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 Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 28 Aoû - 13:38:54

Bon, j’aurais dû m’y attendre. Ce n’était pas quelques minutes de travail main dans la main qui allait me racheter aux yeux de Jane. Surtout que ce travail consistait à nous permettre de nous éloigner les uns des autres… Je soupirai de dépit à sa remarque et ignorai la femme, concentrant mon attention sur le chien à l’intérieur qui ne demandait pas mieux que de me barbouiller le visage de salive. Il me reste tout de même un compagnon inconditionnel dans toute cette ville de fous. Le son de la hache de Will me confirma que bientôt, je me retrouverais seul sur cette chaussée. Je voyais bien que les deux autres ne partageaient pas du tout la nostalgie de nos expéditions aussi dangereuses qu’épuisantes. Ainsi soit-il. Avec ma main libre, je massai mon genou endolori. Il allait devoir reprendre du service bien plus vite qu’il ne le pensait. Lorsque Will revint et me tendit Buster, j’en restai paralysé. Le chien avait été dressé en si peu de temps? Cela me semblait relever du miracle, compte-tenu qu’il appartenait à une race encore plus têtue que le Lincoln d’Amérique. Malgré l’envie qui me tenaillait de repartir avec lui, je ne pouvais pas croire que cette offre était dénuée de toute malice. Traitez-moi de paranoïaque si vous voulez, mais il faut dire que les propos de sa compagne ne me donnaient pas confiance. Sa réplique me confirmait ce que je savais déjà, soit qu’ils étaient impatients d’être débarrassés de ma personne. Se pouvait-il qu’ils aient discuté pendant mon délit de fuite en série et qu’ils aient décidé de me donner le chien pour ne plus avoir de raison de me revoir?

Juste pour lui faire payer sa petite phrase pleine de sarcasme, j’avais le goût de laisser le canidé à Jane, qui l’appréciait autant qu’une septicémie. J’étais d’humeur versatile et sa petite pique insistante pour que je décampe m’avait rappelé pourquoi je me languissais de la ville et de la solitude quelques minutes plus tôt. Jouer le vilain dans la pièce de théâtre de leur vie était plus qu’irritant. Dès que je commençais à regretter leur compagnie, ils ne cessaient de me rappeler à quel point ils semblaient me trouver encore moins sympathique qu’un rôdeur, surtout Jane et son exaspération constante. Il faut dire que j’avais promis de ne plus jamais la revoir aussi… Promesse qui aurait été tenue si ces deux-là avaient choisi un autre jour pour se la jouer fans du plein-air. Ah et autant partir avec le chien et en finir avec leur rancœur primitive!

Bien que mes mains se fussent avancées pour caresser la fourrure de la bête, je ne repartis pas avec mon fidèle clébard. Je me contentai de le gratter entre les oreilles avant de reculer d’un pas. Ma réponse fut plutôt motivée par mes erreurs de la journée que par réel désir de vengeance envers Batman et Robin. Il était facile de devenir le parfait petit survivant dans un endroit aussi endormant que la campagne, mais cet après-midi n’était qu’un avant-goût de ce que j’aurais à endurer en ville. J’avais failli à plusieurs niveaux : camouflage, prudence, conversation… Retenir ma langue n’était pas encore un automatisme pour moi. Même avec l’un de nous deux convenablement éduqué, Buster et moi, le danger que nous mourrions avant notre heure persistait. Il me restait tant de chemin à accomplir, mais je me permis une dernière rechute de  avant de partir affronter les autres survivants de Houston. « Tu sais quoi Will, je ne doute pas une seule seconde que tes talents de dompteur de lion ont porté fruits. Malheureusement, il semble que je manque moi-même d’entraînement niveau indépendance, sans quoi je n’aurais pas eu à me coltiner vos soupirs et vos roulements d’yeux durant tout l’après-midi. Garde le encore un peu, histoire qu’il me reste encore une raison de m’améliorer. » Je lui souris, espérant amoindrir la sécheresse de mes paroles. Avec un peu de chance, peut-être que ces deux-là seraient refroidis après une bonne dose d’air campagnard et arrêteraient de me faire la gueule lorsque je retournerais chercher le cabot. Si ce n’était pas le cas, tant pis, j’aurais au moins le mérite de m’être endurci pour former un duo de choc avec un Buster dressé pour l’apocalypse.

Le regard de Jane n’était pas passé inaperçu. Il s’agissait du même auquel j’avais eu droit près du réchaud, quand elle avait voulu m’indiquer que continuer la conversation me réservait des conséquences inévitables. Si tu crois que tes trucs vont marcher deux fois… Je n’allais pas laisser sa comparaison désuète impunie et j’en avais moi-même une dans ma poche. « Bon, je crois que plus rien ne vous empêche de vous prendre pour Telma et Louise et de vous enfuir vers le soleil couchant. Je reprendrai le chien un jour Will, tu peux en être sûr. D’ici là, ne le laisse pas trop apprécier la campagne. Je ne compte pas m’y réinstaller de sitôt. » Je me dirigeai en boitillant vers la poutre, plutôt satisfait de pouvoir marcher sans ressentir d’élancements insupportables dans ma jambe. Si je modérais le poids que je mettais sur ce membre, je devrais pouvoir m’en sortir sans aller à l’hôpital. Il ne me restait plus aucune possession de valeur à échanger contre un traitement médical. Une fois accroupi pour détacher la chaîne, je réalisai que Paris et Nicole avait été plus mesquins que je l’avais cru. Ils m’avaient laissé le poteau que même Will et ses gros bras de bûcheron n’avaient pas été capables de supporter, même avec mon aide. Enfoirés. Quand leur foutu pick-up repassa à mes côtés, je leur fis un grand salut de la main qui manqua de se transformer en doigt d’honneur. Je passai les minutes suivantes à tirer sur la chaîne et à gaspiller de l’énergie, réussissant finalement à faire pivoter le tronc sur lui-même. Une fois tout mon bazar de retour dans le coffre de mon véhicule, je m’installai derrière le volant et priai pour que ma jambe puisse me permettre de conduire sans problème. La raideur ralentissait mes mouvements, mais la douleur n’était présente qu’au toucher. Bonne nouvelle, la première de cette journée catastrophique. Une fois les gratte-ciel en vue, j’osai un sourire. Rebienvenue chez toi Lincoln. Il était temps de me mettre à l’épreuve sur le terrain.

HS : Voilà les amis, vous pouvez continuer sans Lincoln si vous voulez. :)
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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 28 Aoû - 22:30:27

    La réplique de Jane aurait pu me faire sourire si seulement Lincoln avait accepté de partir avec le chien. Je devais avouer que sa réaction n’était pas celle à laquelle je m’attendais. J’avais cru qu’il serait fou de joie, prenant le chien dans ses bras et déguerpissant le plus loin possible. Mais ce fut tout le contraire. Il ne semblait pas comprendre par contre que nos roulements d’yeux comme il le disait n’avait pas été provoqué par son incapacité à la survie mais par ses répliques assassines à tout ce qu’on lui disait. Tout ce que j’avais à lui reprocher c’était son attitude. Il réussirait probablement à s’en sortir maintenant en ville mais il ne se ferait pas d’amis s’il continuait à répliquer ce genre de chose. Ami était un bien grand mot mais c’est en se faisant des alliés qu’on s’en sortait maintenant. Je n’avais peut être pas intégré un groupe, mais au moins j’avais des relations amicales avec les autres et j’essayais de faire en sorte d’être accepté par les survivants, pas le contraire. C’est ce que je voulu lui dire mais je m’en gardais bien, ne voulant pas étirer encore plus notre rencontre.

    Je fronçais les sourcils en entendant la comparaison qu’il utilisa et hocha légèrement la tête. C’était sa décision après tout, je n’avais rien à y redire. J’avais voulu bien faire mais ça n’avait servit à rien. « C’est ça bon vent. » Dis-je en le regardant retourner à son véhicule. Je montrais à Buster le siège arrière qu’il s’empressa de rejoindre, la langue pendante. Il avait lui aussi souffert de la chaleur mais notre calvaire tirait sur sa fin. Si tout se passait bien dès maintenant, nous pourrions atteindre la maison et y prendre ce que nous étions venu chercher, mais pour ce qui était de retourner dès aujourd’hui en ville, je n’y croyais plus. La nuit arrivait plus rapidement que je ne le pensais et il serait probablement plus prudent d’attendre le lendemain matin avant de retourner dans le feu de l’action. De toute façon, j’étais complètement vidé et je ne voulais pas retourner en ville dès ce soir et devoir y trouver un endroit pour dormir alors qu’à la maison mon propre lit m’attendait, les bras grand ouvert. Je me frottais les tempes de bout des doigts, fermant les yeux quelques secondes histoire de me remettre les idées en place. Je ressentais les effets de mes efforts sous le soleil et me maudissais d’avoir voulu faire plus que nécessaire.

    « Allons-y ! » Dis-je en essayant de ne pas laisser mon état empiéter sur l’ambiance à l’intérieur du camion malgré le fait que nous étions tout les deux éreinté par l’incident. Je démarrais le véhicule et lui faisais faire un demi-tour, sachant maintenant que nous pourrions continuer sur la route sans accro. Je passais à côté de Lincoln qui nous fit un signe de la main et je souris à la vue de la chaine qui trainait sur le sol, toujours attaché au poteau. J’aurais pu ressentir de la gêne à lui avoir laissé ce sale boulot, mais pour dire vrai, je m’en fichais profondément. Je changeais de vitesse une fois les dangers écartés et je filais sur la route sans un regard derrière moi. Maintenant tout ce qui comptait c’était notre destination et prendre ce pour quoi nous étions sortit de la ville. Pas sans y faire escale pour la nuit sans doute. Je devrais probablement faire part de mon plan à Jane, j’avais presque oublié que je n’étais pas seul, n’ayant pensé qu’à Lincoln que nous avions laissé derrière.

    « On ne retournera pas en ville ce soir. Si on tombe encore sur un obstacle en chemin sans lumière, je ne crois pas qu’on est autant de chance qu’avec ce poteau. »

    Tenter une excursion nocturne en campagne pouvait être aussi mortel qu’en ville. Je ne possédais pas de vision nocturne et c’était une règle que je suivais depuis le début de l’apocalypse : Ce barricader la nuit et ne pas sortir de son abri jusqu’au levé du soleil.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Sam 29 Aoû - 10:08:05

    Jane, contrariée, astiquait nerveusement le revêtement de son arme à l’aide de son t-shirt. Mais quel être susceptible ! Lincoln devait être sacrément centré sur sa propre personne pour interpréter chaque signe d’exaspération comme lui étant personnellement destiné dans un contexte tel que celui de l’épisode éreintant qu’ils venaient de vivre. S’il avait réellement voulu goûter au traitement glacial version Jane Birmingham, il n’aurait eu qu’à demander. La façon dont elle s’était comportée cet après-midi était d’une cordialité digne d’un cocktail de bienvenue au Club Med en contraste avec l’âpreté polaire dont elle était capable. Il refusait de surcroît de récupérer son chien, prétextant des arguments qui étaient loin de convaincre la jeune femme. A vrai dire, elle le suspectait surtout de considérer le canidé comme un poids dans son quotidien, ce qui n'était que pure vérité après tout. Quoi qu’il en soit, c’était elle qui allait devoir se coltiner l’animal pendant le reste de l’expédition et cela était loin de la ravir. Jane jeta un regard subtilement méprisant à Lincoln en réaction à la comparaison avec laquelle il avait osé agrémenter ses adieux puis ne quitta plus l’horizon des yeux jusqu’à ce que leur véhicule ne l’ait dépassé.

