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 Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln.

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Will Ashby

Message(#) Sujet: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 11 Aoû - 1:12:08


    La radio indiquait 15h20 en chiffre luminescent. Le bruit du moteur bourdonnait agréablement dans mes oreilles et mes doigts pianotaient doucement contre le volant. Le véhicule avait atteint sa vitesse de croisière et mon pied gardait sa position sur la pédale d’accélération. Il n’y avait aucun obstacle devant et si tout allait bien, nous arriverions dans une demi-heure. À gauche se trouvait une rangée d’arbre suivant la route jusqu’à perte de vu et à droite l’immensité d’un champ de blé à l’abandon depuis plusieurs mois, les mauvaises herbes ayant commencés à pousser un peu partout à travers la récolte. Il s’y trouvait même un rôdeur portant une vieille chemise troué et pleine de boue, probablement le propriétaire de cette culture. La radio du camion était éteinte ainsi que le climatiseur afin d’économiser l’essence qui était une ressource extrêmement rare aujourd’hui. Les fenêtres étaient grandes ouvertes et Buster avait la tête sortit par celle de mon côté, la langue pendante et les pattes arrières sur mes cuisses. L’ombre procuré par les arbres était salvatrice par cette journée chaude et humide qui assaillait Houston encore une fois. Les canicules n’étaient pas rares en été mais elles étaient plus supportables lorsque nous avions accès à une pièce ombragé ou même un sous sol frais dans lequel se cacher pour se rafraichir.

    J’essuyais mon front de ma main libre et tournais la tête quelques secondes pour regarder ma passagère. « Encore une trentaine de minutes avant d’arriver à destination. » L’informais-je avant de me concentrer à nouveau sur la route devant moi. Je n’aurais pas voulu heurter quoi que ce soit même si les autres voitures ou les dangers se faisaient plutôt rare une fois sortit de la ville. Il y avait l’occasionnel rôdeur qui n’était pas du tout au goût du jour concernant les camions et pensait qu’il arriverait à obtenir son dîner malgré les centaines de kilos de fer qui lui fonçait droit dessus. Je roulais à presque 80 kilomètres à l’heure, ayant ralentit considérablement ma vitesse depuis que la menace des zombies était apparu. Je connaissais peut être la route par cœur mais je ne pouvais pas savoir ce qui pourrait apparaitre devant nous sur le pavé gris. Parfois c’était un véhicule abandonné par ses anciens propriétaires et la plupart du temps un ou plusieurs rôdeurs qui lorsqu’ils étaient en vie, avaient tenté de fuir la ville mais n’y était malheureusement pas parvenu.

    La raison pour laquelle Jane avait acceptée de m’accompagner jusqu’en dehors de la ville était plutôt simple malgré les nombreux événements qui avaient fait en sorte qu’on en soit ici aujourd’hui. Sa famille avait besoin d’armes ainsi qu’elle-même et j’avais justement ce dont ils avaient besoin à la maison familiale. Je ne trainais jamais tout mon matériel avec moi de peur de me faire voler tout ce que j’avais lorsque je me retrouvais en ville. Je cachais la plupart de mes choses dans le sous sol de la maison ainsi que dans le garage et pour le moment personne n’avait découvert tout ce stock que j’entretenais en cachette. Je ramenais des matériaux de la ville et le planquais chez moi. Je m’étais demandé ce que j’aurais pu faire pour remercier le groupe de l’hôpital après qu’ils m’aient soigné et j’avais finalement trouvé. En fait c’était Jane qui m’en avait donné l’idée sans même le savoir. Elle avait perdu une arme lors de notre charmante visite dans ce magasin d’arme à feu et en voyant que le groupe avait besoin de munitions et d’armes en tout genre, j’avais proposé de leur donner quelques trucs qui manquaient à leur artillerie.

    Quelque chose d’anormal attira mon attention un peu plus loin sur la route et je levais mon pied droit de la pédale d’accélération sans même y penser. Je repoussais Buster qui alla retrouver Jane sur le siège passager et empoignais le levier de vitesse, l’abaissant à mesure que le véhicule ralentissait. « On dirait qu’il y a un autre véhicule. » Dis-je en observant la scène devant nous. En fait l’autre véhicule était bloqué par un poteau tombé bien droit sur la route, nous bloquant le passage. J’arrêtais le camion à une bonne distance de l’événement au cas où nous aurions besoin de fuir les lieux en vitesse et détachais ma ceinture de sécurité. Je n’arrivais pas à voir s’il y avait quelqu’un dans l’autre véhicule. Je me retournais vers l’arrière du camion et empoignais ma carabine. « On va devoir faire bouger ce poteau sinon on n’arrivera jamais à la maison. » Dis-je à l’intention de Jane. Je sortais de l’habitacle, laissant les clés sur le contact et posais les pieds sur la route, prêt à toute éventualité.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 11 Aoû - 18:28:38

Jane regardait le paysage défiler à travers la fenêtre du camion, un discret sourire aux lèvres. Elle ne pouvait s’empêcher de somnoler, hypnotisée par les champs qui s’étendaient à perdre de vue. Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie autant en sécurité : depuis la dernière nuit qu’elle avait passée auprès de sa soeur et de James, après l’altercation à l’hôtel. Will veillait sur la route, il la préviendrait en cas de danger. Elle se permettait donc de fermer les yeux afin de récupérer un peu d’énergie même si cette attitude la mettait indéniablement hors course pour le titre de copilote de l’année. La fatigue était plus forte et en l’absence d’adrénaline, elle pouvait à peine retenir ses paupières. La voix de Will la sortit de son demi-sommeil, l’informant du temps qu’il leur restait avant d’arriver à destination. La jeune femme se retourna vers lui et hocha la tête en souriant avant de s’assoupir à nouveau.

Ce n’était que la troisième fois depuis le début des événements que Jane quittait Houston. Malgré son besoin d’évasion, elle n’avait pu s’empêcher de ressentir un pincement au coeur en voyant la skyline disparaître derrière l’horizon. Elle espérait de tout son être que cette excursion se déroulerait sans encombre et qu’elle ne se retrouverait pas coincée à plusieurs dizaines de kilomètres de sa famille, d’autant plus qu’elle n’avait prévenu ni ses frères ni sa soeur de son départ. Tout s’était passé si vite. Quelques jours plus tôt,  au cours d’une expédition à l’armurerie qui s’était transformée en véritable galère, Jane avait fait tomber l’arme que Raffael lui avait donnée au beau milieu d’une foule compacte de zombies. Or, la jeune femme avait réellement besoin d’un objet de ce type, plus puissant qu’un couteau de combat mais moins bruyant qu’un pistolet. Elle pensait demander à son frère de lui en confectionner une nouvelle mais elle ne concevait pas d’arriver vers lui avec une telle requête les mains vides. Elle avait abordé le sujet avec Will qui lui avait proposé de l’accompagner chez lui, en périphérie de Houston, pour lui fournir du matériel. C’est ainsi qu’ils s’étaient mis en route, filant désormais à travers la campagne texane.

La jeune femme sentit le camion ralentir. Elle ouvrit les yeux en sursaut, croyant pendant une fraction de secondes qu’ils étaient arrivés à destination, paniquée à l’idée de s’être assoupie pendant trente minutes. Buster lui sauta soudain sur les genoux. Jane eut un mouvement de recul, elle n’éprouvait définitivement aucune affection pour ce chien. Elle s’efforça de faire abstraction de l’animal et tenta de comprendre ce qu’il se passait. Comme Will venait de lui indiquer, une voiture était immobilisée au milieu de la chaussée. Devant elle, un poteau allongé bloquait la route. Jane fronça les sourcils. Les travaux de force n’étaient pas réellement sa spécialité, ils allaient néanmoins devoir se débrouiller pour déblayer le chemin. La jeune femme attrapa son sac puis poussa le chien afin de pouvoir s’extraire du véhicule, sautant sur le bitume et s’empressant de fermer la portière derrière elle. Compte tenu de ses antécédents, mieux valait que Buster reste dans le camion afin d’éviter qu’il n’attire tous les rôdeurs du comté.

Ils se mirent à marcher en direction de l’obstacle. Jane posa la main sur le manche de son 9 millimètres, scrutant attentivement les environs à l'affut du moindre danger. Alors qu’ils approchaient de la voiture, elle crut distinguer une silhouette dans l’habitacle, à travers le pare-brise. La jeune femme se figea aussitôt, comme pour optimiser sa vision. Elle toucha ensuite le bras de Will pour l’arrêter et murmura : « Il y a quelqu’un à l’intérieur. Quelqu’un ou quelque chose. » Difficile pour Jane de déterminer quelle alternative lui paraissait favorable. Ses congénères étaient en général d’un naturel plus avenant que les rôdeurs mais, si se débarrasser d’un zombie isolé était un jeu d’enfant, un seul être humain mal intentionné pourrait transformer leur journée en véritable cauchemar.

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Dernière édition par Jane Birmingham le Mer 7 Oct - 10:46:21, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 11 Aoû - 19:48:34

Le soleil de plomb faisait en sorte que mon cerveau se sentait comme un rôti piégé à l’intérieur d’une cocotte-minute. Je n’arrivais plus à aligner deux pensées cohérentes de suite et j’englouti une bonne gorgée d’eau tiédasse, espérant que le liquide me permettrait de mettre un peu d’ordre dans ma tête. Je ne peux pas m’en permettre plus, il s’agit de ma dernière bouteille avant d’atteindre la ville. Si j’avais su que ma retraite en campagne se terminerait sur un poteau électrique couché perpendiculairement à la voie… Les fossés entourant le bitume ne me permettraient pas de le contourner facilement. Je croyais ma Jeep tout terrain, mais disons que mes talents de conducteurs n’étaient pas les plus adaptés au hors route. En ville, on apprend plutôt à se stationner en parallèle. Devrais-je faire demi-tour et chercher un nouvel accès à Houston? Je ne connaissais pas la topographie de cette région, je risquais donc de me mettre dans une situation encore plus problématique.

J’avais fait la promesse d’apprendre à me débrouiller seul, mais la ville était pour moi un environnement néfaste pour mes nouvelles résolutions. Malgré l’apparition des rôdeurs, je ne pouvais m’enlever de la tête qu’elles étaient un résultat de la concentration humaine, des centaines voire des milliers de vies entassées dans des gratte-ciels. Cette atmosphère exacerbait mon comportement social à son niveau le plus critique. De plus, ayant vécu toute ma vie à Houston, déambuler seul dans ses rues me donnaient l’impression d’être le même Lincoln misérable qu’auparavant et je me poussais à faire le plus d’idioties possibles afin de me distancier de celui que j’avais été.

J’étais d’avis que si l’on souffrait d’arachnophobie, le simple fait d’écrabouiller toutes les araignées dans un rayon d’un kilomètre ne suffirait pas à chasser la frayeur. Le seul moyen de s’en débarrasser était de prendre une tarentule dans ses mains et d’affronter directement le mal à sa source. Dans le même ordre d’idée, si je voulais vaincre ma crainte de la solitude, se joindre à un groupe ne ferait que d’endormir temporairement la douleur. Ainsi avais-je décidé de me diriger vers la campagne entourant Houston afin de m’immerger entièrement dans le mode de vie propice à la survie. Armé d’un jeu de carte et de bouquins de gare, j’avais pris ma Jeep et fui la cité pour quelques semaines.

J’ai bien failli me flinguer dès le premier soir. J’étais presque prêt à retourner à l’Omni Hôtel et à demander à ce groupe xénophobe de m’héberger. Puis, je me rappelai tout ce que mon inconscience avait causé autour de moi. Jane et Will ne me parlaient plus. Vers qui pourrais-je retourner à Houston? Je pris sur moi et entrepris une partie de solitaire avant de m’endormir. Dans les jours qui suivirent, je me focalisai entièrement sur ma propre survie pour faciliter mes vadrouilles, cherchant nourriture et eau, regardant autour de moi à l’affut de chaque rôdeur ou piège. Il n’y avait personne aux alentours pour m’éviter de me rompre le cou cette fois. J’allais devoir apprendre à ne compter que sur moi-même et à me contenter de ma seule compagnie.

