutes plus que bonne.

-Cent-cinquante.

Il avait frappé le centre, la ligne triple du vingt et la ligne double du vingt. Il avait déjà fait mieux, mais bon, il se serait sentit comme un frimeur s’il avait visé mieux que ça. Leonard regard l’humain lorsque ce dernier lui fit remarquer qu’il avait parlé deux fois de la mort de sa sœur ce soir-là, il ouvrait la porte à la discussion sur ce sujet. Lenny haussa les épaules.

-Je suis un peu nostalgique, mais c’est surtout la mention de ton métier qui m’a fait penser à elle et aussi le fait que tu ne semblais pas croire en l’importance de ton travail. Je crois que c’est ce qui m’a fait le plus réagir.

Il prit une gorgée de sa bière, réfléchissant au sujet, avait-il envie de raconter à cet étranger ce qu’il avait vécu? Possible, en fait, cet homme semblait en savoir plus qu’il ne voulait bien le dire sur les tragédies et sur ce qu’il voyait à travers son objectif. Mais peut-être qu’il se trompait aussi et ne voulait que voir ce que lui, Lenny, voulait bien voir. Il s’accouda à la table avant de raconter.

-En fait, j’étais à l’université quand c’est arrivé. Je m’étais engagé dans la marine pour pouvoir faire des études supérieur. Mes parents n’avaient pas les moyens de me payer l’université. Bref, j’étais en cours et je ne sais, appelle ça de l’instant ou peu importe, mais je n’avais pas fermé mon portable. Seigneur, dans le temps c’était des trucs immonde et énorme.

Il ne le gardait que pour les urgences. Il le payait avec la rente qu’il gagnait avec son travail pour la marine. Sa mère avait souvent besoin de lui pour traîner son père dans la douche après une cuite, ou pour le contenir le temps qu’elle le nettoyait quand il se vomissait dessus après une overdose. Il était métamorphe, donc l’overdose le rendait malade, mais ne le tuait pas. Bref, il n’était utilisé que rarement.

-Il a sonné pendant mon cours. Je n’ai même pas eu le temps de sortir de la salle que ma mère me hurlait que mon père avait tué ma sœur. Toute la classe à pu profiter de l’info. Il … c’était un drogué, il a acheté de la mauvaise cam et il a fait un mauvais trip. Il a pris ma sœur et son amie pour des démons ou je ne sais trop. Il a abattu ma sœur et blessé gravement son amie.

Il secoua la tête tentant de chasser les images de sa tête.

-C’était un ange. Pas parce que c’était ma sœur, parce que c’était ce qu’elle était. Elle voyait le bon en tous. Même en lui. Elle était la gentillesse et la sagesse incarnée. J’ai toujours eu le sentiment qu’elle avait une vieille âme. J’ai perdu tout ça par la faute de mon père. Il est mort aujourd’hui, mais je n’arrive toujours pas à lui pardonner ce qu’il a fait.

Sa mère avait bien tenté de lui dire que sa colère était inutile, mais il n’arrivait pas à s’en défaire. Il n’arrivait pas à vivre avec le fait que son père s’était détruit intentionnellement, qu’il l’avait laissé faire et qu’ils en avaient payé le prix fort. Il aurait dû réagir. Son père était l’alpha à ce moment-là, mais Leonard l’aurait sans doute vaincu et aurait pu prendre sa place, l’obliger à lui obéir et se faire soigner. Il aurait dû le faire et le regretterait toute sa vie.

HJ: désolé du délai, j'avais de la difficulté à aligner deux phrases cette semaine.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Sam 9 Juil - 21:53:55