    Le pick-up filait à présent à travers la campagne baignée de cette lumière flatteuse et changeante qui sublime les fins de journée. Will confirma à voix haute ce qui commençait à devenir une évidence : ils passeraient la nuit loin de la ville. Jane hocha la tête tout en rangeant son pistolet à sa ceinture. « Je crois que c’est plus sage, en effet. »  La jeune femme commençait à se faire à cette perspective, peut-être même que ce changement de décor lui serait bénéfique. Quant à sa sécurité, elle osait espérer pouvoir compter sur Will pour maîtriser le secteur de sa propre maison. Elle ne dormirait probablement que d’un seul oeil mais, en bout de course, cela ne différerait pas réellement de ses habitudes.

    La jeune femme jeta un bref regard dans le rétroviseur, juste le temps d’apercevoir au loin la silhouette de Lincoln qui se battait encore avec le poteau afin de récupérer sa chaîne. Elle soupira tout en balançant la tête de droite à gauche. « C’est quoi son problème ? Il fait une poussée d’hormones ou quoi ? » Jane n’avait pas prononcé le nom de l’intéressé mais son interlocuteur ne pouvait ignorer de qui elle parlait. Will semblait plus proche de Lincoln qu’elle ne l’était, peut-être avait-il des éléments qui lui permettraient de mieux appréhender la situation. L’ancien photographe semblait être en pleine crise existentielle, certes, mais cela ne justifiait néanmoins pas son attitude qui s’apparentait à celle d’un provocateur effronté qui se croit plus intelligent que les autres. Si l’ancien Lincoln et sa naïveté avaient eu le don de l’exaspérer, Jane n’était pas totalement convaincue par la nouvelle version. Il semblait considérer son adaptation au monde extérieur comme un rituel initiatique qu’il fallait entourer d’un halo de sens quasi sacré alors qu’il ne s’agissait que de la putain de réalité la plus basique, crue, triviale qui n’avait absolument pas besoin de s’agrémenter de telles fioritures. Peut-être que c’était plus facile pour lui de considérer la survie dans ce monde comme une quête, peut-être qu’il avait besoin d’un but, d’une perspective d’évolution, peut-être qu’il était tout simplement perdu.

    Jane tiqua, crispant les mâchoires. Pourquoi s’en préoccupait-elle ? Pourquoi se laissait-elle atteindre par les propos et l’attitude de ce type ? Elle l’ignorait et cela la mettait en rogne. La jeune femme se détestait pour s’être laissée embarquer dans ce tourbillon de sentiments humains, elle n’avait pas assez d’énergie pour éprouver de la rancune envers cet imbécile et pourtant, elle ne pouvait s’en empêcher. Elle espérait que comprendre ou du moins rationaliser une partie du comportement de Lincoln, éventuellement le rendre plus sympathique à ses yeux et par la même occasion faire passer l’envie qu’elle avait de lui mettre une claque en plein visage lui permettrait de mobiliser ses ressources mentales et émotionnelles sur des sujets plus importants.

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Sam 29 Aoû - 21:55:02

    Les yeux rivés sur la route devant moi, je tenais le volant d’une main et essayais de me vider la tête maintenant que le danger était écarté. Maintenant que nous avions laissés Lincoln derrière nous, je me questionnais sérieusement sur son escapade à la campagne, me demandant ce qu’il était venu y faire. Et étrangement sur la même route que nous. J’espérais que les autres survivants ne venaient pas rôder trop souvent dans le coin et que je retrouverais la maison comme je l’avais laissé la dernière fois, c’est-à-dire : barricadé et sécuritaire. J’y laissais la plupart de mes vivres et même si elles étaient cachées j’avais toujours peur que quelqu’un d’un peu trop observateur pousse sa visite et finisse par tomber sur ma réserve. J’y amassais munitions, armes en tout genre, nourriture, produits d’hygiène de base, etc. La seule autre personne qui connaissait l’emplacement de l’endroit et surtout la cachette, c’était Riley et je n’avais pas eu de nouvelle d’elle depuis plusieurs jours déjà. Et c’est en pensant à elle que j’eu un pincement au cœur. Lui était-il arrivé quelque chose ? Et si elle s’était embarquée dans une aventure d’où elle ne reviendrait jamais ? Et si elle était morte ? Peut être avait-elle quitté Houston sans me prévenir dans un moment de faiblesse ou peut être avait elle rejoint un groupe quittant la ville, je ne savais pas et peut être ne saurais-je jamais. Avec tout ce qui m’arrivait, j’avais oublié de penser à elle et au fait qu’elle semblait avoir disparu.

    Je pianotais nerveusement des doigts sur le volant, incapable de ne plus penser à ce qui était arrivé à ma compagne de survie. C’était avec elle que je faisais normalement ce trajet et je commençais à trouver étrange de ne pas l’avoir assise sur le siège passager, remplacé cette fois par Jane. Riley passait toujours son temps à parler de tout et de rien, me refermant souvent le clapet quand elle en avait marre de mon air grognon ou de mes plaintes constantes sur son indifférence aux dangers qui nous guettaient constamment. Alors que Jane à côté de moi était beaucoup plus silencieuse, semblant penser à tout et à rien alors que nous nous éloignions de plus en plus de Lincoln qui s’était attaqué à la chaine toujours attaché au poteau. Elle m’interrogea alors sur le comportement de l’homme, se posant les mêmes questions que moi.

    « La dernière fois que je l’ai vu, il a dit vouloir évoluer ou quelque chose dans le genre. C’est pour ça qu’il m’avait laissé Buster mais je ne trouve pas qu’il ait beaucoup progressé… Je croyais qu’il voulait se calmer mais à voir comment il a passé son temps à nous répondre comme un imbécile, je ne crois pas qu’il ait énormément poussé son changement. »

    Je gardais pour moi notre sortie à la villa qui avait été plus que désastreuse, voulant réduire les mauvais souvenirs et penser le moins possible à ce moment de ma vie. J’en ressentais de la colère juste à y penser alors je n’avais certainement pas envie de le raconter à Jane. J’avais essayé de l’avertir des dangers que pouvaient comporter une visite en lieu inconnu et il m’avait quasiment craché au visage. Peut être avait-il crut que je le prenais pour un débile léger ne sachant pas comment rester en vie dans une apocalypse zombie mais ce n’était pas ce que j’avais voulu faire. Il fallait dire que j’avais répliqué à presque chacune de ses piques, me ridiculisant presque autant que lui. J’observais un moment le paysage qui se dessinait devant nous, sentant mes muscles se détendre lentement maintenant que les efforts physiques étaient terminés.

    « J’ai l’impression de ne pas être le seul à l’avoir revu après notre sortie dans ce magasin d’arme. Tu t’es coltiné Lincoln il n’y a pas si longtemps non ? » Dis-je avec un léger sourire en coin. Si ce que j’avais entendu était vrai, leur dernière rencontre avait été tout aussi désastreuse que la mienne. Tout ce que Jane avait eu à offrir à Lincoln, c’était des regards froids et des répliques acerbes. Je tournais la tête dans sa direction quelques secondes le temps de lui offrir un regard rieur. Quelles auraient été les probabilités que nous vivions la même situation avec la même personne ? Comment se faisait-il que Lincoln arrive à se mettre tout le monde à dos ? Et surtout, comment se faisait-il que nous tombions toujours sur lui malgré l’immensité de cette ville ? J’étais en pleine réflexion quand je reconnus un petit chemin de terre à notre gauche. J’appuyais légèrement sur le frein et m’y engageais, voyant au loin la porte qui empêchait quiconque de continuer plus loin. J’y avais passé une chaine avec un cadenas que j’avais tenté de camoufler le plus possible car pour certain, une interdiction était presque aussi attirante qu’une porte grande ouverte. Le chemin s’enfonçait peut être dans la forêt, cachant presque complètement la grille, mais il valait mieux ne pas jouer avec le feu.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 4 Sep - 1:28:18

    Jane fixait Will, les sourcils arqués et le regard interrogateur. Sa question semblait l’avoir brutalement sorti de ses songes. La réponse qu’il lui apporta ne l’éclaira pas réellement  mais elle eut le mérite de lui confirmer que son ressenti n’était pas totalement infondé. Il s’enquit ensuite de sa dernière rencontre avec Lincoln.  « Je l’ai croisé il y a quelques temps, au cimetière. Il s’est permis des remarques vraiment déplacées, il a parlé de ma famille. De quel droit… enfin…» Jane fronça les sourcils  et détourna le regard tout en balançant la tête, mal à l’aise. Cette précision était-elle réellement nécessaire ? Elle n’en était plus tout à fait certaine. Quoi qu’il en soit, la verbaliser fit remonter à la superficie quelques émanations de la rage qu’elle avait pu ressentir au moment des faits et qui était toujours enkystée profondément en elle. Cette dernière était animée par le manque de correction dont Lincoln avait fait preuve mais si elle était aussi vive, c'était probablement car, que ce soit le fruit du hasard ou d’une réelle perspicacité, les propos dont il avait été l’auteur n’étaient pas dénués de vérité. Une partie de cette colère était indéniablement dirigée contre sa propre personne. La jeune femme soupira puis fronça les sourcils, tentant de chasser les émotions qui étaient en train de s’emparer d’elle. « Bref… il a fini pris dans un piège, la tête en bas à deux mètres du sol. J’ai failli le laisser là-haut mais que veux-tu … ma bonté me perdra. » Jane étouffait un léger rire en repensant à la scène lorsque Will ralentit, engageant le véhicule sur un chemin de terre. Elle en déduit qu’ils étaient déjà arrivés à destination.