Je croyais avoir fait des progrès. Je ne pouvais pas dire que je m’étais construit une solide carapace, mais j’avais réussi à contrôler mes envies de troubler ce silence ambiant perpétuel après deux minutes sans ouvrir la bouche. Néanmoins, la campagne n’était pas le terrain idéal pour la recherche de nourriture, les bâtiments étant trop isolés et souvent protégés face à toute intrusion. J’étais affamé et je devais retourner à Houston et essayer de recoller les morceaux avec Will si je voulais espérer revoir mon chien un de ces jours. S’il reste des éclats assez gros pour être réparés. Mais voilà, il y avait cet obstacle au travers de la route qui me retenait sur le bitume. Il me restait tout juste assez d’essence pour revenir à mon dernier abri, mais pour la suite…

Perdu dans mes réflexions et aveuglé par le soleil, je sortis de ma torpeur lorsque je réalisai qu’un véhicule venait vers moi de l’autre côté de ce poteau de bois. Il y avait à peine quelques jours, j’aurais assurément gesticulé dans tous les sens pour attirer l’attention du conducteur, mais je voulais maintenant faire preuve de prudence lors des premières rencontres. Traverser en direction des bois m’exposerait facilement à la vue de l’arrivant, la seule cachette possible dans cet environnement plat était le derrière de ma Jeep. Toutefois, mes armes étaient toujours sur le siège passager… Un oubli qui me forçait à faire un rapide tour dans l’habitacle. Jane ne serait pas fière de moi. Penser à elle me fit mal. Me détestait-elle toujours? Qu’en penses-tu, crétin?

Une fois mes deux mains munies de pistolets, je me fis tout petit à l’intérieur de l’automobile, espérant que le véhicule qui approchait ferait demi-tour. Son conducteur croirait-il que la Jeep avait été tout bêtement abandonnée au travers de la route? Je le souhaitais, bien que la curiosité de l’arrivant serait assurément piquée. Le moteur cessa son rugissement et des bruits de pas subtils se firent entendre sur la chaussée. Rester dans l’habitacle ferait de moi une cible facile dès que l’homme ou la femme serait à proximité. Lentement, je me relevai pour jeter un furtif coup d’œil au dehors. Deux silhouettes qui approchent, génial! Je n’avais plus le choix de m’exposer maintenant.

J’abaissai la vitre et j’ouvris la portière, m’en servant pour m’abriter tandis que je sortais de ma cachette. « À votre place je rangerais ces fusils, inutile que cette rencontre se termine en bain de sang. » J’espérais avoir pris un ton impressionnant, bien que je me savais aussi menaçant qu’un ourson en peluche. Je sorti mes deux armes par la fenêtre et me permis une séance d’observation plus rigoureuse que la première. Un homme et une femme… Mais on dirait presque… Je n’abaissai pas mes pistolets, me croyant victime d’un coup de chaleur. Non, ça ne peut pas être eux. Néanmoins, ce camion au loin était le même modèle que celui que conduisait Will. Je battis des paupières plusieurs fois et je pris le risque de les appeler. Mieux valait que les armes ne s’échauffent pas trop vite s’il s’agissait bien de ceux à qui je croyais avoir affaire. « Jane? Will? Est-ce bien vous? »

En attente de leur réponse, mon cerveau réfléchissait à toute vitesse sous l’effet de l’adrénaline. Avais-je eu de la chance de tomber sur eux et non sur de purs inconnus? Si l’on se fiait à nos dernières rencontres, j’aurais franchement pris le risque d’affronter des étrangers. Avec Will et Jane, je marchais maintenant sur des œufs. Quelques semaines supplémentaires n’auraient pas été de trop pour faire retomber la poussière. Mais bon, le destin en a voulu ainsi. Dis-toi que c’est toujours mieux que Terminator et ses congénères. Cette pensée en amena une autre moins réjouissante. Qu’est-ce que cela peut bien signifier à mon sujet si je classe maintenant mes connaissances en ordre de qui est le plus susceptible de me fusiller sur le champ?
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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Jeu 13 Aoû - 15:44:12

    J’écoutais Jane me dire qu’il semblait y avoir quelqu’un dans l’habitacle de la voiture et j’essayais de voir à travers le pare brise. Je mis une main au dessus de mes yeux pour empêcher le soleil de m’aveugler et je vis bien que quelque chose semblait bouger à l’intérieur de la voiture. J’avais eu l’intention de traverser le poteau pour me rendre au véhicule si la chose à l’intérieur ne bougeait pas, mais comme s’il lisait dans mes pensées, la personne s’exprima, nous pressant de ranger nos armes. Je fronçais les sourcils et gardais mon arme à mes côtés, le canon pointé vers le bas. Étrange que ce soit l’homme caché derrière cette portière qui disait cela alors qu’il pointait ses pistolets dans notre direction à travers la fenêtre ouverte de sa jeep. Ce véhicule me disait quelque chose mais je n’arrivais pas à retrouver le souvenir ni pourquoi il m’était familier. Peut être était-ce un vieux souvenir enfoui, je ne le savais pas.

    « Et si vous sortiez de là et abaissiez vos armes. Nous n’avons pas l’intention de vous piquer votre jeep. »

    Si je n’avais pas eu de moral j’aurais peut être prit l’essence qu’il contenait par exemple. Mais je ne voulais pas que cet homme meurt sur cette route pour rejoindre le rang des rôdeurs. J’avais quand même des principes même si je me disais souvent que je pourrais faire n’importe quoi pour avoir de la nourriture. Si mes actes pouvaient faire mal à un autre survivant, alors je ne le faisais pas, aussi simple que ça. Puis l’homme prononça nos noms, sans se montrer pour autant. Je restais sur place, essayant de trouver qui il était et comment il pouvait nous connaitre. Ce fut à ce moment que je me souvins de pourquoi cette jeep me disait quelque chose. Ce putain de Lincoln. Qu’est-ce qu’il faisait ici, en campagne ? Et surtout, pourquoi était il en ce moment au même endroit que moi, coincé derrière le seul obstacle entre nous et la maison.

    « Eh bien, si c’est pas mon meilleur copain Lincoln. » Dis-je de manière sarcastique en affichant un faux air de surprise. Nous ne nous étions pas quitté sur les meilleurs sentiments la dernière fois que nous nous étions vu. Et cela faisait plusieurs semaines déjà que je ne l’avais vu. J’avais gardé Buster avec moi et il avait fait d’énorme progrès depuis nos dernières sorties qui s’étaient terminés en désastre total. J’avais conservé ses piques en tête et même si je n’étais pas quelqu’un de très rancunier, j’avais de la difficulté à passer par-dessus son comportement. Je me demandais tout de même ce qu’il avait fait depuis notre dernière rencontre pour se retrouver ainsi en campagne, bloqué par un poteau en plein milieu de la route.

    Je tournais la tête vers Jane. « Les fils électriques du poteau ne sont plus rattachés aux autres donc il n’y a pas de danger qu’on s’électrocute en essayant de le bouger. J’ai une hache dans le camion, je vais le couper en deux et on aura plus qu’à pousser les deux morceaux dans le fossé. Ça ne devrait pas être bien long. » Car je n’avais pas envie de rester coincé sous se soleil de plomb plus longtemps que nécessaire. Ce poteau en bois était peut être épais, mais pas autant que ces buches de bois que j’avais déjà fendu auparavant lorsque nous faisions toujours des feux de camp. Et comme les fils avaient brisés probablement lorsque le poteau était tombé, nous avions de bonne chance de pouvoir nous sortir d’ici avant de mourir de chaud. Je rejoignais le camion, ouvrait la portière arrière et repoussais Buster pour qu’il ne sorte pas à l’extérieur. Il serait en sécurité dans le véhicule et il ne provoquerait pas de troisième guerre mondiale. Je ne savais plus vraiment où la hache était caché mais je savais que je l’avais en ma possession. Elle devait être quelque part sous tout mon matériel empilé. Il allait vraiment falloir que je laisse des trucs à la maison lorsque nous y arriverions. Le camion était plein à craquer et je me mis à fouiller un peu partout pour mettre la main sur ma hache afin que nous partions d’ici avant que les rôdeurs ne nous trouvent.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Jeu 13 Aoû - 21:58:37

Le soleil tapait tellement fort sur le bitume brûlant que la route au loin semblait s’être transformée en flaque d’eau sous l’effet d’un mirage. Jane sentait son corps se déshydrater un peu plus à chaque pas qu’elle faisait à travers l’air chaud qui l’enveloppait d’un halo suffoquant. Soudain, la portière du véhicule s’ouvrit et une silhouette vraisemblablement armée vint se réfugier derrière. La jeune femme ne put réprimer un soupir, lasse d’avance. Ni le contexte ni le climat n’étaient adaptés à une confrontation. Elle n'était certes jamais particulièrement enthousiaste à l'idée d'une altercation mais c'était encore pire dans ces conditions. Elle serra sa main autour du manche de son pistolet qui se trouvait toujours à sa ceinture, espérant réellement que la tension baisse rapidement d’un cran. L’individu les somma de ranger leurs armes avant même qu’ils n’aient eu ne serait-ce que l’idée de les braquer sur lui, il devait probablement être effrayé. La jeune femme était sur le point d’ouvrir la bouche pour le rassurer en lui jurant qu’ils ne lui voulaient aucun mal mais elle n’en fit rien. En effet, son cerveau restait fixé sur un détail qui la perturbait : la voix de l’homme lui semblait familière.

Interloquée, Jane fronça les sourcils et se tourna vers Will lorsque l’individu prononça leurs noms depuis sa planque. Quand elle comprit qu’il ne pouvait s’agir que de Lincoln, elle lâcha le manche de son neuf millimètre et ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en soupirant. Après leur dernière rencontre dans ce cimetière maudit, elle espérait secrètement ne plus jamais le revoir et classer définitivement cette brève relation dans les archives de sa vie sociale. L’univers en avait vraisemblablement décidé autrement, la surprenant à un endroit où les chances qu’elle avait de le croiser étaient plus qu’infimes. La jeune femme haussa les sourcils en entendant Will s’adresser à lui sur un ton on ne peut plus sarcastique. Il semblerait qu’elle ne soit pas la seule à avoir quelques griefs envers l’ancien photographe. Dans un sens, cela la rassurait, la confortant dans l’idée que ce n’était pas elle qui avait réagi de façon excessive.