Cent-cinquante points. Cent-cinquante ! Lenny était plutôt impressionnant à ce jeu. Nous avions bu pratiquement la même quantité d’alcool ce soir, mais cela ne semblait avoir aucunement affecté ses capacités visuelles, ni sa coordination. Je commençais à me demander si ce n’était pas moi qui avais une faible constitution. La tête commençait à me tourner légèrement. Suite à son tour, Lenny enchaîna sur le sujet de sa sœur. J’écoutai en hochant de la tête, sirotant ma vodka-canneberge comme si ma vie en dépendait. Je ne savais pas nécessairement où me mettre dans ce genre de discussions et j’utilisais mon verre comme un genre de protection. Cela m’occupait les mains et m’évitait d’être trop préoccupé par ma posture corporelle, mon expression faciale… bref, par tout ce qui pourrait laisser transparaître mon inconfort. La faute d’incombait pas à Lenny, mais seulement à mon manque d’habilités sociales. Je pouvais me montrer drôle (si on aime l’humour glauque et incorrect), m’intéresser aux passions des autres (du moins faire semblant que je trouve fascinant d’entendre parler des algorithmes boursiers tout en planifiant mon dîner du lendemain), mais je n’avais pas le don d’apaiser à l’aide des mots. J’avais déjà tenté de réconforter une petite-amie qui avait perdu son chihuahua (Bon débarras !) en lui sortant « un de perdu, dix de retrouvés ». J’avais reçu une gifle et je pouvais aujourd’hui confirmer qu’une de perdue signifie plutôt qu’on a trouvé dix de ses copines prêtes à vous arracher les yeux.

Un serveur passa à proximité et je lui fis un signe discret pour me commander la même chose avant que ma boisson ne s’épuise. Lorsqu’il revint, j’échangeai mon verre vide contre un nouveau plein à rebord. Je me concentrai ensuite sur l’interlocuteur devant moi. L’histoire de Lenny était plutôt horrible, même selon mes standards. Un homme camé qui s’en prend à sa propre fille durant un bad trip… C’était à donner froid dans le dos. Leonard disait ne pas se sentir capable de pardonner à son père, même après toutes ces années. Je pouvais comprendre ce sentiment, puisque j’avais vu ma grand-mère aux prises avec les mêmes tourments. Je la voyais essuyer subtilement ses yeux en croisant la photo de sa fille parce que c’était le jour de son anniversaire de naissance. Je la voyais fermer la radio quand jouait une chanson de Fleetwood Mac, le groupe préféré de ma mère. Elle ne parvenait pas à oublier, à faire son deuil, à passer par-dessus la violence qui avait déchiré sa vie. À cette époque, je ne trouvais rien de mieux à faire que de sortir chercher les ennuis pour oublier que j’étais complètement impuissant face à toute cette peine. « Je connais quelqu’un à qui un drame semblable est arrivé. J’aimerais te dire que le temps a effacé les choses, mais ce serait mentir. Les choses sont devenues plus faciles, mais jamais cette personne n’a oublié celle qu’elle avait perdue. Ce que tu me dis est tout à fait normal. » J’espérais ne pas en avoir trop dit, ou alors ne pas m’être mal exprimé. Je bus une longue gorgée avant de me relever pour aller chercher les dards.

« C’est plutôt déprimant comme réponse, je suis désolé. Et si on changeait de sujet pour finir la partie sur une note plus joyeuse ? Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai déjà l’impression que la prochaine tournée sera de ma poche. » Le sol tanguait sous mes pieds. J’avais bu assez rapidement et l’effet s’en faisait sentir. J’attrapai une énorme poignée de pop-corn au passage histoire de me remplir l’estomac avec quelque chose d’un peu plus solide. Mon ventre ne sembla pas apprécier. Je tirai néanmoins les trois dards, réussissant un médiocre score de trente-cinq. Mon seul triple avait été obtenu dans le rayon du trois, mes deux autres fléchettes ayant atteint le dix-neuf et le sept. Je remis les dards à Lenny et retournai prendre une gorgée de mon verre pour faire passer le pop-corn qui me donnait la nausée. Un premier haut-le-cœur me fit porter la main à ma bouche. J’allais être malade d’avoir mélangé bière, shots, cocktails et émotions fortes. « Lenny, je reviens dans deux min… » Ma phrase fut interrompue par un nouveau haut-le-cœur, plus puissant cette fois. Je courus en direction des toilettes, mais je ne pus me retenir et éclaboussai le couloir menant aux petits-coins de vomissures alcoolisées. Je m’engouffrai dans la salle, trouvai une cabine et m’agenouillai devant la toilettes, secoué de spasmes.