    La jeune femme fronça légèrement les sourcils. La demi-heure de trajet avait filé à la vitesse de la lumière, elle avait réellement dû s’égarer profondément dans ses pensées. Cela lui arrivait parfois, notamment lorsqu’elle était épuisée. Elle perdait complètement la notion du temps. Jane tourna son regard vers la fenêtre et scruta les alentours. La jeune femme se demandait parfois à quoi ressemblerait sa vie si sa famille avait décidé de s’installer à la campagne, dans un ranch ou une exploitation agricole comme il y en avait des centaines dans les alentours. Elle pourrait vivre de la chasse, regarder le soleil se coucher sur les bottes de foin et les champs à l’abandon et elle ne serait plus réveillée par l’odeur de putréfaction se distillant dans la ville avec la montée des températures. Il lui serait néanmoins difficile de vivre en solitaire tout en gardant le contact avec sa famille dans de telles conditions. A la campagne, les ressources étant bien moins concentrées, le nomadisme vous pousse constamment à vous éloigner. Il faut parfois parcourir des dizaines, des vingtaines de kilomètres entre deux points de ravitaillement. Quant à la sédentarité, elle impliquait de se lancer dans l’agriculture ou l’élevage ce qui était fort difficile pour une survivante solitaire, sans grande expérience dans le domaine et ayant besoin de résultats instantanés. Plus elle y pensait, plus il lui semblait que, définitivement, seul un milieu de vie urbain lui permettait de conserver le pseudo-équilibre dans lequel elle s’était installée, malgré la grisaille, l’odeur putride et les dangers constants.

    Le véhicule s’arrêta devant un portail fermant l’accès à la propriété. Jane sortit de l’habitacle et sauta sur un pied sur le sol. L’air s’était rafraîchi et une douce brise soulevait les feuilles qui virevoltaient comme si elles tentaient d’échapper aux branches qui les retenaient aux arbres. La jeune femme mit quelques secondes à voir le cadenas qui verrouillait l’entrée, vraisemblablement dissimulé à dessein. Elle jeta un regard vers Will, un discret sourire aux lèvres. Elle avait autrefois la même habitude avec Ariane lorsqu’elles passaient plusieurs jours dans la même propriété. Jane prenait un étrange plaisir à reconnaître l’intelligence dans les actions des autres, comme si l’ingéniosité était un secret partagé par quelques êtres particuliers et sur lequel se basait une certaine connexion. La jeune femme s’adossa au pick-up, attendant la suite des événements, curieuse d’enfin découvrir cette fameuse maison.

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Dernière édition par Jane Birmingham le Sam 5 Sep - 0:56:33, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 4 Sep - 20:21:31


    Jane semblait elle aussi se souvenir plutôt bien de sa dernière rencontre avec Lincoln, en tout cas, suffisamment pour me sembler tendu face à ses souvenirs. Il faut croire que je n’étais pas le seul à lui en vouloir encore après ce qu’il avait fait dans la villa. Il aurait pu mettre nos vies en danger et j’étais bien heureux qu’aucun rôdeur ne s’était précipité sur nous après le bruit qu’il avait fait. Puis ma compagne conclua en me disant qu’il s’était prit dans un piège la tête en bas et qu’elle l’avait aidé. Je ricanais en essayant de m’imaginer la situation et je n’eu presque aucune difficulté à la croire, c’était le genre de chose qui pouvait très bien arriver à Lincoln. « J’aurais donné n’importe quoi pour voir ça. » Après s’être presque pissé dessus dans le manoir hanté, il s’était mit les pieds dans un piège alors qu’il était dans un cimetière avec Jane. Il était le clown de cette apocalypse et personne ne pourrait me faire penser le contraire. Je ne savais pas d’où il venait et ce qu’il avait vécu pour agir ainsi, mais malgré son passé, je trouvais bien étrange qu’il agisse avec autant d’imprudence.

    Je mettais le camion à l’arrêt et laissais le moteur tourner car je savais que ça ne me prendrait que quelques secondes pour ouvrir la barrière. Je refermais la portière derrière moi et me dirigeais vers la chaine qui empêchait à quiconque d’ouvrir la porte sans posséder la clé du cadenas (ou une pince pour couper la chaine). Je regardais Jane sortir du véhicule et fronçais les sourcils, me demandant si son pied la faisait toujours souffrir. « Ça ne prendra qu’une minute ou deux, tu peux retourner dans le camion si tu veux parce que nous avons encore peut être cinq minutes de route à faire avant d’arriver. » Ce n’était pas tant sa blessure qui me faisait peur mais ce qui pouvait se cacher derrière les troncs d’arbres dans la forêt qui nous entourait. Je lui tournais le dos pour retourner à ce que j’étais venu faire en la laissant prendre sa décision et mettais une main dans la poche de mon pantalon à la recherche de mon trousseau de clé. Je fouillais un moment à l’aveuglette, essayant de repousser les objets indésirables tels : balles pour mon pistolet, une barre tendre écrasée, deux ou trois aspirines et… mes doigts reconnurent finalement les contours de mes clés et je les empoignais pour les sortir de ma poche, l’air triomphant. J’essayais de les secouer le moins possible en cherchant celle qui déverrouillerait le cadenas et je reconnus enfin cette petite clé grise qui protégeait la maison ainsi que ses environs. Je pris du mieux que je le pu le cadenas qui se trouvait de l’autre côté de la barrière, tortillant mon bras pour y faire entrer la clé et la tourner. J’entendis le cliquetis qui me confirma que j’avais réussis à déloger le cadenas et déroulais la chaine de la barrière. J’ouvrais la porte bien grande et retournais au pick-up, signifiant à Jane de retourner à l’intérieur afin que je le fasse passer de l’autre côté de la barrière. Une fois de retour dans l’habitacle je fis avancer le véhicule et en ressortit pour refermer la barrière derrière nous et la sécuriser de nouveau. Je pris quelques secondes pour observer les alentours mais ne vis rien d’anormal à travers les arbres serrés les uns contre les autres. Je retournais dans le camion et reprenais la route, sentant un brin d’excitation m’assaillir à l’idée de revoir la maison.

    Le dernier bout de chemin se fit en silence alors que tout ce que j’espérais c’était de retrouver la maison intacte, craignant que des pilleurs ne soient passés pendant mon absence malgré le fait que la clôture était resté intouchée. Mes inquiétudes s’envolèrent au moment où je vis la maison au bout du chemin, dressé fièrement à l’orée de la forêt, toujours intact malgré les milliers de dangers qui la menaçait. C’était une grande maison à deux étages, plutôt classique et d’un style campagnard. Il y avait à sa droite un garage double que moi et mon père utilisions pour ranger nos véhicules pendant la nuit. Mais pour cette fois, le pick-up resterait devant le perron de la maison en cas d’urgence. J’éteignais le moteur et fourrais la clé dans ma poche, me laissant tomber sur le sol et attendis que Buster sorte pour refermer la porte. Je verrouillais les portières une fois que Jane fut sortit et la rejoignais devant la maison. On pouvait clairement voir que l’escalier du perron avait été retiré (à coup de hache). Je l’avais fait en m’apercevant que les zombies arrivaient à escalader les marches malgré leur manque d’intelligence et j’avais trouvé plus prudent de les enlever pour au moins se débarrasser de cette menace. Je tournais la tête vers Jane.

    « Est-ce que tu veux que je t’aide à monter ? Je ne voudrais pas que tu empires ta blessure. » Et ce n’était pas pour être défaitiste, mais sans l’escalier, il fallait se propulser à l’aide de nos pieds pour atteindre le perron et je me demandais sérieusement si elle y arriverait.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Lun 7 Sep - 11:59:41

    Jane laissa progressivement son poids se transférer contre la carrosserie du véhicule. Elle s’était précipitée et elle allait devoir en payer le prix en affrontant à nouveau la marche qui menait à la cabine. La jeune femme respira doucement comme pour canaliser la douleur qui s’était réveillée à la minute où elle avait sauté par terre. Cinq minutes de route jusqu’à la maison ? La propriété devait de taille non négligeable. Appartenait-elle réellement à Will ? Vivait-il avec ses parents ? Etait-il rentier, trader, footballer professionnel ? Avait-il une femme, un gosse, un labrador et un prêt sur trente ans ? Jane le regardait fouiller dans ses poches puis libérer le portail de sa chaîne tout en laissant les questions se bousculer dans son esprit. Sa curiosité avait le mérite de la distraire. La jeune femme restait néanmoins aux aguets, la main sur le couteau qu’elle portait à la ceinture. Ils étaient loin d’être absolument silencieux, la végétation pouvait facilement dissimuler quelques indésirables et ses capacités de fuite étaient pour le moins réduites. Heureusement, le portail fut rapidement ouvert. Jane se hissa pour la seconde fois à l’intérieur de l’habitacle, se reposant principalement sur la force de ses bras et de sa jambe saine. Le pick-up se mit à nouveau en marche et ils ne tardèrent pas à rejoindre la fameuse bâtisse dont les murs apparurent progressivement derrière les arbres. La jeune femme esquissa un sourire, pensant quelques instants à la maison qui l’avait vue grandir, bien loin des gratte-ciels et de la pollution de la capitale texane.

    Jane descendit avec précaution du pick-up, s’adossa à nouveau contre la porte puis baissa les yeux vers le perron dont les marches avaient été volontairement ôtées. Certes, cela n’arrêterait pas toutes les menaces susceptible de s’abattre sur eux mais la stratagème semblait suffisamment efficace pour les mettre à l’abri de la catégorie numéro des indésirables. Elle jeta un regard à Will tout en arquant les sourcils. « Ingénieux. » L’obstacle n’en était néanmoins pas un que pour les rôdeurs. Alors qu’elle réfléchissait au moyen de le franchir, son interlocuteur lui proposa son aide. Jane fronça instinctivement les sourcils en crispant ses mâchoires, elle détestait se retrouver dépendante d’un autre individu, quel qu’il soit. Sa façon d’agir était stupide et elle en était parfaitement consciente mais s’il y avait une solution lui permettant de gravir ce perron par ses propres moyens, elle l’emploierait sans hésiter, quitte à souffrir ou à aggraver sa blessure. Elle esquissa petit sourire tout en avançant vers l’entrée, faisant mine de maîtriser la situation. « Non, ça ira, je gère. Merci. ».