Will n’accorda pas une seconde d’attention de plus à Lincoln, lui exposant son plan visant à dégager la route avant de faire demi-tour afin de regagner le camion. La jeune femme hocha la tête puis le regarda s’éloigner, légèrement embarrassée. Elle n’allait tout de même pas le suivre simplement pour éviter de se retrouver seule face à la dernière personne qui avait réussi à lui faire perdre son sang froid. Jane n’était pas d’un naturel particulièrement rancunier mais elle ne pouvait nier qu’elle ressentait encore une certaine dose de colère envers lui depuis leur dernière rencontre. Le temps avait passé, suffisamment pour que la jeune femme n’éprouve plus le besoin brûlant de l’attaquer frontalement. Néanmoins, sa tendance passive-agressive la titillait sérieusement. Jane mit ses mains sur ses hanches et haussa le menton.  « Tiens donc, c’est fini le temps où tu accueillais tes semblables avec du chocolat ? »

Il était tout à fait stupide de communiquer verbalement à une telle distance, hausser la voix pouvant attirer les rôdeurs, mais la jeune femme préférait attendre le retour de Will avant de faire un pas de plus en direction du poteau. Ce comportement pouvait paraître puéril mais il s’agissait surtout d’une démarche d’auto-préservation. Jane évitait au maximum les situations susceptibles de la mettre mal à l’aise et de lui faire perdre de l’énergie inutilement. Or, se retrouver face à face avec Lincoln n’était pas le meilleur moyen de garder sa tension interne à un niveau acceptable, d’autant plus s’il commençait à se fondre en dégoulinantes excuses et autres mièvreries comme il l’avait fait au cimetière, juste avant que leurs chemins ne se séparent. La jeune femme resta donc plantée au milieu de la route, les bras croisés, jetant de brefs regards réguliers derrière son épaule.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 14 Aoû - 11:00:45

J’avais eu l’accueil auquel je m’attendais de leur part. Meilleur même, puisque les deux comparses n’avaient pas relevé leurs armes en direction de mon visage en découvrant le type derrière la portière. Je connaissais leur tendance à menacer tout ce qui a deux jambes et une langue trop pendue, y ayant moi-même gouté lors de nos premières rencontres respectives. Le Lincoln d’alors rêvait sûrement d’amis pour la vie et de soirées pyjamas à zigouiller des rôdeurs. Dommage que ses espoirs aient été aussi éloignés de la réalité… Je secouai la tête. Si ces dernières semaines m’avaient appris au moins une chose de valable, c’était que j’en avais marre de me morfondre. Cet apitoiement que j’avais adopté suite à mes dernières péripéties n’avait fait que m’attirer encore plus d’ennuis tandis que je cherchais simplement à réparer les erreurs que j’avais commises précédemment. Parlez-en à Jane. Je repoussai donc cette culpabilité improductive qui était montée en moi l’espace d’un instant, lorsque Will avait essayé de surpasser le maître de l’ironie avec sa réplique d’amateur. D’accord, je m’étais solidement tiré dans le pied avec eux, je l’avouais sans gêne. Néanmoins, à ma défense, je n’avais pas eu les premiers mois de cette terrible infection pour faire toutes mes fautes de débutants et voir devant mes yeux l’anarchie se mettre en place. J’avais dû apprendre sur le tas, parfois par essais et erreurs. Je ne cherchais pas volontairement à attirer les difficultés… pas toujours.

Je marmonnai quelques mots dans ma barbe, histoire de ne pas laisser cet affront impuni. Après tout ce mutisme que je m’étais imposé, je ne pouvais résister à la tentation de vérifier si le mécanisme de ma machine à sarcasme était toujours huilé. « Et si ce n’est pas Will AKA Ghost Buster! Sans Buster à ce que je vois… Trop coriace pour te rapporter la balle? » Une réplique puérile, que j’avais bien fait de souffler entre mes dents au lieu de hurler par la vitre de ma portière. Will eut le réflexe de fuir en direction de son véhicule, je ne savais pour quelle raison. J’avais d’abord cru que Jane et lui, découragés par la vision de cet obstacle au travers de la voie, repartaient d’où ils venaient pour trouver une autre route de campagne pouvant les mener à leur destination. Toutefois, la dite Jane était restée sur la chaussée, son langage corporel hurlant l’inconfort. Mais où peuvent-ils bien aller ensemble comme ça? Jane m’avait pourtant signifié qu’elle ne voulait pas quitter Houston, encore trop attachée aux siens pour oser mettre plus que quelques kilomètres entre eux. Quant à Will, je savais qu’il avait un repaire en dehors de la ville, mais je n’aurais pu dire à quelle distance ni dans quelle direction. Espéraient-ils s’offrir une petite escapade romantique avant de tomber sur la troisième roue du carrosse? Bon Dieu, ce que je pouvais être juvénile.

Je haussai un sourcil à la réplique de Jane. Son comportement me surpris une fois de plus. Mais que s’était-il passé en ville durant mon absence? Tout ce bruit, toute cette agitation inutile dans le simple but de me sortir un semblant de réplique assassine… N’était-ce pas elle qui m’avait reproché mon manque de prudence, ma grande gueule et mon impulsivité maladive? Mais bon, si l’experte de la survie peut le faire, je ne vois pas pourquoi je me retiendrais de lui rétorquer sur le même ton. « Non, je leur offre maintenant le traitement d’accueil Jane Birmingham. Tu sembles légèrement déçue d’y goûter, j’avoue que je te trouve contradictoire. » Inutile de tenter de réparer les pots cassés avec Jane dans cet état. J’aurais pu tenter de minimiser les dégâts, mais refusant maintenant de céder aux remords, j’avais choisi l’offensive plutôt que la soumission. Je réalisai par la suite que cette réponse devait être celle qu’attendait Jane. Je venais de lui prouver qu’en cas d’altercation, je ne pouvais toujours pas tenir ma langue. Tant pis, j’avais promis de ne plus jamais la revoir de toute façon.

Lorsque je vis Will revenir vers nous armé de sa hache, je compris que la fuite n’avaient jamais été une option pour lui. J’avais devant moi un homme habitué au travail forestier. Comme si ce tronc ébranché aurait pu lui faire peur! Je sorti de derrière la porte de mon véhicule, n’ayant pas voulu quitter sa sécurité tant que je n’avais pas été fixé sur les intentions du duo mon égard. J’employai mon ton le plus calme et neutre, indiquant que j’en avais fini avec l’hostilité : « Je crois que j’ai des chaînes dans cette Jeep. Je les utilise pour me ligoter quand la pleine lune est haute et que je me sens esseulé. Une fois la poutre scindée, nous pourrons la déménager avec nos véhicules et repartir chacun dans une direction opposée. » Autant me montrer utile si je voulais m’éloigner d’ici le plus rapidement possible. Je ne détestais pas ces deux rescapés, loin de là. Je continuais de leur être reconnaissant de tout ce qu’ils avaient bien pu faire pour moi. Merde, Jane avait même sauvé ma peau! Néanmoins, je n’allais pas rester là à souffrir leurs remarques acides. J’étais venu me perdre dans cette fichue campagne dans le seul but de me mettre à l’épreuve et d’apprendre sur le terrain les rudiments de la survie. N’était-ce pas ce qu’ils attendaient de moi? Je n’allais certainement pas m’écraser devant eux et leur faire un compte-rendu de mes aventures en solitaire pour leur prouver ma bonne volonté. Tous ce venin était une façon pour moi d’enterrer au plus profond la contrition que leur apparition avait fait surgir en moi. Vous me traitez comme le Lincoln que vous connaissiez? Attendez-vous à ce que je vous réponde du tac au tac.
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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Sam 15 Aoû - 0:23:52


    Je réussis finalement à retrouver ma hache qui se trouvait sous mon sac à dos, posé sur le plancher du camion. Je l’empoignais d’une main et refermais la porte derrière moi. Buster retourna à l’avant du véhicule et sortit la tête par la fenêtre ouverte. Je posais un index sur mes lèvres pour lui signifier de ne pas faire un bruit. Ça serait bien le comble s’il se mettait à aboyer ici, alors que nous avions la paix des rôdeurs pour une fois. L’animal comprit le geste et je fus bien heureux de voir qu’il avait finalement associé le geste à l’interdiction. Mes quelques semaines de dressage avaient été efficaces et j’en étais plus que fier. Au début, j’avais douté de mes capacités à dresser un chien aussi surexcité par la moindre chose mais nous avions finit par nous comprendre l’un l’autre et réussir à travailler ensemble. Je posais la tête de la hache contre mon épaule gauche en me dirigeant de nouveau vers le poteau. J’avais peut être l’habitude d’une telle température, mais n’importe quel être humain normalement constitué aurait comme premier réflexe de fuir le soleil comme la peste. Ce qui était tout le contraire de nous en ce moment. Je maudissais silencieusement la chaleur pesante de Houston et m’arrêtais à quelques centimètres du poteau, observant le morceau de bois. Je ne daignais même pas regarder Lincoln lorsqu’il proposa une idée sensée.

    « Prépare tes chaines, je m’occupe de ce morceau de bois. » Dis-je en agrippant ma hache de mes deux mains, installant mes mains aux bonnes positions sur le manche de mon arme. La tête de la hache était souillé par les liquides biologiques de zombie que je n’avais pas prit la peine de nettoyer. C’était un boulot que je me gardais lorsque j’étais à la maison, sans craindre de me faire attaquer par quoi que ce soit. Je soulevais la hache au dessus de ma tête, gardais mes yeux fixés sur le poteau et l’abattais en plein dans le morceau de bois. Le bruit du tranchant de la hache percutant sa cible se répercuta tout autour de nous et je savais que je devrais faire vite avant que les rôdeurs ne rappliquent. Je posais un pied sur le poteau et en ressortais la hache qui émit un craquement en s’y détachant. Encore quelques coups et le boulot serait fait. Je prenais quelques secondes pour essuyer la sueur qui me coulait dans les yeux et recommençais du début, abattant ma hache dans la même silure, coup après coup. Lorsqu’il ne resta que quelques centimètres attachant le morceau droit au morceau gauche du poteau, je sortis le couteau attaché à ma ceinture, laissant la hache sur le pavé chaud et coupais le dernier lien qui les retenait.

    « Pourrais tu approcher le camion de reculons ? Je vais attacher la chaine à l’attelage de remorquage. On ne devrait pas avoir de difficulté à bouger ce poteau. » Demandais-je à Jane avant de me retourner vers le poteau pour analyser la situation. Ça ne devrait pas être compliqué de faire passer la chaine sous le morceau de bois et ensuite de l’attacher au camion. J’avais déjà tiré des poids beaucoup plus lourd que cela auparavant. Je n’avais pas peur pour la capacité de remorquage de mon véhicule, mais je doutais de ce que Lincoln arriverait à faire avec sa Jeep. Je fis quelques pas dans sa direction sans toutefois traverser la ligne que formais le poteau sur le sol entre lui et moi. « Passe moi la chaine, je vais m’occuper de dégager cette moitié-ci. » Dis-je en indiquant celle situé de mon côté. Le plus difficile serait de soulever le poteau pour y faire passer la chaine. Je ressentais de plus en plus l’effet de la chaleur et je me pressais dans mes mouvements, essayant d’accélérer le rythme pour ne pas mourir d’un coup de chaleur avant la fin de la journée. J’avais presque l’impression d’être de retour au milieu de la forêt avec une équipe sur les épaules. J’avais l’habitude de ce genre d’entraide et j’en oubliais ma rivalité avec Lincoln. Le temps n’était plus à la rigolade, ce poteau allait devoir dégager de la voie avant que le soleil ou les rôdeurs ne nous achèvent. Nous avions la chance de ne pas avoir rencontré de mort vivant pour l’instant, mais chaque seconde comptait.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Dim 16 Aoû - 10:59:40

Jane esquissa un sourire en réaction à la réplique de Lincoln. Le processus qu’il semblait être en train de subir n’avait pourtant rien d’amusant. L’homme était en train de perdre ses illusions. Les changements dans son comportement, sa posture et son ton étaient notables. Il s’adaptait à la réalité crue qui régissait ce nouveau monde et se fondait désormais plutôt bien dans le décor. D’une certaine manière, la jeune femme trouvait cela triste. Nécessaire, mais triste. Jane pencha légèrement la tête en fronçant les sourcils « Je ne suis pas déçue, juste surprise de voir à quel point se retrouver quelques minutes la tête en bas peut-être un traitement radical contre l’angélisme. » Elle resta pensive quelques secondes. Dans un sens, elle avait gagné. L’unique objectif qu’elle avait pu avoir au cours de leurs échanges était de le faire redescendre sur terre. C’était vraisemblablement le cas. Etait-ce leur dernière altercation qui avait provoqué cette évolution ? Elle l’ignorait. Quoi qu’il en soit, la prise de conscience avait dû être violente et radicale. Jane avait bien remarqué qu’il revenait de la campagne, ce qui n’était pas l’endroit idéal pour rencontrer d’autres survivants.

