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 LIBRE l All that I know is I'm breathing now

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Elena Birmingham


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Message(#) Sujet: LIBRE l All that I know is I'm breathing now Jeu 29 Oct - 20:27:15

Dix-sept heures vingt. C’était ce qu’indiquait le cadran de la vieille montre en acier bruni que portait au poignet le défunt dont je venais de fendre le crâne et qui gisait à présent dans le caniveau. Je m’étais accroupie à ses côtés, j’avais pris sa main dans la mienne, j'avais soupiré. J’aurais voulu fermer les yeux quelques instants, juste le temps de prendre une profonde inspiration, d’encaisser, de faire le vide mais je ne pouvais me le permettre. Il fallait rester en alerte, constamment. Je détournai le regard du cadavre puis me relevai, l’estomac retourné par l’écoeurement. J’aurais pu le sauver. Quelques minutes plus tôt, alors que nous combattions ensemble dans ce bâtiment délabré, nous nagions dans l’océan des possibles. En une fraction de seconde, son sort avait été scellé. J’aurais pu le sauver, peut-être. Cela n’avait guère plus d’importance. Ce n’était qu’un inconnu croisé au hasard d’une exploration maudite, un anonyme dont les traits du visage ne tarderaient pas à s’estomper dans ma mémoire. Il n’était pas le premier, il ne serait pas le dernier. Jouer avec la mort était devenu une activité quotidienne.

Je progressai jusqu’au milieu de la chaussée puis levai les yeux vers les nuages. Le ciel s’était en l’espace de quelques minutes drapé d’un épais manteau sombre. L’atmosphère était lourde, pesante, électrique. J’ignorais néanmoins s’il s’agissait d’une simple affaire de météorologie ou si mon propre état influençait mon ressenti. Il m’était ces derniers temps difficile d’accéder à mes affects qui semblaient s’être à nouveau réfugiés sous les strates du conscient. J’avais l’étrange sensation d’être scindée en deux, d’être le témoin lucide, perplexe et impuissant de mes propres agissements parfois erratiques, incohérents, insensés. J’avais pensé parvenir à reprendre le contrôle à grand renfort d’introspection, de rationalisation et d’auto-persuasion mais la vie n’avait pas tardé à me rappeler que les rouages des mécanismes qui se jouaient en moi étaient bien plus complexes et mystérieux que j’aurais voulu le croire. Mon insoutenable culpabilité relative à la mort de Warren s’était amenuisée. Mon deuil faisait son chemin en moi. Il me manquait encore, certes, mais plus autant. Je pensais à lui, certes, mais moins souvent. Néanmoins, le vide qui me rongeait semblait toujours aussi béant. Il m’arrivait encore de me sentir happée par des pulsions de mort. J’agissais régulièrement de manière irrationnelle. Peut-être que Warren, Ally, mes frères n’étaient que des prétextes, des justifications faciles. Peut-être que j’étais fondamentalement, intrinsèquement dérangée. Plus je tentais de me comprendre, plus je me perdais.

Je crus sentir une goutte s’échouer sur mon visage. Je tendis ma main en supination devant moi et ma paume ne tarda pas à se recouvrir de perles d’eau, aussitôt détruites par la violente bourrasque qui s’était levée. Un brusque coup de tonnerre fit alors trembler la terre tandis que le ciel s’illumina d’éclairs. Des trombes de pluie se mirent à marteler le sol. Mes cheveux ruisselaient, j’avais presque froid. Mes yeux peinaient à rester ouverts tant l’averse était intense. Je restais pourtant immobile, exposée au milieu du chaos, comme prisonnière d’un sentiment impalpable. J’aurais voulu que la tempête me balaye, m’emporte, me désintègre. Dans le même temps, la force de la nature m’exaltait. Je fronçais quelques instants les sourcils, tentant d’analyser ce qui se tramait à l’intérieur de moi avant d’abandonner, me laissant aller à l’instant présent. Je n’avais plus aucune certitude à part peut-être celle d’être en vie et j’étais lasse d’en chercher. Quelques grêlons s’abattirent sur la rue et, comme si la douce folie qui s’était emparée de moi m’amusait, j’esquissai un sourire.

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Message(#) Sujet: Re: LIBRE l All that I know is I'm breathing now Lun 2 Nov - 19:41:25

Merde. Voilà que la pluie me rattrapait. J’étais sorti, nous n’avions pas vraiment besoin de quelque chose en particulier mais j’avais besoin de prendre l’air. Cette vie, enfermée dans un hôtel avec des gens que je connaissais peu, à peine ou pas du tout me troublait. Je préférais presque quand Hazel et moi étions seuls sur les routes. Mais elle semblait bien avec son amie Taylor, alors je resterai là, tant qu’elle sera bien et voudra rester. J’étais sorti me délier les muscles en tuant quelques zombies isolés. Moins il y en avait dans ce monde, moins de ces bestioles pouvaient nous attaquer. Je n’étais pas assez vous pour m’en prendre à un groupe complet bien entendu, mais je veillais à tuer de façon rapide et sans bruit. C’était la meilleure façon de ne pas en attirer d’autre. Ils ne vivaient pas en groupe naturellement, il fallait une odeur, un bruit pour les attirer mais quand c’était fait on pouvait rapidement se retrouver entouré par un nombre important. Je courais dans la rue quand j’entendis un son, m’attendant à trouver un monstre sur mon chemin je dégainai mon arme et me préparai à l’attaque.