    La jeune femme fit dos au perron puis se hissa à la surface à l’aide de ses bras afin de se retrouver en position assise, les jambes ballantes. Elle sentit ses muscles commencer à la brûler, continuant à trembler plusieurs secondes après la fin de l’effort. La jeune femme jaugea brièvement sa circonférence brachiale en fronçant les sourcils, son amyotrophie s’aggravait. Elle pensait depuis plusieurs semaines à faire une expédition dans un entrepôt qui stockait de la pâte nutritive utilisée dans ses actions contre la faim par l’association humanitaire avec laquelle elle avait travaillé et qui se trouvait à quelques dizaines de kilomètres du centre-ville. Sa mission du jour était toutefois bien autre et l’étape suivante consistait à trouver le moyen décoller son postérieur du perron. Jane s’accrocha au premier meuble qu’elle trouva puis se releva en tentant de limiter les appuis sur sa cheville droite tout en gardant l’équilibre. Une fois debout, elle se rapprocha du mur afin de s’y adosser et de reprendre son souffle, dissimulant une grimace. Elle espérait simplement que Will n’ait pas passé les dernières secondes les yeux rivés sur le spectacle de son ridicule ballet.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Lun 7 Sep - 17:16:42

    Je lui répondis par un sourire lorsqu’elle commenta l’état du perron. Détruire les marches avait été l’une des meilleures idées que j’avais eues. Ça avait empêché les quelques rôdeurs du coin à venir nous rejoindre moi et Riley à l’intérieur. Comme il n’y avait pas beaucoup d’habitant dans cette partie de la campagne, les zombies y étaient plus rares mais une rencontre avec l’un d’eux n’était pas impossible. Malgré la sécurité de l’endroit, je n’avais pas prit de précaution et avec l’aide de Riley nous avions placardés les fenêtres du rez-de-chaussée pendant les premiers jours de l’apocalypse. Malgré les mois qui étaient passés, les planches de bois tenaient toujours le coup et empêchaient à quiconque ou à quoi que ce soit d’entrer par l’une des fenêtres. Pour ce qui était de la porte d’entrée, j’avais placardé la fenêtre et j’avais verrouillé la porte en espérant que ce soit suffisant pour empêcher d’autres survivants de s’y aventurer. Si j’avais pu condamner la porte sans m’y enfermer, je l’aurais fait, mais je n’aurais eu aucun autre moyen de sortir comme c’était la seule porte menant à l’extérieur.

    J’haussais les épaules lorsqu’elle refusa mon aide, qu’est-ce que je pouvais faire après tout. Je n’allais pas la forcer à accepter mon aide si elle s’entêtait à vouloir monter par elle-même. Je profitais donc du moment pour retourner au véhicule, me souvenant que ce serait bien d’entrer mes biens à l’intérieur. J’ouvrais la portière de derrière et attrapais mon sac ainsi que quelques objets qui trainaient ici et là. Puis j’allais les déposer sur le rebord du perron afin de ne pas avoir à faire plusieurs voyages. Buster me tournait autour depuis tout à l’heure et je l’attrapais d’un bras, le tenais contre mon torse et le déposais à son tour près de mes bagages. Au moins lui ne refusa pas mon aide, pensais-je en jetant un regard à Jane qui reprenait son souffle adossé contre le mur. Je retournais au camion, prenais ma carabine et un sac en plastique rempli de conserves et refermais la portière une dernière fois. Je posais les sacs sur le perron et l’escaladais sans difficulté, me poussant de terre à l’aide de mes bras pour ensuite y déposer les pieds. Je reprenais quelques unes des affaires que j’avais déposées par terre et déverrouillais la porte d’entrée, la poussant de l’épaule. Le vestibule sentait le renfermé et la poussière flottait dans l’air à travers les faibles rayons de lumière qui arrivaient à se faufiler par les interstices des planches. Je maintenais la porte ouverte pour Jane et regardais Buster entrer à l’intérieur, la queue branlante comme s’il avait vécu ici toute sa vie alors qu’il était venu à la maison aussi souvent que Jane, ce qui voulait dire pour la première fois aujourd’hui.

    « Entrez mademoiselle et faites comme chez vous. » Lui dis-je en la laissant entrer.

    Puis je m’attaquais à entrer mes provisions que je laissais dans le salon se situant à droite du vestibule. Je n’avais pas l’énergie de placer toutes mes choses au bon endroit aujourd’hui et maintenant que nous étions arrivés, je ne souhaitais que me reposer pour mieux recommencer demain. Je verrouillais la porte une fois tout à l’intérieur et je prenais place sur un grand fauteuil près de la fenêtre, celui de mon père en fait. Sur le mur d’en face se trouvait les photographies de ma famille. Ma mère les avait changés au fil des ans mais certaines étaient là depuis tellement longtemps que je ne les remarquais même plus. Des photos de bébés, de jeunes enfants, d’adolescents et de jeunes adultes. La plupart du temps j’évitais de les regarder par crainte d’être submergé par les émotions et surtout pour ne pas éveiller mes cauchemars. Après tout, j’avais vu ma sœur mourir et je n’avais aucune nouvelle de mes parents.

    « Je vote pour qu’on s’occupe de chercher ce dont on a besoin demain dès l’aube. J’aurais bien aimé le faire tout de suite mais je ne crois même pas avoir l’énergie de me lever de ce fauteuil donc… » Je me laissais glisser dans mon siège, les deux bras sur les accoudoirs et la tête posé contre le dossier. J’aurais pu m’endormir mais comme je savais que mon propre lit était beaucoup plus confortable, je gardais les yeux ouverts, retardant le moment où je devrais me relever.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mer 9 Sep - 5:15:37

    Le soleil poursuivait doucement sa course vers l’horizon, se frayant un chemin à travers les arbres tandis qu’un discret effet Tyndall striait le paysage de bandes lumineuses. Jane fit passer son sac à dos contre son ventre et en sortit sa bouteille. Elle laissa une gorgée d’eau glisser le long de la muqueuse desséchée qui tapissait son oesophage tandis que Will se chargeait de déverrouiller la porte d’entrée. Une fois celle-ci ouverte, la jeune femme lui emboîta le pas puis il l’invita à entrer. Lorsqu’elle franchit le seuil de la maison, cette odeur particulière qui émane des pièces anciennes laissées longtemps inoccupées satura ses sens. Certes, la propreté de la demeure n’était pas digne d’un palace et une couche de poussière recouvrait quasiment l’ensemble des surfaces mais Jane était loin de trouver l’endroit inhospitalier. Il fallait dire que les standards avaient changés. La plupart des lieux qu’elle fréquentait en ville étaient souillés de crasse, d’urine, de sang.

    Jane traversa le vestibule. Les quelques pas qu’elle parvint à faire sans difficulté particulière la rassurèrent : sa blessure la faisait toujours souffrir mais elle pouvait désormais aisément poser le pied par terre. Elle pénétra dans le salon et laissa son regard s’égarer quelques secondes sur les photographies de famille qui ornaient l’un des murs. Elle masqua immédiatement le sourire attendri qui commençait à se dessiner instinctivement sur ses lèvres. Elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer la vie animer cette pièce, les meubles reprendre de leurs couleurs, des rires d’enfants résonner, une bonne odeur de tarte aux pommes s’échapper de la cuisine. Elle avait la sensation de se tenir au milieu de fantômes dansant une étrange valse. Jane s’attarda quelques instants sur le portrait encadré d’une jeune femme rayonnante, probablement la soeur de Will. Elle détourna rapidement le regard et imita son hôte en allant s’assoir sur l’un des fauteuils, posant son sac sur ses genoux. Elle était étonnée de la déconcertante manière dont ce dernier s’accommodait de la cohabitation avec l’image de celle qu’il avait perdue. La jeune femme n’avait jamais possédé de photographies de Warren, ni dans son salon, ni dans son portefeuille mais si cela avait été le cas, elle n’aurait pas pu les affronter avec autant de facilité. Probablement aurait-elle tenté de les brûler dans un simulacre de cérémonie. Encore aurait-il fallu qu’elle rassemble assez de courage pour mener l’affaire à terme. La chose se serait sûrement terminée prématurément, dans la rage et les larmes.

    Will lui proposa de repousser les tâches qu’ils avaient à accomplir au lendemain. La jeune femme aurait bien voulu attaquer le travail le plus rapidement possible mais elle savait que ce n’était pas sage. Ils étaient épuisés, il fallait qu’ils s’occupent de leur propre personne avant de se mettre à manipuler des barres de fer et à faire des aller-retours jusqu’au pick-up au beau milieu de la nature. Elle hocha doucement la tête. « Je suis d’accord. Mieux vaut ne pas prendre le risque de laisser la nuit nous surprendre. » Jane jeta un regard à travers la fenêtre. Il faisait encore clair mais quelques épais nuages semblaient avoir pris possession du ciel. La température était à présent tolérable. A vrai dire, hors d’atteinte des rayons du soleil, la jeune femme avait presque un peu froid. Elle ouvrit son sac, attrapa son gilet qu’elle enfila dans la foulée puis en sortit un paquet de nouilles asiatiques qu’elle écrasa entre ses mains. Elle ouvrit l’emballage, saupoudra les pâtes crues du contenu du sachet d’épices, mélangea le tout énergiquement puis tendit le paquet à Will. « C’est meilleur que ce que tu crois. » A peine avait-elle fini sa phrase qu’un éclair déchira brusquement le ciel qui s’était soudain assombri, immédiatement suivi d’un violent coup de tonnerre. Jane sursauta, laissant quelques nouilles se répandre sur le sol. « Désolée ! » Elle esquissa un petit sourire puis fit une acrobatie afin de se retrouver à terre tout en ménageant sa cheville et commença à ramasser les dégâts. La jeune femme jeta un nouveau regard à l’extérieur où une averse venait de se déclencher, quelque peu inquiète mais avant tout soulagée d’avoir un toit au dessus de sa tête à cet instant précis.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mer 9 Sep - 18:06:30

    Buster était venu nous rejoindre après son exploration des lieux, la truffe au sol et les oreilles bien droites. Il semblait se prendre pour un chien de garde alors qu’il ne ferait jamais le poids contre un rôdeur ou même un bandit. J’aimais bien l’animal même s’il me mettait plus souvent en danger qu’autre chose. Mais il fallait dire que quand j’étais laissé à moi-même pendant plusieurs jours, il m’arrivait de lui parler et de croire qu’il arrivait à me comprendre. C’était stupide maintenant que j’y pensais mais ce ne l’était pas quand la solitude se faisait pesante. L’animal alla se coucher dans un coin de la pièce sans faire de bruit, aussi épuisé que nous apparemment. Je détournais le regard et m’attardais sur le ciel dehors qui était passé du bleu au gris, annonçant de la pluie pour bientôt. Normalement je me plaindrais de la pluie, mais comme nous étions hors de danger et protéger par la maison, j’étais presque heureux d’enfin voir un changement de température. La chaleur disparaitrait pour laisser place à une agréable tiédeur que j’attendais avec une impatience contenue.

    J’observais Jane sans dire un mot, le regard fixé sur le paquet de je ne sais quoi qu’elle semblait écraser entre ses mains. Je fronçais les sourcils, légèrement déconcerté par ses actions. J’avais déjà vu ce genre de paquet au super marché mais je n’avais jamais osé en acheter et il faut croire que je n’avais pas eu l’occasion de tomber la dessus pendant une de mes nombreuses explorations à la recherche de nourriture. Elle y ajouta de la poudre et le mélangea sous mon regard observateur. Je ne crois pas avoir à dire que je ne suis pas du genre à essayer de nouvelles choses et encore moins du genre à cuisiner. Par le passé je ne savais que me préparer des toasts le matin et faire chauffer des plats congelés au micro onde. Pas ce qu’il y a de plus indépendant côté gastronomie. Et ma mère s’en était toujours tenue au plat les plus classiques qui soient. J’haussais un sourcil comme pour lui montrer que je n’étais pas sûr de son mélange mais elle me rassura en me disant que c’était meilleur que ce que je pouvais croire. Et puis avant même de mettre la main sur son mélange de nouilles crues et d’épices, elle sursauta au bruit du tonnerre et renversa quelques nouilles sur le plancher. Je me penchais en même temps qu’elle pour ramasser et lui pris des mains ce qu’elle avait pour aller mettre ça à la poubelle.