La jeune femme fut soulagée de voir Will revenir, équipé de sa hache. Lincoln leur soumit alors un plan d’action qui semblait plutôt logique. Will se mit rapidement à l’ouvrage. Il semblait savoir ce qu’il faisait, ce n’était vraisemblablement pas la première fois qu’il s’adonnait à ce genre de travaux. Jane réalisa qu’à l’exception du fait qu’il avait une soeur, elle ne savait quasiment rien de lui. Il était intéressant de noter à quel point les conventions sociales avaient été bousculées. Les questions usuelles concernant l’âge, les études, la profession, les passions, la vie de famille qui permettaient autrefois de dresser un portrait global des nouvelles connaissances étaient souvent éludées au premier contact, de peur de tomber sur un sujet délicat ou d’exposer une faiblesse susceptible d’être exploitée. Il était plus facile de demander aux autres s’ils étaient plutôt machette ou couteau. Certes, Lincoln avait été davantage bavard concernant sa vie d’avant, probablement rattrapé par des coutumes désuètes mais c’était l’exception confirmant la règle.

Jane lançait des regards furtifs aux alentours, inquiète de voir une horde de zombies débarquer, attirée par le bruit. Elle reporta sa concentration sur Will lorsque ce dernier lui demanda d’approcher le camion. Elle n’avait jamais conduit un tel véhicule, encore moins effectué des manœuvres avec mais ce n’était pas le moment d’exiger un cours particulier. Elle allait se débrouiller toute seule. C’était probablement stupide mais la jeune femme avait toujours eu tendance à faire ses propres erreurs, à attendre le dernier moment pour demander de l’aide. Elle espérait que ce jour là, elle n’aurait pas à le faire. Jane hocha la tête puis se dirigea vers le camion en pressant le pas avant de s’installer sur le siège conducteur. Pendant qu’elle faisait ses réglages, elle remercia mille fois son père qui avait insisté pour qu’elle apprenne à utiliser une boîte de vitesses manuelle malgré ses protestations lorsqu’elle calait au beau milieu de la route ou qu’elle faisait hurler le moteur en oubliant de relâcher l’accélérateur pendant qu’elle appuyait sur l’embrayage. Si elle avait su que cette capacité pourrait être un atout pour sa survie pendant une invasion de zombies, elle aurait probablement été une élève plus consciencieuse. Se faire dévorer par simple incapacité à faire démarrer une voiture devait être rageant.

La jeune femme mit le contact, passa la première puis commença son demi-tour. Elle avait un peu de mal à apprécier le gabarit du véhicule, bien plus imposant que son ancienne petite citadine, mais - merci les Etats-Unis - la route était tellement large que cela ne l’handicapa pas outre mesure. Une fois la manoeuvre effectuée, elle passa en marche arrière puis recula doucement jusqu’aux deux hommes. Alors qu’elle immobilisait le véhicule, elle remarqua un petit groupe de zombies errant dans le champ, au loin. Ils provenaient probablement d'une grange, attirés vers l'extérieur par le bruit de la hache heurtant le poteau. Ils ne semblaient néanmoins plus se diriger vers un but précis mais il fallait tout de même faire preuve de vigilance. Jane sortit du camion, refermant à nouveau la porte au nez de Buster puis rejoint Will et Lincoln. « Il y a un troupeau d’une dizaine de rôdeurs à environ 200 mètres, sur la droite. » Nul besoin de leur préciser qu’il fallait faire attention au bruit et se hâter, cela coulait de source.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Dim 16 Aoû - 21:51:48

Tandis que Will s’acharnait à coup de hache contre la poutre de bois, j’obéis à sa demande et m’éloignai vers le coffre de ma Jeep. Je farfouillai dans l’amoncellement d’outils en tout genre que j’avais apporté avec moi en prévision de situations fâcheuses et en vins presque à me demander si j’avais réellement en ma possession les chaînes promises. Lorsque je mis enfin la main sur elles, je réalisai que nous ne pourrions pas tracter les deux moitiés du poteau en même temps. Voilà qui s’annonçait plutôt problématique si nous voulions nous éloigner au plus vite. Je croisai les bras et tentai de trouver une solution potentielle.  La chaleur affectait mes capacités cognitives, mais je pu tout de même me rendre compte de l’énormité de ma bêtise. Déplacer une seule portion de l’obstacle serait suffisant pour faire passer nos véhicules, un à la fois. Je refermai le coffre et retournai vers mes camarades, veillant toutefois à rester de mon côté de la frontière invisible qui nous séparait. Il y avait bien eu une scission entre eux et moi et même notre langage corporel ne nous permettait pas de l’oublier.

Regarder Will faire tout le sale boulot me fit me sentir encore plus comme un intrus. Je m’employai donc à dénouer la chaîne qui n’avait pas servi depuis son entrée dans le coffre. Le son sec de la lame contre la poutre me faisait grincer des dents, comme si une énorme flèche lumineuse flottait maintenant au-dessus de ma tête, indiquant un buffet à volonté à tous les rôdeurs à la ronde. Jane avait bien raison, seulement quelques minutes à l’envers m’avaient permis de réaliser que je n’étais pas perpétuellement dans le pétrin par la faute d’une quelconque malédiction, mais parce que je refusais de faire preuve de la plus élémentaire des prudences. Toutefois, nous ne pouvions pas fendre ce bois en nous servant de précautions et le bruit était donc un mal nécessaire. Seulement quelques minutes dans le sens contraire de la gravité… L’expérience semblait bénigne ainsi décrite, mais je n’avais jamais eu aussi peur de perdre la vie depuis le début de cette épidémie qu’à ce moment précis. Il n’y avait pas que la tête en bas, mais également cette branche qui menaçait de céder à chaque craquement, Jane qui risquait sa propre vie à plusieurs mètres du sol… Même le fusil de Joshua sur mon crâne n’avait pas provoqué cette réaction en moi, son geste ayant été trop brutal et son changement d’idée trop rapide (heureusement!) Avec le piège du cimetière, j’avais eu plus que le temps nécessaire afin d’anticiper mon écrasement mortel, une différence essentielle à mon changement de mentalité.

Une fois le tronc scindé, la chaîne changea de main juste au moment où Jane mit le pick-up en marche arrière vers notre direction. J’aperçu alors mon chien par la vitre arrière et en ressenti un serrement dans ma poitrine. Buster. J’avais cru que Will l’avait laissé en sécurité quelque part à Houston, ne désirant pas s’encombrer de sa présence lors de son escapade avec Jane (escapade sur laquelle je n’avais encore eu aucune précision). Je ne m’étais pas inquiété outre mesure pour la vie de mon fidèle compagnon canin, l’homme devant moi sachant très bien qu’une seule égratignure sur l’animal lui serait rendue au centuple de ma part. Néanmoins, je m’étais promis de ne pas revoir mon chien tant que nous n’aurions pas été tous les deux été dressés parfaitement. Notre duo était trop explosif pour notre environnement instable. Ainsi me contentai-je de cette seule vision de mon ami avant de pouvoir le reprendre à nouveau dans mes bras.

En sortant du véhicule, Jane nous annonça qu’une dizaine de rôdeurs menaçaient de débouler d’un instant à l’autre. Tout notre vacarme n’aurait pas pu faire autrement, mais j’avais tout de même espéré que cette campagne serait relativement vide. Nous allions devoir faire preuve de la plus grande discrétion possible dans notre ouvrage si nous voulions ressortir d’ici en un morceau. Je mis la main à la pâte et aidai Will à soulever sa portion de l’obstacle. J’étais loin d’être un culturiste et les échardes du bois s’enfonçaient douloureusement dans ma main, en supplément de la chaleur cuisante et de l’apparition imminente des infectés. À deux, nous purent soulever de quelques centimètres seulement le lourd poteau, suffisamment toutefois pour permettre à quelqu’un d’y glisser la chaîne en dessous et de la nouer autour. Tandis que je conservais ma position, la sueur inondant mon front et mes mains et menaçant de me faire lâcher prise, un mouvement plus loin sur la route du côté de mes camarades attira mon attention. Je soufflai une mèche de mes cheveux pour mieux voir les épis sur le bord de la chaussée se déplacer tandis que des rôdeurs montaient maladroitement le fossé en direction du bitume. En plus de ceux qui se trouvaient dans le champ à la droite de Jane (ma gauche), nous avions maintenant à nous soucier de ceux qui approchaient par derrière mes camarades.

« Nouveaux zombies par-là », soufflai-je tout en pointant la direction à mes collègues du menton. Ils ne semblaient pas être plus que trois ou quatre, mais ils étaient plus rapprochés que leurs homologues dans les champs. Je jetai un coup d’œil interrogateur à Will. Avions-nous toujours le temps d’enchaîner cette poutre ou bien devions-nous abandonner notre boulot pour mieux se focaliser sur le problème immédiat des rôdeurs? Une chose était sûre, nous avions besoin de deux paires de bras pour soutenir la poutre et d’une paire supplémentaire pour la chaîne. Nous ne pouvions nous permettre de régler les deux contraintes en même temps.
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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Lun 17 Aoû - 0:16:37

    J’attrapais la chaine que me tendit Lincoln et déposais la hache dans la boite du camion lorsque Jane l’eut reculé. Elle nous avertit que des rôdeurs étaient en chemin et je jetais un rapide coup d’œil pour calculer à peu près le temps que nous avions pour dégager le chemin. Ils étaient encore à une bonne distance de nous, ce qui nous laisserait le temps de bouger la moitié de poteau si nous ne restions pas debout à fixer le danger qui se rapprochait. J’attachais un bout de la chaine au camion et m’approchais du poteau pour y enrouler l’autre bout. Avec l’aide de Lincoln, le travail se fit plus rapidement et la chaine fit enroulée autour du poteau en peu de temps. Je passais une main dans mes cheveux et me fis la réflexion que je devrais bientôt les couper si je voulais éviter de les avoir devant les yeux bientôt. Avec la sueur qui me coulait sur le visage, mes cheveux s’étaient aplatis sur ma tête et j’avais presque les mèches en plein dans les yeux.

    Je tournais la tête dans la direction que Lincoln regardait et poussais un juron presque inaudible. J’étais en train d’oublier que les rôdeurs peuplaient également la campagne et que le bruit que je venais de faire allais les attirer comme des mouches à un vieux morceau de viande pourri. La chaine était peut être passé autour du poteau, mais elle n’était pas encore attaché solidement, ce qu’elle devrait être si nous voulions qu’elle reste attaché pendant que le camion tirerait le bout de bois. Et ces rôdeurs étaient beaucoup trop près pour que nous les ignorions. Et moi qui avais dit à Jane qu’il ne devrait pas y avoir de danger pour se rendre là bas. Je ne croyais pas rencontrer d’obstacle et encore moins une connaissance que je cherchais normalement à éviter. Habituellement la route était en parfaite condition, les véhicules abandonnés ayant déjà été poussé sur le bas côté pour me laisser le chemin libre. J’avais travaillé auparavant pour libérer la route, me frayant un chemin jusqu’à la maison mais je n’avais pas cru qu’un poteau de cette taille pourrait s’affaisser en plein milieu du chemin. Cela voulait dire que je n’avais pas envisagé toutes les possibilités.