[Pour ton délai de réponse aucun problème, tu réponds quand tu veux, surtout que je ne suis pas très assidu dernièrement haha. Semaine occupée pour moi aussi.]
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Leonard Sheppard

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Ven 15 Juil - 20:06:46

-Déprimant comme réponse. Non. Personne ne sait quoi dire dans ce genre de moment. Je comprends ta réaction.

Lincoln désirait changer de sujet, ce qui le fit sourire, c’était que c’était lui qui avait initié la conversation. Le sourire s’agrandit lorsqu’il mentionna que la prochaine tournée serait la sienne. Mais ce qui le faisait cogiter en ce moment, c’était surtout ce qu’il avait dit sur sa connaissance qui avait perdu quelqu’un. Les choses étaient devenues plus facile selon lui, il n’était pas d’accord. Ce n’était pas plus facile, il avait seulement appris à vivre avec sa douleur. Elle lui manquait tous les jours, il continuait de souffrir tous les jours, mais il avait appris à fonctionner avec cette même douleur à chaque journée de sa vie. C’était pour cette raison qu’il avait besoin de s’occuper sans arrêt. C’était ce qui lui permettait de survivre. Leonard prit les dards que Lincoln lui remettait. Il fit cependant le visage du jeune homme. Il su avant lui qu’il allait être malade. Son haleine de vodka canneberge ne cachait pas le reflue. Les signes physiques ne démentaient pas non plus. Dès qu’il partit vers la salle de bain, Lenny regarda le barman et leva les doigts comptant. Arrivé au cinquième doigt levé, il entendit Linc être malade.

-Hou! Dit-il en riant. Il vient d’arroser les murs. C’est à ton tour de t’y coller.

Il rit à la tête que fit son employé. Ce n’était jamais très drôle pour un métamorphe à l’odorat développé de ramasser le contenu de l’estomac d’un mec qui s’est bien arrosé. Ce n’était jamais facile, mais bon. Ce n’est pas Lenny qui allait pleurer sur le sort de son employé. Il en ramassait plus souvent qu’à son tour.

-Allez, sort la serpillère, je vais voir comment il va.

Il se rendit derrière le comptoir et attrapa un linge propre. Il entra ensuite dans la salle de bain des hommes. L’odeur l’assaillait, heureusement, il avait toujours eu le cœur solide. Il alla à l’évier, fit couler l’eau froide, imbiba le chiffon et le tordit. Une fois tout ceci fait, il entra dans la cabine où Lincoln était en train de terminer de vider son estomac. L’homme était secoué de grands spasmes. Il ne pouvait pas s’accroupir, la cabine était trop petite. Il posa doucement sur la nuque de l’eau le linge mouillé.

-Respire doucement si tu peux entre. Plus tu te calmes, plus les spasmes passeront. Ou ils se feront moins puissants du moins.

Ce n’était pas la première fois qu’il assistait à ce genre de spectacle, ce ne serait la dernière non plus. Les mélanges d’alcool pour certains c’était mortel. Il aurait dû réfléchir avant de lui offrir tout cet alcool. Leonard tenait bien l’alcool, en même temps il était un loup… il avait besoin de bien plus pour être soul et compagnie. Linc n’était, sans arrière pensée, qu’un humain. Il tenait moins bien l’alcool, voir pas du tout pour lui.

-Je reste là, dis-moi si tu as besoin de quoi que ce soit quand tu pourras.

Il s’appuya contre le mur entre les deux cabines, attendant que le malaise de Lincoln passe.


HJ: je suis tellement drôle... ma réponse est faite depuis plusieurs jours mais j'ai oublié de la poster imagine... La terre doit me rappeler... je voyage sur la lune cette semaine... désolé.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Sam 16 Juil - 11:05:33