    « Ce ne sont pas quelques nouilles qui rendront le plancher encore plus sale. » Dis-je avec un sourire.

    Le sol n’était peut être pas jonché de déchets, mais la poussière avait prit possession des lieux depuis un moment maintenant. Je tentais de garder l’endroit le plus propre possible pour éviter de vivre constamment dans des endroits sales et malodorant mais ma priorité n’était pas non plus de passer le balai et de laver le sol à grande eau. Je refermais la main sur ce que j’avais ramassé et me dirigeais vers le vestibule. « Je reviens. » Je marchais jusqu’à la cuisine et jetais les nouilles dans la poubelle juste à côté du réfrigérateur. J’ouvrais la porte de celui-ci et remarquais qu’il n’y avait plus d’électricité, depuis un moment déjà car tout ce qu’il contenait était maintenant à température pièce. Par chance je n’y avais rien stocké de bien important où qui aurait pu pourrir. Seulement des aliments que je préférais manger lorsqu’ils étaient froid mais c’était encore mangeable. Le courant avait probablement été coupé quand le poteau qui nous avait bloqué le chemin s’était renversé. D’une main, je pris deux bières que j’y avais stockées et refermais la porte d’un coup de pied. Je retournais au salon, donnais une bière à Jane et me rasseyais dans mon fauteuil.

    « Le mélange nouille bizarre et bière devrait bien se faire je crois. »

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Jeu 10 Sep - 1:03:24

    « Arrête, j’ai l’impression d’être au Ritz par rapport à l’endroit où j’ai dormi hier. », dit-elle en suivant quelques instants Will du regard alors qu’il se débarrassait des nouilles fugitives. Jane posa ensuite le paquet sur la table basse et se hissa à nouveau sur le fauteuil. Des rivières verticales ruisselaient le long des vitres tandis que des éclairs continuaient à percer le ciel. Etrangement, la jeune femme avait toujours aimé les orages. Enfant, on chargeait souvent ses frères de la surveiller étroitement dès que le tonnerre commençait à retentir car elle avait la fâcheuse tendance à s’échapper pour aller courir et danser sous l’averse, entre les grêlons, entraînant souvent sa jumelle dans l’affaire. Elle ne comptait plus le nombre de fois où Kaleb l’avait rattrapée complètement trempée au milieu du jardin et traînée dans la salle de bain pour lui sécher les cheveux avant que ses parents ne remarquent sa bêtise. Une fois adulte, les soirs de tempête, elle aimait sortir sur son balcon emmitouflée dans un plaid épais, laisser le vent balayer son visage et humer à plein poumons l’odeur de la pluie. Se confronter à la puissance de la nature était grisant. Tout avait pourtant changé ces derniers mois et les craintes avait pris le dessus sur la contemplation. Ce petit plaisir n’était qu’un parmi la longue liste de ceux que l’épidémie lui avait volés. Désormais, il semblait qu’elle soit de celles qui sursautent au son du tonnerre.

    La jeune femme esquissa une moue presque invisible lorsqu’elle vit son hôte réapparaître, deux bières à la main. Sans être basiquement pathologique, la relation qu’elle entretenait avec l’alcool avait toujours été quelque peu tumultueuse et l’apparition des rôdeurs ainsi que son nouveau mode de vie n’avaient sûrement pas facilité les choses. Elle qu’on appelait « le pilier de bar » pendant ses études ne tenait absolument plus la boisson et elle savait que cette ridicule canette de bière suffirait à avoir raison de sa sobriété. A cet instant précis, ce n’était pas pour sa sécurité qu’elle s’inquiétait le plus mais pour sa langue que l’ivresse avait dernièrement eu la fâcheuse tendance à délier. Néanmoins, elle avait tellement besoin d’un verre qu’elle savait que résister était inutile. C’est donc un sourire aux lèvres qu’elle attrapa la bière que lui tenait Will avant de la décapsuler et de la lever en l’air. « Au meilleur apéro du monde. A la tienne. » Ils trinquèrent puis elle s’octroya sa première gorgée du liquide ambré depuis plusieurs mois.

    Jane se servit ensuite une poignée de nouilles crues. Elle avait appris à apprécier cette nourriture qui avait le mérite de lui apporter une bonne dose de glucides et de lipides. Alors qu’elle mâchait consciencieusement, elle eut une brève pensée pour Lincoln qui devait probablement être coincé dans sa jeep sous l’orage. Elle la chassa rapidement de son esprit, promenant à nouveau son regard sur les meubles qui occupaient la pièce. « C’est vraiment ta maison ? » La jeune femme fronça les sourcils tout en affichant un rictus gêné. Elle n’avait vraisemblablement pas attendu d’être soule pour lancer le bal des questions stupides. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que la demeure appartenait aux parents de Will. Jane était simplement quelque peu intriguée par l’ancien mode de vie de son hôte. Il semblait tellement indépendant qu’elle avait du mal à imaginer qu’il n’ait jamais quitté le domicile familial alors qu’il semblait avoir environ le même âge qu’elle. La jeune femme avait toujours adoré ses propres parents mais, dès son entrée à l’université, elle avait ressenti le besoin de s’éloigner d’eux et d’habiter seule. Lorsque son père avait été malade, elle était ponctuellement retournée vivre dans la maison de son enfance afin de s’occuper de lui et elle avait toujours très mal vécu ces périodes pendant lesquelles elle avait le sentiment qu’on lui volait une part de son intimité, de sa liberté, qu’on piétinait les roses de son jardin secret. Jane plongea sur sa bière et en absorba une longue gorgée.


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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Jeu 10 Sep - 20:12:58

    Je trinquais à notre repas désastreux et m’enfilais une longue rasade de bière tiède. Je l’aurais préféré bien froide mais il fallait faire avec les moyens du bord. Et surtout, je n’avais pas vraiment le droit de faire mon difficile quand ma réserve diminuait à chaque fois que je sortais une cannette du réfrigérateur. C’était un breuvage restreint et j’avalais chaque gorgée en me disant que la dernière arriverait bien assez vite. Je n’avais pas été un gros buveur par le passé, n’ayant pas été à l’école bien longtemps je n’avais jamais fréquenté de fête d’universitaire et je m’étais contenté de sortir dans les bars locaux avec mes amis ou collègues de travail. La petite bière après le souper, c’était une habitude de mon père dont je n’avais pas hérité. Je préférais encore plus avoir les deux mains occupés à travailler dans le moteur d’un véhicule jusqu’à ce que la nuit tombe que d’être assis devant la télé à siroter une bière tablette.

    J’avais déjà entamé le paquet de nouilles bizarres quand Jane me posa une question qui me fit lever les yeux dans sa direction. Je pris le temps d’avaler ma bouchée et aussi de réfléchir à ce que j’allais répondre avant d’ouvrir la bouche. « Oui et non. Officiellement, cette maison appartient à mes parents, mais comme j’y ai vécu toute ma vie, je crois pouvoir dire que c’est la mienne également. » Officiellement… J’aurais pu répondre que par un oui. À quoi ça m’avait servit d’ajouter tout un tas de fioritures à une question à double sens. Double sens parce que je me doutais que Jane savait que c’était la maison de mes parents, probablement par la présence de tant de photos de famille dans le salon. J’avais plus l’impression que c’était une façon de me demander si j’y habitais encore avant les zombies. « Il n’y a pas vraiment de raison pour laquelle je ne suis jamais partit. Après l’école secondaire j’ai prit un cours pour apprendre à utiliser la machinerie lourde en forêt. C’était un peu ce que mon père voulait. Il voulait que je prenne le flambeau de l’entreprise. » Il voulait que je reprenne son entreprise avant qu’il ne prenne sa retraite et j’avais eu l’intention de leur racheter la maison plus tard lorsqu’ils auraient voulus se rapprocher de la ville, mais il faut croire que ce projet ne se concrétiserait jamais. Sauf si je survivais à cette époque des morts vivants et que nous arrivions à remettre sur pied une société stable.

    « Je passais mes semaines dans la forêt alors c’était plus évident de continuer à vivre ici en attendant. » En attendant quoi je n’aurais su le dire. En attendant que mes parents soient vieux et décident de quitter d’eux-mêmes la maison ? En attendant que je forme ma propre famille ? Avec qui ? Je n’avais jamais vraiment eu de copines sérieuses, la plupart des femmes me trouvant trop solitaire à leur gout. Je pris la dernière gorgée que contenais ma cannette et la laissais s’échouer sur le sol. Étrangement ou pas, je ne ressentais pas de malaise à lui avoir raconté tout ça. Nous n’étions plus vraiment des étrangers maintenant et à vrai dire, je trouvais que malgré les péripéties bizarres et dangereuses que nous avions vécus ensembles, je ne connaissais pas grand-chose à sa vie. Nous ne nous étions même pas échangés nos noms de famille. Je ne la connaissais que par son prénom et même si j’avais déjà rencontré sa famille au grand complet, aucun d’entre eux n’avaient révélés le nom qu’ils avaient en commun. « Moi aussi j’ai une question. Ton nom de famille c’est quoi ? » Sourcils froncés, une main dans le sachet de nouilles, j’avais l’air beaucoup trop sérieux pour quelqu’un qui venait de poser une question aussi simplette. J’entendais la pluie battre contre la fenêtre dehors et j’avais presque envie de fermer les yeux. C’était peut être l’effet de l’alcool ou le transport de ce billot de bois, mais le sommeil me surveillait de près.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 11 Sep - 13:42:06

    La succincte question qu’elle avait brièvement regretté d’avoir posée eut le mérite d’être plutôt rentable. Les zones d’ombre qui entouraient Will commençaient à s’éclaircir. Elle comprenait désormais mieux l’aisance dont il avait pu faire preuve une hache à la main, c’était a priori dans ses habitudes d’utiliser ce genre d’outils. La jeune femme hocha doucement la tête en esquissant un sourire. Leurs anciennes vies paraissaient drastiquement différentes. Le quotidien de Will qui avait vraisemblablement eu pour décor cette forêt reculée semblait avoir été caractérisé par une certaine solitude tandis qu’elle avait toujours passé ses journées à évoluer au milieu de ses congénères et que le contact humain était au coeur de son ancien métier. Il était néanmoins intéressant de se demander qui des deux était désormais le plus farouche. Quoi qu’il en soit, dans le monde d’avant, leurs routes ne se seraient probablement jamais croisées. Malgré son ouverture d’esprit, si on lui avait de prime abord présenté Will comme un type de son âge vivant encore chez ses parents et passant son temps seul à utiliser de la « machinerie lourde » au milieu des arbres, elle n’aurait pas pu s’empêcher d’avoir quelques a priori à son sujet. Or, voilà qu’ils partageaient une bière comme de vieux copains. Sans chercher à provoquer les rencontres comme le faisait Lincoln - du moins le Lincoln d’avant, Jane devait avouer qu’il y avait une certaine magie dans la manière dont les événements réunissaient des destins aux trajectoires auparavant si éloignées.