    « Occupons nous d’eux avant de continuer. Mais évitons de faire plus de bruit que nécessaire. Il ne reste qu’à attacher cette chaine et à faire avancer le camion. Si on est assez rapide, on devrait avoir le temps de faire tout ça avant que le deuxième groupe de rôdeur ne soit sur nous. »

    Le second groupe de zombie était toujours dans le champ, prenant son temps pour nous rejoindre, probablement ralentit par le terrain accidenté. Je reprenais la hache que j’avais laissé dans la boite du pick-up et m’approchais des rôdeurs qui tentaient d’escalader le fossé sans vraiment y parvenir. Ils avaient l’air plus ridicule que menaçant mais nous devions les éliminer avant de faire quoi que ce soit d’autre. Ils étaient près du camion donc tout près de nous. J’abattais ma hache dans une matière bien différente du bois de tout à l’heure, sentant la tête de mon arme s’enfoncer dans la cervelle froide du monstre. Je la retirais d’un geste sec et l’enfonçais dans la tête d’un autre rôdeur qui était occupé à essayer d’attraper mon pied qui frôlait dangereusement le fossé. Il n’en restait plus que deux et j’espérais que Jane ou Lincoln mettent fin à leur vie car ma hache semblait coincé dans le crâne de ce mort qui avait perdu toute envie de me dévorer lorsque j’avais asséné le coup. Et comme le rôdeur mort était en train de glisser au fond du fossé, mon arme et mes bras suivait le mouvement. J’essayais de ne pas glisser avec le cadavre mais je perdais peu à peu mon emprise sur le manche de ma hache. Comme un idiot, je refusais de laisser aller cette arme blanche qui m’avait évité bien des tracas auparavant. Je l’avais en ma possession depuis de nombreuses années et elle m’avait été offerte par mon père. Je refusais normalement de jouer au sentimental mais j’étais têtu et je ne pouvais tout simplement pas laisser aller cette hache qui à vu d’œil semblait bien ordinaire, mais qui à mes yeux contenait une histoire qui valait tout les dangers du monde.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Jeu 20 Aoû - 6:14:09

Jane n’attendit même pas la réflexion de Will pour se diriger vers les rôdeurs qui s’approchaient par derrière, couteau à la main. Ce groupe restreint n’avait rien d’effrayant et semblait parfaitement gérable. Néanmoins, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, les éliminer au plus tôt était une priorité pour la jeune femme. La situation pouvait très rapidement dégénérer et dans ces cas là, le moindre zombie de trop peut faire la différence et déclencher une cascade d’événements menant au drame. Les indésirables tentaient tant bien que mal d’escalader le fossé, sans grand succès jusqu’à présent. Certains semblaient accessibles depuis la route mais elle laisserait les deux hommes s’en occuper. La jeune femme prit pour cible le plus stupide, celui qui était en queue de file et qui tournait sur lui même comme s’il n’avait pas compris où se trouvait la nourriture. Le fossé n’était pas très profond, à peine un mètre. Si Jane n’était pas la plus grande adepte des hauteurs, crapahuter ne lui posait aucun souci, au contraire. Elle s’éloigna quelque peu afin de pouvoir descendre tranquillement, attendit que Will plante sa hache dans le premier crâne afin d’éviter de se retrouver submergée au cas où les quatre rôdeurs décideraient de se concentrer sur elle puis se laissa doucement glisser jusqu’en bas, ajoutant par la même occasion quelques nouvelles traces de terre sur son pantalon déjà maculé d’une multitude de substances.

Une fois dans le fossé, elle progressa à pas de chat jusqu’à sa cible. Etrangement, malgré leur différence de stature, Jane avait toujours été moins douée en matière de discrétion que ses frères. Lorsqu’elle tentait de les effrayer en les surprenant par derrière, elle se faisait quasiment toujours remarquer alors que lorsque la situation était inversée, elle n’y voyait en général que du feu, sursautant presque à chaque fois. Elle avait néanmoins dû apprendre à suivre leur exemple afin de ne pas attirer les rôdeurs partout sur son chemin. Le zombie qu’elle avait en ligne de mire devait peser au bas mot 150 kilos et mesurait quasiment deux mètres. La jeune femme aurait payé cher pour avoir sous la main l’arme qu’elle avait perdue pendant la sortie à l’armurerie. Elle n’avait plus qu’à espérer que son Ka-Bar tienne vraiment ses promesses. La jeune femme jeta un regard à la lame qui scintillait au soleil.

Auparavant, ce couteau appartenait à une femme. La première et seule réelle partenaire de survie que Jane n’ait jamais eue. Elles s’étaient rencontrées pendant sa deuxième semaine en solitaire, alors qu’elle était encore effrayée, malhabile et inexpérimentée. Cette femme s’appelait Ariane. Elle avait une quarantaine d’années, une silhouette élancée, des traits fins et durs, une longue chevelure dorée. Jane ne savait que peu de choses sur sa vie, excepté qu’elle avait tout plaqué il y a une dizaine d’années pour vivre en nomade, parcourant les zones les plus hostiles du globe dans des conditions souvent précaires, vivant parfois uniquement de ce que la nature lui offrait. Pendant les vingt jours qu’elles avaient passés ensemble, Ariane lui avait pour ainsi dire tout appris, de la survie au combat en passant par le conditionnement mental, le blindage nécessaire aux survivants solitaires. Un soir, au coin d’un feu, elle lui avait donné un de ses couteaux. Soit disant pour la récompenser de ses progrès. Le lendemain à l’aube, Jane l’avait retrouvée morte, un orifice en plein crâne et un pistolet à ses pieds. Sur le sol, un laconique « Désolée » était inscrit en lettres de sang. Sur son bras, qu’elle avait habilement caché avec un châle la veille, une morsure béante. Jane avait enterré le corps sans verser une seule larme puis avait repris la route seule, se promettant d’honorer la mémoire de cette femme à travers cet objet en tuant le plus de zombies possible.

C’est donc avec une pensée pour Ariane que la jeune femme enfonça sa lame de toutes ses forces dans l’occiput du mastodonte qui s’écroula à terre, lui laissant à peine le temps de s’écarter de sa trajectoire. Lorsqu’elle releva les yeux, elle remarqua que l’arme de Will était coincée dans le crâne d’un rôdeur mort. Jane s’approcha puis utilisa son couteau pour élargir le trou et libérer la hache. Son entreprise fut rapidement couronnée de succès mais l’univers ne tarda pas à réclamer la rançon de se dernier. En effet, le cadavre tomba à la renverse, écrasant sous son poids la jeune femme qui se retrouva coincée à terre. Elle jeta un rapide coup d'oeil vers le quatrième zombie qui semblait heureusement plus intéressé par Lincoln que par elle. Jane hésitait à interpeller les deux hommes afin de demander de l'aide, de peur d'attirer l'indésirable. Elle préféra rester silencieuse, pariant sur le fait qu'ils comprendraient d'eux-mêmes.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Jeu 20 Aoû - 12:10:45

Je laissai tomber le lourd billot de bois sur le bitume, sans penser une seconde à la discrétion. Nos ennemis savaient déjà où nous nous trouvions de toute manière. Mes bras étaient épuisés d’avoir soutenu cette charge. Traitez-moi de mauviette, mais disons que ces derniers temps ont plutôt été pauvres questions protéines. Pas de quoi me donner une silhouette d’athlète. Tout en essuyant mon front dégoulinant, je sortis mon couteau de ma poche et suivit les autres en direction des rôdeurs. Will semblait décidé à en finir au plus vite, éliminant le premier intrus d’un puissant coup de hache en pleine tête et avançant à la rencontre du second. Tandis que Jane s’approchait silencieusement derrière le zombie en queue de file, j’attirai l’attention du monstre restant, peu désireux de le voir se retourner vers Jane ou encore de se diriger vers Will, dont la hache était enfoncée trop profondément dans le crâne de sa dernière victime.

À l’écart d’un mètre ou deux de mes comparse, j’attendis que le zombie s’approche suffisamment pour lui exploser sa cervelle infectée. Remontant maladroitement le fossé, sa tête serait bientôt en première ligne pour subir les effets de la pointe de ma lame. S’agrippant d’une main aux herbes sur le bas-côté, l’autre bras du carnassier était tendu dans ma direction. Je repoussai sa poigne d’acier, faisant bien attention à ne pas lui laisser de prise facile, et lui enfonçai mon couteau dans l’œil jusqu’à sa matière grise en décomposition. Le mort s’écroula en roulant dans la fosse. Un rapide coup d’œil aux environ me signifia qu’à l’exception des zombies qui gambadaient dans le champ plus loin, aucune menace ne pointait son nez. Je pus enfin souffler un coup. Si j’avais eu plus d’un ennemi à affronter, je ne crois pas que j’aurais tenu le coup bien longtemps. Je rêvais d’une gorgée d’eau, aussi chaude puisse-t-elle être.

En revenant envers Will, je cherchai Jane du regard avant de découvrir qu’elle était écroulée sous un cadavre plutôt costaud. Je m’approchai et agrippai le dos des vêtements du mort. « Pousse de ton côté », dis-je à Jane avant d’utiliser mes dernières forces pour tirer le corps vers moi. Une fois la femme sur ses deux pieds, je laissai tomber mon fardeau. Des points argentés dansaient devant mes yeux. « Finalement, j’échangerais mon eau contre une bière n’important quand. » Cette pensée prononcée à haute voix me fit saliver, avant de me dire que la liqueur serait sûrement aussi bouillante que le contenu de ma gourde. Dégueulasse. « Finissons-en avant que ces idiots là-bas ne cessent de nous jouer un remake de La Mélodie du bonheur et nous rattrape pour faire un méchoui sur cette chaussée. » Je retournai en direction de l’obstacle, l’enjambai et entrai dans mon véhicule à la recherche de mon eau. À grande peine, je réussi à laisser une dernière gorgée de secours avant de retourner vers la poutre de bois.

« Il va falloir se contenter de de déplacer cette portion, je ne me sens pas capable de soulever un autre billot. » Nous n’en avions pas vraiment le temps de toute façon. Cela posait quelques problèmes également. Je pourrais sans contredit faire passer ma Jeep une fois la voie dégagée et m’enfuir en direction des immeubles au-devant. J’aurais parié que Will et Jane auraient été contents d’être débarrassés ainsi de moi. Néanmoins, il y avait toujours la menace des rôdeurs qui pesaient sur eux. Une fois la moitié du poteau déplacée, ils auraient à retirer les chaînes (mes chaînes), faire demi-tour et zigzaguer entre les bouts de bois pour repartir vers leur destination soleil dont je n’avais aucune idée. De quoi les exposer aux morts-vivants si ces derniers réussissaient à couvrir la distance qui les séparait du véhicule. Bien que j’avais plus que tout envie de me retrouver à l’ombre des gratte-ciels, je décidai de rester jusqu’au bout de l’opération pour assister mes camarades, qu’ils le veuillent ou non. « Une fois la chaîne de retour dans le coffre de la Jeep, je vous promet de vous ficher la paix pour quelques semaines encore. Profitez-bien de la paisible campagne tant que vous le pouvez, car une fois en ville je serai moins facile à éviter. » Je leur offris un grand sourire de nigaud.

HS : Trop de dialogues, désolé.
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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 21 Aoû - 1:20:50

    J’étais en train de perdre ma grippe sur le manche de ma hanche tellement j’avais chaud mais Jane arriva juste à temps, délivrant l’arme du crâne du mort. Je n’avais détourné le regard que quelques secondes pour voir si les rôdeurs dans le champ s’étaient rapprochés et je fus surpris de voir Lincoln passer près de moi pour donner un coup de main à Jane qui s’était retrouvé coincé sous le rôdeur que j’avais tué d’un coup de hache dans le crâne. Comment j’avais fait pour ne pas voir qu’elle était coincée sous ce rôdeur mort ? Légèrement repentant, je m’approchais du fossé pour lui offrir ma main afin de l’aider à sortir de là. Une fois tout le monde de retour à notre principal problème, je me rapprochais du demi-poteau et attendais le retour de Lincoln. Les poings sur les hanches, je reprenais mon souffle après l’action, me demandant si on arriverait à bouger ce morceau de bois avant d’attraper un coup de chaleur. L’idée d’une bonne bière fraiche m’était restée dans la tête même si je savais que ce serait probablement la dernière chose que je trouverais au bout du chemin. J’aurais pu donner n’importe quoi pour un cheeseburger et une bière assis dans un restaurant possédant la clim, une télé jouant en fond sonore et surtout, aucun rôdeur dans les environs. Mais j’étais coincé sur une route de campagne, un poteau de bois obstruant notre chemin et un soleil de plomb qui tentait de me faire fondre petit à petit. Sans oublier les rôdeurs qui s’approchaient dangereusement de nous.