Je n’avais plus rien à sortir de mon estomac, mais je continuais à subir de puissantes convulsions. Je sentis un linge humide se poser sur ma nuque et j’entendis la voix de Lenny me donner des conseils pour faire passer les spasmes. Je ne ressentais qu’une puissante honte à me trouver ainsi dans une position fort peu glorieuse devant un homme que je venais à peine de rencontrer. En fait, il s’agissait de la seconde fois que la salle de bain était pour moi le théâtre d’une péripétie à mon désavantage, mais au lieu du grognement de Billy, le seul bruit de fond qui emplissait la pièce était le son de mes vomissements, réverbéré par la cuvette des toilettes. À force de respirations profondes et de temps, je finis par calmer mon mal de cœur. Je me relevai, tremblant, et je dépassai Leonard pour me rendre au lavabo. Une fois mon visage lavé et ma bouche rincée, je trouvai enfin le courage de regarder Lenny dans les yeux. « Désolé pour ça. Je n’ai plus l’habitude de boire autant et aussi vite. » Le propriétaire des lieux ne semblait pas avoir le même problème, puisqu’il tenait bien droit sur ses deux jambes. Après tout, le fait de travailler derrière un comptoir devait avoir certains avantages sur sa résistance à l’alcool… « Tu pourrais faire une dernière chose pour moi ? Je crois qu’il me faut un taxi. Et que tu m’aides à sortir du bar. »

Je me remis en marche pour retourner dans la grande salle. Je ressentais une certaine honte, persuadé que tout le monde avait entendu mes vomissements malgré le volume de la musique. Je perçu des regards amusés dans ma direction, mais je ne pouvais pas dire s’il s’agissait de témoins qui étaient venus faire un tour aux toilettes durant ma mésaventure ou tout simplement de clients qui riaient de ma démarche hésitante et de ma mine à rendre radieux un zombie. Traverser la salle me parut un enfer, devant sans cesse tournoyer entre les tables, les fêtards qui se levaient, les employés qui allaient en direction inverse, les gens qui faisaient la file au bar… Une fois près de la porte, je pris conscience à quel point j’étais exténué. La fraîcheur du soir me raviva légèrement, me faisant trembloter dans ma légère veste. Posté contre la devanture, j’attendais que mon taxi apparaisse, n’osant pas prononcer le moindre mot, trop couvert de honte. Mon transport semblait ne jamais vouloir arriver. C’est alors que je me souvenus d’un point essentiel. J’avais laissé tout mon matériel de photographe dans ma voiture avant de venir ici. Mon appareil photo était neuf, l’ancien ayant été complètement bousillé lorsque Will m’avait renversé dans le stationnement souterrain. Je ne voulais pas qu’un autre incident se produise et je craignais que le matériel attire les voleurs, même si je ne l’avais pas mis en évidence dans l’habitacle.

« Je dois passer chercher un truc dans ma voiture », dis-je à Lenny tout en me dirigeant vers l’endroit où je m’étais garé. Je fus stoppé net lorsque je vis le traitement qu’on avait fait subir à ma Jeep. On aurait dit qu’elle avait passé un mauvais quart d’heure en compagnie d’une moissonneuse-batteuse. Les pneus n’étaient plus que des lanières de caoutchouc enlaçant mollement les roues, complètement défoncés en plusieurs endroits. La tôle faisait peur à voir, couvertes de profondes lacérations en tous sens. Quant aux fenêtres et aux miroirs, il ne restait plus que quelques éclats de verres encore accrochés à la structure de la voiture. Je m’approchai, complètement abasourdi. Une fois à proximité, je passai mes doigts sur les contours inégaux d’une perforation. Je jetai un coup d’œil anxieux à l’intérieur de l’habitacle, mais je finis par trouver mon sac. Je le repêchai par une fenêtre éclatée et ressentis un profond soulagement quand je découvris que mon matériel avait eu plus de chance que ma bagnole.  Je reculai et continuai à admirer le spectacle désolant. Mais qui a bien pu faire un tel truc ? Et à l’aide de quel outil ?

« Merde, mais qu’est-ce qui se passe dans ce foutu bar ? » La question était sortie d’elle-même, sans considération pour le propriétaire à proximité. Mon interrogation restait légitime néanmoins. Je ne comprenais pas ce qui avait pu abimer mon véhicule avec une telle violence, ni qui pouvait m’en vouloir autant pour agir ainsi. J’avais la tête qui tournait et j’étais à bout de force, mais je me forçais à trouver une explication logique à tout cela. Billy ? Pouvait-il m’en vouloir à un tel point pour un verre renversé ? Je le savais baraqué, mais l’était-il suffisamment pour déchirer ainsi la carrosserie de mon véhicule, comme si elle était faite de papier de soie ? Plus j’y pensais et moins cette histoire faisait du sens. J’étais également atterré de me retrouver à pied de façon subite. Je n’avais pas les moyens de changer de voiture et je doutais que mon assurance me soit d’une grande utilité compte-tenu de l’âge avancé de l’automobile. Définitivement, je n’avais pas besoin de cela en ce moment. Je crois que c’est la dernière fois de ma vie que je pose les pieds à l’intérieur du Moonlight Circle ! Cette endroit me portait malchance, ou alors il y avait quelque chose d’autre sous la surface...