    Will prit un air des plus sérieux pour lui demander son nom de famille. La jeune femme fronça les sourcils puis laissa échapper un éclat de rire. Est-ce que cela avait de l’importance ? Probablement aucune. Ce n’était pas comme s’il restait quelqu’un pour tenir à jour le registre de l’état civil. Il était néanmoins amusant de voir à quel point ils se raccrochaient tous aux anciennes convenances et Jane devait avouer qu’elle s’interrogeait parfois sur le patronyme des personnes qui se trouvaient sur son chemin. Elle esquissa un sourire. « Birmingham. Tâche de t’en souvenir, tu risques d’en croiser beaucoup en ville. » Le tonnerre retentit à nouveau, court-circuitant sa pensée qui menaçait de s’enliser dans de tortueux songes concernant sa famille. Sauvée par le gong. Elle jeta un regard à travers la fenêtre, l’air légèrement inquiet. Le sort de Lincoln lui traversa à nouveau l’esprit. Elle ne pouvait s’empêcher de l’imaginer séquestré dans sa voiture, coincé sous un arbre abattu par la tempête, à la merci d’une horde de rôdeurs avides de sang. Peut-être auraient-ils dû lui proposer de se joindre à eux. Jane secoua discrètement la tête. Comment auraient-ils pu savoir ? Il fallait en outre qu’elle arrête de se sentir responsable du destin de tous les individus qu'elle avait côtoyé pendant plus de cinq secondes.

    La jeune femme reprit une nouvelle gorgée de bière, haussa les sourcils puis retourna sa question à son hôte. « Et le tien, c’est quoi ? » Sa phrase se termina par un bâillement dont elle s’empressa de dissimuler les manifestations visuelles en mettant sa main libre devant sa bouche. « Désolée ! J’ai du mal à me souvenir depuis combien de temps je suis éveillée… » A vrai dire, Jane préférait ne pas chercher à le savoir. Depuis qu’elle évoluait en solitaire, elle avait toujours refusé de trop s’écouter, vivant dans le déni de son état de santé et des risques qu’elle prenait. Etait-ce un atout ou un handicap en matière de survie ? Elle l’ignorait. Si cet état d’esprit la poussait régulièrement à négliger voire à oublier ses besoins, il lui permettait au moins d’avancer chaque jour sans se poser trop de questions. La jeune femme posa la cannette sur la table et se mit à sourire, plus par automatisme que du fait d’une réelle motivation. Déformation professionnelle, probablement.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 11 Sep - 21:37:50

    Je souris à sa réponse, hochant lentement la tête et haussant les sourcils, comme pour dire que j’étais bien au courant de ça. C’était bizarre de pouvoir mettre un nom après son prénom. Même si ça n’avait pas vraiment d’importance, je trouvais que ça aidait pour mieux connaitre quelqu’un. Le nom de famille ne fait pas la personne, mais comme on est habitué toute notre vie à connaître les noms complets de tout le monde, se contenter du prénom laisse un vide. Ou peut être suis-je trop curieux, l’un des deux. J’avais fermé les yeux quelques secondes pour les rouvrir rapidement en entendant le tonnerre frapper dehors. Je savais que le bruit de l’orage était inoffensif pour ma personne, mais mon cerveau n’arrivait pas à différencier les bruits dangereux de ceux qui ne l’étaient pas. C’était ainsi depuis plusieurs mois maintenant. Auparavant j’avais été du genre à m’endormir et ne me réveiller que le lendemain matin, faisant fit de tout les bruits qui auraient pu troubler mon sommeil. Maintenant c’était tout le contraire. J’ouvrais l’œil au moindre bruit et ne dormais jamais vraiment profondément. C’était ce que notre situation nous faisait. Mais il fallait s’adapter pour survivre. Les personnes qui n’avaient pas réussit à changer d’habitude était malheureusement morte depuis longtemps. Je pensais à Lincoln que nous avions laissé derrière nous, me demandant comment il avait bien pu survivre jusqu’à maintenant. Je ne connaissais pratiquement rien de son passé ni de comment il s’était rendu jusqu’ici sans mourir.

    Jane me renvoya alors ma question et bailla juste après, cachant plutôt mal la fatigue qui s’accumulait déjà depuis plusieurs heures. Je tentais à mon tour de contenir un long bâillement de fatigue mais me contentait de cacher ma bouche dans mon coude, les yeux clos, puis je me frottais les yeux d’une main. « Je suis justement éveillé depuis beaucoup trop longtemps pour être encore debout en ce moment. Si j’arrive à monter l’escalier et à me laisser tomber dans mon lit, ma mission sera accomplie. » Je me disais que le fauteuil était suffisamment confortable pour y piquer un somme (ou même dormir toute la nuit), mais un vrai lit était bien mieux et c’était plus sécuritaire de ne pas rester aussi près de l’entrée. S’il fallait que des gens essaient d’entrer pendant que nous dormions, ce serait mieux si nous avions le temps de les entendre et de préparer un plan de rechange. Je ne m’imaginais pas être dérangé en plein sommeil dans le salon du rez-de-chaussée.

    Je me soulevais péniblement de mon siège et observais par la fenêtre un moment sans bouger. La pluie était plus forte que je le pensais et j’étais heureux de ne pas être coincé sur la route, ce qui serait sûrement arrivé si nous avions décidé de faire l’aller retour. Dormir dans le camion était extrêmement inconfortable et dangereux. Je me tournais finalement vers Jane. « Les chambres sont en haut. Tu dors où tu veux ça n’a pas d’importance. » Je gardais pour moi le fait qu’elle avait le choix entre la chambre de ma sœur ou de mes parents. Ce genre de pensée me faisait frissonner et j’évitais d’en faire part à Jane, sachant qu’elle comprendrait bien à qui appartenaient ces autres chambres. J’avais fait quelques pas en direction du vestibule avant de me souvenir que je n’avais même pas répondu à sa question. Je me retournais vers elle et dis : « Will Ashby, c’est mon nom. » Les yeux lourds de sommeil, je continuais mon chemin et claquais des doigts en direction de Buster qui s’était assoupi. L’animal se réveilla en un clin d’œil et se mit à me suivre sans même avoir l’air dérangé du fait que je l’ai sortit de son sommeil. Je trouvais facilement l’escalier menant au premier étage et l’escaladais silencieusement. Je me dirigeais ensuite vers ma chambre qui se situait entre celle de ma sœur et de mes parents et j’ouvrais la porte avec précaution. Je savais qu’il n’y avait personne mais il fallait toujours rester vigilant même dans un environnement sécurisé. Je poussais un soupir de soulagement en apercevant le lit, me débarrassais de mon chandail imprégné de l’odeur de crasse et de sueur et m’allongeais sur le matelas. C’était presque divin après avoir passé plusieurs semaines à tenter de fermer l’œil dans un sac de couchage à même le sol. Je retrouvais même le parfum familier de la maison. C’était probablement le signe d’une bonne nuit de sommeil.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Sam 12 Sep - 14:55:30

    Will abrégea ce qui aurait pu se terminer en un interminable concours de bâillements. Il avait l’air au moins aussi exténué qu’elle. Sans son intervention, la jeune femme aurait probablement passé la nuit coincée dans cet entre-deux paradoxal caractérisé par le fait qu’on est tellement épuisé qu’on ne rêve que d’aller s’allonger dans un lit douillet mais qu’on ne parvient à échapper à cette foutue inertie dont l’extrême fatigue rend prisonnier. Son hôte se leva lentement puis l’invita à aller dormir où elle le souhaitait. Elle hocha discrètement la tête puis le regarda s’éloigner dans le vestibule. Elle était en train de piquer du nez lorsqu’elle entendit Will répondre à sa dernière question. Ashby, un nom d’origine anglaise si elle ne se trompait pas. La jeune femme ne fut guère surprise, elle lui avait toujours trouvé un petit air britannique. Toujours assise sur son fauteuil, elle tourna la tête en direction de son hôte puis esquissa un petit sourire, gardant néanmoins les lèvres fermées. « Bonne nuit, monsieur Ashby. » Il disparut de son champ de vision.

    Jane attendit d’entendre le bruit de la porte de la chambre de Will pour se lever à son tour. Elle n’avait pas envie qu’il soit témoin de la lutte qu’elle allait probablement devoir mener face à l’escalier. En effet, si marcher sur un terrain plat lui était relativement aisé, elle n’était pas certaine que sa cheville apprécie l’enchaînement de marches qui l’attendait. Une fois devant l’obstacle, elle prit une grande inspiration puis se lança progressivement, étape par étape. Elle fut contrainte de s’arrêter à trois reprises et grimaça bien plus fréquemment mais l’ascension fut somme toute assez rapide. Une fois à l’étage, elle se dirigea au hasard vers l’une des chambres. Elle tourna la poignée, ouvrit doucement la porte puis en franchit le seuil.

    La lumière filtrant à travers les persiennes éclairait faiblement l’intérieur de la pièce. Une robe traînait sur une chaise, des photographies représentant de jeunes gens souriants étaient collées au dessus du bureau, un épais livre d’art reposait au milieu du lit. Tout était intact, en l’état, comme si la personne à qui appartenait autrefois cette chambre l’avait quittée le matin même. Seule la poussière s’étalant en couches épaisses sur toutes les surfaces et formant quelques moutons roulant sur le sol trahissait l’état d’abandon des lieux. La jeune femme suspectait Will de n’avoir jamais remis les pieds dans ce qui était en toute vraisemblance le sanctuaire de sa soeur. Une violente et désagréable impression l’envahit soudain. Si Jane ne croyait pas aux spectres et était persuadée que la mauvaise énergie qui la perturbait venait des facéties de son cerveau et non d’éléments intrinsèquement liés à la pièce, le malaise qu’elle ressentait n’en était pas moins intense.