    J’écoutais Lincoln dire que nous n’allions déplacer qu’une seule portion du poteau et j’approuvais d’un signe de tête. « C’est ce que je croyais que nous allions faire depuis le début alors je n’y vois pas d’inconvénient. » Par contre je ne répondis pas à sa seconde réplique, me contentant de lui offrir un sourire sarcastique sous toute la sueur qui recouvrait mon visage. J’allais devenir de plus en plus rude si la situation ne s’améliorait pas bientôt. Il allait falloir qu’on aille beaucoup plus vite que ça pour partir d’ici. Je retournais au travail sans plus tarder, soulevant le billot une nouvelle fois avec l’aide de Lincoln et je levais la tête vers Jane. « Tu vas devoir venir passer la chaine autour du poteau et aller l’attacher au camion. » Ce n’était pas le meilleur plan que j’avais eu, mais comme nous n’avions pas le meilleur matériel pour déplacer un poteau de la taille d’un arbre, nous allions devoir faire avec. Nous n’avions qu’à tirer le poteau sur quelques mètres pour arriver à passer. Je ne demandais pas un miracle, juste que ce billot soit dégagé de notre chemin une bonne fois pour toute.

    C’était une masse extrêmement lourde et la température était presque insupportable. Je laissais Jane s’occuper de la chaine en espérant qu’elle ne prendrait pas trop de temps car j’avais l’impression que je lâcherais bientôt prise et que Lincoln se retrouverait avec tout le poids du poteau sur les bras. C’était presque tentant mais j’étais juste de mauvaise humeur, pas un meurtrier sans cœur. La chaleur m’empêchait peut être de réfléchir aussi bien que d’habitude mais je n’en perdais tout de même pas la raison. Je gardais les bras autour du bout de bois, les mains enfoncées dans la matière et j’essayais de garder la même position même si parfois j’avais l’impression de perdre ma poigne. C’est au moment où Jane passa finalement la chaine autour du poteau que je lâchais sans prévenir, poussant un cri d’exclamation tout en essayant de rattraper le morceau de bois qui allait s’écraser sur le pavé. Mais il était déjà trop tard, j’aurais été idiot de me mettre les mains sous le poteau et finir avec quelques doigts brisés. Heureusement pour moi, personne ne semblait blessé et je me sentis gêné par ce que je venais de faire. J’avais commis une faute qui aurait pu blesser quelqu’un d’autre également et je ne pu m’empêcher de me mordre les lèvres, les yeux baissés au sol, l’air d’un idiot de première. C’était peut être un accident, mais quand même. Je ne pouvais que m’imaginer ce qui aurait pu arriver.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 25 Aoû - 13:18:26

Jane grimaça lorsqu’elle sentit un liquide putride se répandre le long de son visage. L’odeur de cette substance allait probablement rester incrustée dans ses narines pendant des heures. Elle serrait les dents, ne quittant pas le quatrième rôdeur du regard. Fort heureusement, Lincoln était en train de lui faire sa fête et, lorsque son corps inanimé s’écroula à terre, elle ne put s’empêcher de pousser un soupir de soulagement. Elle était encore coincée sous cette masse inerte qui l’empêchait de respirer correctement mais elle ne risquait plus de se faire dévorer, du moins pas dans l’immédiat. Alors qu’elle s’apprêtait à se manifester auprès des deux hommes, Lincoln vint enfin lui prêter main forte, tirant le défunt zombie par ses vêtements. Jane participa à l’effort en poussant le torse de l’indésirable avec ses bras puis se dégagea définitivement en le faisant rouler sur le côté d’un coup de pieds. Elle se releva, remercia Lincoln puis attrapa la main de Will afin de remonter la pente jusqu’à chaussée. Une fois sur la route, elle s’essuya promptement, chassant du plat de la main la terre de son pantalon et les résidus gluants de son visage.

Elle observa tour à tour les deux hommes qui discutaient de la marche à suivre. L’impression qu’elle avait eue quelques minutes auparavant semblait se confirmer : il y avait bien de la tension dans l’air et pas uniquement entre elle et Lincoln. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de ressentir un soupçon de curiosité, probablement aborderait-elle le sujet lorsqu’elle se retrouverait seule avec Will. Son intérêt était également mû par une toute autre raison. En effet, lorsqu’elle se surprenait à avoir des sentiments négatifs envers une autre personne, la jeune femme avait tendance à blâmer sa propre susceptibilité. Entendre un son de cloche convergent la rassurerait probablement sur la légitimité de sa réaction. Jane tiqua en réponse à la dernière réflexion de Lincoln. La paisible campagne. Qu’est-ce qu’il croyait ? Qu’ils allaient se prendre des petites vacances au vert, nourrir les vaches et boire des chocolats chauds au coin du feu ? Il n’y avait pas d’échappatoire à l’enfer qu’ils vivaient.  Elle soupira légèrement puis alla chercher la chaîne, juste au moment où Lincoln et Will soulevèrent le poteau.

Le soleil de plomb rendait chaque tâche extrêmement pénible et la jeune femme plaignait les deux hommes qui s’étaient d’eux-mêmes attribués les travaux de force. Elle se hâta donc, courant presque sur la chaussée. Une fois de retour auprès d’eux, elle s’accroupit et passa la chaîne autour du poteau. A peine avait-elle terminé que Will lâcha brutalement prise. Elle se propulsa en arrière afin d’éviter de voir ses doigts écrasés sous cet énorme poids, atterrissant gracieusement sur son postérieur. Heureusement, la chaîne qu’elle avait été contrainte de lâcher était restée en place. Jane jeta un regard vers Will qui semblait culpabiliser. Elle esquissa un sourire tout en se relevant, se débarrassant des petits bouts de gravier qui s’étaient enfoncés dans ses paumes.  « C’est pas grave. C’est pas grave. On continue. Il faut qu'on se tire d’ici le plus vite possible. »

Jane ne croyait pas si bien dire. Le bruit du poteau heurtant violemment le sol avait salement excité les rôdeurs qui arpentaient le champ. Ces derniers se dirigeait à présent tous dans leur direction, aussi rapidement que leur constitution le leur permettait. Il ne leur restait qu’une minute ou deux pour déguerpir avant d’être engloutis par une masse d’indésirables. La jeune femme rejoint le camion au pas de course après avoir sécurisé la chaîne autour du poteau. Alors qu’elle était en train de l’attacher fermement à l’attelage de remorquage, elle sentit une main toucher l’extrémité de sa chaussure. Elle donna instinctivement un coup de pied dans le vide mais sa malléole heurta la carrosserie. Sous l’effet de la douleur aiguë et intense qui ne tarda pas à la traverser, Jane chuta au sol. Elle eut alors la confirmation visuelle qu’un indésirable avait bien réussi à se glisser sous le camion. Elle tenta de se relever mais sa cheville était tellement algique qu’elle ne parvenait pas à supporter son poids. Après avoir lâché un juron, elle se contenta de dégainer son couteau puis de glisser en arrière à l’aide de ses bras afin de s’éloigner du danger. Ils allaient bientôt se faire submerger par une armée de rôdeurs, la chaîne n’était toujours pas convenablement fixée et elle était incapable de faire trois pas. Jane se jura de ne plus jamais considérer trop rapidement une expédition comme facile.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 25 Aoû - 17:44:39

Will ne saurait jamais à quel point il avait évité la mort de justesse. Sa salvation, il la devait à la couche de sueur qui recouvrait mes paumes et qui avait fait en sorte que mes mains glissent sur le bois, incapables de retenir à elles seules le poids de la poutre. Même avec les doigts fracassés contre le pavé, je me serais jeté à sa gorge, les dents plantées dans sa jugulaire. Quel idiot! Jane était en train de mettre la chaîne sous le poteau d’électricité, elle aurait elle aussi très bien pu devenir invalide suite à ce misérable accident. Comment pouvait-elle lui sourire ainsi? Le regard de Will fuyait le mien, craignant peut-être d’y lire l’étendue de mon mépris. Bon sang, j’étais le type le plus gaffeur de tout Houston, le moins adapté à la survie de nous trois, mais même avec les bras en compote j’avais réussi à tenir le coup. Si au moins il nous avait avertis, nous aurions pu prendre les précautions qui s’imposaient. Merde, Will plus que quiconque doit savoir l’utilité de mains fonctionnelles, que ce soit pour la survie ou pour d’autres emplois tout aussi vitaux…

Lincoln, ne recommence pas! Je savais bien que j’avais tendance à m’emporter facilement, aussi je me calmai en vitesse. L’important était que nous en étions tous sortis indemnes. Will semblait se sentir assez petit dans ses chaussures, fixant le bitume comme s’il avait voulu disparaître dans les minuscules interstices qui le parcourait. Jane avait eu la réaction adéquate au final. Elle n’avait pas pardonné aussi rapidement à Will sous l’effet d’un coup de chaleur, mais bien parce que les zombies dans les champs semblaient avoir repris de leur vigueur d’antan suite à ce énième bruit que nous produisions. Je m’activai en les voyant se ruer vers nous et me dirigeai vers la Jeep à reculons, lançant une plaisanterie à Will sur un ton léger. « Comme ça on peut dire qu’on est quittes pour l’histoire de la porte de la maison hantée », lui dis-je, mes mots suivis d’un petit rire histoire de lui faire croire que j’avais tellement apprécié toute cette mésaventure. Ha. Ha. Ha.