[ Encore une fois pas de problème ! :) ]
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Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Sam 23 Juil - 17:40:03

Il avait fermé les yeux attendant que l’autre termine ce qu’il avait à faire dans la dignité ou a peu près en tout cas. Il entendait son employé pester de l’autre côté de la porte. Il grogna discrètement pour faire taire l’autre. Leonard ouvrir les yeux lorsqu’il entendit le photographe se relever et sortir de la cabine. Il alla au lavabo pour se débarbouiller. Lenny connaissait cet air hagard de lendemain de veille, il l’avait vu plus d’une fois. Lincoln s’excusa disant qu’il n’avait pas l’habitude de boire autant et aussi vite. Len ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire. Il haussa les épaules.

-T’en fait pas, ici on voit ça régulièrement. Et en passant, pour ta prochaine cuite, évite ce qui est fruité. C’est qui a t’a achevé, crois-moi.

L’autre lui demanda une dernière faveur. Lenny n’avait aucun problème avec ça, surtout que sa demande était plus que raisonnable. Non, il demandait un taxi et de l’aider à le conduire à l’extérieur. Leonard lui fit un signe d’approbation. Il suivit l’homme de près, prenant son téléphone d’une main assurant la sécurité du photographe de l’autre. Il contacta le taxi en sortant du bar. Linc indiqua qu’il avait quelque chose à récupérer dans son véhicule. Leonard le suivi donc vers sa voiture. Enfin, ce qui restait de sa voiture. Leonard se passa la main au visage et grogna. C’était plus fort que lui, il n’avait pas pu s’en empêcher. Le photographe récupéra quelque chose dans la voiture, Lenny ne vit même pas ce que c’était. Il évaluait les dégâts. Il entendit l’humain demander ce qui se passait dans ce « foutu bar ». Il commençait à se le demander lui aussi. Billy et ses amis avaient fait ça. C’était clair pour lui. Mais pourquoi? Quel était la raison de cet acharnement? Il n’y comprenait rien.

-Lincoln, écoute-moi. Je te ferai remorquer la voiture où tu veux, c’est moi qui paie. Et surtout, si tu n’arrives pas à la faire réparer, tu reviens me voir, si tu réussis, tu reviens me voir avec la facture et tu dis à ton garagiste de mettre le paquet tu m’entends. La facture sera pour Billy et crois-moi, il va cracher l’argent.

Leonard sortit une carte de sa poche.

-Je ne fais pas que dans l’alcool, je fais de l’import/export, je peux t’avoir n’importe quel véhicule. Mes transactions sont cent pour cent légal. Lincoln, je vais arranger ça. Ça ne restera pas comme ça. Mon bar est civilisé, je ne comprends pas ce qu’il lui a prit, mais je te promets de régler ça et de faire en sorte qu’il ne t’embête plus jamais et qu’il paie pour les dommages.

Oh non, il ne laisserait pas ça comme ça. Billy paierait, que ce soit pour les réparations ou pour une nouvelle voiture. Le connard d’ours sortirait mal en point de leur prochaine rencontre. Ce stupide malabar verrait de quel bois il se chauffe. Leonard fulminait. Il entendit avant de voir le taxi qui arrivait. Il posa doucement la main sur l’épaule de l’homme.

-Viens.

Il rangea la carte dans la poche du sac de Lincoln avant de le conduire vers le véhicule qui allait le ramener chez lui.