    La jeune femme quitta les lieux puis ferma brusquement la porte derrière elle, grimaçant en réalisant le vacarme qu’elle venait de provoquer. Elle se dirigea vers l’escalier et en descendit les marches le plus rapidement possible, faisant complètement abstraction de sa douleur. Jane se figea lorsqu’elle traversa à nouveau le vestibule. Elle ne put s’empêcher de pousser une commode contre la porte principale afin de la barricader. Si elle avait écouté son instinct, c’est tous les meubles de l’entrée qu’elle y aurait empilé mais elle n’avait pas envie de troubler le sommeil de Will ni de causer trop de remue-ménage dans sa maison. Elle se contenta donc de rejoindre sagement le salon puis s’allongea sur le canapé. Comme à l’accoutumée et malgré l’environnement sécurisé dans lequel elle se trouvait, elle peinait à fermer les yeux et à se laisser aller au sommeil. Elle laissa son regard s’égarer à travers la fenêtre, tentant de ne pas prêter attention aux battements de son coeur qui secouaient sa poitrine au rythme des éclairs qui striaient le ciel.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Lun 14 Sep - 0:14:38

    Je m’étais endormi quelques minutes après m’être allongé, faisant fit du tonnerre et de la pluie qui frappait contre les carreaux de ma fenêtre. Par chance que je pouvais dormir ici cette nuit et pas dans un endroit bizarre où les rôdeurs pouvaient facilement pénétrer. Par contre, avec le sommeil profond viennent les rêves et c’est temps-ci c’était plutôt des cauchemars. Les seules fois que j’arrivais à bien dormir, mon sommeil était hanté de cris d’horreur et de monstres à moitié décomposés. Je me souviens m’être réveillé au milieu de la nuit, les yeux grands ouverts fixant le plafond au dessus de moi. Je m’étais assis sur le lit, croyant presque que les rôdeurs avaient réussit à atteindre l’escalier mais après réflexion, je mis tout cela sur le compte de mes mauvais rêves et me recouchais sans y repenser. Buster s’était couché en boule au pied du lit et avais semblé nerveux en me voyant me lever. Je refermais les yeux et tentais de capter le moindre bruit suspect mais à part le bruit de la pluie, rien ne venait déranger le calme de la maison. De toute manière il était quasiment impossible pour un rôdeur de pénétrer à l’intérieur. Je pensais un moment à Jane et me demandais si elle avait réussit à trouver le sommeil. Je ne savais pas où elle avait décidé d’élire domicile pour la nuit car je m’étais endormi bien avant de l’entendre monter l’escalier. Mon esprit se mit à divaguer sur ce que j’allais avoir à faire demain et aussi au fait que j’allais devoir nourrir le chien et emplir le réservoir d’essence du camion et…

    Je me réveillais pour de bon alors que le soleil se levait et que la lumière dans ma chambre se fit de plus en plus intense. Je m’asseyais sur le bord du matelas, me frottant les yeux et me passant une main dans les cheveux. En me levant, je du me retenir contre la commode juste en face de moi car je me sentis perdre l’équilibre et je su que j’allais devoir me nourrir convenablement ce matin. J’avais négligé mon alimentation et j’allais devoir remédier à cela. J’avais des conserves au sous sol qui feraient un déjeuner parfait et je n’allais pas me priver. Je fouillais dans les tiroirs de ma commode et enfilais un chandail propre. Je sortais de la chambre, Buster sur les talons et descendais lentement l’escalier en tentant de faire le moins de bruit possible. Je ne savais pas si Jane dormait toujours, mais si c’était le cas je ne voulais pas la priver de son sommeil. Arrivé dans le vestibule, je remarquais qu’une commode avait été poussé contre la porte d’entrée et je ne pu m’empêcher de me demander s’il y avait eu des problèmes pendant la nuit. M’aurait-elle avertit s’il y avait eu un danger alors que je dormais ? Je laissais le meuble en place et me dirigeais vers la porte menant au sous sol, pris mon porte clé et la déverrouillait. Cette porte était verrouillé car c’était en bas que je stockais tout ce que je possédais, alors autant ne pas prendre de chance. J’allais y chercher une conserve de légumineuses et un pot de beurre d’arachide déjà entamé. Ce n’était peut être pas le mélange parfait mais ça me garderait sur pied pour la journée au moins. J’allais dans la cuisine pour chercher une cuillère et m’attaquais à la commode placé devant la porte d’entrée. Je la faisais glisser doucement jusqu’à son emplacement d’origine et avant de sortir à l’extérieur remarquais un mouvement provenant du salon. Je m’approchais de la pièce et m’arrêtais pour observer ce qui avait retenu mon attention. Ce que j’avais prit pour un danger c’était Jane allongé sur le canapé. Elle semblait endormie et je ne l’avais pas réveillé malgré mon brouhaha. Je me rendis compte que je m’étais arrêté un peu trop longtemps pour l’observer dans son sommeil lorsque j’entendis Buster gratter contre la porte. Je me retournais dans sa direction et lui ouvrais la porte.

    À l’extérieur, la température était clémente et la pluie d’hier semblait avoir été effacée. Je descendais le chien du perron pour qu’il aille faire ses besoins et m’asseyais là où se trouvais l’escalier auparavant. Les jambes ballotant dans le vide, je décidais de commencer par la conserve de légumineuses. J’ouvris celle-ci à l’aide de mon couteau et y enfonçais ma cuillère sans attendre plus longtemps. Je mâchais avidement mon repas tout en regardant Buster faire le tour du propriétaire. Il s’éloignait à peine de moi, habitué maintenant à notre style de vie qui prônait la sécurité. J’étais à me demander si un jour j’aurais l’occasion de reconstruire l’escalier que j’avais détruit… Je n’y croyais presque plus maintenant.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Lun 14 Sep - 16:19:46

    Jane se redressa brutalement, secouée par une violente décharge d’adrénaline. L’espace d’un instant, elle avait cru voir deux yeux brillants l’observer à travers les arbres. La jeune femme reprenait progressivement sa respiration, dégainant dans le même temps son couteau qu’elle portait à la ceinture pour le poser sur ses cuisses encore tremblantes. Depuis qu’elle avait claqué la porte de cette fichue chambre, l’angoisse ne l’avait pas quittée. Elle ne saurait dire si la peur latente qui avait décidé de partager sa soirée avait été déclenchée par sa visite dans cette pièce ou si elle était uniquement due au changement d’environnement. Quoi qu’il en soit, l’espoir d’une longue nuit de sommeil récupérateur qui avait un instant traversé son esprit alors qu’elle trinquait tranquillement avec Will lui semblait désormais bien lointain. La jeune femme se leva et ferma l’ensemble des volets du salon, anxieuse à l’idée qu’on puisse la voir de l’extérieur. Elle retourna ensuite s’allonger sur le canapé, son arme blanche posée sur son ventre, et commença à scruter les détails du plafond.

    Les minutes s’égrenaient au ralenti. Le niveau de luminosité baissait à mesure que le soleil se couchait. Le tonnerre grondait toujours mais semblait s’éloigner. Les paupières de Jane n’arrêtaient pas de se fermer pour s’ouvrir brutalement quelques instants plus tard. Pendant les heures qui suivirent, elle se leva à plusieurs reprises, faisant fébrilement le tour du rez-de-chaussée. Elle vérifia trois ou quatre fois le contenu de son chargeur. Elle pensa également à Will qui dormait certainement à poings fermés. Une partie d’elle-même aurait eu envie d’aller chercher sa compagnie mais elle se refusait d’interrompre son sommeil et de se comporter comme une gamine qui a peur du noir. Après un long moment d’hésitation, elle décida de finir l’intégralité de sa cannette de bière dans l’espoir de se laisser bercer par l’alcool. Elle était consciente qu’il était vital qu’elle se repose. D’ici quelques heures, elle se retrouverait à nouveau seule. Elle risquait de ne pas faire long feu si, à cause d'une satanée nuit blanche, elle n’arrivait pas à tenir debout au milieu des rôdeurs. Sa stratégie fut vraisemblablement efficace, ses paupières se fermèrent enfin pour de bon.

    Jane se réveilla en sursaut, fuyant aussitôt du regard les quelques rayons de soleil qui perçaient à travers les volets. Elle n’aurait su dire avec précision vers quelle heure l’épuisement l’avait enfin emportée, ce fut probablement quelques heures à peine avant les premières lueur du jour. Elle était encore exténuée et aurait probablement pu dormir davantage mais le bruit de la porte d’entrée lui avait fait ouvrir les yeux prématurément. Elle décontracta sa main qui était crispée autour du manche de son couteau depuis un temps indéterminé, découvrant avec une certaine stupeur les profondes traces laissées par ses ongles dans sa peau. La peur ne l’avait vraisemblablement pas quittée, même au coeur de son sommeil. A vrai dire, l’adrénaline la secouait déjà. Il y avait de fortes chances pour que Will soit à l’origine du bruit qui l'avait éveillée mais elle ne pouvait exclure l’éventualité d’une effraction.

    La jeune femme se leva et troqua son couteau contre son arme à feu, bien plus dissuasive face à ses congénères. Elle progressa sans un bruit jusqu’au vestibule, le dos plaqué contre le mur. Elle remarqua que la commode avait exactement repris sa position initiale ce qui la rassura quelque peu. Elle décida donc de vérifier l’extérieur en premier dans l’espoir de pouvoir apaiser rapidement ses craintes. Jane posa doucement sa main gauche sur la poignée, serrant sa main droite autour du manche de son 9 millimètres. Elle compta jusqu’à cinq dans sa tête puis ouvrit brutalement la porte, braquant son arme devant elle. Elle resta immobile, éblouie par la lumière s’infiltrant à travers ses pupilles encore dilatée ce qui l’empêchait de distinguer clairement quoi que ce soit, d’autant plus que ses paupières encore lourdes ne parvenaient pas à rester complètement ouvertes. A cet instant précis, elle se trouva fort stupide. Si un individu réellement hostile s’était en effet trouvé en face d’elle, elle serait probablement déjà en train de se vider de son sang sur le perron.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 15 Sep - 0:29:38

    Je perdis le chien du regard quelques secondes mais je ne m’inquiétais pas outre mesure. Il reviendrait lorsqu’il aurait fait ce qu’il avait à faire. Je laissais un fond de nourriture au fond de la canne pour Buster et le lui donnait lorsqu’il revint, la queue branlante, heureux de son exploration. Ce n’était peut être pas le meilleur menu pour un chien, mais je n’avais rien d’adapté pour lui et il allait devoir s’en contenter. Je sautais en bas du perron et faisais un rapide tour du propriétaire, observant attentivement la forêt et la cour. Je ne voyais rien qui bougeait à travers le feuillage, ce qui était déjà un bon signe, mais je n’oubliais pas de garder mes sens aux aguets. Dans ce monde, il fallait rester concentré même lorsque le danger était loin car on ne pouvait jamais savoir lorsque quelque chose ou quelqu’un nous sauterait à la gorge. J’avais déjà oublié de me méfier plusieurs fois déjà et ces quelques secondes auraient pu me couter la vie et même plus. Je ne voulais même pas imaginer de quoi j’aurais l’air si je me transformais en rôdeur du jour au lendemain.