Une fois derrière le volant, j’attendis que mon camarade mette le moteur en marche pour l’imiter et suivre son véhicule, enfin libéré de cet obstacle qui obstruait la voie. Néanmoins, le destin en avait décidé autrement puisque je vis Jane envoyer un coup de pied vers le sol, pour finalement se retrouver effondrée sur l’asphalte. Mais qu’est-ce qui leur arrive tous? Les rôles ont été inversés ou quoi? Je ressorti de ma Jeep arme au poing, exaspéré que rien ne se passe comme prévu encore une fois. Bon, il s’agissait de deux accidents et disons que j’avais fait subir bien pire à ceux que les malheurs frappaient aujourd’hui. Mon agacement était surtout dû à la chaleur qui ne semblait pas aller en diminuant. À proximité de la survivante, je m’accroupi et visai le rôdeur qui avait réussi à s’en prendre à elle par surprise. Ma mire était tremblante, mes bras ayant subi un choc lors de la chute de la poutre. De plus, si la balle venait à atteindre le réservoir d’essence… Je grognai le même juron que Jane en rengainant mon pistolet et hurlai à notre comparse pour qu’il nous rejoigne, où soit-il : « Will, pourrais-tu venir nous porter main forte ici? »

Couchée ainsi au sol, il était plutôt difficile pour Jane d’abattre le rôdeur. Couteau en main, j’attendis donc que le zombie rampant expose sa tête au soleil pour lui faire un beau scalp propre et net. Obsédé par ma compagne, le monstre n’avait pas un instant cherché à m’atteindre, ce qui m’avait facilité la tâche. J’essuyai ma lame contre le vêtement de ma victime et vérifiai ensuite sommairement que Jane n’avait pas de trace de morsure sur ses chevilles. « Ça va? Tu peux te relever seule? » Sans attendre sa réponse, je pointai à Will la dizaine de rôdeurs dans les champs qui dévalaient maintenant la pente du fossé, les jambes gigotant comme du Jell-O. « Tu crois que ton camion arrivera à tirer la poutre sans te lâcher? Si tu attires ces lascars sur la route tout en libérant la voie, je n’aurai qu’à leur rouler dessus tandis qu’ils vous suivront comme des groupies. Si je reste silencieux et que tu ne roules pas trop vite, ce plan me semble viable. » Je me savais trop faible pour affronter une dizaine de zombies supplémentaire. Avec l’une d’entre nous qui avait été surprise et possiblement blessée, la sécurité de nos habitacles semblait préférable à un affrontement au corps à corps. Je tirai sur la chaîne, m’apercevant que le rôdeur avait interrompu Jane en plein dans son travail. Pourrions-nous la nouer avant que ces rôdeurs ne nous rejoignent?
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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Mar 25 Aoû - 20:33:19

    Même si Jane avait dit que ce n’était pas grave et qu’il fallait continuer, je savais très bien que j’avais commis une bourde malgré le fait que personne ne s’était blessé gravement. J’avais surestimé mon endurance et j’étais en train de me demander si nous allions y arriver. Je me mettais en tête de ne plus jamais dire à personne que ce serait facile et que nous arriverions à destination en peu de temps. Voila où ça me mettait de promettre une expédition sans problème. C’était impossible de nos jours qu’une sortie hors de la ville se déroule sans encombre. Le regard de Lincoln et sa réplique ne semblaient pas aller ensemble et je l’observais sans rien dire alors qu’il reculait vers sa Jeep. Une minute il avait eu l’air de vouloir m’abattre avec son regard et la suivante il blaguait sur cette horrible sortie dans cette villa hantée ? Je me retournais vers le camion sans dire un mot, essayant de ne pas me remettre à lui répondre sarcastiquement. Le temps pressait et je laissais à Jane la tâche d’atteler la chaine au véhicule. Je rejoignais la cabine, faisant de nouveau reculer Buster pour qu’il s’éloigne et laissais la porte du véhicule ouverte pour pouvoir communiquer avec Jane et Lincoln. Je tournais la clé dans le contact et laissais le moteur du pick up ronronner, n’attendant que le moment où la poutre serait bien attachée pour dégager le chemin.

    Malheureusement, ce ne fut pas un cri me prévenant que je pouvais avancer que j’entendis mais Lincoln qui me demandait si je pouvais venir leur porter assistance. Avaient-ils de la difficulté à attacher la chaine ? Je m’empressais de sortir, laissant le moteur du véhicule tourner et les rejoignais à l’arrière. Je m’attendais à tout sauf un autre rôdeur. Il semblait avoir été caché sous mon camion et Lincoln avait prit soin de le mettre hors d’état, essuyant sa lame contre son pantalon. Jane avait elle été prise par surprise ? « Est-ce que ça va ? » Demandais-je à l’intention de Jane, la voyant au sol pour la troisième fois en très peu de temps. Ce n’était pas son jour il faut croire. Et les rôdeurs dans le champ qui s’approchaient. Ils étaient presque sur nous, se frayant un chemin jusque dans le fossé. Nous n’avions plus de temps à perdre et c’était maintenant ou jamais que ce poteau devait dégager. Et puis Lincoln me demanda si mon camion arriverait à tirer la poutre. Je fronçais les sourcils, un air de détermination sur le visage.

    « J’ai remorqué bien pire que ce bout de bois. Jane entre dans le camion, je finis d’attacher la chaine vite fait et on se débarrasse de ce poteau et de ces rôdeurs. »

    Maintenant finis la rigolade. Nous avions perdus beaucoup de temps avec ces problèmes de dernières minutes. Je laissais Lincoln retourner à sa Jeep et Jane retourner dans le camion alors que je m’empressais d’attacher la chaine pour qu’elle puisse tenir le coup. Une fois satisfait du travail, je courais vers l’habitacle de mon véhicule et refermais lourdement la porte. Ne prenant pas la peine de mettre ma ceinture de sécurité, j’écrasais la pédale de vitesse et manœuvrais le levier de façon à faire avancer le camion suivit du poteau. Le pick up avança doucement puis lorsque nous fumes au bout de la chaine, je ressentis le choc du poids que devait trainer le camion. J’eu l’impression pendant une seconde à peine que le véhicule serait coincé sur place mais je ne fus pas déçu en voyant qu’on se remettait en marche, le poteau derrière nous, se séparant de l’autre moitié qui restait sur place face à la jeep de Lincoln. Les rôdeurs semblaient également intéressés par nous ou plutôt par le bruit du moteur qui avait à faire plus d’effort que normal. Certains avaient déjà atteint la route, nous suivant de leur rythme anormalement lent. Le poteau était maintenant suffisamment éloigné pour que nous puissions nous y faufiler, mais il fallait d’abord que Lincoln se débarrasse des zombies et que nous décrochions la chaine. J’espérais que cette partie du travail serait plus facile.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Jeu 27 Aoû - 0:39:41

« Ca ira. » Jane soupira puis se releva tant bien que mal, se mordant la lèvre inférieure afin d’étouffer les gémissements provoqués par la douleur lancinante qui traversait sa cheville. Son ego ayant déjà suffisamment été blessé pour la journée, hors de question pour elle de demander de l’aide afin de rejoindre le camion. Elle se mit en mouvement, s’appuyant sur la carrosserie et tentant de ne pas transférer son poids à sa jambe droite puis se hissa tant bien que mal dans la cabine, refermant aussitôt la porte derrière elle. Jane ouvrit alors la fenêtre et dégaina son semi-automatique afin de couvrir les deux hommes qui étaient encore sur la chaussée. Une fois qu’ils furent enfin à l’abri à l’intérieur de leurs véhicules respectifs, elle ferma rapidement la vitre afin d’éviter toute incursion malencontreuse de zombie à l’intérieur du camion. Ce n’était pas le moment d’être négligeant d’autant plus que la chance ne semblait pas être de leur côté ce jour-là.

La jeune femme retint son souffle lorsque Will démarra le véhicule. Quand la route fut enfin dégagée, elle laissa échapper un soupir de soulagement tandis que l’arrière de sa tête tomba lourdement contre le dossier.  Elle se sentit alors envahie par une vague de mauvaise énergie. Elle avait presque envie de pleurer de rage. Ces derniers temps, Jane parvenait difficilement à contrôler ses émotions qui menaçaient de la submerger aux pires moments. Elle en venait presque à regretter l’époque où elle se comportait comme un automate sans affect. La jeune femme ferma les yeux et respira doucement, tentant de se concentrer sur la suite du plan qu’elle répéta à plusieurs reprises dans sa tête. Elle ne pouvait néanmoins s’empêcher d’avoir envie de crier, de tout envoyer balader, de se jeter au milieu des rôdeurs, comme si la souffrance physique qu’elle ressentait avait ouvert une brèche par laquelle sa peine remontait à la surface. Il fallait absolument qu’elle se calme, qu’elle contienne la bombe à retardement qui, si elle finissait par exploser, risquait de mettre en danger les deux hommes, ce qu’elle ne pourrait pas se pardonner.

Jane imprima brusquement à sa cheville un franc mouvement de rotation. La violente douleur ainsi provoquée court-circuita immédiatement ses pensées alors qu’une grimace s’afficha sur son visage et que ses ongles s’enfoncèrent dans sa cuisse. Cette solution radicale avait au moins eu le mérite d’être efficace, la jeune femme avait la sensation d’être un ordinateur qu’on venait de redémarrer.  Elle s’adressa à Will tout en relevant le menton vers Lincoln. « Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour pouvoir être à sa place et m’en donner à coeur joie en écrasant ces horreurs… » La jeune femme réalisa en s’entendant parler qu’elle avait encore une bonne dose d’agressivité à évacuer. Malheureusement pour elle, elle savait qu’à cause de sa blessure, elle allait devoir rester tranquille pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Elle soupira. « Désolée, je ne suis pas d’une très grande aide aujourd’hui. » Jane laissa son regard glisser de rôdeur en rôdeur tandis que Lincoln faisait son travail. Elle était bien consciente que son seul rôle désormais était d’attendre et cela la faisait enrager. Elle se sentait complètement inutile et diminuée. Une partie d’elle-même savait qu’elle exagérait mais elle ne parvenait pas à s’en convaincre totalement et à se défaire de cet arrière goût amer. Elle espérait à présent que cet épisode s’achève le plus rapidement possible, qu’ils reprennent la route et que le reste de la journée défile à toute vitesse. Jane avait envie de fuir la lumière, de s'extraire du regard des autres, de retrouver sa solitude.

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Lincoln C. Foster

Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Jeu 27 Aoû - 13:37:51

Will avait compris par mon geste qu’il nous restait encore une portion du travail à accomplir et s’empressa de nouer la chaîne sur le véhicule. Hochant de la tête, je retournai vers ma Jeep en me faisant le plus petit possible. J’avais espoir que les zombies seraient plus attirés par le bruit du métal contre le métal que par mes bruits de pas mal camouflés. Une fois en sécurité derrière la portière de ma voiture et Will de retour à son volant, j’attendis que les abominations se dirigent vers mes camarades. La première tête fit son apparition au-dehors du fossé et, comme je l’avais espéré, son propriétaire s’orienta instinctivement vers le moteur en marche de mes semblables. Will n’avait pas menti, son pick-up avait bien la capacité de remorquage nécessaire pour supporter le poids de la poutre. Je lançai mon poing dans les airs en signe de victoire et, une fois la distance entre le troupeau et mon véhicule satisfaisante, je démarrai et manœuvrai afin de traverser la frontière que le poteau avait créée sur la route. Appuyant sur l’accélérateur, j’enlignai ma roue avec le dernier rôdeur de la procession et sentis une décharge puissante dans mes veines lorsque le crâne éclata sous la pression de mon pneu.

Si la radio fonctionnait toujours, j’aurais fait hurler à fond un bon vieux classique du rock. Pendant un instant, toutes les préoccupations de ces derniers temps disparurent. Ma solitude, le manque de nourriture, la chaleur de l’après-midi, les imprévus qui nous avaient submergés… Ces jours passés avaient été difficiles, plus que je n’avais osé me l’avouer à voir avec quel empressement j’avais accueilli la moindre trace de divertissement. Je m’amusais, un jeu macabre certes, mais cela me faisait tout de même un bien fou. J’étais à nouveau dans cet état d’esprit qui m’avait habité après avoir vu les premiers ravages de l’épidémie à la télévision. Le vieux Lincoln ne disparaîtra pas aussi facilement que tu le croyais. Cette pensée ne me faisait ni chaud ni froid. Tant qu’il me restait des cerveaux à mettre en pièce, je continuerais sur cette voie sans me préoccuper d’autre chose.

Je n’aurais jamais osé faire preuve d’autant de cruauté envers un de mes semblables. J’avais déshumanisé les zombies à un point tel qu’il me servait d’exutoire à mes émotions négatives. Après tout, ce n’était pas comme s’ils allaient redevenir ceux qu’ils avaient déjà étés. Leur état de décomposition semblait trop avancé et je doutais fort que l’amour d’un proche soit d’une quelconque aide. Trop d’histoires de survivants attaqués par leur conjoint, leurs enfants ou leurs parents confirmaient cette théorie. Et quant à un possible remède… Cela faisait au moins trente ans que le SIDA était connu, non? L’avancement des recherches sur cette maladie juste avant l’effondrement de la civilisation ne me donnait pas espoir en une guérison rapide pour nos amis assoiffés de chair fraiche.