-Ne te casse pas la tête d’accord et n’oublie pas de venir me voir pour ça. Ce n’est pas à toi de payer pour ça.
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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard Dim 24 Juil - 11:04:28

Je croyais que j’avais atteint le fond de la lassitude en me vidant l’estomac dans les toilettes, mais je réalisai que ce n’était rien comparativement au découragement que je sentais à ce moment. Je fixais la carcasse de mon véhicule, complètement amorphe, l’interrupteur de mon cerveau en position éteinte. Je voyais tous mes problèmes s’empiler les uns par-dessus les autres, mais je n’étais pas en mesure de prioriser ni d’établir un plan d’action. J’avais des dettes à rembourser, des factures à régler… et maintenant une Jeep à remplacer. Les questions déboulaient également. Qui ? Pourquoi ? Mais surtout, comment ? Plus je regardais les innombrables zébrures qui rayaient la carrosserie, leur motif s’imprimant sur ma rétine, et moins je comprenais ce qui s’était produit ce soir. Je soupirai, les yeux clignant mollement, jusqu’à ce que la voix de l’homme à mes côtés me sorte de ma torpeur.

Leonard tenta de me convaincre de lui laisser prendre en charge tous les coûts que j’aurais à engager pour le véhicule et me promis de s’assurer que Billy reçoive la facture finale. Mon taxi fit finalement son apparition et s’immobilisa devant le bar. Tout en le rejoignant, je répondis à l’offre de mon camarade. « Lenny… Je ne peux pas du tout accepter. Tu n’es pas responsable du comportement de tes habitués et tu n’as pas à payer pour cela non plus. » Déjà que j’avais profité de son hospitalité pour boire gratuitement toute la soirée, je n’allais certainement pas en rajouter une couche en lui demandant de débourser pour une voiture qu’il n’avait pas détruite. L’homme devait se sentir coupable de me voir subir autant de calamités dans son propre établissement, mais cette culpabilité n’était pas légitime. « Laisse tomber pour le remorquage, je vais m’occuper de tout cela une fois que ma tête arrêtera de tourner, demain matin je l’espère. » J’essayais de faire de l’humour pour dédramatiser la situation, et ce plus pour mon propre bénéfice que pour celui du proprio du bar. « Je connais un mécano, mais je doute qu’il sera en mesure de réparer cela. Le responsable s’est arrangé pour que les dommages soient irréversibles, même moi je peux le voir… Je vais essayer de négocier pour vendre des pièces encore utilisables au garage et je vais contacter mon assurance. Avec cela je devrais pouvoir m’acheter un nouveau bolide. Je penserai à toi quand j’aurai l’argent nécessaire », dis-je en tapotant la poche de mon sac dans laquelle Lenny avait glissé sa carte d’affaires.

Nous avions maintenant atteint le trottoir où mon moyen de transport m’attendait. J’ouvris la porte du taxi, mais je n’entrai pas tout de suite dans l’habitacle. Je me tournai auparavant vers Lenny pour une dernière requête. « Je soupçonne Billy moi aussi, mais s’il-te-plaît, n’essaie de régler cela avec lui. Tu n’as pas à te mettre en danger en allant le confronter, surtout que tu n’es pas en cause dans cette histoire. Je téléphonerai à la police avant d’appeler la remorqueuse demain matin. Les officiers devraient être en mesure de trouver des preuves que Billy est bien le responsable. Laissons faire les autorités. Je faisais confiance à mes collègues pour prendre les choses en main et régler cette histoire. Je ne voulais pas uniquement que cet imbécile de Billy rembourse pour ce qu’il avait fait, mais qu’il subisse également les conséquences de ses actes. Ce type était un danger public tant qu’il continuait à déambuler dans les rues. Je n’étais peut-être pas apte à le combattre physiquement, mais je pouvais aider à mettre cet idiot à l’ombre pour qu’il puisse méditer sur ses actions. Sans laisser le temps à Leonard d’essayer davantage de me convaincre, je le saluai de la main et le remerciai une dernière fois de son aide avant de m’engouffrer sur la banquette arrière du véhicule. « Greenway Plaza », dis-je au chauffeur avant de me caller dans mon siège et de me masser les tempes. Mes finances n’avaient vraiment pas besoin de cette dépense en ce moment. Fermant les yeux, je réfléchis à tout ce que j’avais à faire demain… et me réveillai lorsque le chauffeur m’indiqua que j’étais arrivé à mon domicile.
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Message(#) Sujet: Re: I'm just a stranger in a strange land - Leonard Sheppard

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