    J’effaçais rapidement cette vision de ma tête et me penchais pour attraper une branche sur le sol, probablement arraché lors de l’orage d’hier. Je la cassais en deux et agitais l’un de morceaux devant le nez de Buster. Le chien poussa un aboiement et je me dépêchais de le ramener à l’ordre en un claquement de doigt. Je voulais bien jouer mais je ne supporterais pas qu’il attire l’entièreté des zombies des alentours. « Silence Buster. » L’animal sembla comprendre car il se contenta de regarder le morceau de bois en attendant impatiemment que je le lui lance. Je levais le bras dans les airs, observais le chien du coin de l’œil et lançais le bâton le plus loin possible dans la cour, celui-ci retombant juste devant le garage. Le chien se précipita à sa suite, faisant voleter le gravier derrière lui. Il posa sa truffe au sol, cherchant le bâton et lorsqu’il le trouva, le prit en gueule et revient vers moi sans attendre une seconde. J’haussais les sourcils, impressionné par cette capacité que Buster avait de rapporter des objets. Et dire que je n’avais même pas eu besoin de le lui apprendre. Il avait peut être été résistant à ma discipline au début mais je l’avais maintenant dans ma poche. J’étais à me demander si c’était le même entrainement qu’aurait besoin Lincoln pour devenir un survivant endurci mais je me contentais de ricaner à ma réflexion.

    Je me penchais pour tapoter doucement la tête du chien qui c’était arrêté à mes pieds, me présentant le bâton qu’il avait rapporté, la queue frétillante. Je lui prenais le bâton pas sans me battre contre lui un peu. Il serrait les mâchoires sur l’objet et j’attendis qu’il décide de me le laisser, plus patient que j’en avais l’air. Lorsqu’il me laissa le bâton, je le lui relançais sans attendre. J’entendis alors la porte d’entrée s’ouvrir et je me retournais. Jane était dans l’encadrement de la porte, un fusil en main, pointant devant elle. Elle semblait éblouie par la lumière et j’eu presque peur qu’elle me tire dessus sans le vouloir. Je n’imaginais pas mon avant midi se terminer en bain de sang et surtout par erreur. J’avais assez versé de sang depuis les derniers mois, pas besoin d’y ajouter une balle.

    « On dirait que tu t’es levé du mauvais pied Birmingham. »

    Ou était-elle de mauvaise humeur lorsqu’elle n’avait pas mangé le matin. Je souriais et me servais de ma main comme d’une visière afin de mieux voir malgré le soleil qui plombait. La chaleur commençait à se faire sentir et je savais que bientôt elle serait invivable. Je me rapprochais du perron et lui désignais le pot de beurre d’arachide que je n’avais pas touché.

    « J’ai du beurre d’arachide si tu as faim ou bien d’autres choses à l’intérieur. »

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 15 Sep - 15:40:03

    Jane baissa son arme lorsqu’elle entendit la voix de Will. Elle était encore tellement dans les vapes qu’elle ne pensa même pas à s’excuser. Elle se contenta de décharger son pistolet avant de le ranger à sa ceinture puis de se protéger les yeux quelques secondes du revers de sa main, le temps de s’habituer à la lumière déjà intense du soleil. La jeune femme passa ensuite ses doigts dans ses cheveux décoiffés et replaça la bretelle de son débardeur sur son épaule. Elle devait vraiment avoir l’air d’un épouvantail. Will semblait avoir remarqué son état puisqu’il lui fit une réflexion à laquelle elle répondit automatiquement. « Si je m’étais vraiment levée du mauvais pied, il y aurait une balle de moins dans mon chargeur Ashby… » Jane fronça les sourcils en affichant une petite grimace décontenancée. Elle ignorait totalement d’où lui venait cette réplique qui était en réalité complètement vide de sens. Certes, il lui arrivait d’être de mauvaise humeur le matin, et pas que le matin d’ailleurs, mais il y avait tout de même des limites. Elle n’était décidément pas en possession de toutes ses capacités mentales.

    La jeune femme préféra passer outre afin d’éviter qu’un malaise s’instaure si tôt dans la journée, espérant que son interlocuteur en ferait de même. Elle s’avança jusqu’à l’extrémité du perron puis s’y assit, pliant ses genoux vers sa poitrine et entourant ses jambes de ses bras. Il faisait déjà étonnamment chaud malgré l’heure précoce, la journée s’annonçait difficile. Son hôte lui proposa un petit déjeuner qui était vraisemblablement déjà servi. Jane posa son regard sur le pot de beurre de cacahuètes qu’il lui désignait, étonnée de ne pas l’avoir remarqué auparavant. Si ses fonctions intellectuelles laissaient à désirer ce matin-là, le constat qu’elle venait de faire concernant son sens de l’observation n’était pas plus glorieux. Il fallait impérativement qu’elle se ressaisisse d’urgence, que la brume dans laquelle baignait son esprit se dissipe. d’urgence. C’était une question de survie. Jane désigna le pot du menton, un sourire aux lèvres. « C’est gentil mais j’ai pas faim… Bon appétit ! ». La jeune femme avait toujours eu besoin d’un temps de latence entre le moment de son réveil et celui où elle se sentait capable d’ingurgiter le moindre aliment. A cet instant précis, son estomac était encore endormi et avaler une nourriture aussi lourde et grasse n’était probablement pas une bonne idée. Elle préférait se fier à ses sensations. En outre, elle ne pouvait nier qu’elle était comme à son habitude quelque peu gênée à l’idée de se servir dans les réserves d’un autre.

    Jane observa Will quelques instants, il avait l’air d’avoir passé une meilleure nuit qu’elle. A en croire le bâton que cet imbécile de chien agitait dans sa gueule, il semblait même avoir trouvé suffisamment d’énergie pour jouer avec l’animal qui paraissait d’ailleurs fort dépité de ne plus être au centre de son attention. La jeune femme n’en était pas réellement étonnée, dormir dans son propre lit devait être particulièrement réconfortant. Jane n’avait pas remis les pieds dans son appartement depuis le début des événements. Elle y pensait parfois, se demandant si les lieux étaient encore intacts. Avait-elle pour autant envie d’y retourner ? Pas vraiment. Que pourrait bien lui apporter une telle visite excepté, dans un cas, la rage de voir ses souvenirs détruits, souillés ou pillés et dans l’autre, l’amère nostalgie d’une époque révolue. Elle conservait néanmoins ses clés dans sa petite boîte en bois, avec les reliques de son ancienne vie. La jeune femme se laissa tomber en arrière jusqu’à ce que son dos épouse le bois du perron, sa main droite posée sur son ventre et son bras gauche formant une équerre à hauteur de ses épaules. Elle ferma les yeux quelques instants, luttant pour ne pas sombrer dans le sommeil. « Prêt pour nouvelle journée à Zombieland ? »

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 15 Sep - 20:27:29

    Je retenais un rire de s’échapper de ma bouche lorsqu’elle me menaça presque d’une balle après que je lui ai dit qu’elle semblait s’être levé du mauvais pied. Cette réplique aurait pu aussi bien venir de Riley sauf que si ça avait été le cas, la phrase aurait été accentué d’une insulte à mon égard et peut être même d’un regard assassin. Je n’étais peut être pas habitué à ce genre de réaction venant de Jane mais je n’en fis pas de cas, habitué à ce genre de réponse depuis un moment déjà. Si j’avais fait un décompte du nombre de fois que Riley m’avait répondu avec son insolence légendaire, je n’aurais même pas eu assez de mes doigts et mes orteils pour tous les compter. J’étais beaucoup moins conciliant envers Riley par contre, lui ayant répondu à presque chacune de ses piques et refusant de la laisser aller en toute impunité. Ce qui nous avait peut être mit dans le pétrin plus d’une fois. Je me souviens d’une fois ou nous avions trouvés refuge dans un bâtiment pour y passer la nuit et qu’elle avait réussit à attirer une horde de rôdeur juste en me hurlant dessus à propos d’un problème de gestion de la nourriture. Bon oui, j’avais répondu avec tout autant de vigueur mais c’était elle qui avait commencé après tout…

    Je regardais Jane s’assoir sur le perron et tentais de penser à autre chose. Je n’avais pas vu ma compagne de survie depuis plusieurs jours et je commençais à m’inquiéter sérieusement. J’allais devoir me changer les idées pour ne pas trop y penser et ne pas oublier que je vivais dans un monde apocalyptique qui ne me donnerait pas de deuxième chance si je ne faisais pas suffisamment attention. Je me rapprochais de Jane, pris le pot de beurre d’arachide et dis en haussant les épaules. « D’accord mais si tu as besoin de quelque chose n’hésite pas. » Buster s’approcha de moi, déposa le bâton à mes pieds et attendit que je lui relance. Ce que je fis dans les secondes qui suivirent et je m’occupais ensuite d’ouvrir mon pot de beurre d’arachide dans lequel je plantais ma cuillère. Je mangeais le contenu du pot un moment sans vraiment m’occuper de ce qui se passait autour de moi, repensant à la journée d’hier et comment ça aurait pu mal finir. J’imaginais que nous aurions pu souffrir de coup de chaleur après ce que nous avions du affronter mais tout ce qui me restait d’hier, c’était les coups de soleil que j’arborais sur le visage, dans la nuque et sur les bras. Ils étaient bien sûr douloureux, mais rien de bien grave. Rien qui m’empêcherait de continuer d’aller de l’avant et de m’exposer jour après jour au danger de mon environnement. Peut être qu’une compresse d’eau froide ne me ferait pas de tord par contre. Juste m’éponger un peu le visage et le cou avant d’affronter encore une fois la chaleur mortelle de Houston.

    Je me tournais vers Jane lorsqu’elle m’interpella et la découvrit étendu sur le perron, les yeux fermés. Je posais le pot de beurre d’arachide à côté de moi avant de lui répondre. « Non, mais je ne crois pas avoir mon mot à dire en la matière. » Je n’avais jamais été prêt à affronter Zombieland comme elle le disait, mais je n’avais pas vraiment le choix. C’était moi ou les zombies. Tous les survivants avaient à composer avec les mêmes problèmes et je tentais de me dire que je n’étais pas seul là-dedans mais j’avais l’impression que chaque jour la situation empirait. Je pris Buster dans mes bras et le fis monter sur le perron, y montant à sa suite. « Je vais aller me nettoyer un peu avant que nous repartions. » Car même si j’avais envie de rester ici le plus longtemps possible, je savais que mes ressources finiraient par se tarir et que j’aurais à retourner en ville un jour ou l’autre. Je retournais à l’intérieur, montais à l’étage et entrais dans la salle de bain. Je me regardais un moment dans le miroir et ne pu retenir un soupir d’exaspération. J’avais le visage sale de poussière et ma barbe avait clairement besoin d’être taillé. Je sortais de l’armoire un linge pour me nettoyer et un rasoir pour mettre un peu d’ordre dans cette barbe en broussaille. Je fis couler l’eau du robinet et me nettoyais rapidement avant de m’occuper de ma barbe qui donnait plus l’air d’un pouilleux qu’autre chose. J’allais seulement faire en sorte qu’elle ait l’air entretenu et pas m’en débarrasser complètement, car je savais que sans elle, j’aurais l’air d’un bambin.

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