Quelle ne fût pas ma surprise de voir une jeune femme dans la rue, seule. Elle semblait sourire de mon point de vue, mais je n’en étais pas sur. Puis, je réalisai que je connaissais cette femme. C’était la copine de ce blond aux cheveux longs, James. Du moins, je le croyais. Quelque chose en elle me disait que ce n’était pas tout à fait elle, mais le physique ne mentait pas selon moi. Comment s’appelait-elle déjà? Je ne me souvenais plus. En creusant un peu, je finis par trouver son surnom. Oui, Tay l’appelait Ally. Je m’approchai doucement en abaissant mon arme, la laissant le long de mon corps près à la relever au moindre signe suspect.

-Ally?

C’était une question, pas une affirmation. Je m’arrêtai à bonne distance de la jeune femme, j’avais parlé doucement et pas trop fort. Juste assez pour qu’elle puisse m’entendre malgré le vacarme de la pluie et des grêlons.
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Message(#) Sujet: Re: LIBRE l All that I know is I'm breathing now Ven 6 Nov - 17:50:21

La pluie ruisselait sur mon visage, emportant avec elle la couche de sang séché et de crasse qui recouvrait ma peau. Je souriais encore, sans réellement parvenir à expliquer l’origine de l’étrange sensation qui me galvanisait. Quelques grêlons me heurtaient mais je n’en avais que faire. J’avais à la fois envie de vivre et de mourir, de grandir en ne faisant qu’un avec l’immensité et de disparaître en me fondant dans la force de la nature. Les éléments étaient tellement puissants ce soir qu’ils saturaient mes sens et parvenaient à faire taire l’incessant monologue de ma pensée. Je me laissais envahir par cette ferveur, quitte à ce qu’elle m’engloutisse toute entière.

J’entendis soudain le nom de ma jumelle se distinguer parmi le vacarme des trombes d’eau et de glace s’abattant sur l’asphalte. Une bouffée d’adrénaline m’envahit. Je me mis instinctivement à chercher ma soeur des yeux, balayant en vain les alentours d’un regard troublé. Seule une silhouette d’homme se dressait devant moi. Je le fixai, désemparée, croyant un instant perdre la raison. J’oubliais parfois qu’Ally et moi avions la même apparence, d’autant plus ces derniers temps. A vrai dire, nous nous ressemblions beaucoup moins qu’auparavant si bien que nos connaissances communes avaient cessé de nous confondre. J’étais plus maigre, pâle et cernée que ma jumelle, souvent plus sale et mes traits étaient plus durs. La vie que je menais m’avait donné l’apparence et l’attitude d’un animal farouche et sauvage. J’avais d’ailleurs déjà commencé à resserrer ma main autour du manche de l’arme à feu que je gardais à la ceinture.

Les pièces du puzzle commencèrent rapidement à s’emboîter. Cet homme devait probablement connaître ma soeur. Je le dévisageais en fronçant les sourcils. Je ne me souvenais pas l’avoir déjà croisé mais je ne pouvais me targuer de connaître l’ensemble des membres du groupe de l’hôtel, il pouvait très bien être l'un d'entre eux. Malgré l’arme qu’il tenait à la main, il ne me paraissait pas hostile et, au ton de sa voix, il ne semblait pas avoir de grief envers ma soeur. Je n’avais pas de raison de me sentir en danger. Un frisson d’effroi me parcourut brièvement. Au cours des derniers mois, j’avais volé, tué, blessé, menti. Je m’étais fait de nombreux ennemis dont certains seraient capables des pires atrocités s’ils croisaient à nouveau mon visage … ou celui de ma jumelle. Je ne pourrais jamais me le pardonner si une de ces personnes touchait à Alicia à la suite d’une telle confusion. Je chassai cette pensée de mon esprit. Il était impératif que je reste sur mes gardes, je ne pouvais me permettre de m'égarer.

Je balançai la tête de droite à gauche. « Ja… » Je fronçai un sourcil, interrompue par le grêlon qui venait de s’abattre sur ma tête. Je le regardai se briser au sol puis levai un instant les yeux vers le ciel déchaîné qui se déchira alors d’un éclair brillant. J’étouffai un éclat de rire. La situation était tellement absurde. J’attendis que le tonnerre finisse de gronder avant de poursuivre afin de ne pas trop hausser la voix. « Jane. Je suis la soeur d’Ally. » Mes doigts pianotaient encore sur le manche de mon pistolet. Cet inconnu ne me semblait pas particulièrement menaçant mais j’avais appris à mes dépends à me méfier des apparences. Rares étaient les premières rencontres au cours desquelles j’étais la première à lâcher mon arme et je n’avais pas l’intention de faire exception à ma règle ce soir-là.

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Message(#) Sujet: Re: LIBRE l All that I know is I'm breathing now

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