Une fois la dernière de mes cibles éliminée en un craquement, je coupai le moteur et fit signe à Will d’en faire de même. Un regard circulaire m’indiquait que les zombies de la région n’étaient pas visibles et donc que nous avions enfin le temps de terminer notre travail de déblayage de la voie. Une fois la chaîne en ma possession, je fausserais compagnie à mes camarades. Cette pensée que j’avais chérie quelques instants plus tôt semblait maintenant me serrer la poitrine. Peu importe combien de fois je me répétais que je pouvais vivre seul, il n’en restait pas moins que la compagnie de ces deux-là m’avait manqué. Leurs insultes du départ avaient fait en sorte d’éclipser ce que je ressentais vraiment, mais je ne pouvais pas ignorer que je n’étais pas encore entièrement guéri de mon affliction. Une fois en dehors de l’habitacle, je me dirigeai vers le pick-up devant moi. Mon pied en mouvement fut malheureusement tiré vers l’arrière et je me sentis tomber en direction du sol, mon genou heurtant douloureusement l’asphalte et arrêtant ma chute. Je me retournai sur le côté, la douleur irradiant tout mon corps et m’empêchant de réaliser ce qui se passait. Mes yeux furent attirés par la main qui retenait ma cheville. Putride et décharnée. Il semblait que le dernier rôdeur avait eu la colonne vertébrale fracassée plutôt que le crâne. Je me maudis, ayant oublié de prendre les précautions les plus élémentaires en sortant de mon véhicule. Tu es toujours aussi inapte comme survivant.

Le zombie rampant n’avait heureusement qu’un seul bras, ainsi je pu me libérer facilement de son étreinte et sautiller jusqu’au pick-up quelques mètres plus loin. Mon genou était trop secoué pour que je puisse marcher convenablement avant au moins quelques minutes. Je pointai le dernier rôdeur à Will, n’ayant pas les capacités physiques de m’en charger moi-même, et je m’appuyai contre la cabine de son véhicule. « Ce n’est pas notre journée je crois », dis-je à Jane à l’intérieur de l’habitacle. Mon regard fut alors attiré par Buster, son museau humidifiant la vitre et ses gémissements se faisant entendre même de l’extérieur. Je collai ma main sur le verre, que le chien s’empressa d’essayer de lécher. Merde Buster, ne rend pas les adieux encore plus difficiles.
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Will Ashby

Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 28 Aoû - 1:46:06

    Tout en faisant avancer lentement le camion, je me retournais pour observer par l’arrière. Une main sur le siège de Jane, je tentais de suivre la bonne vitesse pour que Lincoln puisse écraser les indésirables. Connaissant l’homme, je me doutais qu’il devait s’amuser derrière le volant de sa Jeep et qu’il ne perdait pas l’occasion de leur en faire voir de toutes les couleurs. Pour ma part, je ne rêvais que de m’allonger dans un lit au frais et d’y dormir pendant plusieurs jours sans être réveillé. Je me retournais vers l’avant, ressentant soudainement la fatigue qui aurait du m’assaillir depuis plusieurs minutes déjà. Le trajet en pick up, couper ce fichu poteau en deux, tuer les rôdeurs et soulever l’obstacle m’avait grugé tout ce que j’avais d’énergie, sans parler de cette chaleur ahurissante qui m’avait rapidement asséché la bouche. J’étais sur le point de fermer les yeux un peu trop longtemps pour que se soit sécuritaire mais j’entendis Jane dire qu’elle aurait aimé être à la place de Lincoln pour écraser les zombies elle-même. Je rouvrais rapidement les yeux, clignant des paupières en essayant d’avoir l’air bien éveillé. J’aurais pu répondre que j’aurais donné n’importe quoi pour pouvoir dormir jusqu’à la tombée de la nuit, mais je préférais garder ma situation sous silence pour ne pas l’inquiéter. Déjà qu’elle s’était blessé en chutant tout à l’heure.

    Puis elle s’excusa de ne pas avoir été d’une grande aide et je secouais lentement la tête. « J’avais espéré que notre excursion soit un peu plus calme et c’est à moi d’être désolé pour t’avoir trainé la dedans. » Sa journée aurait probablement été mieux rempli si elle était restée en ville à chercher des vivres ou rendre visite à sa famille, pas à être coincé sur une route de campagne avec moi et Lincoln en prime. Buster s’était installé à l’arrière du véhicule pendant toute l’opération, observant silencieusement la Jeep derrière qui faisait un travail de boucher. Je me rendis compte alors que les rôdeurs étaient tous par terre, immobile et que Lincoln avait arrêté son véhicule. Je mettais le camion à l’arrêt et ouvris la portière. Je me tournais vers Jane un instant : « Je détache cette chaine et on est repartit. » Du moins je l’espérais. Je sortais du véhicule, enfermant Buster avec Jane dans l’habitacle. Puis j’eu cette étrange impression que la merde n’était pas encore terminé. Comme si nous n’en avions pas encore assez fait, Lincoln avait été propulsé au sol par un rôdeur qu’il n’avait pas réussit à tuer proprement. Il boitilla jusqu’à moi et m’indiqua que j’allais devoir m’en charger. Avec un grand plaisir. Je fulminais presque en repensant à ce que nous avions vécu. Déjà que nous n’avions plus rien, les rôdeurs semblaient faire de leur mieux pour nous rendre la vie encore plus dur. Je n’avais pas réussit à dormir convenablement depuis plus d’une semaine et je sentais que mon irritation était à son comble. Je montais sur le marchepied à l’arrière du camion et empoignais férocement la hache que j’avais abandonnée dans la boite. Je serrais le manche d’une main, mes jointures tournant au blanc et si ça pouvait être possible, ma respiration s’accéléra d’un cran. J’étais à deux doigts de m’écraser sur la chaussée juste à côté de ce rôdeur et d’y piquer un somme qui me couterait probablement la vie.

    « Approche l’affreux qu’on en finisse. » Dis-je à l’intention du zombie qui était affalé sur le sol, la colonne en lambeaux mais les bras ballants, tentant de m’attraper. Je le regardais un moment sans rien dire, comme fasciné par la détermination qu’il avait de vouloir me bouffer. Puis je soulevais mon arme dans les airs et la laissais retomber brutalement sur le crâne du monstre. Si j’en avais eu la force, je lui aurais donné encore quelques coups juste histoire de faire sortir toute la rage mais comme je craignais de ne pas tenir jusqu’à la maison, je ne fis que reprendre la hache et retourner au camion. Je remettais l’arme dans la boite du véhicule et m’attaquais à la chaine toujours attaché à l’arrière. Je poussais un long soupir exprimant mon impatience, les doigts occupés à défaire l’entremêlement de chaine et puis finalement à la laisser tomber par terre une fois dénouée. Je regardais à l’autre extrémité de celle-ci et laissais tomber, refusant de retirer la chaine d’autour du poteau. Une autre fois peut être mais pas aujourd’hui. Je m’approchais de la porte côté conducteur et l’ouvrais doucement, me haussant jusqu’à mon siège sans dire un mot. Puis je vis Lincoln du côté de Jane, une main contre la vitre comme pour dire au revoir au chien. « Prend-le. Amène-le avec toi, il ne devrait pas te donner de problème, plus maintenant. Il sait ce qu’il a à faire. » Dis-je en attrapant le chien dans mes bras de derrière le camion à la fenêtre ouverte du côté de Jane. J’étais attaché à l’animal, mais clairement pas autant que Lincoln qui semblait n’avoir que lui comme ami dans ce monde étrange.

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Message(#) Sujet: Re: Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln. Ven 28 Aoû - 9:01:40

Jane adressa un petit sourire résigné à Will. Il n’avait pas à être désolé. Dans l’absolu, aucun endroit n’était plus sûr qu’un autre et les événements qu’ils devaient affronter étaient impossibles à prévoir. La ville aurait très bien pu être le théâtre de son trépas ce jour-là si elle n’était pas montée dans ce pick-up. Par ailleurs, c’était à cause d’elle et de sa négligence à l’armurerie s’ils s’étaient embarqués dans cette expédition. Elle laissa à nouveau échapper un soupir, de lassitude cette fois-ci. Elle était épuisée, ils l’étaient tous. Leurs réserves d’énergie étaient tellement restreintes que la moindre péripétie suffisait à les mettre sur les rotules. Il semblait de plus en plus probable qu’ils doivent renoncer à faire l'aller-retour dans la journée et se résoudre à passer la nuit à la campagne. Cette éventualité ne l’enchantait guère, Jane n’aimait pas se retrouver en terrain inconnu, encore moins après le coucher du soleil. Elle garda néanmoins ses songes pour elle, la décision finale revenant au conducteur.

Une fois terminé le massacre routier perpétré par Lincoln et sa jeep, la jeune femme laissa Will sortir de son véhicule puis posa sa tête contre la vitre, observant d’un oeil les faits et gestes des deux hommes sur la chaussée. Sa main vint instinctivement épouser les courbes du manche de son semi-automatique qu’elle avait laissé posé sur ses cuisses lorsque Lincoln se fit attaquer par un zombie récalcitrant mais elle se décontracta dès qu’il s’échappa des griffes de l’indésirable, puis lâcha complètement prise quand Will prit les choses en main. Elle esquissa une discrète moue, elle se sentait comme un sportif qu’on aurait mis sur le banc de touche. Sa cheville continuait à la lancer et elle craignait d’avance d’ôter sa chaussure, de peur de découvrir en dessous un gigantesque oedème en oeuf de pigeon. Elle préférait réserver ce moment pour plus tard. Elle se contenta de surélever sa jambe en la faisant reposer sur sa cuisse opposée.

Jane regarda Lincoln s’avancer vers elle puis haussa les sourcils en réaction à sa réplique. « Ce n’est jamais notre journée. » La jeune femme laissa son regard s’égarer quelques secondes au loin puis reporta son attention sur ce qu’il se passait à l’intérieur de la cabine. Elle se contorsionna afin de s’éloigner autant que possible du chien qui tapissait la fenêtre de ses sécrétions puis leva les yeux au ciel quand la scène entre l’animal et l’homme tourna au remake dégoulinant d’un mauvais téléfilm dramatique. Elle aurait presque imploré Will de l’achever avec sa hache pour lui épargner la vision d’un tel concentré de mièvrerie. Ce dernier la délivra de son calvaire d’une toute autre manière, remettant à Lincoln l’objet de sa dépendance affective. Jane ne put s’empêcher d’afficher un petit sourire de satisfaction, heureuse de ne plus avoir à supporter les incursions de ce chien dans son espace vital.

« Bon, maintenant que Joe et Lassie sont réunis, je crois qu’il est plus que temps qu’on retourne à nos affaires respectives. » La jeune femme lança un regard quelque peu insistant à Lincoln comme pour le prévenir qu’elle n’était pas d’humeur à essuyer une quelconque remarque sarcastique ayant pour thème la paisible campagne, l’ornithologie, la traite des vaches, voire l’éventualité d’une escapade romantique. Elle s’était bien gardée de commenter le vraisemblable échec de son déménagement au vert, il se devait de lui rendre la pareille. Jane retira le chargeur de son pistolet puis tira la glissière en arrière et récupéra la cartouche qu’elle avait chargée dans la chambre quelques minutes plus tôt, lorsqu’elle couvrait les deux hommes. Elle remonta ensuite son arme puis la reposa sur sa cuisse. A l’extérieur, le soleil semblait se faire moins agressif. Cela signifiait que la chaleur serait rapidement plus supportable mais également que le temps qui les séparait du coucher du soleil s’était dangereusement écoulé depuis que leur route avait été interrompue par ce satané poteau. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’aucun nouvel obstacle ne les retarderait et qu’ils pourraient se mettre à l’abri avant que la pénombre ne les rattrape.

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Forgiveness isn't all it's cracked up to be - Will, Jane, Lincoln.
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